Victoire pour les blaireaux : Communiqué de Presse

Animaux sauvages
28.07.2026
Indre et Loire
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Un déterrage des blaireaux ouvert dès le 15 mai et reconduit d’office pendant trois ans : c’est ce que programmait l’arrêté du préfet d’Indre-et-Loire du 30 juin 2026. Saisi par One Voice, l’ASPAS et AVES France, le tribunal administratif d’Orléans l’a suspendu le 22 juillet. Avec un quota fixé à 700 blaireaux par an, ce sont donc 700 vies sauvées cette année.

La vénerie sous terre, ou déterrage, est l’une des pratiques de chasse les plus barbares qui soient : des heures de terreur au fond du terrier, acculés par les chiens, avant d’être arrachés à la pince et mis à mort. Et cette pratique ne fait pas le tri. Au printemps, les blaireautins sont encore au terrier : ils peuvent être blessés par les chiens, tués directement, ou condamnés à mourir de faim après le massacre des adultes dont ils dépendent.

Un “plan de gestion” en trompe-l’œil

Le scandale est double. Sur le calendrier, d’abord : ouvrir le déterrage dès le 15 mai, c’est frapper les familles de blaireaux au pire moment. Sur la méthode, ensuite : sous couvert d’un « plan de gestion » censé favoriser les mesures alternatives, la préfecture verrouillait en réalité trois années consécutives de déterrage précoce.

Le juge a suivi une jurisprudence désormais constante et validé les arguments des associations : la loi interdit de tuer les petits, et un petit, pour la science comme pour les tribunaux, c’est un blaireau de moins d’un an, qui ne s’émancipe des adultes qu’à l’automne — pas un jeune tout juste sevré. L’abattage de blaireautins pendant ces périodes complémentaires est connu et représente une part importante des animaux tués. Et pour une espèce à la reproduction limitée et à la mortalité juvénile importante, tuer les jeunes, c’est menacer la conservation même de l’espèce.

Après la Marne, le Finistère, l’Ille-et-Vilaine, l’Aisne, la Haute-Marne, le Cher et l’Eure-et-Loir, c’est une nouvelle victoire pour les trois associations, représentées par le cabinet Géo-Avocats. Département après département, la justice donne tort aux préfets qui sacrifient les blaireaux pour un loisir.

Et le combat se poursuit : après une audience qui s’est tenue ce mardi 28 juillet au matin devant le tribunal administratif de Rennes pour les blaireaux du Morbihan, une autre est prévue lundi 3 août à 11 h 30 pour ceux de l’Orne, eux aussi visés par un arrêté de déterrage estival. Partout, One Voice, opposée à la chasse sous toutes ses formes, se battra jusqu’à l’abolition définitive de cette pratique d’une cruauté sans nom.

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