Une audience pour les blaireaux : Communiqué de Presse
Depuis le 18 juillet, les blaireaux de l’Orne peuvent être traqués jusqu’au fond de leur terrier, en pleine période d’élevage des jeunes. One Voice, l’ASPAS, AVES France et FNE Normandie demandent au tribunal administratif de Caen de suspendre l’arrêté préfectoral qui autorise ce déterrage jusqu’au 14 septembre 2026. L’audience se tiendra le lundi 3 août à 11 h 30.
La vénerie sous terre, ou déterrage, est l’une des pratiques de chasse les plus barbares qui soient : des heures de terreur au fond du terrier, acculés par les chiens, avant d’être arrachés à la pince et mis à mort. Et en plein été, cette pratique non sélective frappe aussi les blaireautins. Encore dépendants des adultes jusqu’à l’automne, ils sont tués au terrier — ou condamnés à mourir de faim quand leurs parents ont été abattus. C’est l’argument central de nos associations : la loi interdit de tuer les petits, et la justice l’a rappelé aux préfets, décision après décision.
Quant au quota de 200 blaireaux affiché par la préfecture, il ne limite rien, puisque les années précédentes, c’est 300 blaireaux qui avaient été tués en moyenne, sur une période beaucoup plus étendue. Le prétendu plafond n’est donc pas vraiment restrictif.
Ces dernières semaines, la justice a déjà suspendu le déterrage estival dans la Marne, le Finistère, l’Ille-et-Vilaine, l’Aisne, en Haute-Marne, dans le Cher, en Eure-et-Loir et en Indre-et-Loire. Les quatre associations, représentées par le cabinet Géo-Avocats, demandent que les blaireaux de l’Orne bénéficient à leur tour de cette protection.
Opposée à la chasse sous toutes ses formes, One Voice se battra jusqu’à l’abolition définitive de cette pratique d’une cruauté sans nom.