le vendredi 08 septembre 2023 | 14

Du 10 au 23 septembre, One Voice se mobilise pour une réforme radicale de la chasse et les chiens utilisés

Du 10 au 23 septembre, One Voice se mobilise pour une réforme radicale de la chasse et les chiens utilisés

Mis à jour le 28 décembre 2023

Ce dimanche 10 septembre marque l’ouverture de la saison de chasse 2023-2024. Pendant près de six mois, plus aucun animal ne sera en sécurité dans les forêts et les champs. Poursuivis sans pitié, y compris au moyen des pratiques les plus cruelles comme la chasse à courre, la chasse en enclos ou le déterrage des blaireaux et des renards, ils feront partie des 45 millions d’individus (sauvages ou issus d’élevages) à succomber chaque année à cause de cette activité. Nous n’oublions pas non plus les chiens « de chasse », utilisés comme outils au péril de leur vie. Pour eux, nous manifesterons dans toute la France du 10 au 23 septembre. Rejoignez-nous à Sisteron (04), Nice (06), Troyes (08), Aix-en-Provence (13), Falaise (14), La Rochelle (17), Montpellier (34), Nantes (44), Angers (49), Langres (52), Metz (57), Lille (59), Bayonne (64), Strasbourg (67), Lyon (69), Paris (75), Rouen (76), Amiens (80), Avignon (84) et Limoges (87).

Hr blog

Une fois de plus, la nature est sur le point de se transformer en lieu de carnage pour le plaisir de quelques-uns. Alors que les chasseurs auront tout loisir de tuer, plus de 7 Français sur 10 habitant à proximité de ces sinistres terrains de jeu ne pourront pas profiter des champs et forêts environnantes sans avoir la boule au ventre (sondage IPSOS/One Voice d’octobre 2022).

Exploités pendant la chasse, oubliés le reste du temps et même battus voire tués en cas de « défaillance »

Parmi les victimes de cette activité, on compte aussi les chiens « de chasse ». Affamés puis entassés sans ménagement dans des remorques, ils sont envoyés au contact d’animaux qui risquent de les blesser en tentant de se défendre. Si l’un d’eux est touché, il devra peut-être supporter la douleur pendant plusieurs jours avant d’être examiné par un vétérinaire – s’il a cette chance car, comme nos enquêteurs l’ont filmé, faire soigner son compagnon par un professionnel n’est qu’une option parmi d’autres pour les chasseurs, certains s’improvisant « chirurgiens de guerre » pour l’occasion.

Ensuite, c'est le retour au chenil, où les malheureux sont remisés sans état d’âme et restent seuls, loin des regards, pendant des jours, parfois sans eau ni nourriture et souvent avec des colliers électriques pour les empêcher d’aboyer. Piétinant dans leurs excréments et parfois au milieu d’ossements ou de déchets en tout genre, beaucoup sont souffrants. Pas plus tard qu’en janvier dernier, nous avons porté plainte pour mauvais traitements envers des chiens livrés à eux-mêmes dans le Lot-et-Garonne. Certains d’entre eux étaient blessés à l'œil, d’autres boitaient, aucun ne disposait d’eau fraîche… Une scène surréaliste qui est pourtant loin d’être une exception. En mars 2020, nous avions porté plainte pour vingt-deux autres, parqués par deux dans des enclos à l’extérieur dans le Jura.

Des passe-droits inadmissibles !

Quand nous le pouvons, nous obtenons que les chiens soient saisis et les mettons en sécurité, comme nous l’avions fait pour seize d’entre eux en Dordogne. Et quand certains chasseurs sont filmés en train de les frapper à coups de bâton, il n’y a pas de place au doute quant au sort qui les attend quand personne n’est là pour le voir. Dans ce cas aussi, nous allons en justice.

Mais les passe-droits des chasseurs les protègent encore bien trop souvent de toute sanction. Pour avoir laissé ses chiens seuls et à la merci des intempéries, le propriétaire du chenil du Jura n’a reçu qu’un rappel à la loi. C’est à croire que ces mordus de la gâchette sont au-dessus des textes. Pendant le confinement de l’automne 2020 déjà, nombre d’entre eux avaient obtenu des préfets la permission d’aller s’adonner à leur loisir mortifère malgré les restrictions sanitaires, et leur lobbyiste en chef avait même obtenu la démission d’un ministre de l’Écologie, pourtant très populaire dans l’opinion.

La chasse nécessite cette réforme radicale que nous réclamons et qui tarde tant à advenir. Entre les mesures ministérielles minimalistes en décalage total avec les attentes de la population et les morts humaines qui chaque année s’ajoutent aux victimes animales, nous demandons une fois de plus que les autorités prennent des décisions à la mesure de leur responsabilité, au lieu de s’en prendre à ceux qui défendent la nature et ses habitants, et notre bien commun.

Du 10 au 23 septembre, nous nous mobilisons dans vingt villes de France pour défendre les chiens « de chasse ». Pour qu’ils bénéficient de la même protection que les autres et pour empêcher l’impunité de principe dont bénéficient les chasseurs, rejoignez-nous dans la rue, où nos militants sensibiliseront le public à ce sujet, et signez nos pétitions pour les chiens de chasse et pour obtenir une réforme radicale de la chasse.

Pensez à vérifier avant de vous y rendre que l'événement est toujours prévu aux lieux, dates et heures annoncés. 

Mélanie Durand
Hr blog

Dans la thématique

Maires : pour les animaux et l’environnement, interdisez la chasse ! Vénerie sous terre des blaireaux : nouvelles victoires et nouvelles audiences !

Commentaires 14

En déposant un commentaire j'accepte la charte de modération des commentaires.

Sonja | vendredi 29 septembre 2023

Merci d'être là pour ces sans voix qui vivent l'enfer sur terre à cause des chasseurs qui, sous prétexte de réguler, mettent nos campagnes en sang.

Paulette | dimanche 24 septembre 2023

Honte à ces lâches, tout se paie. La planète se vengera

LUPIS Veronique | samedi 23 septembre 2023

STOP !!!

Louve | jeudi 21 septembre 2023

La chasse quelle qu'elle soit est une véritable HORREUR. Depuis des années, des associations se battent pour que ces tueries cautionnées par tous les gouvernements cessent une bonne fois pour toute. Au grand désespoir de toutes celles et ceux qui aiment et respectent les animaux..... RIEN ne change,....car il y a trop d'intérêts financiers et les gouvernements ne veulent pas perdre les voix des électeurs chasseurs et celles et ceux qui défendent la chasse. UN ENORME MERCI pour ce que vous faites au quotidien pour défendre la vie des animaux et être la voix de ceux qui ne peuvent parler. BRAVO à vous et COURAGE pour toutes les actions que vous menez.