Des souris qui « bouillonnent » et tentatives de nage forcée grandeur nature dans un laboratoire de l’Inserm

Des souris qui « bouillonnent » et tentatives de nage forcée grandeur nature dans un laboratoire de l’Inserm

Expérimentation animale
04.06.2024
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Dysfonctionnements en série dans un laboratoire d’expérimentation à Bordeaux : nous exigeons une inspection.

Entre deux séances de nage forcée, les souris du Neurocentre Magendie doivent supporter des températures tropicales, des taux d’humidité extrêmes et des défaillances en série. De graves problèmes ont récemment touché ce laboratoire de l’Université de Bordeaux affilié à l’Inserm. Nous alertons les autorités compétentes et exigeons un contrôle immédiat !

Températures tropicales à répétition, alarmes défaillantes, inondations… Pour les souris, un véritable calvaire

Enfermées par près de 40 degrés avec des taux d’humidité atteignant 75 % : voilà l’enfer vécu par les animaux utilisés dans le Neurocentre Magendie. En 2022 et 2023, les températures ont plusieurs fois dépassé les 30 degrés ! Souris comme employés ont littéralement « bouillonné » pendant des heures…

Comme si cela ne suffisait pas, à deux reprises ces derniers mois, des inondations ont touché les secteurs où sont détenus les animaux. Ces spécialistes de la nage forcée, pratique que nous combattons depuis plusieurs années – d’autant qu’il existe des alternatives n’impliquant pas de souris -, tenteraient-ils de réaliser des tests grandeur nature ? L’eau a par ailleurs endommagé le système de surveillance incendie, mettant en danger les animaux et les employés.

Nous exigeons une inspection immédiate du laboratoire !

Au sujet du Neurocentre Magendie, c’est peu dire que l’opacité règne. En 2023, nous avons rencontré les responsables de l’Université de Bordeaux pour leur faire part de notre incompréhension face à leur persistance, sans obtenir le moindre changement… Plus récemment, l’Inserm refusait de nous transmettre les images des tests de nage forcée au nom de la protection de ses « droits d’auteur »… La justice a balayé ces arguments et nous a donné raison !

Aujourd’hui, nous écrivons au laboratoire, à l’Inserm et à l’Université pour que les souris ne souffrent pas en plus entre les expériences ! Nous adressons également un courrier à la préfecture de Gironde et au ministère de la Recherche pour qu’une inspection soit diligentée dans les plus brefs délais.

Nous demandons aux laboratoires de systématiquement privilégier les alternatives permettant d’éviter toute souffrance animale. Alors, signez notre pétition pour demander la fin des tests de nage forcée et la fin de l’expérimentation animale en écrivant à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche :

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