Éleveuse indigne, non à la récidive (1er acte) !

Éleveuse indigne, non à la récidive (1er acte) !

Éleveuse indigne, non à la récidive (1er acte) !
28.09.2020
France
Éleveuse indigne, non à la récidive (1er acte) !
Animaux familiers

Sud de la France… Des supérettes familiales de chats et de chiens proposent à la vente, en toute illégalité à force de conditions sanitaires ignobles, des animaux, appartenant à des espèces choisies et à la mode. Bien que condamnées, elles s’entêtent ! Audience à Bordeaux le 30 septembre 2020 à 14h.

L’audience a été renvoyée au 26 janvier prochain.

L’urgence s’imposait : nous étions en 2014, et l’élevage de Mme Marie-France Auchier, près de Bergerac en Dordogne, faisait l’objet d’une première saisie par la Cellule Zoé de One Voice, assistée par la gendarmerie. 181 animaux avaient été libérés, les chiens et la plupart des chats ayant ensuite trouvé une famille d’accueil. Son activité menacée, Mme Auchier a recelé ses « stocks » dans l’élevage de Mme Guerra situé dans le Lot-et-Garonne voisin, assistée d’un vétérinaire complaisant, voire complice. Nouvelles saisies, simultanées, prise en charge vétérinaire et transport des rescapés vers nos refuges partenaires. En dépit d’une interdiction préfectorale d’exercer prononcée en 2013, Mme Auchier avait délibérément poursuivi son activité, ce qui avait donné lieu à un nouveau procès en juillet 2018.

Aujourd’hui, elle persiste et signe

Voilà que cette dame réitère en faisant appel de sa condamnation prononcée en 2018 (un an de prison avec sursis, cinq ans d’interdiction d’exercer et saisie de tous ses animaux au profit de One Voice. Le vétérinaire fut quant à lui condamné à deux mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende). La récidiviste, a-t-elle donc le diable au corps qu’elle s’obstine dans des procédures censées, nous en sommes persuadés, lui donner le droit de faire n’importe quoi avec les animaux ?… Nous serons présents pour lui dire basta ce 30 septembre 2020 à 14 heures à la cour d’appel de Bordeaux !

Chiens et chats, biens de consommation que l’on peut malmener ? Comme nous, dites non ! #AnimaleriesjeRefuge

Jon, Hannah, Céleste, Patty et Marli vont de mieux en mieux !

Jon, Hannah, Céleste, Patty et Marli vont de mieux en mieux !

Jon, Hannah, Céleste, Patty et Marli vont de mieux en mieux !
25.09.2020
Loire
Jon, Hannah, Céleste, Patty et Marli vont de mieux en mieux !
Exploitation pour le spectacle

Les cinq lions faméliques que nous avons sauvés d’un cirque en début d’été ont bien changé ! Nourris, soignés, ils se métamorphosent de jour en jour. Malheureusement, les maltraitances passées ont laissé des marques et des blessures indélébiles, les empêchant de pouvoir un jour s’adapter à la vie sauvage. À défaut, nous leur préparons une retraite paisible dans un sanctuaire en Toscane.

Depuis notre sauvetage du lion Jon et de ses quatre compagnes du cirque qui les martyrisait, les cinq fauves découvrent ce à quoi peut ressembler une existence qui ne soit pas torture.

Premiers soins

Malgré leurs séquelles physiques et psychiques lourdes, les premiers soins qu’ils ont reçus ont permis de traiter les urgences et d’apaiser leurs souffrances. Jon n’est plus en danger depuis les opérations de sa queue et de ses dents à vif. Nous attendons la prochaine intervention et la pose, par un spécialiste, de prothèses en chrome-cobalt pour remplacer ses deux crocs manquants. Des bilans de santé complets des quatre lionnes ont également été effectués. Pour l’occasion, Hannah, Céleste, Patty et Marli ont été anesthésiées. Des échographies ont permis de s’assurer qu’aucune d’entre elles n’était gestante. Mais les auscultations ont confirmé leur état dramatique : corps couvert de plaies et de cicatrices, dentition extrêmement abîmée. La pointe de la queue blessée de Céleste a pu être traitée mais malheureusement ses pattes avant dégriffées sont condamnées à le rester. De leur côté, Marli et Patty sont, comme Jon, dans l’attente d’une intervention pour soigner chacune un croc ravagé par les caries. Et Patty aura besoin d’examens plus approfondis pour trouver la cause de sa fragilité au niveau des hanches et de l’arrière-train.

Convalescence et rapprochement

En attendant, les cinq rescapés mènent une existence paisible et douce chez notre partenaire Tonga Terre d’Accueil. Ils ont besoin de temps pour se reconstruire. Mais ils ne l’ont pas perdu pour manger à leur faim et atteindre leur poids de forme ! Quelle joie de les voir, repus, le pelage brillant, étendus sur la terre, respirant l’odeur de l’herbe… Les lionnes s’avèrent particulièrement joueuses, Céleste notamment qui s’est déjà amusée à démonter complètement son auge. Pendant ce temps, dans l’enclos voisin, Jon adore somnoler au soleil, comme il le ferait dans la nature. Mais les appels d’Hannah dans sa direction le réveillent souvent ! Nous avons donc entrepris d’entamer les rapprochements entre le mâle et ses compagnes, le 21 septembre dernier, en commençant par Hannah puisqu’elle semblait la plus pressée. La rencontre a cependant été furtive : si Jon a fait preuve de beaucoup de courtoisie, la dame s’est – contre toute attente – montrée réticente… Un mystère dont seuls les deux félins connaissent, sans doute, la raison ! Mais si l’expérience n’était pas concluante pour cette première fois, cela ne présage pas de l’issue des prochaines tentatives. Nous irons à leur rythme et selon leurs désirs.

L’horizon de la Toscane

Tandis que les grands convalescents continuent d’apprendre à goûter les bonheurs simples de la vie et reprennent des forces, nous préparons leur futur transfert en Toscane avec deux partenaires : la LAV et la Born Free Foundation. Puisque, privés de griffes et brisés, Jon, Hannah, Céleste, Patty et Marli ne pourront plus jamais s’adapter à la vie sauvage, nous allons leur aménager un vaste enclos entouré de verdure, au sein du sanctuaire de Semproniano, afin de leur offrir un avenir le plus radieux possible.

Expérimentation animale : mettons fin aux souffrances des chiens myopathes !

Expérimentation animale : mettons fin aux souffrances des chiens myopathes !

Expérimentation animale : mettons fin aux souffrances des chiens myopathes !
23.09.2020
France
Expérimentation animale : mettons fin aux souffrances des chiens myopathes !
Expérimentation animale

Trois établissements français détiennent encore des chiens myopathes pour l’expérimentation animale. Ainsi, des éleveurs font délibérément naître des individus malades qui endurent des souffrances atroces tout au long de leur vie, plutôt que d’encourager le recours aux méthodes alternatives. Réclamons la fin du supplice de ces victimes en écrivant massivement à la ministre de ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation !

La recherche a bon dos. En son nom, on « produit » à la chaîne et de façon intentionnelle des chiens atteints de myopathie pour étudier la maladie et ses conséquences. Ainsi, trois structures françaises détiennent des cobayes à qui l’on a inoculé volontairement cette terrible affection : le Centre d’Élevage du Domaine des Souches (CEDS), à Mézilles en Bourgogne ; l’école vétérinaire de Maisons-Alfort ; et le Centre d’Élevage ONIRIS, à Nantes.

Aussitôt nés, les chiots connaissent les premiers symptômes de la dystrophie musculaire de Duchenne: handicaps moteurs et respiratoires, incapacité déjà pour certains à s’alimenter, douleurs atroces. Au cours de leur existence qui s’apparente à une longue agonie, les individus sont enfermés dans les cellules lugubres des laboratoires. Les scientifiques les y observent, prennent des notes sur les étapes de leur dégradation, font subir à certains une batterie de tests, tentent des protocoles et … ne leur apportent aucun soulagement.

Le but officiel : mieux connaître la myopathie et peut-être un jour parvenir à la soigner. Sauf que les expériences obsolètes sur le modèle animal ont surtout prouvé leurs limites, et que ces chiens martyrs sont sacrifiés pour rien, par « habitude »… pour faire perdurer des pratiques sans éthique d’un autre âge au lieu de se tourner vers les méthodes alternatives.

Nous ne pouvons fermer les yeux sur cette abomination. Aux États-Unis, l’école vétérinaire Texas A&M a fait le choix l’an passé d’y renoncer, après plus de trente ans d’échecs à développer un traitement efficace contre la myopathie. En parallèle, des chercheurs de l’Université de Chicago ont analysé des millions de données de patients et mis au point une carte génétique unique susceptible d’offrir un espoir pour les malades.

Nous demandons à notre ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de mettre fin à l’élevage de chiens myopathes pour la recherche. La France doit résolument se tourner vers l’avenir et mettre un terme à ces souffrances créées de toutes pièces, aussi horribles que dépourvues d’utilité scientifique.

Avec nous, joignez vos voix à la nôtre en envoyant un courrier. Nous comptons sur vos nombreuses signatures !

En France, on ne peut plus coller les oiseaux, mais les pendre et les écraser, oui

En France, on ne peut plus coller les oiseaux, mais les pendre et les écraser, oui

En France, on ne peut plus coller les oiseaux, mais les pendre et les écraser, oui
22.09.2020
France
En France, on ne peut plus coller les oiseaux, mais les pendre et les écraser, oui
Animaux sauvages

Les six arrêtés concernant les « chasses traditionnelles » (autres que la glu) n’ont pas été suspendus en urgence par le Conseil d’État. Une bien triste décision pour la nature et les oiseaux. Mais nous continuerons à les défendre, quoi qu’il arrive ! Nous déposons plainte au niveau européen.

Un massacre en règle

Les six arrêtés que nous avons attaqués devant le Conseil d’État concernant les « chasses traditionnelles » de petits oiseaux : alouettes des champs, vanneaux, pluviers, grives…, ont de respectables noms pour évoquer des méthodes de piégeage et de chasse particulièrement sadiques et douloureuses, puisqu’il s’agit de procédés mécaniques les attirant avec des baies pour mieux les pendre ou les écraser sous une pierre…. Tenderies, matoles, tendelles, pantes sont autant de noms chantants qui semblent sentir le pin et la lavande, et qui cachent une réalité bien moins poétique : celle d’os brisés, d’hémorragies internes, de spasmes, de battements d’ailes désespérés à la recherche d’un filet d’air, d’agonie et de totale détresse.

Une vaste farce qui donne lieu à des milliers de morts

Notre recours visait une suspension des arrêtés ministériels, permettant ainsi d’épargner un maximum d’oiseaux. L’État attend-il que ces types de chasses disparaissent « naturellement » quand il n’y aura plus d’oiseaux ? Combien d’entre eux, y compris en déclin, devront encore périr dans d’atroces souffrances dans le seul but que des chasseurs assouvissent leur plaisir sadique de les faire agoniser ? Quel est le rôle de ces mêmes chasseurs dans la « régulation » des espèces quand ils piègent et tuent les vanneaux et pluviers dorés dont l’espèce est en tel danger ?

Quelle justification pour ces pièges qui tuent les oiseaux par pendaison ? Qui les écrasent sous de lourdes pierres ? Qui les attrapent dans les mailles des filets ?

Le combat n’est pas terminé !

Nous venons d’apprendre que tous les arrêtés sur les chasses traditionnelles étaient maintenus. Il n’y aura pas de suspension en urgence. On attend désormais la décision au fond. Une question demeure : y aura-t-il un bis repetita ? Est-ce que pour les pantes, matoles et tenderies, le Conseil d’État fera, comme en 2019 à la suite de notre requête, appel à la Cour de Justice de l’Union Européenne, en renvoyant cela en question préjudicielle ? Lors de cette même audience, nous avions découvert que la Fédération nationale des chasseurs avait attaqué le quota porté à zéro par Barbara Pompili pour la chasse à la glu pour la saison 2020-21. Pour le coup, il y a de quoi se réjouir un peu : il n’y aura bel et bien pas d’oiseaux collés sur des branches cette année ! Le Conseil d’État a rejeté leur recours.

L’an dernier et déjà avant, en 2018 nous avions attaqué ces arrêtés. Nous avons gagné contre la glu ; pour les autres nous recommencerons aussi longtemps que nécessaire.

Et sans attendre la décision au fond, nous déposons plainte auprès de l’Europe pour faire interdire les chasses traditionnelles en France.

Fourrure en France : la Fur Free Alliance hausse le ton !

Fourrure en France : la Fur Free Alliance hausse le ton !

Fourrure en France : la Fur Free Alliance hausse le ton !
21.09.2020
France
Fourrure en France : la Fur Free Alliance hausse le ton !
Exploitation pour la Mode

La FFA (Fur Free Alliance), coalition internationale contre la fourrure dont nous sommes les représentants en France, a suivi nos récentes enquêtes sur les élevages d’animaux à fourrure. Aujourd’hui, la coupe est pleine. Elle appelle l’ensemble de ses associations membres à réagir pour faire pression sur notre gouvernement. Et nous aider à obtenir la fermeture des quatre derniers établissements de notre pays avant la fin de l’année.

À la suite de nos récentes enquêtes sur les dernières fermes à fourrure françaises, la Fur Free Alliance s’insurge. Cette coalition internationale de plus de 50 organisations et dont nous sommes les représentants dans notre pays, incite ses membres à faire pression sur notre gouvernement pour le forcer à faire fermer les établissements sévissant encore sur notre territoire et promulguer une interdiction totale de tout élevage d’animaux à fourrure. Elle se montre révoltée par nos images de 2017, 2019 et août 2020 qui ont «révélé des exemples choquants de souffrance animale, notamment des visons souffrant de blessures physiques gardés dans des conditions épouvantables et affichant un comportement stéréotypé, ce qui est profondément angoissant à voir.»

Risques de zoonoses

Outre l’exploitation cruelle et inutile des animaux pour la mode, la FFA dénonce également le risque de zoonoses engendré par ces élevages et mis en évidence par la pandémie actuelle. Elle souligne que «À ce jour, plus de 2 millions d’animaux ont été abattus dans plus de soixante élevages de visons aux Pays-Bas, au Danemark, en Espagne et aux États-Unis à la suite de la détection du SRAS-CoV-2 parmi la population de visons. Selon des recherches scientifiques menées aux Pays-Bas et au Danemark, il existe des preuves solides que le virus a été transmis du vison à l’humain.»

Rejoignez-nous !

À l’heure où un nombre croissant de pays européens prennent des mesures drastiques afin d’interdire la production de fourrure pour des raisons éthiques et de bien-être animal, où l’on connaît les dommages environnementaux provoqués par ces fermes polluantes, où l’on découvre leur danger sanitaire potentiel, où de plus en plus de marques renoncent à l’utilisation de la fourrure dans leurs collections et où 77 % du public français la rejette… qu’attendent nos dirigeants ? Depuis nos premières investigations, notre combat a porté ses fruits. En quatre ans, les usines de l’horreur sont passées de onze à quatre ! Mais c’est encore quatre de trop ! Ne désarmons pas, joignez vos voix à la nôtre et celle de la FFA pour faire fermer les derniers élevages de visons de notre pays en soutenant notre campagne :

Signez la pétition sur stop-fourrure.fr

Organisations partenaires de One Voice, membres de la Fur Free Alliance participant à l’opération:

ACTAsia
Anima
Animal
Bont voor Dieren
Born Free USA
Deutscher Tierschutzbund e.V.
Djurens Rätt
Dzīvnieku brīvība
EVA BiH
Gaïa
HSI
Humánny pokrok
Java
NOAH
Respect for animals
Tu Abrigo Su Vida
UAnimals
VeGaia
Vier Pfoten
Voices For Animals

Flogas Sunset Cruise, mort en plein galop

Flogas Sunset Cruise, mort en plein galop

Flogas Sunset Cruise, mort en plein galop
19.09.2020
France
Flogas Sunset Cruise, mort en plein galop
Exploitation pour le spectacle

Cravaché et talonné, ce cheval « de » compétition a été victime de la frénésie de son cavalier. Alors qu’il montrait tous les signes d’épuisement, il a dû obéir à celui qui le chevauchait et galoper… jusqu’à la mort. Rendez-vous au tribunal de grande instance de Grasse, le 23 septembre 2020 à 8h30.

Image : capture d’écran YouTube

Il s’appelait Flogas Sunset Cruise… Un cheval flamboyant, comme un coucher de soleil. Hélas, son prénom ne lui a pas porté chance. Il s’est couché, définitivement, après avoir tout donné. C’était le 10 octobre 2016, lors d’une séance de travail à l’hippodrome de Cagnes-sur-Mer. Il n’avait que dix ans.

Poussé à bout

À l’époque, ce drame avait défrayé la chronique. Bien sûr, en plein effort, le jeune étalon n’était pas mort de sa belle mort. Il s’est effondré d’épuisement. Flogas Sunset Cruise n’était pas un cheval entraîné pour la course mais pour le saut d’obstacles. Or, de nombreux témoins ont attesté qu’ils avaient vu son cavalier irlandais, Kevin Thornton, le pousser au grand galop bien trop longtemps et au-delà de ses limites. Pire, plusieurs ont déclaré que l’homme lui avait assené de multiples coups de talon et de cravache alors qu’il montrait des signes évidents de harassement. L’un des principaux observateurs a souligné qu’à l’évidence, Flogas Sunset Cruise était à bout lorsqu’il s’est affaissé sur ses pattes postérieures. D’après ses dires, Kevin Thornton aurait continué à le frapper sur la croupe pour le forcer à se redresser. Mais le cheval hennissait à mort, puis s’est écroulé… Après quelques râles d’agonie, Flogas Sunset Cruise a succombé. Il était 17 h.

Maltraitance avérée

Le tribunal de la Fédération équestre internationale (FEI) s’est aussitôt saisi de l’affaire. Après plusieurs longs mois d’enquête, il a rendu son verdict en juin 2017, jugeant que Kevin Thornton « avait été au-delà de ce qui est considéré comme une conduite acceptable envers un cheval » et que « même si le cheval avait survécu, une accusation pour maltraitance du cheval aurait quand même été ouverte par la FEI ». Le cavalier s’est alors vu condamner à une amende de 10 000 CHF et quatre mois de suspension. Une sanction jugée trop légère par la secrétaire générale de FEI qui avait requis, quant à elle, deux ans de mise à pied.

Renvoi devant le tribunal correctionnel

Depuis, de l’eau est passée sous les ponts. Mais de notre côté, nous n’avons jamais oublié cette horrible tragédie. L’information judiciaire a largement démontré que les faits reprochés à Kevin Thornton étaient établis et que la preuve de sévices graves dans le but de provoquer la souffrance avait été apportée. C’est pourquoi nous nous sommes constitués partie civile pour que le renvoi du cavalier irlandais devant le tribunal correctionnel soit ordonné. C’est chose faite. L’audience aura lieu devant le tribunal de grande instance de Grasse, ce 23 septembre. Et nous comptons bien obtenir une condamnation exemplaire… En mémoire de Flogas Sunset Cruise, dont la flamme s’est éteinte bien trop tôt…

Arrêté delphinarium au Conseil d’État : un rapporteur hors sujet

Arrêté delphinarium au Conseil d’État : un rapporteur hors sujet

Arrêté delphinarium au Conseil d’État : un rapporteur hors sujet
18.09.2020
France
Arrêté delphinarium au Conseil d’État : un rapporteur hors sujet
Exploitation pour le spectacle

Le rapporteur public a fait un hors sujet complet sur notre mémoire et notre requête lors de l’audience au Conseil d’État le 17 septembre dernier portant sur ce que nous considérons comme une faute de l’État de ne pas avoir publié de nouvel arrêté similaire à celui de 2017 sur les delphinariums. Nous faisons une note en délibéré.En plus de cela, il se permet de faire des sous-entendus douteux sur ce que nous ferions des dommages et intérêts. Pourtant le ministère de la Transition écologique lui-même ne semblait pas opposé à nos demandes…

Le hors sujet de celui qui est censé éclairer le Conseil d’État

La demande de notre association portait sur la mesure de l’arrêté de 2017, d’interdiction de la reproduction et de la détention de tout nouveau spécimen de cétacés dans les parcs français :

«Pour assurer la protection des espèces, améliorer le bien-être et supprimer la souffrance animale, la détention en captivité de spécimens de cétacés est interdite, à l’exception des spécimens de l’espèce Orcinus orca et de l’espèce Tursiops truncatus régulièrement détenus à la date d’entrée en vigueur du présent arrêté au sein d’établissements dûment autorisés sur le territoire national.»

Sur ce point, le rapporteur n’a manifestement rien compris au sujet ! Il dit que nous ne faisons pas la démonstration que l’arrêté de 1981 n’est pas bon. On a envie de lui répondre : « Évidemment ! » Nous ne tenons pas compte de cet arrêté-là, étant donné qu’il fixe des règles sur la captivité, que nous contestons ici.
Si des mesurettes cosmétiques peuvent en satisfaire certains, ce n’est pas notre cas, car ça ne changera rien à la racine du mal !

Ce qui est essentiel, c’est que la captivité prenne fin. Et ça ce n’était évidemment pas dans l’arrêté de 1981.

La démonstration que la captivité est une maltraitance en soi

Nous avons fait la démonstration que c’est en tant que telle, que la captivité est maltraitante pour les dauphins et les orques. Là-dessus, nous avons décliné sur plus de quarante pages en tout, de nombreux arguments étayés de pièces annexées au dossier, comme le fait que la captivité porte atteinte à la biodiversité, que les cétacés sont des personnes non humaines. Nous avons aussi produit des attestations de biologistes experts internationaux des cétacés qui démontraient que la captivité est contraire à leur bien-être.

Le rapporteur public indépendant mais pas neutre…

Normalement, le rapporteur public est un conseiller au Conseil d’État qui fait une présentation,  rapporte les arguments des uns et des autres, et conseille les juges. Pourquoi n’a-t-il pas présenté les deux parties ? Pourquoi n’a-t-il pas dit que le ministère ne s’est jamais opposé à nos demandes et a reconnu implicitement leur bien-fondé en déclarant :

«Malgré le retard pris, la volonté d’adopter de telles mesures s’agissant notamment des cétacés demeure entière et les travaux seront repris dès que possible.»

Son hors sujet nous laissait penser à un malentendu, une incompréhension de l’enjeu du dossier. Était-ce du désintérêt pour la cause animale ou pire, un parti pris contre ?

Notre probité remise en question, des propos d’une extrême gravité !

À son sous-entendu douteux et déplacé, sa « remarque tout à fait gratuite » (sic), nous opposons la nôtre ! Les comptes de l’association sont certifiés et l’affectation des dons, contrôlée.

La France laisse actuellement se reproduire et naître de petits dauphins en captivité alors que cela avait pris fin il y a trois ans !
One Voice est membre fondateur d’une coalition dont l’objet est notamment d’étudier des solutions de sanctuaires pour accueillir les dauphins et les orques actuellement captifs. Un sanctuaire marin coûte plus de dix millions d’euros à construire. Autrement dit, la somme demandée représente 5 % de ce montant ou l’équivalent d’un an de coûts de fonctionnement. Des dommages et intérêts de 500 000 euros semblent bien peu d’argent pour les dauphins et les orques victimes de préjudices irréversibles !

Nouvelle enquête : hurlements en musique pour les lapins angoras de France

Nouvelle enquête : hurlements en musique pour les lapins angoras de France

Nouvelle enquête : hurlements en musique pour les lapins angoras de France
14.09.2020
France
Nouvelle enquête : hurlements en musique pour les lapins angoras de France
Exploitation pour la Mode

Une fois de plus, nous sommes obligés de publier des images révoltantes pour dénoncer la violence de l’élevage et de l’exploitation des lapins angoras. En 2020, la méthode usuelle pour récolter leur « laine » est toujours de les attacher par les pattes à une planche, les étirer pour qu’ils ne puissent plus bouger, et leur arracher la quasi-intégralité des poils par poignées. Nous avons déposé plainte auprès de la Cour européenne de justice, à la suite de la décision du Conseil d’État de maintenir cette méthode.

Après avoir entendu les cris stridents des lapins se faire épiler à vif lors de notre première enquête sous infiltration en 2016, après les images révélées en 2018 et celles de cette année, on ne peut que s’indigner une fois de plus de l’aveuglement et du silence assourdissant de nos autorités. Lors de notre recours devant le Conseil d’État, les services du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation avaient assuré que le processus de la « dépilation » était non invasif. Ils avaient maintenu la légalité de celui-ci, se basant sur les conclusions d’un rapport de l’INRA qui s’est avéré n’avoir jamais existé !

Une plainte auprès de l’Europe

Parallèlement à de multiples actions menées auprès du public avec notre partenaire PETA France, nous avons décidé de porter plainte auprès de l’Europe, car cela ne peut plus durer. Les cris glaçants de ces lapins à qui l’on arrache les poils sans anesthésie plusieurs fois par an, parfois en leur arrachant des lambeaux de peau, ça suffit !

 

Action de @PETA_France et @onevoiceanimal devant American Vintage pour dénoncer l’utilisation des lapins angora ? dans l’industrie textile. pic.twitter.com/8dkj9sa4Eq

— D Anthony (@AnthonyDepe) October 2, 2019

 

Notre nouvelle enquête renforce notre détermination à sauver ces lapins

Les lapins se débattent à qui mieux mieux, tentant de toutes leurs forces de s’arracher aux liens qui les enserrent. Et quand l’éleveur reprend l’arrachage, ils hurlent tant la terreur et la douleur de l’épilation sont une torture. Dans la nature, les lapins sont des êtres qui n’utilisent leur voix que très exceptionnellement : dans des circonstances de grand danger.

Dans ces lieux de supplice, la plupart des animaux exploités sont des lapines. Les mâles, eux, sont tués peu après leur naissance, car moins étoffés en poils. Seuls sont gardés les plus rentables financièrement parlant, en fonction de la masse de leurs poils, pour la reproduction. Environ 170 lapines sont enfermées à vie dans les clapiers de cet éleveur bien connu, épilées ainsi plusieurs fois par an et tout au long de leur existence, souvent devant le chien de l’éleveur et parfois leurs congénères… Lors de notre infiltration, nous avions même découvert, comble de l’horreur, qu’il vendait les malades à des laboratoires d’expérimentation animale.

Soutenez notre action auprès de la Cour européenne de justice en signant notre pétition !

Épilation des lapins angoras : le combat continue devant les institutions européennes

Épilation des lapins angoras : le combat continue devant les institutions européennes

Épilation des lapins angoras : le combat continue devant les institutions européennes
14.09.2020
Europe
Épilation des lapins angoras : le combat continue devant les institutions européennes
Exploitation pour la Mode

Nous nous battons depuis 2016 pour que cesse l’épilation des lapins angoras. L’an dernier, le Conseil d’État a rejeté notre recours malgré la révélation de nouvelles images. La France étant sourde, nous nous adressons maintenant à l’Europe.

Une épilation barbare

À la suite de notre enquête en infiltration de 2016, nous vous dévoilions l’épilation des lapins angoras. Attachés à une table par les quatre pattes, c’est souvent sous les yeux de leurs congénères, que leurs poils, et parfois même leur peau, sont arrachés à la main à toute allure. Avant cette torture leur serait administré du lagodendron une plante (qui ne fait l’objet d’aucune autorisation de mise sur le marché) favorisant la récolte des poils, mais sans empêcher la douleur. Passons sur leurs conditions de vie misérables. Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’époque s’était caché derrière un rapport de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) arguant qu’il ne s’agissait pas de maltraitance. Nous avions souhaité accéder à ce rapport qui s’avère n’avoir jamais existé ! En 2018, les images que nous avons révélées montraient que rien n’avait changé depuis notre première enquête. Cet été, les images que nous divulguons ne font pas exception, au grand dam des lapins.

Nous ne lâchons rien

En juin 2019, le Conseil d’État a rejeté notre recours car cette pratique n’était apparemment pas source de souffrances. De qui se moque-t-on ? Cette institution n’aurait-elle pas mis le son de nos vidéos où les cris de douleur et de terreur glacent le sang ?

Nous vous avions annoncé porter plainte contre la France auprès de l’Europe. C’est chose faite ! Nous nous battrons pour faire respecter le bien-être animal dans cette filière qui semble échapper à la législation. Quand en finira-t-on avec cette pratique barbare d’un autre siècle ? Quand l’industrie textile cessera-t-elle d’utiliser des matières issues de la souffrance animale ? Quand prendra-t-on enfin en compte la sensibilité de ces êtres vivants ? Les Français ne se sont-ils pas prononcés en faveur du respect des animaux ? En attendant que justice se fasse, continuez à signer notre pétition et à la partager. Outre l’interdiction de cette horrible pratique, c’est la fermeture de ces élevages que nous visons. Nous continuons le combat !

Cellule psychologique pour les salariés de Planète Sauvage, qui nous réclame 100 000 euros!

Cellule psychologique pour les salariés de Planète Sauvage, qui nous réclame 100 000 euros!

Cellule psychologique pour les salariés de Planète Sauvage, qui nous réclame 100 000 euros!
14.09.2020
Loire-Atlantique Cellule psychologique pour les salariés de Planète Sauvage, qui nous réclame 100 000 euros!
Exploitation pour le spectacle

À la suite du passage de nos enquêteurs fin mai lors du déconfinement, quand la limite des cent kilomètres autour du domicile était encore en application, le parc nous avait menacés de porter plainte si l’on publiait des images. On l’a fait, car c’est précisément notre rôle de défendre les dauphins captifs des bassins. C’est à leurs yeux la goutte qui a fait déborder le vase, et le delphinarium nantais, qui dit perdre de l’argent par notre faute, a déposé une main courante qui a enrichi leur réplique dans le cadre de notre plainte sur la mort d’Aïcko. Ils veulent nous réduire au silence en exigeant dorénavant de la justice que nous leur versions 100 000 euros!

Des salariés qui voient trouble face à la vérité?

Première attaque: ils demandent que notre plainte pour Aïcko soit déboutée, prétendent que nous n’aurions « pas d’intérêt à agir » en justice. C’est pourtant l’objet précis de notre association. Puis ils prétextent une baisse d’activité due à nos campagnes. La direction du parc aurait même mis en place une cellule psychologique pour les salariés par notre faute… Enfin, ils réclament 100 000 euros de dommages et intérêts, et a minima 15 000 euros!

Tant mieux si le public se désintéresse grâce à nous de la souffrance en spectacle!

Avant que les associations et scientifiques défenseurs des dauphins, bélugas, orques et autres grands êtres marins sensibilisent le grand public sur leur sentience, les delphinariums pouvaient s’en donner à cœur joie pour endoctriner les jeunes dresseurs sans formation, phénomène très bien décrit dans le film documentaire dédié à Tilikum: Blackfish.

Le mensonge et la falsification de la réalité y ont été dénoncés par d’anciens dresseurs et démontrés on ne peut plus clairement, y compris après la perte de vies humaines… Pas étonnant dans ces conditions que les membres du personnel ne soient pas heureux au travail. Pas surprenant qu’ils aient besoin de soutien psychologique, quand leur travail consiste à voir souffrir heure après heure et ce pendant des années, voire mourir ces animaux si étonnants et assoiffés de liberté!

Mort d’Aïcko: la vérité éclatera-t-elle un jour?

Nous n’avons jamais nié que notre but était la fin de la captivité des dauphins et des orques. Simplement le décès du jeune Aïcko va plus loin encore qu’on l’imaginait dans la cruauté. Depuis sa mort dans ces bassins, nous n’avons eu de cesse de démontrer ce qui s’est réellement passé. Le delphineau a vécu un enfer, attaqué 78 fois par les autres dauphins devenus fous de stress. Il n’a pas été protégé, a été mal soigné, s’est noyé et a eu la mâchoire disloquée.

En tant qu’association de défense des animaux, nous n’allions pas nous contenter de croire les dires des soigneurs et de la direction de Planète Sauvage. Le parc n’aurait rien eu à gagner à la mise en lumière de dysfonctionnements dans sa manière de s’occuper des dauphins… En particulier durant les derniers mois de vie d’Aïcko.

La tristesse en bocal

Quand nos enquêteurs sont retournés au delphinarium pour voir comment allaient les animaux, ils ont retrouvé Galéo, le frère d’Aïcko, toujours couvert de morsures, Lucille esseulée, et les autres, aussi à huis clos, qui tournaient en rond, dont Amtan, en fin de grossesse à l’époque et qui depuis a perdu son nouveau-né à peine une semaine après sa naissance. Le dresseur en chef avait fait une démonstration de surf en piscine devant les rares visiteurs, tracté par les dauphins. Ce n’est pas une vie décente pour eux. Et il n’y a aucun mal à le dire haut et fort.

Une somme exorbitante réclamée par le delphinarium à une ONG!

Donc, au lieu de répondre à notre plainte pour Aïcko en présentant des documents exhaustifs et en faisant profil bas — après tout, un delphineau est décédé en se jetant contre le mur d’un de leurs bassins —, ils préfèrent nous attaquer et réclamer une somme astronomique dans le but de nous faire taire. Ils espèrent qu’en nous privant de ces ressources, nous n’aurons plus les moyens de mener nos combats.

Ils ont tenté de nous bâillonner avec des menaces. Et comme nous ne nous taisons pas, à présent, ils mettent leurs menaces à exécution devant les tribunaux. En demandant une telle somme, le groupe puissant qui possède de nombreux parcs dont Planète Sauvage sait ce qu’il fait. Mais il n’a pas l’air de nous connaître. Inlassablement, nous continuerons de dénoncer ce que subissent les dauphins! Rien ne nous arrêtera!