Victoire pour les blaireaux: Communiqué de Presse
Ils étaient condamnés d’avance : 250 blaireaux, promis aux pinces et aux chiens sur et aux abords de toutes les exploitations agricoles du département, du 15 juin au 14 septembre. Saisie par One Voice, l’ASPAS et AVES France, la justice en a décidé autrement : le 16 juillet dernier, le tribunal administratif d’Orléans a suspendu l’arrêté du préfet d’Eure-et-Loir. Le déterrage s’arrête immédiatement, et avec lui le massacre programmé de familles entières en plein été.
La vénerie sous terre, ou déterrage, est l’une des pratiques de chasse les plus barbares qui soient : des heures de terreur au fond du terrier, acculés par les chiens, avant d’être arrachés à la pince et mis à mort. En plein été, ce sont aussi les blaireautins qui paient le prix fort. Encore dépendants de leur mère jusqu’à l’automne, ils sont tués au terrier — ou condamnés à mourir de faim quand les adultes ont été abattus.
C’est précisément ce que la justice vient de rappeler : la loi interdit de tuer les petits de mammifères chassables, y compris les petits sevrés mais ne pouvant encore survivre sans leur mère. Après l’Aisne, la Haute-Marne, le Cher et l’Ille-et-Vilaine, c’est une nouvelle victoire pour les trois associations, représentées par le cabinet Géo-Avocats. Département après département, la justice donne tort aux préfets qui sacrifient les blaireaux pour un loisir.
Et le combat continue. Le 21 juillet, les associations étaient de nouveau au tribunal d’Orléans contre un arrêté qui programme le déterrage en Indre-et-Loire trois années de suite, dès le 15 mai ; puis à Rennes contre les battues administratives visant les blaireaux dans le Finistère. Le 28 juillet, elles plaideront de nouveau à Rennes pour les blaireaux du Morbihan, menacés tout l’été.
Opposée à la chasse sous toutes ses formes, One Voice le martèle : rien ne justifie de martyriser pendant des heures une espèce paisible et fragile. L’association se battra jusqu’à l’interdiction définitive du déterrage.