le lundi 03 juin 2019 | 67

Elyo a plus que jamais besoin de nous !

Malgré nos multiples actions pour défendre la cause d’Elyo, les circassiens le séquestrent toujours. Jusqu’à présent, les autorités sont restées sourdes et aveugles face à nos plaintes répétées et la grande détresse de ce lion. Nous ne lâchons rien et saisissons le Tribunal de Grande Instance de Laval pour que les souffrances de ce fauve au seuil de la folie soient enfin reconnues.

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Sept pas dans un sens, demi-tour, sept pas dans l’autre, sept pas dans un sens… Ce ballet incessant est celui d’Elyo, d’une extrémité à l’autre de sa cage ridicule. Il n’a que cette occupation pour tuer les minutes qui égrènent son existence désespérée. Le pauvre lion est toujours l’otage des circassiens. Depuis que nous avons entrepris nos démarches pour le libérer, il a vu s’écouler plus de 365 jours supplémentaires… Chaque minute,  chaque seconde, sont autant de coups de pieux le meurtrissant davantage. 

Avis d’expert

Nous avons sollicité l’avis du Donald Broom, professeur émérite du département de médecine vétérinaire de l’Université de Cambridge. Son regard sur la situation d’Elyo est sans appel. Il dénonce la cruauté de ceux qui lui imposent un tel calvaire. Pour ce spécialiste mondial du bien-être animal, le fauve a évidemment un comportement anormal et ses mouvements stéréotypés sont l’expression flagrante de sa détresse. Par ailleurs, il souligne qu’Elyo passe aussi beaucoup de temps assis à ne rien faire. « Il se peut qu’il soit inconscient et apathique durant ces moments, ce qui est encore un indicateur de très mauvaises conditions de vie ». Ainsi, croupissant au fond de sa camionnette exigüe, sans le moindre contact social, inconsolable depuis la mystérieuse disparition de son frère Chirkane, Elyo est au bord du gouffre. Il se frotte contre les barreaux de sa cage jusqu’au sang comme d’autres s’ouvriraient les veines pour en finir.

Immobilisme des autorités

L’évaluation de Donald Broom rejoint celle qui avait été effectuée par le vétérinaire mandaté par le Procureur de la République de Dunkerque lors de notre premier dépôt de plainte contre le cirque en avril 2018. Dans son rapport, dont nous sommes parvenus à nous procurer une copie, il atteste noir sur blanc qu’Elyo pâtit de graves défauts de soins et qu’il présente un mal-être caractérisé, causes d’une immense détresse et souffrance. Un constat aussi explicite qu’alarmant qui aurait dû faire bouger les autorités!  Et pourtant, non… Pas d’un pouce! Pire encore : l’affaire a été classée ! Nous sommes scandalisés par ce mépris évident de la souffrance d’un lion maltraité, tout autant que par celui de la loi supposée encadrer la détention des animaux de cirques!  Cela va-t-il nous faire taire ? Bien au contraire ! Nous sommes plus déterminés que jamais à sauver ce grand félin de l’enfer et faire reconnaître ses droits. Cette fois, nous avons déposé plainte auprès du Tribunal de Grande Instance de Laval, l'audience aura lieu le 7 juin à 9h. Et nous rugirons aussi fort qu’il le faudra pour finir par être entendus!

Nous serons le 7 juin à 11h devant la Préfecture de Mayenne, place Jean Moulin, rejoignez-nous! Retrouvez les informations sur la page Facebook de l'événement.
Pour Elyo, ainsi que tous les félins séquestrés dans les cirques, signez notre pétition!

Marie-Sophie Bazin
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Commentaires 67

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Roselyne | jeudi 20 juin 2019

Merci ONE VOICE pour votre engagement, votre persévérance et vos victoires.. Très belle nouvelle vie au roi des animaux .. et très vite j'espère la même chose pour Samba! Bravo

Zlola | lundi 17 juin 2019

C’est toujours une grande joie d’apprendre qu’un pas en faveur du droit des sans voix a pu être franchi. Félicitations et merci pour votre persévérance et pugnacité face à l’indifférence des institutions qui signifie aussi leur indifférence à la volonté manifestée de la majorité des français. Bravo de remuer cette inertie institutionnelle

Françoise | lundi 17 juin 2019

Bravo pour tout ce que vous faites pour les animaux des cirques et les autres. Continuez à vous battre pour nous qui sommes les sans voix. Merci et encore bravo.

Chrisjo | mardi 11 juin 2019

Pauvre loulou ! C'est honteux de les maltraiter ainsi, déjà qu'ils sont loin de leur savane et coupés de tous leurs liens parentaux.