La Réunion: la croisade contre les requins doit cesser

La Réunion: la croisade contre les requins doit cesser

La Réunion: la croisade contre les requins doit cesser
23.09.2021
La Réunion
La Réunion: la croisade contre les requins doit cesser
Animaux sauvages

Financé et mandaté par l’État français, le Centre Sécurité Requin poursuit sa guérilla contre les requins-tigres et bouledogues dans le sanctuaire de la Réserve naturelle nationale marine de La Réunion. Engagés dans le « Collectif Requins », nous portons plainte contre l’arrêté préfectoral qui autorise les pêches. Nous assignons aussi le CSR au pénal contre ce braconnage. Les associations Longitude 181, Sea Shepherd, Vie Océane et Taille-Vent sont avec nous.

Créée en 2007, la Réserve naturelle nationale marine de La Réunion s’étend sur 45 kilomètres autour de l’île. Sa mission est claire comme l’eau du lagon réunionnais : elle a pour vocation de protéger l’écosystème corallien. Si la pêche y est autorisée – selon des protocoles très stricts – dans les zones les plus au large, elle y est formellement interdite dans l’espace dit de « sanctuaire ». Cette zone est essentielle pour le maintien et la restauration de la biodiversité. La synthèse du comité scientifique qui gère la Réserve est formelle :

«[…] L’augmentation de la biomasse en poisson après 7 ans est surtout visible dans les zones où toute activité est interdite (sanctuaires) ou réglementée (ZPR). En l’état actuel, ces zones sanctuaires semblent donc bien jouer leur rôle […] en permettant une restauration très progressive et attendue des peuplements de poissons, et en particulier des espèces ciblées par la pêche.»

Des pêches criminelles, menées par l’État

Pourtant, c’est bien cette cette zone qualifiée de « sanctuaire », qui reste aujourd’hui encore la cible du Centre Sécurité Requin, une organisation mandatée et financée par l’État lui-même. Les requins, trop souvent mal aimés, y sont pourtant protégés. Mais même là, ils sont traqués sans pitié. Cette année, les « prélèvements » se sont accélérés: les dernières données du CSR, datées du 20 juin 2021, font état de 48 requins-bouledogues et 221 requins-tigres capturés.

Une catastrophe environnementale

Le CSR cherche à justifier ses exactions: nous les dénonçons depuis le départ. En 2016, nous avions déjà saisi avec succès le tribunal administratif de Saint-Denis. L’ordonnance avait été confirmée par le Conseil d’État.

Face à ces attaques flagrantes contre la biodiversité dans une zone censée être protégée, les membres du conseil scientifique de la Réserve marine sonnent aussi l’alarme et alertent les pouvoirs publics. Car les captures des requins ne solutionnent en rien les attaques contre les surfeurs et ne sont que des opérations de communication menées par les pouvoirs publics — opérations aux conséquences, hélas désastreuses. Et si les requins n’étaient pas attirés par des poissons remis à l’eau par les pêcheurs, ils ne s’approcheraient pas si près des côtes. Pour ne rien arranger, lors de ces « prélèvements » dit « préventifs », de nombreuses autres espèces en font les frais: requins-marteaux, murènes… Eux non plus n’ont rien demandé.

Des méthodes opaques

Jusqu’en mai dernier, les scientifiques de la Réserve pouvaient encore s’appuyer sur des données publiées par l’Ifremer. Les pêches du CSR faisaient alors l’objet d’un suivi géolocalisé à chaque opération et étaient mises en ligne en libre accès sur le portail « Sextant Océan Indien » de l’Ifremer.

Or depuis le mois de mai dernier, ces cartes ont disparu des radars. Selon la presse, le CSR aurait demandé à l’Ifremer de les effacer. Drôle de pratique! Comment un organisme d’État, censé œuvrer en toute transparence, peut-il se permettre une telle manipulation?

Un braconnage « autorisé » par l’État

Les pêches menées par le CSR dans la Réserve naturelle nationale marine de La Réunion constituent bien de graves atteintes à la biodiversité. Pour les suspendre, nous avons à nouveau saisi le tribunal administratif de Saint-Denis. L’audience du référé suspension aura lieu le 6 octobre à 9h30 au tribunal administratif de La Réunion. Mais nous n’en restons pas là.

Braconner des requins en zone protégée est donc possible?! Nous attaquons le CSR au pénal. Il encourt une peine de prison.

Pour les chats errants, inauguration du Chatipi à Forcalquier

Pour les chats errants, inauguration du Chatipi à Forcalquier

Pour les chats errants, inauguration du Chatipi à Forcalquier
22.09.2021
Alpes-de-Haute-Provence
Pour les chats errants, inauguration du Chatipi à Forcalquier
Animaux familiers

One Voice, qui lutte contre l’errance féline depuis des années, met en place des partenariats triangulaires avec des municipalités ou des lieux de vie, et des associations locales, pour identifier, stériliser les chats sans abri et les relâcher en leur procurant un chalet en bois pour s’hydrater, se nourrir et se réconforter. La Résidence Saint-Michel, située à Forcalquier dans les Alpes-de-Haute-Provence, a contacté l’association One Voice pour qu’elle prenne en charge la problématique des chats errants dans et aux abords de cet établissement où vivent des personnes âgées valides et autonomes. Chats Sans Toi, une association de protection animale participe également au projet. Le programme Chatipi permet donc aux chats sans famille humaine de ne plus souffrir de la misère. L’inauguration du chatipi aura lieu à Forcalquier, le jeudi 30 septembre à 16h.

L’inauguration aura lieu devant le chalet le jeudi 30 septembre à 16h dans l’enceinte de la Résidence Saint-Michel, avenue du Dr Eugène Bernard, à Forcalquier (04300). Marie Marchand, la présidente de Chats Sans Toi, sera présente avec des bénévoles de l’association locale membre du projet, Mme Grimault, la directrice de la résidence ainsi que des pensionnaires de celle-ci. Enfin, c’est Justine Audemard, responsable de campagnes, qui représentera One Voice.

Chatipi, une solution durable au cercle vicieux de l’errance féline

Chatipi est un dispositif à visée éthique visant à créer des espaces pour les chats errants afin de les secourir tout en sensibilisant les citoyens à leur détresse et leurs besoins. Une vingtaine sont en cours de développement. Plusieurs chatipis ont été établis près d’EHPAD, de maisons de santé ou d’hôpitaux pour également apporter du réconfort aux résidents, et à proximité d’écoles car le but de One Voice est fondamentalement de faire de la pédagogie sur les chats.

En effet, on décrit trop souvent par erreur ces petits félins comme des animaux indépendants, alors qu’ils sont très affectueux, fidèles et dépendants, ce qui les rend vulnérables en cas d’abandon.

L’errance féline, cela étant, n’a pas l’abandon comme seule source. Ce cercle vicieux qui concerne onze millions de chats par an en France, part d’a priori erronés sur eux, notamment qu’ils auraient un besoin intrinsèque de se reproduire pour être heureux, ce qui mène leur famille humaine à ne pas toujours les faire stériliser. De nombreuses naissances de chats ont ainsi lieu dans la nature. Ces chatons, quand ils survivent, sont dans tous les cas frappés par la faim, le froid et les maladies. Ils ne sont ni identifiés ni stérilisés, car leurs humains ne sont parfois même pas au courant que ces chatons existent. Or les portées, dans ces circonstances, ne font que se multiplier. Les municipalités ou lieux de vie doivent gérer ces individus confrontés à la misère, qui affectent également la biodiversité.

Répartition des tâches et des responsabilités

One Voice, qui a inventé le concept Chatipi, fournit le chalet et les panneaux d’information. L’aménagement de celui-ci est conçu pour que quinze chats puissent s’y reposer et s’y restaurer.

La résidence Saint-Michel s’occupera de l’entretien du chalet et de nourrir les chats quotidiennement. Chats Sans Toi, quant à elle, aura à sa charge le suivi sanitaire des chats au long cours, leur identification et leur stérilisation.

Le Parlement européen vote en faveur d’une élimination progressive de l’expérimentation animale!

Le Parlement européen vote en faveur d’une élimination progressive de l’expérimentation animale!

Le Parlement européen vote en faveur d’une élimination progressive de l’expérimentation animale!
16.09.2021
Union Européenne
Le Parlement européen vote en faveur d’une élimination progressive de l’expérimentation animale!
Expérimentation animale

Les députés demandent à la Commission européenne d’élaborer un plan d’action afin d’accélérer la réduction et le remplacement des expériences sur les animaux.

Hier soir, le Parlement européen a adopté une résolution appelant la Commission européenne à établir un plan d’action à l’échelle de l’UE afin de supprimer l’utilisation d’animaux dans les expériences. Les députés précisent que ce plan doit comporter des étapes et des objectifs afin d’accélérer la réduction et le remplacement des animaux par des méthodes non animales fondées sur l’humain. Les votes sont clairs : 667 pour, quatre contre et seize abstentions.

Le Parlement a souligné que le plan d’action ne devrait pas relever de la responsabilité de quelques personnes, mais qu’il devrait plutôt être dirigé par un groupe de travail interservices de haut niveau, impliquant l’ensemble des directions générales clés de la Commission ainsi que les agences de l’UE, dans le but de travailler avec les États membres et les autres parties concernées afin de s’assurer que les changements adviennent dans tous les secteurs.

La nécessité d’un financement et d’une formation préférentiels pour les méthodes non animales dans l’ensemble des initiatives de recherche et d’innovation de l’UE a également été reconnue.

Près de dix millions d’animaux sont utilisés chaque année dans des expériences invasives au sein des laboratoires européens, notamment des singes, des chiens, des chats, des lapins, des souris et des rats – ce qui représente un chiffre énorme resté relativement inchangé au cours de la dernière décennie.

Tout en prenant acte des initiatives existantes de l’UE, les députés ont reconnu qu’une action coordonnée pour la réduction et, in fine, le remplacement total des animaux, n’avait pas été réalisée.

En exigeant un plan d’action à l’échelle de l’UE doté d’un calendrier ambitieux, les parlementaires européens font part de leur volonté de voir activée et accélérée l’élimination de l’utilisation des animaux dans la science.

Eurogroup for Animals, Cruelty Free Europe (dont One Voice est le représentant français), Humane Society International/Europe, la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale à laquelle One Voice participe également, et PETA, représentant plus de cent associations à travers l’Europe, ont fait campagne pour l’adoption de la résolution (One Voice a écrit à chaque eurodéputé français) et demandent maintenant à la Commission d’en faire une priorité.

Les sondages d’opinion montrent que les citoyens de l’UE considèrent la fin de l’expérimentation animale comme une priorité : près des trois quarts (72%) sont d’accord pour dire que la Commission européenne doit fixer des objectifs et des délais contraignants afin d’éliminer progressivement les tests sur les animaux. Ceci fait écho à l’Initiative citoyenne européenne (europa.eu) récemment lancée, qui a déjà recueilli près de 120 000 signatures en moins de trois semaines.

Plus d’une centaine de membres de la communauté scientifique, de même que la Plate-forme européenne de consensus sur les méthodes alternatives, soutiennent cette démarche, estimant qu’un plan d’action peut faciliter la transition vers une science non animale à travers la définition de priorités communes, l’allocation de financements, la pluridisciplinarité et les collaborations interservices.

«Le vote est un moment historique pour le mouvement de protection des animaux. La demande des citoyens européens pour une élimination progressive et concertée de l’expérimentation animale et le passage à une science pertinente pour l’humanité a enfin été entendue. Les nouvelles technologies sophistiquées fondées sur la biologie humaine ne concernent pas seulement la protection des animaux : elles sont également fondamentales pour atteindre les objectifs de l’Union en matière de protection de l’environnement et de la santé humaine. Avec le vote du Parlement aujourd’hui, nous avançons sur les trois fronts »a commenté le groupe d’ONG.

L’eurodéputée Tilly Metz (Verts/ALE, Luxembourg), présidente du groupe de travail « Animaux en science » de l’Intergroupe parlementaire pour le bien-être et la protection des animaux, a déclaré:

« Le Parlement européen conçoit que le moment est venu pour ce plan d’action en raison du travail que les scientifiques ont accompli afin de mieux comprendre les limites des études animales et le potentiel des modèles non animaux. Il n’y a aucune excuse pour perpétuer notre niveau actuel de dépendance vis-à-vis de l’expérimentation animale. Il est clair qu’un plan ambitieux d’élimination progressive, avec des étapes définies et des objectifs réalisables, est la prochaine phase nécessaire pour commencer à réduire considérablement l’utilisation des animaux en science.» «Il appartient maintenant à la Commission européenne de déployer ce plan d’action à l’échelle de l’UE, et nous espérons que la Commission en fera une priorité absolue – car si la Commission prend au sérieux ses engagements envers les citoyens de l’UE, elle doit ouvrir dès maintenant le dialogue avec toutes les parties concernées afin de coordonner efficacement le financement, l’éducation et les étapes permettant d’accélérer la transition vers la science non animale.» a ajouté la députée européenne Jytte Guteland (S&D, Suède).

«Ce plan d’action visant à éliminer progressivement l’expérimentation animale est bénéfique à la fois pour les humains, les autres animaux et l’environnement. La Commission européenne et les États membres doivent de toute urgence redoubler d’efforts pour réduire, remplacer et mettre fin à l’utilisation et au mauvais usage des animaux à des fins scientifiques. L’expérimentation animale est encore employée dans de nombreux domaines variés relevant des compétences de la Commission. Une politique cohérente est donc essentielle pour parvenir à la sécurité et à la durabilité, sans expérimentation animale. Nous devons utiliser la science. Pas les animaux. » a conclu l’eurodéputée Anja Hazekamp (Parti pour les Animaux, Pays-Bas), présidente de l’Intergroupe parlementaire pour le bien-être et la protection des animaux.

Notes: 

Bien que l’émergence rapide de technologies non animales sophistiquées comme les organes sur puce, les approches basées sur les trajectoires et les modèles informatiques offre d’immenses opportunités pour remplacer les animaux et améliorer la recherche, le nombre d’animaux utilisés à des fins scientifiques continue de stagner. Les défauts des modèles animaux sont bien documentés, tandis que les modèles non animaux constituent des technologies qui changent la donne. Ils ont le potentiel d’améliorer considérablement notre compréhension des maladies humaines en produisant des données fondées sur la biologie humaine, entraînant des avantages considérables pour la santé publique en matière de prévention et de guérison des maladies. Ces nouveaux modèles peuvent également accélérer la vitesse d’évaluation des produits chimiques et réduire le taux d’échec lors du développement de médicaments. En outre, les méthodes non animales représentent un marché neuf mais déjà en plein essor pour les produits et services innovants, avec un taux de croissance annuel de 12%.

L’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) s’est déjà engagée à réduire ses demandes et son financement d’études sur les mammifères de 30% d’ici 2025, et à éliminer toutes les demandes d’études sur les mammifères et leur financement d’ici 2035. Cet engagement a été suivi d’une feuille de route stratégique afin d’évoluer vers des tests sûrs et sans animaux.

Pour les Français, les chasseurs ne sont pas les premiers écologistes de France

Pour les Français, les chasseurs ne sont pas les premiers écologistes de France

Pour les Français, les chasseurs ne sont pas les premiers écologistes de France
16.09.2021
France
Pour les Français, les chasseurs ne sont pas les premiers écologistes de France
Animaux sauvages

Les résultats du sondage Ipsos/One Voice de septembre 2021 vont largement dans le sens des amoureux de la nature et des animaux. Plusieurs de nos enquêteurs ont passé trois ans infiltrés auprès des chasseurs, sur une large partie du territoire français. Notre association a ainsi notamment dénoncé en images la cruauté du déterrage des blaireaux et des renards, le plaisir de massacrer les animaux dans des enclos de chasse, ou encore des propos inédits de Willy Schraen. Les chasseurs ont menacé les autorités et obtenu des passe-droits, qui ont largement été dénoncés entre autres pendant le confinement. En plus du sondage, voici de nouvelles images exclusives.

Seul un Français sur cinq est favorable à la chasse

Depuis 2018 et notre précédent sondage sur le sujet, les arguments contre la chasse progressent (« cruelle », « d’un autre âge » et « polluante »), en particulier chez les hommes, tandis que l’idée selon laquelle la chasse fait partie du patrimoine culturel français régresse fortement (de 6 points).

De même la chasse en enclos, dont nous avons rapporté des images d’infiltration, suscite un rejet clair: 83% se prononcent pour son interdiction. L’interdiction de chasser des animaux dont les espèces sont en mauvais état de conservation fait sens pour neuf Français sur dix (un chiffre en forte progression: 7 points de plus). De même dans les espaces protégés ou durant la période de reproduction, preuve que la sixième extinction de masse touche les Français, qui ne comprennent pas comment on peut toujours chasser des animaux qui disparaissent.

Par ailleurs, il n’y a pas d’adhésion à l’idée selon laquelle les chasseurs seraient les premiers écologistes de France (66% ne sont pas d’accord, dont 32% pas du tout).

Les Français veulent pouvoir se promener sans danger dans la nature pendant le week-end et les vacances

Pour plus de huit Français sur dix, la chasse pose des problèmes de sécurité pour les promeneurs. Plus de six Français sur dix considèrent d’ailleurs que la chasse n’est pas un loisir comme un autre, et 93% d’entre eux approuveraient une obligation pour les chasseurs de passer une visite médicale annuelle avec contrôle de la vue… Les trois quarts des personnes déclarant habiter près d’une zone de chasse disent d’ailleurs la craindre et adapter leur comportement en conséquence. Les femmes en particulier. Quatre de ces habitants sur dix ont déjà été confrontés à des faits choquants liés à la chasse. Un chiffre qui, sans représenter la majorité, est toutefois très préoccupant.

L’instauration des mesures d’interdiction que nous demandons pour réformer radicalement la chasse suscite largement l’approbation des Français. Il y a cinq ans, nous demandions par exemple, aux côtés de nos partenaires, le « dimanche sans chasse » en nous appuyant sur le sondage Ifop/ASPAS/One Voice réalisé en septembre 2016, qui révélait que 78% des Français souhaitaient interdire la chasse le dimanche. Depuis 2018 et aujourd’hui encore, ils sont 82% à se déclarer pour une interruption de la chasse deux jours par semaine dont le dimanche, ainsi que durant l’intégralité des vacances scolaires. S’ancre donc dans notre société une attente plus importante encore.

Pas d’opposition nette entre urbains et ruraux au sujet de la chasse

Dans le même temps, l’étude d’opinion montre bien qu’il n’y a pas d’opposition entre « urbains » et « ruraux » sur le sujet; et le sentiment que la chasse serait d’une manière ou d’une autre bénéfique est même en recul chez ces derniers. Les chasseurs ne peuvent donc se proclamer porte-parole du monde rural contre les citadins. D’autant plus que les ruraux rejettent les élevages pour les relâchers encore davantage que l’ensemble de la population (82%, soit une progression de 21 points en trois ans!).

Muriel Arnal, présidente fondatrice de One Voice, déclare:

« Les chasseurs martyrisent et tuent pour leur plaisir. Les animaux sauvages sont les grands absents du débat public. Pourtant leur rôle sur la planète et dans nos vies est essentiel. Les Français le savent et ne sont plus dupes des campagnes de désinformation d’un lobby qui rétrécit mais impose encore sa loi. Plus pour longtemps. »

Une enquête de trois ans en infiltration pour nos équipiers

Nos enquêteurs ont infiltré des chasses aux canards, aux pigeons avec des appelants vivants, la chasse à l’arc, aux sangliers, chevreuils, daims et cerfs… Ils ont assisté au vin servi au petit déjeuner, à la boucherie jouxtant les tableaux de chasse sanguinolents, en plus des actes qui sont, dans tous les cas, un drame pour les animaux concernés et souvent aussi pour les écosystèmes. Ils ont entendu et enregistré les propos des chasseurs sur leur plaisir de tuer, sur leurs erreurs concernant la sécurité qui peuvent s’avérer mortelles également pour des chiens et des habitants des lieux.

Au lendemain de la reprise de la chasse le 12 septembre, un dimanche… et à la veille des manifestations de chasseurs en France, nous implorons nos représentants de légiférer d’urgence pour réformer en profondeur la chasse. De même, la campagne électorale ayant déjà démarré, le lobby des chasseurs se remet en branle fortement. Au détriment de la nature et de ses habitants. Un non-sens à notre époque. Signez notre pétition pour une réforme radicale de la chasse!

Foire Aux Questions sur l’ICE « Save Cruelty Free Cosmetics »

Foire Aux Questions sur l’ICE « Save Cruelty Free Cosmetics »

Foire Aux Questions sur l’ICE « Save Cruelty Free Cosmetics »
13.09.2021
Europe
Foire Aux Questions sur l’ICE « Save Cruelty Free Cosmetics »
Expérimentation animale

L’Initiative citoyenne européenne « Save Cruelty Free Cosmetics » vient de dépasser les 100 000 signatures officielles sur l’ensemble de l’Union Européenne. C’est un très bon départ dont nous devons tous être fiers. Mais ce n’est qu’un début. Plus d’un million de signatures sont nécessaires, dont plus de 55 000 en France. Or nous avons à peine dépassé les 15 000 pour l’instant et notre pays est l’un de ceux qui requièrent le plus de signatures. La législation européenne ne doit pas pouvoir revenir en arrière. Au contraire, il est indispensable de prévoir un réel calendrier de sortie de l’expérimentation animale, et de former les professionnels aux méthodes fiables et sans animaux. 

Vous trouverez ci-dessous les réponses aux questions que vous vous posez peut-être sur cette l’ICE:

1. Tester les cosmétiques sur les animaux n’est-il pas déjà interdit dans l’Union européenne?

Au sein de l’UE, les tests sur les animaux pour les produits cosmétiques et leurs ingrédients sont interdits depuis 2009, et l’interdiction de vendre des produits et ingrédients cosmétiques testés a été pleinement mise en œuvre en mars 2013. Ces interdictions — qui figurent dans le Règlement sur les cosmétiques — ont été édictées dans le but de garantir que les animaux ne souffrent pas au cours du processus de développement ou de commercialisation des produits cosmétiques et de leurs ingrédients, et qu’une science sans expérimentation animale est utilisée pour assurer la sûreté desdits produits.

En dépit des interdictions, l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), soutenue par la Commission européenne et la chambre de recours de l’ECHA, exige de nouveaux tests sur les animaux pour les produits chimiques employés comme ingrédients cosmétiques dans le cadre du Règlement sur l’Enregistrement, l’Évaluation, l’Autorisation et la Restriction des produits chimiques (REACH). Cette politique – qu’elles étendent désormais même aux produits chimiques utilisés exclusivement en cosmétique — érode les interdictions et va à l’encontre de l’intention des législateurs en les créant : que les animaux ne souffrent plus ni ne meurent au nom des cosmétiques.

L’ECHA, la Commission et la chambre de recours de l’ECHA soutiennent que les tests sur les animaux sont nécessaires pour protéger les ouvriers et notre environnement sous prétexte que le Règlement sur les cosmétiques ne couvre que la sécurité des consommateurs. Cette position crée une division artificielle entre consommateurs et ouvriers, ne tient pas compte de la sûreté d’utilisation établie de longue date de bon nombre de ces ingrédients, viole l’obligation légale de recourir à des méthodes non animales en lieu et place des tests sur les animaux dans la mesure du possible, et contraint les régulateurs de cosmétiques à ignorer les résultats des tests sur les animaux pour éviter d’enclencher les interdictions.

2. Qu’est-ce qu’une Initiative citoyenne européenne (ICE) et en quoi va-t-elle améliorer la situation?

Une ICE est un mécanisme grâce auquel les citoyens européens peuvent demander à la Commission européenne d’élaborer une nouvelle législation dans un domaine donné. Pour qu’une ICE soit prise en compte par la Commission, elle doit obtenir le soutien d’au moins un million de citoyens de l’UE sous forme de signatures. Contrairement à une pétition, une ICE s’adresse directement à la Commission et peut entraîner des modifications du droit européen.

Cette ICE appelle la Commission à protéger et renforcer l’interdiction des tests sur les animaux pour les cosmétiques en garantissant que seules des méthodes non animales sont employées afin d’évaluer la sûreté d’utilisation des produits cosmétiques et de leurs ingrédients pour les consommateurs, les ouvriers et l’environnement. Elle appelle en outre la Commission à transformer plus largement la réglementation européenne sur les produits chimiques en veillant à ce que tous les produits chimiques soient traités sans ajouter de nouvelles exigences en matière d’expérimentation animale, ainsi qu’à moderniser la science en s’engageant à produire une proposition législative contenant une feuille de route afin d’éliminer progressivement l’expérimentation animale au sein de l’UE.

En favorisant la transition vers une recherche sans expérimentation animale et pertinente pour l’humain dans l’UE, cette ICE a le pouvoir d’éviter chaque année à des millions d’animaux de souffrir et de mourir, ainsi que celui d’améliorer la protection de la santé humaine et de l’environnement.

3. Pourquoi le temps est-il venu pour une ICE?

L’interdiction révolutionnaire de l’UE d’expérimenter les cosmétiques sur les animaux (une victoire pour la protection animale remportée après des décennies de campagne) est menacée. La politique adoptée par l’ECHA et la Commission européenne, qui veut que même les produits chimiques employés exclusivement comme ingrédients cosmétiques doivent faire l’objet de tests sur les animaux en vertu de la législation européenne sur les produits chimiques – REACH, sape complètement l’interdiction et va directement à l’encontre de son objectif et des attentes du public : garantir que les animaux ne souffrent ni ne meurent au nom des cosmétiques.

En août 2020, la chambre de recours de l’ECHA a adopté deux décisions enjoignant à la société ayant introduit le recours de procéder à des tests sur les animaux pour des ingrédients utilisés exclusivement dans les cosmétiques. Cette démarche a été soutenue par la Commission. En effet, ces décisions de la chambre de recours signifient qu’à moins d’être rejetées par la Cour de justice de l’UE (des affaires sont en cours), l’interdiction de recourir à l’expérimentation animale pour les cosmétiques perdra tout son sens et qu’il deviendra pratiquement impossible pour les entreprises de cosmétiques — y compris les marques « sans cruauté » — de commercialiser des produits ne contenant pas d’ingrédient qui a été, pourrait être ou sera testé dans le cadre de REACH. Nous devons agir de toute urgence afin de nous assurer que la manière dont la Commission et l’ECHA interprètent l’interdiction des tests sur les animaux pour les cosmétiques est contestée et qu’à travers cette ICE, elles sachent clairement combien nous tous, en tant qu’Européens, apprécions les cosmétiques « sans cruauté ».

Pour ne rien arranger, la Stratégie pour la durabilité dans le domaine des produits chimiques récemment publiée par la Commission européenne (qui présente une nouvelle vision à long terme de la politique de l’UE en matière de produits chimiques) pourrait entraîner une augmentation massive des tests sur les animaux. L’objectif de l’UE d’assurer un environnement non toxique ne sera pas atteint grâce à l’expérimentation animale, et ces changements pourraient éroder davantage l’interdiction des tests sur les animaux pour les cosmétiques et entraîner que des ingrédients nouveaux aussi bien qu’existants fassent l’objet de tests supplémentaires.

Nous devons agir dès maintenant pour protéger et renforcer l’interdiction des tests sur les animaux pour les cosmétiques — ainsi que pour empêcher l’introduction de nouveaux besoins en matière d’expérimentation animale pour tous les produits chimiques et mettre en place l’élimination progressive de l’expérimentation animale au sein de l’UE. La clé pour y parvenir consiste à mobiliser les citoyens européens afin qu’ils signent l’ICE.

4. Comment la campagne a-t-elle vu le jour?

Nous faisons campagne contre les menaces qui pèsent sur l’interdiction des tests sur les animaux pour les cosmétiques dans l’UE depuis un certain temps. Nous avons également collaboré avec d’autres associations de protection animale en Europe — ainsi qu’avec des marques « sans cruauté » — pour nous assurer que l’interdiction est correctement interprétée et mise en œuvre comme les législateurs l’ont voulu et comme le demandent les citoyens européens.

En décembre 2020, nous avons uni notre voix à celle d’autres associations de protection animale et de plus de 450 marques dans une lettre commune aux dirigeants des principales institutions de l’UE et dans un communiqué à la presse européenne. Tous ces efforts se sont malheureusement heurtés jusqu’à présent à la même intransigeance.

Nous devions faire davantage pour garantir que les décideurs européens entendent la voix des citoyens. Ainsi, Cruelty Free Europe (dont One Voice fait partie), PETA, Eurogroup for Animals, la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale (dont nous faisons également partie) et HSI Europe sont convenues qu’une ICE constituait la stratégie à suivre. Nous avons également demandé à The Body Shop et Dove, deux partenaires actifs et de longue date qui contestent les conséquences de REACH sur les produits « sans cruauté », s’ils désiraient nous soutenir dans notre projet d’ICE. Et c’est ainsi que notre campagne est née. Nous demandons à toutes les personnes désirant une Europe sans expérimentation animale de faire tout leur possible afin que cette ICE réussisse.

5. Que se passera-t-il si l’ICE échoue?

Nous plaçons tous nos espoirs dans cette ICE et savons que les Européens sont sensibles au problème de l’expérimentation animale. Un sondage mené en 2020 par Savanta ComRes montre que les trois quarts (74 %) des adultes des États membres de l’UE jugent que les tests sur les animaux pour les cosmétiques et leurs ingrédients sont inacceptables, et ce quelles que soient les circonstances ; en outre, près des trois quarts (72 %) estiment que l’UE devrait se fixer des objectifs et des délais contraignants afin d’éliminer progressivement l’expérimentation animale, et sept sur dix (70 %) considèrent que remplacer complètement toutes les formes d’expérimentation animale par des tests sans animaux devrait être pour l’UE une priorité. Nous sommes donc convaincus que nous pouvons réussir et que la voix des citoyens européens doit être entendue haut et fort. C’est pourquoi nous œuvrons tous ensemble, avec nos membres à travers l’UE ainsi qu’avec les marques « sans cruauté ».

Cependant, nous avons conscience que récolter le nombre requis de signatures vérifiées ne sera pas facile, en particulier dans le contexte des restrictions COVID en cours dans de nombreuses régions. Amener la Commission européenne à adopter les changements voulus ne sera pas non plus aisé. Aussi devons-nous donner le meilleur de nous-mêmes. Nous sommes mobilisés pour longtemps et n’abandonnerons pas tant que l’UE ne sera pas vraiment « sans cruauté ». Nous continuerons de recourir à d’autres moyens comme le lobbying et, si besoin, également les contestations judiciaires.

6. Qui est impliqué dans cette ICE?

Cette ICE est organisée par une coalition d’associations européennes de protection animale, avec le soutien de marques et d’entreprises « sans cruauté » et d’autres ONG. Et, bien sûr, vous — les citoyens européens — êtes primordiaux.

7. De quelle manière les récentes décisions de la chambre de recours de l’ECHA affectent-elles les cosmétiques « sans cruauté »?

L’interdiction de recourir à l’expérimentation animale pour les cosmétiques est désormais si érodée qu’il devient de plus en plus difficile pour les entreprises de fabriquer des produits sans utiliser d’ingrédients (y compris des ingrédients existants dont la sûreté d’utilisation est établie de longue date en cosmétique) qui ont fait ou pourraient faire l’objet de nouveaux tests sur les animaux dans le cadre de REACH.

En plus de signer l’ICE, il vous faut continuer à rechercher des marques « sans cruauté ».

En tant que citoyens européens, vous êtes essentiels au succès de cette ICE et au fait de garantir en conséquence que les ingrédients cosmétiques ne feront plus l’objet de tests sur les animaux sous couvert de REACH ou de toute autre législation, que les nouvelles lois sur les produits chimiques n’entraîneront pas encore davantage de souffrance animale, et que l’UE instaurera un plan d’action concret et concerté afin d’éliminer progressivement l’ensemble des expériences sur les animaux.

8. Quels ingrédients cosmétiques font l’objet de nouveaux tests sur les animaux dans le cadre de REACH?

La décision de la chambre de recours de l’ECHA d’août 2020 concernait deux ingrédients couramment employés dans les crèmes solaires, mais le problème va beaucoup plus loin puisqu’il englobe les nouvelles demandes de l’ECHA d’expérimenter sur les animaux les tensioactifs et les conservateurs communément utilisés. Certains ingrédients bien connus devant faire l’objet de nouveaux tests dans le cadre de REACH comprennent le Propylparaben, le Sodium Lauryl Sarcosinate et la silice. Bien d’autres ingrédients employés dans les cosmétiques seront bientôt concernés si nous ne gagnons pas. Ces tests entraîneront la souffrance et la mort de plusieurs milliers de lapins, de rats et d’autres animaux.

Outre les inquiétudes d’ordre éthique liées aux animaux, la traduisibilité et la prévisibilité des tests que l’on mène sur ces derniers soulèvent aussi d’importantes préoccupations. La conception d’une stratégie ambitieuse afin d’éliminer progressivement l’utilisation des animaux dans la recherche et les tests stimulera le développement des méthodes non animales. Des entreprises cosmétiques ont par exemple investi massivement dans ces procédés à la suite des interdictions de l’UE — de nombreuses nouvelles technologies et méthodes non animales ont été élaborées et sont maintenant employées dans le monde entier pour assurer la sécurité des consommateurs et évaluer les risques d’autres produits chimiques. Nous estimons qu’il existe de solides arguments scientifiques, éthiques et économiques en faveur de l’élimination progressive de l’utilisation des animaux dans l’UE, au profit de pratiques modernes et pertinentes pour l’humain.

9. La sûreté des cosmétiques peut-elle être garantie sans tests sur les animaux?

Les cosmétiques dont la sûreté d’utilisation est garantie sans pour autant avoir fait l’objet de tests sur les animaux ne sont pas un phénomène nouveau : cela fait plusieurs décennies que de nombreuses entreprises sont « sans cruauté ».

En réalité, les cosmétiques peuvent être plus sûrs sans expérimentation animale. Les tests de toxicité partent du principe que l’effet d’un produit ou d’un ingrédient sur un cobaye peut fournir des informations susceptibles de prédire ce qui se passera chez l’humain ou l’environnement, mais des doutes s’élèvent de plus en plus à ce sujet.

De nombreux tests sur les animaux requis par la loi n’ont même pas été formellement validés, ce qui signifie que leur base scientifique, leur fiabilité et leur pertinence pour l’humain n’ont pas été démontrées de manière satisfaisante. Même les tests qui ont été validés peuvent ne pas être fiables et ne pas produire le même résultat lorsqu’ils sont répétés.

Lorsque l’on prend en compte les différences biologiques entre les humains et les animaux utilisés dans les tests de toxicité, les doses excessives auxquelles ces derniers sont exposés et les conditions artificielles et stressantes auxquelles ils sont soumis dans un laboratoire, il n’est pas surprenant que les méthodes non animales soient des alternatives pertinentes pour mieux protéger la population.

L’interdiction de vendre et de tester les cosmétiques sur les animaux a entraîné un boom dans le développement des technologies non animales pour évaluer leur sûreté d’utilisation ainsi que celle de leurs ingrédients. Des méthodes sophistiquées intégrant l’emploi d’outils de pointe comme des modèles de tissus tridimensionnels et des simulations informatiques perfectionnées sont désormais couramment utilisées afin de garantir la sécurité des produits cosmétiques sans nuire aux animaux.

Il est également important de noter que bon nombre des ingrédients cosmétiques soumis à de nouvelles demandes de tests sur les animaux au titre de REACH ont pour l’humain une sûreté d’utilisation établie de longue date.

Dans les rares cas où la sécurité d’un produit ou d’un ingrédient cosmétique ne peut être démontrée à l’aide de méthodes non animales, il ne doit tout simplement pas être employé.

10. Qu’est-ce que la Stratégie pour la durabilité dans le domaine des produits chimiques et quelles sont ses implications dans le domaine de l’expérimentation animale?

Avec la nouvelle Stratégie de l’UE sur les produits chimiques, l’UE et ses États membres cherchent à soutenir l’innovation pour concevoir des produits plus sûrs, restreindre les produits chimiques toxiques et limiter l’exposition des personnes aux produits chimiques. Hélas, la politique adoptée actuellement par la Commission et l’ECHA repose sur le sacrifice de millions d’animaux supplémentaires voués à des expériences barbares. Bien que nous soutenions les objectifs de la Stratégie, l’augmentation du nombre d’expérimentations animales ne contribuera pas à protéger la santé humaine ni l’environnement.

Notre ICE appelle la Commission européenne à transformer la réglementation sur les produits chimiques afin qu’elle assure la protection de la santé humaine et de l’environnement sans nouvelles exigences en matière d’expérimentation animale.

Cela signifie que l’UE doit concevoir une stratégie globale efficace, rentable et pertinente pour l’humain en recourant à des technologies modernes pour évaluer et traiter la toxicité potentielle des produits chimiques. Une meilleure protection des populations et de l’environnement ne sera garantie qu’en recourant à une science moderne pour comprendre et réglementer plus efficacement le potentiel des produits chimiques à causer des dommages. La Stratégie sur les produits chimiques devrait être l’occasion d’élaborer des règlements évolutifs pour permettre une adaptation rapide au progrès technique, ainsi que d’adopter immédiatement les technologies sans animaux existantes et émergentes. Il est également nécessaire d’investir d’urgence dans des technologies sans animaux de prochaine génération qui amélioreront notre capacité à caractériser et réglementer les produits chimiques.

11. Vous soutenez un plan d’action destiné à éliminer progressivement l’expérimentation animale. (A) Pourquoi seulement une élimination progressive? (B) Les expériences sur les animaux ne sont-elles pas encore nécessaires, par exemple pour développer de nouveaux vaccins et médicaments?

Onze ans après l’adoption de la Directive 2010/63/UE sur l’expérimentation animale, qui laissait espérer que la recherche scientifique évoluerait vers des méthodes non animales, les statistiques officielles montrent que les progrès en ce domaine sont extrêmement lents. Le nombre d’expériences sur les animaux est resté relativement stable, passant de 11,4 millions en 2015 à 11,2 millions en 2016, 10,9 millions en 2017 et 10,6 millions en 2018 — l’inclusion pour la première fois de la Norvège portant ce nombre à 12,3 millions.

L’émergence rapide de technologies sophistiquées sans animaux comme les organes sur puce, les méthodes basées sur les trajectoires et les modèles informatiques, nourrit aujourd’hui l’élan et l’optimisme quant au remplacement des animaux dans la recherche et les tests. Le Centre commun de recherche de l’UE a produit des rapports clés et mené diverses actions pour promouvoir l’utilisation de modèles et de méthodes sans animaux dans un éventail de domaines de recherche, mais tous les agents impliqués doivent faire beaucoup plus. L’UE ne dispose toujours pas d’un programme politique global sur la question pour coordonner les étapes et conduire à l’élimination progressive ainsi qu’au remplacement de l’expérimentation animale — un programme qui englobe à la fois les objectifs de la législation européenne existante et des instruments de financement. Nous pensons que l’élaboration d’un plan d’action est nécessaire de toute urgence pour faire de l’ambition affichée de remplacer les animaux dans les procédures scientifiques une réalité. En tant qu’associations de protection animale, nous donnons la parole aux animaux et souhaitons que leur souffrance cesse le plus vite possible. Nous devons nous appuyer sur l’objectif déclaré de l’UE de remplacer l’expérimentation animale et unir toutes les parties prenantes dans une action plus urgente et d’envergure — la mise en place d’un plan d’action stratégique et ambitieux à étapes constituant un grand pas en avant.

12. Quels critères dois-je remplir pour pouvoir signer l’ICE?

Pour pouvoir signer l’ICE, vous devez être ressortissant de l’UE et être en âge de voter aux élections du Parlement européen. Les règles sur l’âge et les exigences en matière d’identité variant d’un pays à l’autre, vérifiez les informations ici pour chaque État membre.

Si vous n’êtes pas qualifié pour signer l’ICE, vous pouvez toujours apporter votre aide en la partageant avec votre famille et vos amis ainsi que sur les réseaux sociaux.

13. Si je suis ressortissant britannique, puis-je signer?

Le Royaume-Uni n’étant plus membre de l’UE, les ressortissants britanniques ne peuvent donc pas signer l’ICE. Cependant, plus il y a de voix, mieux c’est — où qu’elles se trouvent. N’oubliez pas que les ressortissants de l’UE peuvent signer l’ICE quel que soit leur lieu de résidence, y compris les ressortissants de l’UE vivant au Royaume-Uni. Les encourager à signer, ainsi que leurs amis et leur famille européens, ne peut qu’aider.

14. Quelle différence ma signature fera-t-elle?

Pour qu’une ICE soit prise en compte par la Commission, elle doit obtenir le soutien d’au moins un million de citoyens de l’UE sous la forme de signatures vérifiées. Par conséquent, votre signature peut vraiment faire la différence en nous permettant d’atteindre le million requis. Cette ICE offre l’opportunité de mettre fin à la souffrance de millions d’animaux actuellement utilisés en Europe dans la recherche et les tests. Nous ne pouvons réussir sans votre aide.

Jumbo enchaîné à vie : le Cirque Muller obtient un certificat de capacité définitif

Jumbo enchaîné à vie : le Cirque Muller obtient un certificat de capacité définitif

Jumbo enchaîné à vie : le Cirque Muller obtient un certificat de capacité définitif
09.09.2021
France
Jumbo enchaîné à vie : le Cirque Muller obtient un certificat de capacité définitif
Exploitation pour le spectacle

Muller, violent circassien, tant avec les humains qui s’opposent à lui pacifiquement qu’avec les animaux, vient de recevoir le renouvellement de son certificat de capacité, sésame permettant d’exploiter des animaux, censé certifier que la personne qui en est détentrice est capable de s’en occuper. Sauf que dans ce cas précis, il s’agit d’un homme déjà condamné pour avoir maintenu Jumbo dans des conditions pouvant lui occasionner des souffrances, à la suite de notre enquête et de notre plainte. Et ce document vient de lui être délivré pour cinq ans pour des grands félins, et « à vie » pour Jumbo. Autant dire : une autorisation de l’exploiter jusqu’à ce que mort s’ensuive. Nous déposons un recours en justice contre ces deux arrêtés attentatoires aux droits des animaux !

Le Cirque Muller détenait un certificat de capacité probatoire de trois ans depuis le 16 mai 2018 pour les animaux des espèces Panthera leo, Panthera tigris et Hippopotamus amphibius. Le 13 janvier 2021, il a déposé une demande pour les renouveler.

Un dresseur déjà condamné !

Au printemps, un rapport est alors établi par le service instructeur. Peu après, un avis de la Commission nationale consultative pour la faune sauvage captive (CNFSC) est émis, dont nous ignorons à ce jour la teneur, le ministère ayant refusé de nous le communiquer.

Mais nous savons que ce même Alexandre Muller a fait l’objet d’une condamnation par le tribunal correctionnel de Valence le 22 janvier 2020 pour :

  • exploitation irrégulière d’établissement détenant des animaux non domestiques,
  • placement ou maintien d’un animal domestique ou d’animal sauvage apprivoisé ou captif dans un habitat, environnement ou installation pouvant être cause de souffrance,
  • et utilisation de mode de détention inadapté ou pouvant être cause de souffrance ou blessure pour l’élevage, la garde ou la détention d’un animal domestique ou d’animal sauvage apprivoisé ou captif !

Des autorités préfectorales qui se contrefichent du bien-être animal

Pourtant, nulle trace dans son dossier de la mise en demeure qui lui avait été adressée par la préfecture après les inspections de l’Office français de la biodiversité (OFB). Il faut dire que l’on avait assisté lors de l’audience à un exercice de haute voltige de l’administration. Car après avoir clamé que tout allait pour le mieux dans ce cirque, elle avait été contrainte de revoir sa copie une fois confrontée aux rapports de non-conformités majeures des agents de l’OFB ! De la condamnation qui s’en est suivie, nulle trace non plus dans son dossier.

Deux certificats de capacité délivrés, dont un définitif pour Jumbo

C’est donc sans surprise que l’on apprend aujourd’hui que Muller, pourtant condamné pour avoir failli au bien-être de son hippopotame, se voit en quelque sorte récompensé, contre toute logique, par deux nouveaux certificats.

La reproduction de fauves et le commerce qui en découle vont continuer

Certes, l’administration temporise : pour les fauves, le certificat n’est que probatoire. Car « le pétitionnaire reste en contradiction sur certains éléments évoqués lors de son entretien avec les membres de la commission nationale et ceux écrits dans son dossier de demande ». On aurait tant aimé avoir accès à ces contradictions ! Mais la reconduction de cinq ans en cinq ans lui permet tout de même de faire se reproduire en captivité des lions et des tigres, de les dresser et de les exploiter sur la piste (peut-être fait-il même « commerce » de ces animaux sauvages ? Il ne serait pas le premier circassien dans ce cas) – malgré, donc, les contradictions du dossier…

Une peine à perpétuité pour Jumbo l’innocent

Le dresseur voulait apparemment accueillir d’autres hippopotames dans son bassin mobile. Ben voyons ! Mais « il ne démontre pas sa capacité à acquérir un autre spécimen de cette espèce dans de bonnes conditions d’éthique et de captivité »… Dans « ces conditions », le certificat ne lui est accordé que pour Jumbo. Visiblement, lui, ce n’est pas grave, on peut le sacrifier.

Le préfet n’a certainement pas dû voir passer les annonces de la ministre de la Transition écologique… Ou alors peut-être s’est-il fixé essentiellement sur la note interministérielle diffusée au début de l’été ?

Nous n’abandonnerons pas les animaux des cirques, et Jumbo ne fera pas exception !

Un repris de justice qui piétine les droits élémentaires des animaux qui dépendent de lui ne devrait pas pouvoir récupérer de certificat de capacité. Encore moins un définitif. Nous engageons donc un recours contre ces deux arrêtés qui s’assoient sur les droits des animaux au cirque Muller. Jamais nous n’abandonnerons Jumbo.

Signez la pétition pour Jumbo

Les chiens errants de Chihia doivent être épargnés!

Les chiens errants de Chihia doivent être épargnés!

Les chiens errants de Chihia doivent être épargnés!
08.09.2021
Tunisie
Les chiens errants de Chihia doivent être épargnés!
Animaux familiers

Alertés par le sort cruel réservé aux chiens errants à Chihia, nous avons écrit à la municipalité de cette ville tunisienne. Voici notre lettre ouverte. Aidez-nous à obtenir qu’ils soient pris en charge et protégés des souffrances liées à l’errance, et non plus abattus. Ecrivez vous aussi à la mairie.

Madame Amira Debbache
Maire de Chihia
Route de Teniour
6, avenue Habib Bourguiba
SFAX TN 3041 Tunisie

Vannes, le 30 août 2021

Madame la Maire,

One Voice est une association française ayant pour objet de protéger et de défendre les animaux. À ce titre, nous sommes concernés par le sort réservé aux chiens errants à Chihia. En effet, nous avons été alertés au sujet de campagnes de capture et d’abattage des chiens errants qui devraient avoir lieu dans les jours à venir.

Il est intolérable qu’un tel traitement soit réservé aux animaux errants. Ces cruelles campagnes d’abattage n’ont jamais fait leurs preuves pour lutter contre l’errance et sont inefficaces contre la rage. Elles sont uniquement source de souffrance pour les animaux concernés et ne parviennent pas à régler le problème durablement.

Des solutions éthiques et efficaces existent pourtant et résoudraient à long terme la question de l’errance animale à Chihia.

La mise en place d’une politique de stérilisation, d’identification et de vaccination antirabique systématiques des animaux errants permet de les prendre en charge tout en évitant leur reproduction. Ceux-ci peuvent ensuite soit être replacés sur le site, soit être mis à l’adoption. Plusieurs associations de protection animale et bénévoles travaillent au soin des animaux errants à Chihia et pourraient conseiller la municipalité efficacement.

À titre d’exemple, les municipalités d’Oued Ellil et de Soliman ont récemment renoncé à abattre les animaux errants au profit de collaborations avec des associations locales pour leur identification, stérilisation, vaccination et adoption éventuelle.

De très nombreuses personnes se sont émues du sort de ces animaux et se mobilisent sur les réseaux sociaux. Une pétition a été lancée contre cette gestion cruelle de l’errance et a déjà récolté plus de 45 000 signatures.

C’est pourquoi nous vous exhortons à intervenir pour stopper ces campagnes d’abattages massifs et à agir en faveur d’une gestion éthique et durable de l’errance animale à Chihia.

Je vous prie de croire, Madame la Maire, à l’assurance de ma plus parfaite considération.

Muriel Arnal
Présidente de One Voice

Votre action

Vous aussi, écrivez de manière courtoise et polie à la Maire de Chihia qui a le pouvoir de faire changer les choses pour ces pauvres chiens. Vous pouvez utiliser la lettre type disponible ci-dessous en l’adaptant.

Les mails de la municipalité sont:
commune.chihia.presidente@wanadoo.tn
commune.chihia@wanadoo.tn

Nouvelles images inédites du CEDS, l’élevage de chiens à Mézilles!

Nouvelles images inédites du CEDS, l’élevage de chiens à Mézilles!

Nouvelles images inédites du CEDS, l’élevage de chiens à Mézilles!
02.09.2021
Yonne
Nouvelles images inédites du CEDS, l’élevage de chiens à Mézilles!
Expérimentation animale

Nous avons reçu de nouvelles images exclusives des chiens élevés et expérimentés au Centre d’élevage des Souches (CEDS) à Mézilles dans l’Yonne. Le lanceur d’alerte voulait braquer le projecteur sur le mode de détention des golden retrievers et beagles du plus grand élevage de chiens pour les laboratoires en France. C’est chose faite, et l’élevage nouvellement acquis par Marshall BioResources (MBR) n’a pas fini de faire parler de lui. Nous ne céderons rien pour les chiens livrés au scalpel.

Un élevage où les chiens ne sont que des produits

En effet, leur nombre est astronomique: ils sont plus de mille cinq cents sur place. Des femelles utilisées comme reproductrices toute leur vie dans de petites cellules, des petits qui naissent souvent malades et dont beaucoup meurent prématurément, des jeunes chiens que l’on sépare de leur mère pour vivre en cage dehors, livrés à la loi du plus fort dans ces meutes artificielles en proie à l’ennui… Pour, in fine, être expérimentés sur le site directement, ou envoyés par camions dans les laboratoires où ils perdront la vie non sans avoir souffert, et pour la plupart d’entre eux, sans jamais avoir reçu de geste d’affection – dans l’élevage c’est interdit.

À l’occasion de sa visite du site en 2018, notre consultant, le vétérinaire André Ménache, avait échangé quelques mots avec la vétérinaire du CEDS. Pour elle, à l’époque tout du moins, cite-t-il dans son rapport: « Ils sont différents ces chiens, ils ne sont plus comme des chiens de compagnie. »

Un rachat aux perspectives lucratives

L’élevage a été racheté au printemps 2021 par la tristement célèbre enseigne américaine de « bio ressources » (comprenez d’animaux-produits): Marshall BioResources, anciennement Marshall Farms. Les deux élevages de beagles de France destinés aux laboratoires, à Gannat et à Mézilles, appartiennent donc dorénavant à ce géant qui a bien plus le profit à cœur que le bien-être animal. Une manière pour Marshall d’éviter les frais de douane, de se passer du prix du transport des chiens dans les soutes des avions et les « pertes » commerciales liées aux animaux qui n’y survivaient pas. Selon le repreneur,

« Un beagle sur deux utilisé en Europe [dans les laboratoires] est importé des États-Unis. […] La majorité de ces beagles sont des beagles Marshall. Aujourd’hui, la logistique devient un problème majeur, puisque, sous la pression des activistes, les possibilités d’importation deviennent de plus en plus délicates. De plus en plus coûteuses. »

Nous avons eu accès à une visioconférence unique

Le couple Carré, à qui appartenait l’élevage initialement et contre qui nous avions obtenu, après d’âpres batailles, l’interdiction de s’agrandir, a donc vendu au plus offrant son élevage florissant. Aux différents clients, « consommateurs » de chiens et utilisateurs de leur service de tests sur site Bio 2M, ils étaient fiers, dans cette réunion en visioconférence unique et à laquelle nous avons eu accès, de présenter leur acquéreur. Ils se voulaient rassurants: tout allait bien continuer comme avant au CEDS voire s’intensifier avec Marshall, aussi bien côté élevage que côté expérimentation chez Bio 2M. Pour le responsable de Marshall Europe situé à Lyon:

« L’idée au travers de cette acquisition, vous l’aurez compris, c’est non seulement de pérenniser les activités, mais de les développer. […] Aujourd’hui, le site de Mézilles est un site, je dirais, presque unique au monde, en capacité d’associer un élevage canin et une offre de services sur les études attachées à l’activité canine. […] Je ne connais aucune structure qui est aujourd’hui organisée de la sorte. Et donc, derrière ça, l’idée, en effet, c’est continuer, bien évidemment, à offrir la prestation de services, qui aujourd’hui est à disposition à Bio 2M, avec l’idée de pouvoir la développer et la diversifier. »

On tremble pour les chiens.

La France est en effet l’un des pays qui teste le plus sur les chiens en Europe. Des chiffres en augmentation! Mais nous ne laisserons pas MBR les torturer à mort sans rien dire, même avec une caution scientifique. Nous ne l’avons jamais fait, ni avec eux, ni avec les précédents depuis plus de vingt ans.

Plus que jamais, les chiens ont besoin de nous. Rejoignez-nous aux rassemblements prévus le premier week-end de septembre! Nous organisons le rassemblement à Auxerre et rejoignons l’action lancée par Animal1st à Gannat!

Procès des Poliakov: la France protège-t-elle les animaux sauvages?

Procès des Poliakov: la France protège-t-elle les animaux sauvages?

Procès des Poliakov: la France protège-t-elle les animaux sauvages?
01.09.2021
France
Procès des Poliakov: la France protège-t-elle les animaux sauvages?
Exploitation pour le spectacle

Le procès des Poliakov avait eu lieu le 12 mai dernier à Blois. La décision vient de tomber. Le couple de dresseurs de Micha, de Bony et Glasha, de Mina la guenon magot, des oiseaux rares et des poneys a été relaxé sur les sévices graves et sur tous les faits antérieurs à 2019. Prescription. Sacha Poliakov écope de 4 mois de sursis simple. Autrement dit: on peut donc maltraiter en paix en France. Et ce, bien qu’un ours soit mort. Nous faisons appel.

La France protège-t-elle réellement les animaux sauvages?

À la lueur des décisions de justice que l’on obtient procès après procès en France sur ce type de dossiers, on s’aperçoit que la justice est plus encline à sanctionner sur des infractions environnementales. Y aurait-il une loi de l’omerta, voire un tabou à sanctionner des détenteurs d’animaux issus de la faune sauvage sur des mauvais traitements? Car des défauts de soin font l’objet de condamnations quand il s’agit de chiens et de chats… On le voit bien sur l’affaire du lion Eliott au Cirque Amar, ou celle de Jumbo, l’hippopotame détenu par le Cirque de la violente famille Muller. À chaque fois qu’on a des éléments objectifs, probants, les accusés sont in fine inquiétés sur des infractions environnementales seulement.

Pour les animaux détenus par les Poliakov, cette absence de sanction à la hauteur de nos attentes a lieu malgré un décès d’animal qui avait des asticots dans les pattes!

Une méconnaissance coupable

La méconnaissance de ces animaux – on le voit déjà dans les contrôles, les agents ne notant pas de problèmes particuliers dans les rapports d’inspections – se poursuit jusque dans les prétoires. Ceci est extrêmement grave.

Des lois de protection animale qui ne s’appliquent quasiment jamais

C’est incompréhensible. Tout se passe comme si les animaux de la faune sauvage étaient corvéables à souhait, à notre merci, et que donc, ils ne souffraient pas. Comme si on pouvait tout leur faire… Et de fait, c’est ce qui se passe. On peut se poser la question de savoir s’il y a une réelle protection de ces animaux dans notre pays. Nous faisons appel de la décision.

Signez pour une Europe sans expérimentation animale!

Signez pour une Europe sans expérimentation animale!

Signez pour une Europe sans expérimentation animale!
31.08.2021
Union Européenne
Signez pour une Europe sans expérimentation animale!
Expérimentation animale

L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) appelle à de nouveaux tests sur les animaux pour des ingrédients pourtant utilisés en toute sécurité par les consommateurs depuis de nombreuses années. One Voice, en tant que représentante française de Cruelty Free Europe et de la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentations animale, travaille avec tous ses partenaires ainsi qu’avec Eurogroup for Animals, HSI/Europe et PETA pour mettre fin aux tests sur les animaux dans l’UE. Nous nous sommes associés à Dove, The Body Shop et à plus de 100 organisations de protection des animaux pour lancer un appel au ralliement afin que les consommateurs signent l’Initiative citoyenne européenne. Muriel Arnal, la présidente de One Voice fait partie du comité de cette ICE. Nous avons besoin d’un million de signatures officialisées. Pour les animaux, aucun retour en arrière ne doit être possible!

Dans toute l’Europe, des millions d’animaux sont utilisés en science chaque année dans des expériences qui les font fréquemment souffrir, qui peuvent être sévères, mais qui tiennent rarement leur promesse initiale, à savoir assurer aux humains une meilleure santé. Parmi ces animaux figurent des souris, des poissons, des rats, des cobayes, des lapins, des chats, des chiens et des singes.

Nous avons besoin que ces souffrances cessent — pour les animaux et pour une meilleure médecine, une meilleure sûreté des produits et une meilleure protection de l’environnement.

Nous voulons qu’une science éthique, pertinente pour la santé humaine et sans expérimentation animale
soit correctement financée et pleinement utilisée.

C’est pourquoi nous avons besoin que vous nous rejoigniez et que vous signiez l’Initiative citoyenne européenne
(ICE) appelant la Commission européenne à :

  • Protéger et renforcer l’interdiction des tests sur les animaux pour les cosmétiques
  • Transformer la réglementation de l’UE sur les produits chimiques
  • Mettre en œuvre un plan concret de transition vers une science sans expérimentation animale.

Vous pensiez que tester les cosmétiques sur les animaux était déjà interdit dans l’UE?

Les tests sur les animaux pour les produits cosmétiques et leurs ingrédients ont été bannis en Europe en 2009, et l’interdiction de vendre des produits cosmétiques testés sur les animaux est en place depuis 2013. Nous nous sommes battus avec acharnement, avec vous et les députés européens, pour ces interdictions. Cependant, malgré celles-ci, L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) exige de nouveaux tests pour les ingrédients — y compris ceux qui sont employés exclusivement dans les cosmétiques ainsi que les ingrédients dont la sûreté est établie de longue date. Aidez-nous à protéger et renforcer les interdictions d’expérimentation animale pour les cosmétiques en signant l’ICE. 

Saviez-vous que la nouvelle stratégie de l’UE pour la durabilité dans le domaine des produits chimiques pourrait signifier des millions de tests supplémentaires sur les animaux?

La nouvelle stratégie pour la durabilité dans le domaine des produits chimiques implique la révision des lois européennes sur ces derniers. Son objectif est d’assurer un environnement dénué de toxicité. Mais recourir à l’expérimentation animale pour combler les lacunes en matière d’informations sur les produits chimiques ne fera que conduire à des tests sur les animaux encore plus cruels et à des résultats peu fiables qui ne profiteront ni à la santé humaine, ni à notre environnement. Aidez-nous à transformer la réglementation européenne sur les produits chimiques en signant l’ICE.

Faites-vous partie des 72 %* d’Européens qui estiment que l’Europe a besoin d’un plan concret pour mettre fin à l’expérimentations animale?

Si oui, nous vous en remercions ! Le nombre d’expériences sur les animaux n’a pas beaucoup évolué au cours de la dernière décennie malgré les progrès incroyables de la science et l’assurance des décideurs européens que leur objectif est de remplacer les tests sur les animaux. Dans divers autres domaines politiques importants mobilisant les citoyens — ​​les émissions de gaz à effet de serre, par exemple —, l’UE s’est fixée des objectifs audacieux et ambitieux pour amorcer le changement. C’est aussi ce dont les animaux ont besoin. Aidez-nous à moderniser la science au sein de l’UE pour éliminer progressivement l’expérimentation animale en signant l’ICE.

One Voice, en tant que représentante française de Cruelty Free Europe et de la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentations animale, travaille avec tous ses partenaires ainsi qu’avec Eurogroup for Animals, HSI/Europe et PETA pour mettre fin aux tests sur les animaux dans l’UE. Mais nous avons besoin de vous et de tous vos amis doués de compassion, une Initiative citoyenne européenne (ICE) ayant besoin de plus d’un million de signatures valides pour réussir. Une ICE montre à la Commission européenne que les citoyens sont mobilisés et réclament du changement. Il s’agit d’un mécanisme permettant aux gens d’exiger une nouvelle législation. Merci de faire entendre votre voix – et celle des animaux dans les laboratoires.

*comresglobal.com