Rassemblement contre Beauval : Communiqué de Presse
À l’appel de One Voice, un rassemblement est organisé samedi 1er août 2026 à Saint-Aignan (Loir-et-Cher) pour dire non au delphinarium du zoo de Beauval. Autorisé par la préfecture sous l’appellation de « centre d’études, de recherche scientifique et de sauvegarde pour dauphins », le projet prévoit bassins et reproduction des animaux. Alors que huit dauphins de Marineland viennent d’être expédiés en Espagne en attendant Beauval, One Voice a déposé un recours contre l’arrêté préfectoral, un autre contre le permis de construire et prépare un recours contre l’arrêté ministériel
Un bassin. Des murs. Des dauphins captifs. De la reproduction. Des transferts possibles vers d’autres delphinariums. Derrière le vocabulaire scientifique, les faits sont clairs. La loi du 30 novembre 2021 contre la maltraitance animale devait mettre fin à la captivité des cétacés en France. Cinq ans plus tard, alors que les delphinariums ferment partout en Europe, notre pays s’apprête à en ouvrir un nouveau.
Le zoo de Beauval parle d’un « centre d’études, de recherche scientifique et de sauvegarde ». On n’étudie pas des animaux sauvages enfermés, dénaturés, privés de leur milieu — sinon pour mesurer sur eux les ravages de la captivité… Quant à la sauvegarde, le grand dauphin n’est pas une espèce en danger : l’UICN le classe en « préoccupation mineure ». Les dauphins nés ou maintenus en captivité ne sont pas « sauvés » : ils sont condamnés à une vie derrière des parois de béton. Le titre de centre de recherche n’a en réalité qu’une fonction : satisfaire l’obligation d’un programme scientifique pour être autorisé à détenir des dauphins.
Des familles brisées, des naissances programmées
Dans la nuit du 22 au 23 juillet, huit des douze dauphins de Marineland ont été chargés puis expédiés vers l’Espagne. Lua a été arrachée à sa mère, à sa grand-mère et à sa meilleure amie. Ces animaux ont vocation à rejoindre Beauval une fois l’établissement prêt : un aller-retour traumatisant pour aboutir… à un nouveau delphinarium. Le zoo adhérera par ailleurs au programme d’élevage européen (EEP) : il fera donc naître de nouvelles victimes de l’industrie de la captivité. Or aucune littérature scientifique sérieuse n’établit que la reproduction serait nécessaire au bien-être des dauphins privés de tout entre les murs.
Un feu vert donné sans mesurer les impacts
Bétonner. Traiter en continu l’eau des bassins. Déverser cette eau. L’autorisation a pourtant été délivrée sans étude environnementale. Qu’une telle décision soit prise sans évaluer l’impact de l’équipement sur le milieu, et qu’elle porte l’aval du ministère de la transition écologique, en dit long sur la valeur accordée aux engagements pris en 2021.
One Voice attaque, et ne lâchera rien
One Voice a participé à de nombreuses réunions de concertation. On lui a d’abord présenté un sanctuaire, une solution temporaire. Puis sont venues la reproduction, l’adhésion au programme d’élevage européen, les transferts possibles. Les masques sont tombés. Les avocates de l’association ont étudié les arrêtés et le permis de construire afin de les attaquer. En 2016, Beauval avait déjà tenté d’ouvrir un delphinarium : One Voice l’avait stoppé. L’association ira cette fois encore jusqu’au bout. Le rassemblement du 1er août ouvre une campagne qui ne fait que commencer.
« La loi de 2021 promettait la fin de la captivité des cétacés. Cinq ans après, on nous vend un delphinarium sous couvert de science, avec la reproduction écrite noir sur blanc dans l’arrêté. Nous avons stoppé Beauval en 2016, nous le stopperons à nouveau. Le 1er août, nous serons à Saint-Aignan pour rappeler qu’il n’existe qu’une issue acceptable pour ces dauphins : de véritables sanctuaires marins. » Muriel Arnal, présidente de One Voice.
INFORMATIONS PRATIQUES
Date : samedi 1er août 2026
Horaire : de 10 h à 12 h
Lieu : devant l’office de tourisme et le zoo, à Saint-Aignan (Loir-et-Cher)
Événement : facebook.com/events/1542510304175446