Déchaînements de violence récurrents d’un éleveur sur des chevaux : One Voice porte plainte
Les images sont choquantes. Dans la Sarthe, un éleveur et entraîneur de pur-sang arabes a été filmé à de nombreuses reprises frappant des chevaux paniqués, incapables de s’enfuir alors que les coups pleuvaient sur eux sans répit. L’homme a par ailleurs déjà été condamné par la justice pour des faits de violences conjugales. Fin décembre 2025, One Voice a porté plainte auprès du tribunal judiciaire du Mans au nom des chevaux. Ils doivent être mis en sécurité, et le lien entre les violences commises envers les humains et les animaux doit enfin être reconnu.
Sur les vidéos prises par des lanceurs d’alerte, des chevaux fermement tenus par la longe reçoivent des coups de pied dans le ventre, des coups de poing, des coups de fouet… Complètement affolés, ils n’ont aucun moyen de se soustraire à l’extrême brutalité de leur bourreau. Ce n’est pourtant pas faute de tenter de s’enfuir, toujours en vain, à l’image de la ponette Happy, pour laquelle nous avions porté plainte en 2023. L’un deux boite et on ne peut que se demander quelles blessures présentent les autres, en plus du traumatisme psychologique qui est le leur. Selon les témoignages, ces sévices n’ont rien d’exceptionnel. Au contraire, ils feraient partie intégrante de la « méthode » de l’éleveur.
Des victimes aussi bien animales qu’humaines
L’homme a été condamné en 2023 pour violences conjugales sur son ex-conjointe. Doit-on faire semblant de s’en étonner ? Depuis 2007, nous n’avons eu de cesse de travailler à faire reconnaître le lien évident entre violences interpersonnelles et envers les animaux, lien documenté par de nombreuses études. On pense à Léa, petite chienne traumatisée par les violences sexuelles d’un pédocriminel, mais aussi à Django, un jeune croisé dogue victime du tir d’un individu qui poursuivait sa famille de menaces et d’insultes racistes et misogynes, ou encore à Mirsou, petit chat sauvagement tué par l’ex-conjoint de celle dont il partageait le quotidien. Il est vital que les actes de cruauté exercés à l’encontre des animaux soient enfin pris au sérieux et reconnus comme indicateurs d’une dangerosité potentielle visant également les humains. Le FBI, par exemple, le fait depuis des décennies.
Pour les chevaux martyrisés, nous avons saisi le tribunal judiciaire du Mans. Nous espérons une condamnation à la hauteur des actes intolérables qu’ils ont subis. Signez notre pétition pour que le statut protecteur d’animal familier soit accordé aux chevaux et aux poneys.