Fourrure en France : la Fur Free Alliance hausse le ton !

Fourrure en France : la Fur Free Alliance hausse le ton !

Fourrure en France : la Fur Free Alliance hausse le ton !
21.09.2020
France
Fourrure en France : la Fur Free Alliance hausse le ton !
Exploitation pour la Mode

La FFA (Fur Free Alliance), coalition internationale contre la fourrure dont nous sommes les représentants en France, a suivi nos récentes enquêtes sur les élevages d’animaux à fourrure. Aujourd’hui, la coupe est pleine. Elle appelle l’ensemble de ses associations membres à réagir pour faire pression sur notre gouvernement. Et nous aider à obtenir la fermeture des quatre derniers établissements de notre pays avant la fin de l’année.

À la suite de nos récentes enquêtes sur les dernières fermes à fourrure françaises, la Fur Free Alliance s’insurge. Cette coalition internationale de plus de 50 organisations et dont nous sommes les représentants dans notre pays, incite ses membres à faire pression sur notre gouvernement pour le forcer à faire fermer les établissements sévissant encore sur notre territoire et promulguer une interdiction totale de tout élevage d’animaux à fourrure. Elle se montre révoltée par nos images de 2017, 2019 et août 2020 qui ont «révélé des exemples choquants de souffrance animale, notamment des visons souffrant de blessures physiques gardés dans des conditions épouvantables et affichant un comportement stéréotypé, ce qui est profondément angoissant à voir.»

Risques de zoonoses

Outre l’exploitation cruelle et inutile des animaux pour la mode, la FFA dénonce également le risque de zoonoses engendré par ces élevages et mis en évidence par la pandémie actuelle. Elle souligne que «À ce jour, plus de 2 millions d’animaux ont été abattus dans plus de soixante élevages de visons aux Pays-Bas, au Danemark, en Espagne et aux États-Unis à la suite de la détection du SRAS-CoV-2 parmi la population de visons. Selon des recherches scientifiques menées aux Pays-Bas et au Danemark, il existe des preuves solides que le virus a été transmis du vison à l’humain.»

Rejoignez-nous !

À l’heure où un nombre croissant de pays européens prennent des mesures drastiques afin d’interdire la production de fourrure pour des raisons éthiques et de bien-être animal, où l’on connaît les dommages environnementaux provoqués par ces fermes polluantes, où l’on découvre leur danger sanitaire potentiel, où de plus en plus de marques renoncent à l’utilisation de la fourrure dans leurs collections et où 77 % du public français la rejette… qu’attendent nos dirigeants ? Depuis nos premières investigations, notre combat a porté ses fruits. En quatre ans, les usines de l’horreur sont passées de onze à quatre ! Mais c’est encore quatre de trop ! Ne désarmons pas, joignez vos voix à la nôtre et celle de la FFA pour faire fermer les derniers élevages de visons de notre pays en soutenant notre campagne :

Signez la pétition sur stop-fourrure.fr

Organisations partenaires de One Voice, membres de la Fur Free Alliance participant à l’opération:

ACTAsia
Anima
Animal
Bont voor Dieren
Born Free USA
Deutscher Tierschutzbund e.V.
Djurens Rätt
Dzīvnieku brīvība
EVA BiH
Gaïa
HSI
Humánny pokrok
Java
NOAH
Respect for animals
Tu Abrigo Su Vida
UAnimals
VeGaia
Vier Pfoten
Voices For Animals

Flogas Sunset Cruise, mort en plein galop

Flogas Sunset Cruise, mort en plein galop

Flogas Sunset Cruise, mort en plein galop
19.09.2020
France
Flogas Sunset Cruise, mort en plein galop
Exploitation pour le spectacle

Cravaché et talonné, ce cheval « de » compétition a été victime de la frénésie de son cavalier. Alors qu’il montrait tous les signes d’épuisement, il a dû obéir à celui qui le chevauchait et galoper… jusqu’à la mort. Rendez-vous au tribunal de grande instance de Grasse, le 23 septembre 2020 à 8h30.

Image : capture d’écran YouTube

Il s’appelait Flogas Sunset Cruise… Un cheval flamboyant, comme un coucher de soleil. Hélas, son prénom ne lui a pas porté chance. Il s’est couché, définitivement, après avoir tout donné. C’était le 10 octobre 2016, lors d’une séance de travail à l’hippodrome de Cagnes-sur-Mer. Il n’avait que dix ans.

Poussé à bout

À l’époque, ce drame avait défrayé la chronique. Bien sûr, en plein effort, le jeune étalon n’était pas mort de sa belle mort. Il s’est effondré d’épuisement. Flogas Sunset Cruise n’était pas un cheval entraîné pour la course mais pour le saut d’obstacles. Or, de nombreux témoins ont attesté qu’ils avaient vu son cavalier irlandais, Kevin Thornton, le pousser au grand galop bien trop longtemps et au-delà de ses limites. Pire, plusieurs ont déclaré que l’homme lui avait assené de multiples coups de talon et de cravache alors qu’il montrait des signes évidents de harassement. L’un des principaux observateurs a souligné qu’à l’évidence, Flogas Sunset Cruise était à bout lorsqu’il s’est affaissé sur ses pattes postérieures. D’après ses dires, Kevin Thornton aurait continué à le frapper sur la croupe pour le forcer à se redresser. Mais le cheval hennissait à mort, puis s’est écroulé… Après quelques râles d’agonie, Flogas Sunset Cruise a succombé. Il était 17 h.

Maltraitance avérée

Le tribunal de la Fédération équestre internationale (FEI) s’est aussitôt saisi de l’affaire. Après plusieurs longs mois d’enquête, il a rendu son verdict en juin 2017, jugeant que Kevin Thornton « avait été au-delà de ce qui est considéré comme une conduite acceptable envers un cheval » et que « même si le cheval avait survécu, une accusation pour maltraitance du cheval aurait quand même été ouverte par la FEI ». Le cavalier s’est alors vu condamner à une amende de 10 000 CHF et quatre mois de suspension. Une sanction jugée trop légère par la secrétaire générale de FEI qui avait requis, quant à elle, deux ans de mise à pied.

Renvoi devant le tribunal correctionnel

Depuis, de l’eau est passée sous les ponts. Mais de notre côté, nous n’avons jamais oublié cette horrible tragédie. L’information judiciaire a largement démontré que les faits reprochés à Kevin Thornton étaient établis et que la preuve de sévices graves dans le but de provoquer la souffrance avait été apportée. C’est pourquoi nous nous sommes constitués partie civile pour que le renvoi du cavalier irlandais devant le tribunal correctionnel soit ordonné. C’est chose faite. L’audience aura lieu devant le tribunal de grande instance de Grasse, ce 23 septembre. Et nous comptons bien obtenir une condamnation exemplaire… En mémoire de Flogas Sunset Cruise, dont la flamme s’est éteinte bien trop tôt…

Arrêté delphinarium au Conseil d’État : un rapporteur hors sujet

Arrêté delphinarium au Conseil d’État : un rapporteur hors sujet

Arrêté delphinarium au Conseil d’État : un rapporteur hors sujet
18.09.2020
France
Arrêté delphinarium au Conseil d’État : un rapporteur hors sujet
Exploitation pour le spectacle

Le rapporteur public a fait un hors sujet complet sur notre mémoire et notre requête lors de l’audience au Conseil d’État le 17 septembre dernier portant sur ce que nous considérons comme une faute de l’État de ne pas avoir publié de nouvel arrêté similaire à celui de 2017 sur les delphinariums. Nous faisons une note en délibéré.En plus de cela, il se permet de faire des sous-entendus douteux sur ce que nous ferions des dommages et intérêts. Pourtant le ministère de la Transition écologique lui-même ne semblait pas opposé à nos demandes…

Le hors sujet de celui qui est censé éclairer le Conseil d’État

La demande de notre association portait sur la mesure de l’arrêté de 2017, d’interdiction de la reproduction et de la détention de tout nouveau spécimen de cétacés dans les parcs français :

«Pour assurer la protection des espèces, améliorer le bien-être et supprimer la souffrance animale, la détention en captivité de spécimens de cétacés est interdite, à l’exception des spécimens de l’espèce Orcinus orca et de l’espèce Tursiops truncatus régulièrement détenus à la date d’entrée en vigueur du présent arrêté au sein d’établissements dûment autorisés sur le territoire national.»

Sur ce point, le rapporteur n’a manifestement rien compris au sujet ! Il dit que nous ne faisons pas la démonstration que l’arrêté de 1981 n’est pas bon. On a envie de lui répondre : « Évidemment ! » Nous ne tenons pas compte de cet arrêté-là, étant donné qu’il fixe des règles sur la captivité, que nous contestons ici.
Si des mesurettes cosmétiques peuvent en satisfaire certains, ce n’est pas notre cas, car ça ne changera rien à la racine du mal !

Ce qui est essentiel, c’est que la captivité prenne fin. Et ça ce n’était évidemment pas dans l’arrêté de 1981.

La démonstration que la captivité est une maltraitance en soi

Nous avons fait la démonstration que c’est en tant que telle, que la captivité est maltraitante pour les dauphins et les orques. Là-dessus, nous avons décliné sur plus de quarante pages en tout, de nombreux arguments étayés de pièces annexées au dossier, comme le fait que la captivité porte atteinte à la biodiversité, que les cétacés sont des personnes non humaines. Nous avons aussi produit des attestations de biologistes experts internationaux des cétacés qui démontraient que la captivité est contraire à leur bien-être.

Le rapporteur public indépendant mais pas neutre…

Normalement, le rapporteur public est un conseiller au Conseil d’État qui fait une présentation,  rapporte les arguments des uns et des autres, et conseille les juges. Pourquoi n’a-t-il pas présenté les deux parties ? Pourquoi n’a-t-il pas dit que le ministère ne s’est jamais opposé à nos demandes et a reconnu implicitement leur bien-fondé en déclarant :

«Malgré le retard pris, la volonté d’adopter de telles mesures s’agissant notamment des cétacés demeure entière et les travaux seront repris dès que possible.»

Son hors sujet nous laissait penser à un malentendu, une incompréhension de l’enjeu du dossier. Était-ce du désintérêt pour la cause animale ou pire, un parti pris contre ?

Notre probité remise en question, des propos d’une extrême gravité !

À son sous-entendu douteux et déplacé, sa « remarque tout à fait gratuite » (sic), nous opposons la nôtre ! Les comptes de l’association sont certifiés et l’affectation des dons, contrôlée.

La France laisse actuellement se reproduire et naître de petits dauphins en captivité alors que cela avait pris fin il y a trois ans !
One Voice est membre fondateur d’une coalition dont l’objet est notamment d’étudier des solutions de sanctuaires pour accueillir les dauphins et les orques actuellement captifs. Un sanctuaire marin coûte plus de dix millions d’euros à construire. Autrement dit, la somme demandée représente 5 % de ce montant ou l’équivalent d’un an de coûts de fonctionnement. Des dommages et intérêts de 500 000 euros semblent bien peu d’argent pour les dauphins et les orques victimes de préjudices irréversibles !

Nouvelle enquête : hurlements en musique pour les lapins angoras de France

Nouvelle enquête : hurlements en musique pour les lapins angoras de France

Nouvelle enquête : hurlements en musique pour les lapins angoras de France
14.09.2020
France
Nouvelle enquête : hurlements en musique pour les lapins angoras de France
Exploitation pour la Mode

Une fois de plus, nous sommes obligés de publier des images révoltantes pour dénoncer la violence de l’élevage et de l’exploitation des lapins angoras. En 2020, la méthode usuelle pour récolter leur « laine » est toujours de les attacher par les pattes à une planche, les étirer pour qu’ils ne puissent plus bouger, et leur arracher la quasi-intégralité des poils par poignées. Nous avons déposé plainte auprès de la Cour européenne de justice, à la suite de la décision du Conseil d’État de maintenir cette méthode.

Après avoir entendu les cris stridents des lapins se faire épiler à vif lors de notre première enquête sous infiltration en 2016, après les images révélées en 2018 et celles de cette année, on ne peut que s’indigner une fois de plus de l’aveuglement et du silence assourdissant de nos autorités. Lors de notre recours devant le Conseil d’État, les services du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation avaient assuré que le processus de la « dépilation » était non invasif. Ils avaient maintenu la légalité de celui-ci, se basant sur les conclusions d’un rapport de l’INRA qui s’est avéré n’avoir jamais existé !

Une plainte auprès de l’Europe

Parallèlement à de multiples actions menées auprès du public avec notre partenaire PETA France, nous avons décidé de porter plainte auprès de l’Europe, car cela ne peut plus durer. Les cris glaçants de ces lapins à qui l’on arrache les poils sans anesthésie plusieurs fois par an, parfois en leur arrachant des lambeaux de peau, ça suffit !

 

Action de @PETA_France et @onevoiceanimal devant American Vintage pour dénoncer l’utilisation des lapins angora ? dans l’industrie textile. pic.twitter.com/8dkj9sa4Eq

— D Anthony (@AnthonyDepe) October 2, 2019

 

Notre nouvelle enquête renforce notre détermination à sauver ces lapins

Les lapins se débattent à qui mieux mieux, tentant de toutes leurs forces de s’arracher aux liens qui les enserrent. Et quand l’éleveur reprend l’arrachage, ils hurlent tant la terreur et la douleur de l’épilation sont une torture. Dans la nature, les lapins sont des êtres qui n’utilisent leur voix que très exceptionnellement : dans des circonstances de grand danger.

Dans ces lieux de supplice, la plupart des animaux exploités sont des lapines. Les mâles, eux, sont tués peu après leur naissance, car moins étoffés en poils. Seuls sont gardés les plus rentables financièrement parlant, en fonction de la masse de leurs poils, pour la reproduction. Environ 170 lapines sont enfermées à vie dans les clapiers de cet éleveur bien connu, épilées ainsi plusieurs fois par an et tout au long de leur existence, souvent devant le chien de l’éleveur et parfois leurs congénères… Lors de notre infiltration, nous avions même découvert, comble de l’horreur, qu’il vendait les malades à des laboratoires d’expérimentation animale.

Soutenez notre action auprès de la Cour européenne de justice en signant notre pétition !

Épilation des lapins angoras : le combat continue devant les institutions européennes

Épilation des lapins angoras : le combat continue devant les institutions européennes

Épilation des lapins angoras : le combat continue devant les institutions européennes
14.09.2020
Europe
Épilation des lapins angoras : le combat continue devant les institutions européennes
Exploitation pour la Mode

Nous nous battons depuis 2016 pour que cesse l’épilation des lapins angoras. L’an dernier, le Conseil d’État a rejeté notre recours malgré la révélation de nouvelles images. La France étant sourde, nous nous adressons maintenant à l’Europe.

Une épilation barbare

À la suite de notre enquête en infiltration de 2016, nous vous dévoilions l’épilation des lapins angoras. Attachés à une table par les quatre pattes, c’est souvent sous les yeux de leurs congénères, que leurs poils, et parfois même leur peau, sont arrachés à la main à toute allure. Avant cette torture leur serait administré du lagodendron une plante (qui ne fait l’objet d’aucune autorisation de mise sur le marché) favorisant la récolte des poils, mais sans empêcher la douleur. Passons sur leurs conditions de vie misérables. Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’époque s’était caché derrière un rapport de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) arguant qu’il ne s’agissait pas de maltraitance. Nous avions souhaité accéder à ce rapport qui s’avère n’avoir jamais existé ! En 2018, les images que nous avons révélées montraient que rien n’avait changé depuis notre première enquête. Cet été, les images que nous divulguons ne font pas exception, au grand dam des lapins.

Nous ne lâchons rien

En juin 2019, le Conseil d’État a rejeté notre recours car cette pratique n’était apparemment pas source de souffrances. De qui se moque-t-on ? Cette institution n’aurait-elle pas mis le son de nos vidéos où les cris de douleur et de terreur glacent le sang ?

Nous vous avions annoncé porter plainte contre la France auprès de l’Europe. C’est chose faite ! Nous nous battrons pour faire respecter le bien-être animal dans cette filière qui semble échapper à la législation. Quand en finira-t-on avec cette pratique barbare d’un autre siècle ? Quand l’industrie textile cessera-t-elle d’utiliser des matières issues de la souffrance animale ? Quand prendra-t-on enfin en compte la sensibilité de ces êtres vivants ? Les Français ne se sont-ils pas prononcés en faveur du respect des animaux ? En attendant que justice se fasse, continuez à signer notre pétition et à la partager. Outre l’interdiction de cette horrible pratique, c’est la fermeture de ces élevages que nous visons. Nous continuons le combat !

Cellule psychologique pour les salariés de Planète Sauvage, qui nous réclame 100 000 euros!

Cellule psychologique pour les salariés de Planète Sauvage, qui nous réclame 100 000 euros!

Cellule psychologique pour les salariés de Planète Sauvage, qui nous réclame 100 000 euros!
14.09.2020
Loire-Atlantique Cellule psychologique pour les salariés de Planète Sauvage, qui nous réclame 100 000 euros!
Exploitation pour le spectacle

À la suite du passage de nos enquêteurs fin mai lors du déconfinement, quand la limite des cent kilomètres autour du domicile était encore en application, le parc nous avait menacés de porter plainte si l’on publiait des images. On l’a fait, car c’est précisément notre rôle de défendre les dauphins captifs des bassins. C’est à leurs yeux la goutte qui a fait déborder le vase, et le delphinarium nantais, qui dit perdre de l’argent par notre faute, a déposé une main courante qui a enrichi leur réplique dans le cadre de notre plainte sur la mort d’Aïcko. Ils veulent nous réduire au silence en exigeant dorénavant de la justice que nous leur versions 100 000 euros!

Des salariés qui voient trouble face à la vérité?

Première attaque: ils demandent que notre plainte pour Aïcko soit déboutée, prétendent que nous n’aurions « pas d’intérêt à agir » en justice. C’est pourtant l’objet précis de notre association. Puis ils prétextent une baisse d’activité due à nos campagnes. La direction du parc aurait même mis en place une cellule psychologique pour les salariés par notre faute… Enfin, ils réclament 100 000 euros de dommages et intérêts, et a minima 15 000 euros!

Tant mieux si le public se désintéresse grâce à nous de la souffrance en spectacle!

Avant que les associations et scientifiques défenseurs des dauphins, bélugas, orques et autres grands êtres marins sensibilisent le grand public sur leur sentience, les delphinariums pouvaient s’en donner à cœur joie pour endoctriner les jeunes dresseurs sans formation, phénomène très bien décrit dans le film documentaire dédié à Tilikum: Blackfish.

Le mensonge et la falsification de la réalité y ont été dénoncés par d’anciens dresseurs et démontrés on ne peut plus clairement, y compris après la perte de vies humaines… Pas étonnant dans ces conditions que les membres du personnel ne soient pas heureux au travail. Pas surprenant qu’ils aient besoin de soutien psychologique, quand leur travail consiste à voir souffrir heure après heure et ce pendant des années, voire mourir ces animaux si étonnants et assoiffés de liberté!

Mort d’Aïcko: la vérité éclatera-t-elle un jour?

Nous n’avons jamais nié que notre but était la fin de la captivité des dauphins et des orques. Simplement le décès du jeune Aïcko va plus loin encore qu’on l’imaginait dans la cruauté. Depuis sa mort dans ces bassins, nous n’avons eu de cesse de démontrer ce qui s’est réellement passé. Le delphineau a vécu un enfer, attaqué 78 fois par les autres dauphins devenus fous de stress. Il n’a pas été protégé, a été mal soigné, s’est noyé et a eu la mâchoire disloquée.

En tant qu’association de défense des animaux, nous n’allions pas nous contenter de croire les dires des soigneurs et de la direction de Planète Sauvage. Le parc n’aurait rien eu à gagner à la mise en lumière de dysfonctionnements dans sa manière de s’occuper des dauphins… En particulier durant les derniers mois de vie d’Aïcko.

La tristesse en bocal

Quand nos enquêteurs sont retournés au delphinarium pour voir comment allaient les animaux, ils ont retrouvé Galéo, le frère d’Aïcko, toujours couvert de morsures, Lucille esseulée, et les autres, aussi à huis clos, qui tournaient en rond, dont Amtan, en fin de grossesse à l’époque et qui depuis a perdu son nouveau-né à peine une semaine après sa naissance. Le dresseur en chef avait fait une démonstration de surf en piscine devant les rares visiteurs, tracté par les dauphins. Ce n’est pas une vie décente pour eux. Et il n’y a aucun mal à le dire haut et fort.

Une somme exorbitante réclamée par le delphinarium à une ONG!

Donc, au lieu de répondre à notre plainte pour Aïcko en présentant des documents exhaustifs et en faisant profil bas — après tout, un delphineau est décédé en se jetant contre le mur d’un de leurs bassins —, ils préfèrent nous attaquer et réclamer une somme astronomique dans le but de nous faire taire. Ils espèrent qu’en nous privant de ces ressources, nous n’aurons plus les moyens de mener nos combats.

Ils ont tenté de nous bâillonner avec des menaces. Et comme nous ne nous taisons pas, à présent, ils mettent leurs menaces à exécution devant les tribunaux. En demandant une telle somme, le groupe puissant qui possède de nombreux parcs dont Planète Sauvage sait ce qu’il fait. Mais il n’a pas l’air de nous connaître. Inlassablement, nous continuerons de dénoncer ce que subissent les dauphins! Rien ne nous arrêtera!

Les tourterelles des bois graciées !

Les tourterelles des bois graciées !

Les tourterelles des bois graciées !
11.09.2020
France
Les tourterelles des bois graciées !
Animaux sauvages

Pour les tourterelles des bois, faire suspendre cet arrêté était bel et bien une urgence. Surtout quand on sait que leur espèce est en grand danger d’extinction (perte d’habitat, disparition des insectes, bruit, braconnage, et… chasse) ! Quel est le sens des priorités de ce ministère censé protéger la nature et qui se fait déjà taper sur les doigts par l’Union européenne car la France ne respecte pas la directive « oiseaux » ? Suite à notre recours et à celui de la LPO, le Conseil d’État a rendu sa décision, et elle va dans le sens des tourterelles, sauvées du massacre!

Un lobby si puissant qu’il s’insinue jusque dans les décisions préfectorales et ministérielles

Le jour de l’audience, nous apprenions que 68% des vertébrés avaient disparu de la surface terrestre en moins de 50 ans… Pourtant, nous interpellions justement le Conseil d’État une fois de plus sur une question concernant le droit ou non de tuer des dizaines de milliers de ces oiseaux, peuplant pacifiquement notre pays.

Des milliers de tourterelles déjà mortes, et des données toujours pas fiables!

En ce 10 septembre au matin et depuis sa publication, déjà 6287 tourterelles des bois avaient péri dans le cadre de cet arrêté. Au sortir de l’audience, ce chiffre mis à jour quotidiennement était passé à 6368 ! Mais ce qu’on ignore souvent, c’est que ces données déjà astronomiques sont bien en deçà de la réalité, de l’aveu même des intéressés, car elles sont déclaratives : les chasseurs doivent entrer eux-mêmes leurs prises dans l’application « ChassAdapt ». Autant dire, une révolution informatique… pas gagnée d’avance.

L’arrêté du ministère n’avait ni queue ni tête, les tourterelles vont vivre!

Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice, déclare :

«Comment l’Etat pouvait-il exposer les tourterelles des bois, au bord de l’extinction, aux chasseurs qui, rappelons-le, les tuent pour leur récréation ? Les données fournies ne sont pas fiables, nous l’avons démontré. La chasse – ce passe-temps – ne fait qu’aggraver une situation très préoccupante pour ces oiseaux qui appartiennent au patrimoine commun de l’humanité. Au-delà des mentalités, il est grand temps de faire évoluer les actes ! Aujourd’hui le Conseil d’État nous a donné raison, c’est un immense soulagement.»

Notre équipe sur place a souligné les moments forts du procès et les incohérences du ministère et les a retranscrits sur notre fil Twitter. Après avoir analysé les éléments et les deux avis contradictoires, le Conseil d’Etat a tranché en défaveur du ministère public, donc en faveur des tourterelles!

Le combat pour les oiseaux continue. Que les préfets et ministres se le disent avant de publier de nouveaux arrêtés concernant la chasse quelle qu’elle soit, au tir, à la glu ou la vénerie : nous serons là. À tel point que nous serons d’ailleurs de retour au Conseil d’Etat pour l’audience contre les chasses traditionnelles (six arrêtés sur le piégeage des oiseaux) le 16 septembre 2020 à 10h.

One Voice face à l’État pour un nouvel arrêté delphinarium, c’est le 17 septembre 2020 !

One Voice face à l’État pour un nouvel arrêté delphinarium, c’est le 17 septembre 2020 !

One Voice face à l’État pour un nouvel arrêté delphinarium, c’est le 17 septembre 2020 !
11.09.2020
France
One Voice face à l’État pour un nouvel arrêté delphinarium, c’est le 17 septembre 2020 !
Exploitation pour le spectacle

Depuis notre requête pour faute, adjointe de 500 000 euros de dommages, déposée en novembre 2018 au Conseil d’État après mise en demeure de l’État, nous étions en attente d’une date d’audience. Celle-ci est enfin prévue ! Notre demande de publication d’un nouvel arrêté identique sur le fond à celui de 2017, annulé pour vice de procédure, qui interdisait la reproduction en captivité ainsi que les échanges et importations de nouveaux cétacés, va enfin être jugée. Depuis le début de l’année, trois dauphins sont morts dans les bassins, dont deux juste après leur naissance !
L’audience aura lieu à Paris, métro Palais Royal au Conseil d’État, le 9 juillet prochain à 9h.

Communiqué publié la première fois le 06 juillet 2020

Depuis notre requête pour faute, adjointe de 500 000 euros de dommages, déposée en novembre 2018 au Conseil d’État après mise en demeure de l’État, nous étions en attente d’une date d’audience. Celle-ci a enfin été prévue en juillet, puis repoussée, et re-fixée en septembre ! Notre demande de publication d’un nouvel arrêté identique sur le fond à celui de 2017, annulé pour vice de procédure, qui interdisait la reproduction en captivité ainsi que les échanges et importations de nouveaux cétacés, va enfin être jugée. Depuis le début de l’année, trois dauphins sont morts dans les bassins, dont deux juste après leur naissance !

Depuis cette annulation, les delphinariums français sont donc régis par une réglementation totalement obsolète datant de 1981 ! Il est plus que temps de (re)mettre à jour l’arrêté concerné au regard des connaissances scientifiques internationales et du droit des animaux en France, qui ont bien changé en trente-neuf ans.

Le ministère de la Transition écologique et solidaire, dans son mémoire en défense d’octobre 2019, avait répondu en évoquant les annonces ministérielles de novembre 2019 qui n’ont, de fait, jamais été traduites dans les faits. Comme quoi les grandes et interminables tables rondes organisées au ministère, auxquelles One Voice a pris part, n’auront servi à rien, tant les changements de ministres auront été nombreux depuis. Une seule chose a continué : la souffrance de ces animaux extrêmement intelligents et sociaux, condamnés à tourner en rond jusqu’à ce que mort s’ensuive dans ces lieux qui leur retirent tout goût de vivre.

Nous ne nous satisferons pas d’un arrêté ministériel listant les améliorations des conditions de détention, qui laisserait perdurer la reproduction en captivité et les échanges de cétacés entre parcs. Cet enfer doit cesser, et ces mesures doivent y figurer.

En effet, les décès ne cessent de se succéder dans les bassins français. Après Aïcko, Valentin, Freya et bien d’autres au fil des ans, sur les quatre delphineaux nés cette année, deux ont perdu la vie : le nouveau-né de Lotty, au Marineland d’Antibes, est mort le jour même de sa naissance, et sa mère l’a rejoint deux mois plus tard. Le delphineau d’Amtan, né le 8 juin et décédé le 16 à Planète Sauvage, n’aura vécu qu’une semaine, preuve supplémentaire s’il en fallait une, que ces lieux ne sont pas faits pour les cétacés, et que la reproduction en captivité est une absurdité.

Mais ce que le Conseil d’État va juger est notre requête pour faute de l’État : à partir du moment où ce dernier a reconnu que les orques et dauphins souffraient, pourquoi n’a-t-il pas pris un nouvel arrêté ? Les 500 000 euros de dommages que nous lui réclamons seront entièrement consacrés à la création d’un sanctuaire marin pour accueillir les individus captifs des delphinariums.

Pour les oiseaux, nous assignons le ministère de l’Écologie devant le Conseil d’État

Pour les oiseaux, nous assignons le ministère de l’Écologie devant le Conseil d’État

Pour les oiseaux, nous assignons le ministère de l’Écologie devant le Conseil d’État
11.09.2020
Pour les oiseaux, nous assignons le ministère de l’Écologie devant le Conseil d’État
Animaux sauvages

Les alouettes des champs, les vanneaux, les pluviers dorés, les grives et les merles noirs se retrouvent pris dans les mailles des tractations entre les chasseurs et le ministère de l’Écologie. Pour les défendre, après nos victoires sur la chasse à la glu et la chasse aux tourterelles des bois, nous assignons le ministère devant le Conseil d’État en référé. Audience mercredi 16 septembre 2020 à 10 heures.

Six arrêtés ont été adoptés le 27 juillet dernier par le ministère de l’Écologie mais n’ont été publiés qu’hier, mercredi 2 septembre. Nous avons aussitôt assigné le ministère devant le Conseil d’État en référé. Ces arrêtés intolérables, parfaitement contraires à la directive « oiseaux » de la Commission européenne, autorisent des méthodes de chasse avec des filets et visent directement les alouettes des champs, les vanneaux, les pluviers dorés, les grives et les merles noirs. Les oiseaux de nos campagnes représentent pourtant une véritable richesse pour la biodiversité ! Hélas, leur survie bat sérieusement de l’aile.

Chassés à tir par les chasseurs, ces oiseaux sont aussi menacés de disparition par la disparition de leur habitat naturel et par les épandages de pesticides – qui les empoisonnent et les affament en tuant les insectes dont ils se nourrissent.

 

Pour les alouettes des champs, les vanneaux, les pluviers dorés, les grives et les merles noirs visés par les 6 arrêtés « chasses traditionnelles » @Ecologie_Gouv publiés ce 2.09, nous déposons un recours au @Conseil_Etat! Ça suffit. #LaFranceTueSesOiseaux #LaChasseUnProblèmeMortel pic.twitter.com/ldOWHn9GNf

— One Voice (@onevoiceanimal) September 2, 2020

Le supplice des filets pour les oiseaux de nos campagnes

Doivent-ils également subir le supplice des filets ? Incapables de distinguer les mailles du piège, ils s’y débattent, s’y brisent les membres et parfois en meurent. Les traditions de chasse barbares sont tenaces mais nous le sommes aussi ! À la suite de nos actions, la chasse à la glu a enfin été suspendue cette année, de même que la chasse des tourterelles des bois. Mais le combat continue.

La France devant la Cour de justice de l’Union européenne ?

En juillet dernier, la Commission européenne a adressé un avis à la France pour que notre pays se mette en conformité avec la directive « oiseaux » – directive qui stipule clairement que les filets et les pièges pour les alouettes sont interdits. Si la France ne prend pas très rapidement les mesures nécessaires pour mettre ces pratiques de chasse et de capture en conformité avec le droit de l’Union, la Commission pourrait décider de saisir la Cour de justice de l’Union européenne. Nous posons la question : faut-il vraiment en arriver là ?

Voici les six arrêtés pour lesquels nous demandons une suspension en référé :

  1. L’arrêté du 27 juillet 2020 relatif à la capture de l’alouette des champs (Alauda arvensis) au moyen de pantes dans le département de la Gironde pour la campagne 2020-2021.
  2. L’arrêté du 27 juillet 2020 relatif à la capture de l’alouette des champs (Alauda arvensis) au moyen de pantes et de matoles dans le département du Lot-et-Garonne pour la campagne 2020-2021.
  3. L’arrêté du 27 juillet 2020 relatif à la capture des vanneaux et des pluviers dorés dans le département des Ardennes pour la campagne 2020-2021.
  4. L’arrêté du 27 juillet 2020 relatif à la tenderie aux grives ou aux merles noirs dans le département des Ardennes pour la campagne 2020-2021.
  5. L’arrêté du 27 juillet 2020 relatif à la capture de l’alouette des champs (Alauda arvensis) au moyen de pantes et de matoles dans le département des Landes pour la campagne 2020-2021
  6. L’arrêté du 27 juillet 2020 relatif à la capture de l’alouette des champs (Alauda arvensis) au moyen de pantes dans le département des Pyrénées-Atlantiques pour la campagne 2020-2021.

L’audience aura lieu mercredi 16 septembre 2020 à 10 heures.

Une procédure d’urgence pour sauver les chiens et les ânes de Richard Mandral

Une procédure d’urgence pour sauver les chiens et les ânes de Richard Mandral

Une procédure d’urgence pour sauver les chiens et les ânes de Richard Mandral
07.09.2020
Dordogne
Une procédure d’urgence pour sauver les chiens et les ânes de Richard Mandral
Animaux familiers

Pour sauver les chiens toujours détenus en Dordogne, nous lançons une procédure d’urgence contre le refus du préfet de procéder au retrait conservatoire des animaux détenus. Rendez-vous à Bordeaux le 10 septembre pour une audience très attendue !

Il appartiendra donc désormais au Conseil d’Etat de se prononcer sur cette répartition des compétences.

Comment une telle situation peut-elle perdurer ? Nos photos et vidéos mettent clairement en évidence la souffrance des chiens et des ânes. Pourtant, le préfet persiste à tolérer cette horreur !

Il n’a pas répondu dans les délais requis à notre demande de retrait conservatoire des animaux. Selon lui, le seul problème serait le sureffectif ! Pourquoi ? Parce que ce ne sont « que » des chiens de chasse à ses yeux ?

Pourtant, si ce n’est pour ceux encore détenus, l’état des chiens que nous avons réussi à sortir est sans appel. Les vétérinaires concluent au manque de soins, aux blessures et traumatismes physiques et mentaux qui en découlent. Certains seraient probablement morts sans notre intervention !

Quant à ceux qui sont encore enfermés, Richard Mandral, qui se rit des autorités : « C’est des bons à rien […] je les promène comme je veux », continue à les faire se reproduire. En dépit du bon sens, en dépit de l’éthique, en dépit de son incapacité à prodiguer les soins nécessaires à ceux qu’il détient déjà.

La réponse publique du préfet à la suite de l’annonce de notre recours confirme qu’il ne mesure ni la gravité ni l’urgence de la situation. Et concernant les amendes journalières dont il semble s’auto-congratuler, voici ce que Richard Mandral en dit : « Ils m’ont mis une astreinte journalière de 20 euros par jour. Ah mais je paye pas ! »

Encore plus surréaliste, dans un communiqué récent, la préfecture acte que Richard Mandral est mis en demeure de diminuer ses effectifs de 110 à 45 et qu’il est incapable de maîtriser la fécondité de ses chiens. Également que des contrôles réguliers sont effectués – mais qui, étonnamment, ne constatent que ce problème d’effectif… Quant aux pauvres ânes, un procès-verbal pour non-respect de mise en demeure a été dressé et une procédure d’exécution d’office est en cours.

Autrement dit, rien de concret n’a encore été fait, les papiers s’accumulent, Richard Mandral ne fait rien et les animaux continuent à souffrir et se multiplier. Jusqu’à quand ? Qu’il soit trop tard pour combien d’entre eux ?

C’est maintenant au juge des référés de rendre sa décision. L’audience aura lieu le 10 septembre à 9h au tribunal administratif de Bordeaux.

Quoi qu’il arrive, nous continuerons à nous battre, jusqu’aux plus hautes instances de l’État si besoin, pour que justice soit faite et que chiens et ânes soient placés en sécurité !