Empêchons le massacre des bouquetins du Bargy! Les tirs d’abattage sont autorisés en Haute-Savoie dès le printemps

Empêchons le massacre des bouquetins du Bargy! Les tirs d’abattage sont autorisés en Haute-Savoie dès le printemps

Empêchons le massacre des bouquetins du Bargy! Les tirs d’abattage sont autorisés en Haute-Savoie dès le printemps
30.04.2022
Haute Savoie
Empêchons le massacre des bouquetins du Bargy ! Les tirs d’abattage sont autorisés en Haute-Savoie dès le printemps
Animaux sauvages

Nous avons déposé vendredi dernier avec nos partenaires un double recours contre un arrêté préfectoral qui prévoit des tirs d’abattages massifs et indiscriminés de bouquetins en Haute-Savoie, dès ce printemps. L’audience de référé pour obtenir sa suspension aura lieu au tribunal administratif de Grenoble le 11 mai à 10h.

Des actions en justice répétées année après année !

Combien d’actions en justice seront-elles nécessaires pour faire entendre que la survie des bouquetins du Bargy est inhérente à celle des écosystèmes ? D’autant qu’il a été démontré que neuf bouquetins sur dix ne sont pas contaminés par la maladie… Il faut faire immédiatement barrage à ce massacre annoncé !

Ce n’est pas la première fois que nous attaquons des arrêtés pour défendre les bouquetins du Bargy. Nous avons multiplié les actions depuis les premiers cas en 2012, puis en 2018 ainsi qu’en 2019 pour sauver ces majestueux habitants des montagnes.

Un référé-suspension et un recours en annulation déposés avec nos partenaires

Nous réitérons notre démarche, cette fois en commun avec Animal Cross, l’ASPAS, AVES, FNE Auvergne-Rhône-Alpes, FNE Haute-Savoie et la LPO nationale, en espérant être entendus.

La priorité absolue est de préserver tous les bouquetins en bonne santé du massif du Bargy, soit 96% de la population actuelle. Les abattre alors qu’ils ne sont pas malades est une absurdité au même titre que de faire voler un hélicoptère des dizaines de fois au-dessus de nids d’oiseaux (devenus) rares et extrêmement vulnérables. Les rapaces protégés sont en grave péril avec ces pratiques irresponsables. Les humains placent décidément trop souvent leurs intérêts égoïstes avant ceux des animaux et de la nature, pourtant nécessaires à leur propre survie.

Dans ce contexte d’urgence, le juge des référés a fixé l’audience au 11 mai. En attendant celle-ci, notre partenaire FNE Haute-Savoie a lancé une pétition que vous nous invitons à signer.

Chasse adaptative : les espèces menacées sous le feu des chasseurs. One Voice au Conseil d’État le 11 mai pour les oiseaux.

Chasse adaptative : les espèces menacées sous le feu des chasseurs. One Voice au Conseil d’État le 11 mai pour les oiseaux.

Chasse adaptative : les espèces menacées sous le feu des chasseurs. One Voice au Conseil d’État le 11 mai pour les oiseaux.
28.04.2022
Chasse adaptative : les espèces menacées sous le feu des chasseurs. One Voice au Conseil d’État le 11 mai pour les oiseaux.
Animaux sauvages

Les élégantes tourterelles des bois, les majestueux grands tétras, les farouches courlis cendrés, mais aussi les barges à queue noire, les oies cendrées et les fuligules milouins, n’ont qu’à bien se tenir ! Avec le principe de gestion de chasse adaptative, les chasseurs reviennent à la charge et ont toute latitude pour tuer des animaux en déclin. L’audience au Conseil d’Etat aura lieu ce 11 mai 2022 à 14h.

Edit au 14 mai 2022:

La décision doit être rendue environ trois semaines après l’audience, soit la première semaine du mois de juin prochain.

Ces oiseaux de nos campagnes et de nos montagnes ont un point commun : tous sont inscrits sur la liste rouge des espèces menacées en France par l’UICN. Classés comme vulnérables, en déclin ou en danger, leur population ne cesse de baisser. Pourtant, les chasseurs, animés par le seul plaisir de les tirer à bout portant, continuent de se payer leur tête. Pour dévaster la biodiversité sans vergogne, ils défendent la mise en œuvre de la gestion adaptative des espèces. Une aberration environnementale.

Le principe est simple. La gestion adaptative permet d’« ajuster régulièrement les prélèvements des espèces en fonction de l’état de conservation de leur population et de leur habitat, en s’appuyant sur les connaissances scientifiques relatives à ces populations ».

En clair, cette gestion repose sur un simple système de retour d’expérience. De qui se moque-t-on ?

La complexité du suivi des espèces

Car on le sait : la méthode de suivi des espèces est extrêmement complexe et exige des moyens ambitieux pour récolter les données, les intégrer, les analyser et enfin réagir. Qui va s’en charger? Les chasseurs eux-mêmes et leur application « Chassadapt »? Cette application, présentée comme un élément de contrôle des prélèvements et d’amélioration de connaissances des espèces, repose sur les simples déclarations des chasseurs. Ce n’est qu’une aberration de plus.

Un dispositif étendu aux espèces non chassables

Le dispositif de gestion adaptative aurait dû être mis en place par le plan de biodiversité de juillet 2018, sur les 90 (!!!) espèces chassables en France. Mais les chasseurs insatiables ont demandé à l’appliquer aux espèces non chassables. « Non seulement la chasse n’est pas impactante pour les espèces chassables fragilisées, mais encore, une espèce qui n’est plus chassée est condamnée », assure ainsi sans rougir Willy Schraen, président de la Fédération nationale des chasseurs, dans le magazine Connaissance de la chasse daté de septembre 2018. Un tel cynisme nous glace et nous défendons la position inverse : cessons de tuer les animaux, a fortiori lorsqu’ils sont déjà en déclin.

Pourtant, la gestion adaptative a bien été inscrite dans la loi du 24 juillet 2019. Et si elle est encadrée par un comité d’experts scientifiques – le GEGA – , chargé d’émettre des recommandations, celles-ci ne sont pas suivies par le gouvernement. Le GEGA a ainsi préconisé un quota de prélèvement de 0 individu sur les tourterelles des bois et sur les courlis cendrés. Sans effet.

Des victoires…

Le 10 septembre 2020, One Voice et la LPO remportaient leurs recours déposés devant le Conseil d’État pour faire suspendre l’arrêté autorisant le massacre des tourterelles des bois, déjà au bord de l’extinction. À cette date, 6 368 individus avaient été tuées. L’arrêté sera annulé le 30 décembre 2021. Le 17 décembre 2020, le Conseil d’État donnait raison à la LPO, lors d’un recours déposé contre un arrêté autorisant la chasse de 6 000 courlis cendrés pour 2019-2020. Cet arrêté avait déjà été suspendu en urgence par la haute juridiction en août 2019.

Oui mais…

Le combat pour les oiseaux continue. Nous ne laisserons pas passer cette loi injuste, qui donne les pleins pouvoirs aux chasseurs au mépris de la biodiversité. Nous avons déposé un recours devant le Conseil d’État contre la gestion adaptative de la chasse : l’arrêté cadre et la liste des espèces concernées. L’audience au Conseil d’Etat aura lieu ce 11 mai 2022 à 14h.

Mina serait morte début 2022 et Kamala placée à l’étranger. Mais que font les autorités ?!

Mina serait morte début 2022 et Kamala placée à l’étranger. Mais que font les autorités ?!

Mina serait morte début 2022 et Kamala placée à l’étranger. Mais que font les autorités ?!
27.04.2022
France
Mina serait morte début 2022 et Kamala placée à l’étranger. Mais que font les autorités ?!
Exploitation pour le spectacle

Des éléphantes exploitées dans les cirques de France depuis des décennies, des plaintes à ne plus savoir qu’en faire, une loi éventail qui ne suscite que du vent, et pour quel résultat ? Ces grandes dames sont placées dans les pires endroits sous la pression, et les autres meurent dans les camions sans jamais avoir vécu une vie paisible… Des rumeurs circulent sur Mina et Kamala, les éléphantes détenues par le cirque Medrano. Nous demandons des informations factuelles et des comptes aux responsables !

Les réseaux sociaux relaient une information alarmante sur l’une des deux éléphantes détenues par le cirque Medrano sédentarisé à Aimargues et dont nous avons fait annuler l’arrêté d’ouverture : Mina, qui nous est présentée comme étant en bonne santé tant par l’établissement la détenant que par les services de la DDPP (préfecture) dans le cadre de la procédure en cours devant le tribunal administratif de Rennes, serait en fait décédée depuis plusieurs mois ! Et Kamala aurait rejoint le Centre Skanda Vale au Royaume-Uni ayant accueilli Lechmee. Centre au sujet duquel nous avons alerté le ministère de l’Écologie dès 2018 pour qu’il ne laisse pas Maya y être envoyée car il ne constitue en rien un lieu acceptable pour le bien-être des éléphants. Tout cela alors qu’Elephant Haven, en France, est un sanctuaire disponible, adéquat et accueillant !

«C’est une hécatombe pour les éléphantes des cirques, et pour l’instant, le ministère s’en sort sans une égratignure et dans le silence. C’est scandaleux.»Muriel Arnal

Une loi pour donner l’illusion de l’action

La loi sur la maltraitance animale passée en novembre 2021 est une vaste farce pour les animaux détenus dans les cirques, notamment pour les éléphantes qui meurent les unes après les autres ou sont envoyées à l’étranger. Car seuls les cirques itinérants sont visés, laissant se sédentariser ceux qui le veulent et continuer ainsi à exploiter les animaux à loisir, comme c’est le cas de Medrano. Mais cette loi autorise aussi encore pour des années la reproduction des fauves… en plus du fait qu’aucun décret d’application n’a encore été publié.

Les autorités devront rendre des comptes !

Nous demandons des comptes et des éléments factuels à la préfecture des Côtes-d’Armor.

«Il est pour le moins surprenant que vos services puissent continuer à soutenir devant un tribunal que les animaux sont en parfaite santé et détenus dans d’excellentes conditions alors même qu’ils sont morts ou ont été cédés. Cela traduit à tout le moins un dysfonctionnement dans vos missions de contrôle.

» Extrait du courrier de One Voice à la préfecture des Côtes-d’Armor (DDPP)

L’association est particulièrement inquiète du sort réservé à Mina aujourd’hui décédée. Nous souhaitons connaître les circonstances de son décès et avoir accès à tous les documents s’y rapportant, notamment le rapport d’autopsie vétérinaire effectué et le certificat d’équarrissage. S’agissant de Kamala, l’association sollicite le document CITES ou CIC et la date de la cession.

Nous avons également écrit au tribunal de Rennes, car s’il s’avère que Mina est bel et bien décédée et Kamala cédée en Angleterre, notre plainte pourrait bien se retrouver « sans objet » et donc faire pschitt (comme pour la guenon magot détenue chez les Poliakov)… Car au lieu de statuer sur les problèmes au moment de la plainte, la justice abandonne les poursuites dès lors que les animaux meurent des conséquences des mauvais traitements reçus… et ceux qui les leur ont infligés s’en sortent à bon compte. D’ailleurs, le cirque Medrano s’enorgueillit, après tant d’années passées à faire claquer le fouet et manier l’ankus, de présenter désormais un spectacle sans animaux.

Finalement et comme à chaque fois (pour Lechmee c’était pareil), l’exploitant a senti le vent tourner et s’est dessaisi de lui-même de ses éléphantes pour éviter un retrait imposé par la justice après plus de cinq ans de démarches judiciaires de One Voice.

Nos campagnes incessantes – procédures, sensibilisation du public et pressions sur les autorités avec nos images d’enquête notamment – ont eu raison de l’inertie de l’administration mais trop tardivement pour Mina qui est fort probablement en effet décédée… Nous ferons tout pour que les responsables payent.

Lutter pour la transparence ne devrait pas être un travail à temps plein

Lutter pour la transparence ne devrait pas être un travail à temps plein

Lutter pour la transparence ne devrait pas être un travail à temps plein
26.04.2022
France
Lutter pour la transparence ne devrait pas être un travail à temps plein
Expérimentation animale

Quand on cherche à accéder aux rapports d’inspection des laboratoires d’expérimentation animale, l’administration résiste souvent. Pourtant, les jugements se suivent et se ressemblent, en faveur d’une transparence prévue par la loi, qui n’est pas censée être optionnelle. Mais il y a parfois de moins bonnes nouvelles : récemment, le tribunal de Nice a autorisé la préfecture des Alpes-Maritimes à cacher l’identité d’un laboratoire… La loi reste sujette à interprétation, et la lutte pour la transparence en devient un travail fastidieux et de longue haleine.

Depuis cet automne, presque trente jugements dans une vingtaine de tribunaux administratifs ont affirmé et confirmé que les rapports d’inspection des laboratoires d’expérimentation animale sont des documents administratifs communicables au grand public.

Dans l’un des derniers exemples en date, le tribunal de Clermont-Ferrand a émis ce jugement pour les préfectures de l’Allier, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme. Ces jugements ne peuvent exister que grâce à un acharnement maintenu sur le long terme.

En effet, l’habitude des administrations est souvent de jouer la carte du silence, en espérant peut-être que les personnes qui s’adressent à elles ne connaîtront pas l’existence de la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada), ou n’auront pas les ressources, en cas d’avis favorable de la Cada, pour engager des recours dans les tribunaux administratifs, dont les procédures peuvent s’étaler sur plus d’un an. Et dans le cas où tout cela passerait enfin par les tribunaux, le plus probable est encore que les profanes ne sachent pas défendre de manière convaincante leur droit d’accès, tandis que les administrations peuvent faire confiance à leurs services juridiques pour argumenter leur refus en des termes entendables par un tribunal.

Des documents qui devraient déjà être publics

La rédaction de ces recours (et la mobilisation des connaissances nécessaires pour les argumenter correctement) est chronophage, mais il arrive qu’on obtienne satisfaction. Alors que les préfectures prétendent que publier des rapports d’inspection serait risqué pour les laboratoires concernés, qui seraient alors visés par des attaques animalistes, la plupart des tribunaux ne sont pas dupes. Les préfectures prétendent aussi que l’expérimentation animale en elle-même est tellement mal considérée par le grand public qu’il faudrait absolument lui cacher l’identité des laboratoires. Mais là encore, les tribunaux n’y croient pas.

Il faut dire que la très grande majorité de ces laboratoires n’appartiennent pas à Sanofi, à Royal Canin, à Marshall BioResources ou à d’autres enseignes privées. La plupart sont en fait des établissements publics – des universités et d’autres établissements d’enseignement supérieur ou de formation professionnelle, mais aussi des unités de recherche du CNRS, de l’Inserm, de l’INRAE, ou encore des laboratoires de l’armée… Pourquoi n’aurait-on pas le droit de savoir comment notre argent est utilisé dans ces centres de recherche ? Et pourquoi n’aurait-on pas le droit de savoir quand ces centres enfreignent la loi avec l’argent public, c’est-à-dire avec notre argent ?

La transparence en devanture

De nombreux laboratoires ont d’ailleurs signé l’an dernier une « charte de transparence sur le recours aux animaux à des fins scientifiques et réglementaires ». Il faut croire que l’appellation « expérimentation animale » n’attire pas vraiment les faveurs du public – mais reconnaissons qu’une charte qui n’engage pas un centre de recherche à grand-chose d’autre qu’à faire la publicité de l’expérimentation animale et sa réglementation est une trouvaille assez maligne. Cela permet de faire croire au grand public que les laboratoires n’ont rien à cacher, pendant que l’administration fait ce qu’elle peut pour qu’aucune information réellement consistante ne fuite.

Même des personnes qui cherchent à lancer l’alerte en interne peuvent se retrouver sans emploi tandis que rien n’est fait pour que les dysfonctionnements soient résolus. On espère que ce genre de situation disparaîtra avec la protection des lanceurs et lanceuses d’alerte prévue par la loi adoptée à l’unanimité par le Sénat le 16 février.

Les déceptions

Pour l’instant, avec plusieurs tribunaux, plusieurs dossiers, plusieurs jugements, tout ne va pas toujours dans le sens que l’on espère et on peut avoir quelques déceptions et questionnements. En décembre, malgré plusieurs décisions plus favorables déjà publiées par d’autres tribunaux, le tribunal administratif de Lyon a jugé que des risques de sécurité justifiaient l’occultation du nom des établissements sur les rapports d’inspection. On trouve pourtant déjà en ligne des informations sur l’expérimentation animale sur les sites de l’Université Claude Bernard – Lyon 1, du laboratoire P4 de l’Inserm ou de Charles River, qui ne se cachent pas de pratiquer l’expérimentation animale.

Plus récemment, le tribunal administratif de Nice a jugé le 22 février qu’il était possible de cacher le nom d’un seul des établissements concernés par les rapports demandés, dans la mesure où cet établissement abrite une animalerie « A3 » qui manipule le virus de la rage et une zone « P3 » qui manipule le coronavirus félin[1]. D’après ce jugement, à cause de la présence de pathogènes dangereux, révéler le nom de l’établissement reviendrait à créer un risque de sécurité. Il suffit pourtant de taper « animalerie “A3” » dans un moteur de recherche pour tomber rapidement sur les sites web de constructeurs qui indiquent où ils ont produit de telles animaleries, voire sur des sites d’établissements qui indiquent eux-mêmes la présence d’une telle animalerie dans leurs locaux.

De plus, ces pathogènes concernent directement des virus présents dans la nature et ayant une incidence directe sur la santé des animaux sauvages et des populations humaines – sans parler de la détention de primates et d’autres représentants de la faune sauvage dans de nombreux laboratoires, ou encore des risques inhérents à la manipulation des pathogènes quelles que soient les précautions prises (en cas de fuite ou d’accident). Le Code de l’environnement prévoit de faire profiter les informations de ce type d’un droit d’accès étendu pour le public. C’est ce qui était argumenté dans le dossier adressé au tribunal et qui aurait pu faire pencher les magistrats vers une décision encore plus favorable à notre cause. Mais cela n’est pas discuté dans la décision rendue par le tribunal, sans que l’on sache si cet oubli est volontaire ou non.

[1] Les sigles A3 et P3 se réfèrent à des niveaux de biosécurité (de 1 à 4). Plus le niveau est élevé, plus les contraintes sont grandes pour éviter autant que possible les fuites et les contaminations extérieures.

Le combat ne s’arrête pas là

Malgré ces deux décisions plus nuancées, plus d’une vingtaine de jugements d’autres tribunaux ont établi depuis cet automne que les rapports d’inspection des laboratoires d’expérimentation animale sont communicables en n’y cachant que le nom des personnels des établissements et des inspecteurs et inspectrices vétérinaires. Ces jugements sont le résultat d’un travail de fond qu’on ne voit pas sur le terrain et dont on entend peu parler sur les réseaux sociaux – mais c’est un travail qui demande beaucoup de temps, d’énergie et d’argent, pour mettre en lumière ce qui se passe et pour contrer l’opacité ambiante en ce qui concerne l’exploitation des animaux.

De nombreux dossiers n’ont pas encore donné lieu à un jugement, et nous déposerons d’autres demandes pour obtenir les documents qui nous permettent de mieux comprendre la situation, de mieux informer le public, et de dénoncer des pratiques injustifiables, voire illégales. Tant que l’expérimentation animale existera, nous nous battrons pour exiger la transparence, pour demander aux pouvoirs publics d’investir massivement dans des méthodes de recherche n’impliquant pas les animaux et pour obliger les laboratoires à utiliser exclusivement ces méthodes. Nous ne cesserons jamais de nous battre pour les animaux victimes de cette injustice.

Les animaux toujours sous le feu des fusils dans le Gard. One Voice saisit le Tribunal administratif de Nîmes, audience le 3 mai

Les animaux toujours sous le feu des fusils dans le Gard. One Voice saisit le Tribunal administratif de Nîmes, audience le 3 mai

Les animaux toujours sous le feu des fusils dans le Gard. One Voice saisit le Tribunal administratif de Nîmes, audience le 3 mai
23.04.2022
Gard
Les animaux toujours sous le feu des fusils dans le Gard. One Voice saisit le Tribunal administratif de Nîmes, audience le 3 mai
Animaux sauvages

Les renards, blaireaux, sangliers, cerfs, chevreuils et daims sont visés par la préfecture du Gard. One Voice attaque l’arrêté du 21 février 2022. Audience le 3 mai.

Les renards et les blaireaux, ainsi que les animaux tels que les sangliers, cerfs, chevreuils et daims sont visés par la préfecture du Gard. Le 21 février dernier, la préfète a ordonné notamment aux lieutenants de louvèterie et autres agents assermentés, de les tuer ou de les capturer. Les renards sont visés indéfiniment, les autres animaux le sont du 24 février au 11 septembre 2022, soit pendant six mois, période où leur chasse est censée être interdite. One Voice attaque donc cet arrêté qui donne carte blanche aux chasseurs et assimilés. Un recours et un référé suspension ont été déposés contre cette battue administrative qui, sans ça, fera couler le sang à flot dans le maquis gardois. L’audience aura lieu au tribunal administratif le 3 mai prochain à 14h.

Edit du 14 mai 2022:

Le 9 mai 2022 le juge des référés a rejeté notre requête de suspension de l’arrêté. Nous attendons désormais la date d’audience pour le recours en annulation que nous avons également déposé.

Les
raisons avancées par la préfète du Gard pour justifier de tuer les animaux sont
toujours les mêmes : accidents de la circulation et dégâts sur les biens
pour les uns, maladies potentiellement transmissibles aux humains pour les
renards.

Les renards, nuisibles : vraiment ?

Or
l’on sait depuis bien longtemps et grâce notamment à des rapports officiels,
que les renards ne sont pas plus dangereux que des chiens qui ont l’habitude de
la vie au grand air. Côté échinococcose alvéolaire, des campagnes de prévention
peuvent sans problème éviter les contaminations (il ne faut pas manger les
fruits ayant pu être infectés par les excréments des renards et les choisir donc en
hauteur). Côté maladie de Lyme, la présence des renards est, au contraire, un
bénéfice : quand ils sont présents sur un territoire, ils évitent la
propagation de cette maladie en s’attaquant aux hôtes des tiques, les
campagnols. Ils sont aussi, du même coup, à la source d’une baisse de l’usage
des pesticides dans les cultures. Les renards roux souffrent d’une
mauvaise réputation injustifiée

qui leur colle aux poils et fait plus d’un demi-million de morts chaque année
en France (voir notre rapport de 2017).

Les chasseurs ont un appétit insatiable pour le sang versé

Les animaux considérés comme du gibier, tels les blaireaux, déterrés sans merci (comme les renards), les sangliers, les cerfs, chevreuils et daims, chassés en automne et en hiver chaque année, ne sont laissés tranquilles que pour la période de reproduction et d’éducation des petits.

Les chasseurs ne peuvent pas, sous prétexte de vouloir procéder à leur loisir sanglant toute l’année, dicter aux préfectures ce qu’ils veulent et ce, sous de faux prétextes ! Dire que ces animaux sont des dangers pour la circulation ou créent des dégâts, c’est ni plus ni moins refuser d’admettre que ce sont nos routes humaines qui traversent leurs forêts, et non les animaux qui traversent nos routes… ou que les agriculteurs ne peuvent supporter le terrier d’une famille de blaireaux, par ailleurs utilisé par d’autres espèces animales, et que les blaireaux sont donc une source de richesse pour les écosystèmes. Au lieu de cela, des « dégâts » sont proclamés, souvent sans données chiffrées à l’appui, et l’autorisation de sortir les fusils, instaurée. Comme si la seule solution à nos petits inconforts, c’était toujours de tuer.

Un arrêté préfectoral que nous contestons pour plusieurs raisons

Ces animaux, visés par cet arrêté du 21 février 2022, sont les victimes d’un faux procès.
Il faut en urgence suspendre cet arrêté, sans quoi des milliers d’animaux vont périr (le nombre autorisé est illimité) ! Les lieutenants de louveterie, agents assermentés du service départemental de l’Office français de la biodiversité (OFB) et agents de développement assermentés de la Fédération départementale des chasseurs du Gard, peuvent, au passage, s’adjoindre les services de qui ils veulent, du chasseur lambda, par exemple.

Par ailleurs, depuis des années, les mêmes dispositions sont reconduites pour une durée de six mois, de sorte que les « destructions » sont opérées tout au long de l’année. Il ne s’agit alors plus d’une mesure exceptionnelle ordonnée afin de répondre à un problème localisé dans le temps et l’espace (ce qui est autorisé par le Code de l’environnement), mais d’une véritable délégation de pouvoir donnée, depuis des années et tout au long de l’année, sur tout le département aux personnes concernées.

L’hécatombe a déjà commencé. Il y a donc urgence, d’autant plus que le public n’a pas été consulté. L’audience aura lieu au tribunal administratif de Nîmes le 3 mai prochain.

Onze animaux saisis chez Kid Bauer au Parc Saint Léger, l’enquête continue!

Onze animaux saisis chez Kid Bauer au Parc Saint Léger, l’enquête continue!

Onze animaux saisis chez Kid Bauer au Parc Saint Léger, l’enquête continue!
22.04.2022
Oise
Onze animaux saisis chez Kid Bauer au Parc Saint Léger, l’enquête continue!
Exploitation pour le spectacle

Mercredi 20 avril dernier a eu lieu une saisie au Parc Saint Léger, dans le cadre de notre plainte pour maltraitance. Une inspection large a été ordonnée par les autorités judiciaires sur la propriété et auprès du personnel et menée également animal par animal avec l’aide des vétérinaires. Nous avons organisé la prise en charge des animaux saisis à l’issue de ce contrôle et qui nous ont été confiés.

Nous ne pouvions rien en dire le jour J, d’autant plus que rien n’était garanti jusqu’à la dernière minute. Mais à présent que le parquet de Beauvais s’est exprimé, nous pouvons vous annoncer qu’onze individus ont été saisis et mis sous la protection de One Voice par le substitut du procureur qui a mené les opérations. Ces deux muntjacs (de tout petits cervidés), ce porc-épic, ce cygne, les deux aras (des perroquets), les quatre tortues et le python ont quitté le Parc Saint Léger aussitôt la décision prise et les papiers signés.

Onze animaux en sécurité chez nos partenaires

Arrivés sur place dans les refuges de nos partenaires, les animaux ont été dans un premier temps placés en quarantaine. Ils pourront très prochainement prendre leurs aises dans des enclos bien plus vastes et plus en sécurité qu’au Parc Saint Léger où, par exemple, les tortues se faisaient fréquemment piétiner comme en attestent les panneaux « ne pas marcher sur les tortues », que nous avons pris en photo plusieurs fois depuis des années, et la faible hauteur des clôtures autour de l’espace qui leur était réservé. Du côté du cygne, celui-ci est éjointé, ce qui l’empêche de s’envoler en cas d’attaque…

Des animaux encore sur place

Les lions et tigres de ce cirque sédentarisé sont soumis au dressage et doivent se produire en spectacle tous les jours d’ouverture du parc aux visiteurs. Des personnes du public sont invitées à entrer dans la cage aux fauves... sans compter les tigreaux exhibés et passant de bras en bras à la fin du spectacle… Les makis cattas aussi, qui ont été filmés il y a quelques mois en train de monter sur des enfants, lécher des mains, risquer de se faire piétiner… Pour eux, nous ne lâcherons rien. Et ce n’est pas de l’acharnement contre les propriétaires du parc ! Nous n’avons rien contre eux, mais un cirque fixe ne peut pas confiner à vie des fauves dans un camion. Qui peut encore faire croire que c’est un habitat acceptable pour eux ? Ce sont clairement les animaux qui en font les frais.

Dans tous les cas, il s’agit d’un placement provisoire. Nous attendrons donc bien évidemment la fin de l’enquête et d’obtenir la décision finale du magistrat, mais nous sommes confiants pour l’avenir de ces onze animaux. Nous ferons notre maximum pour les autres, dont l’avenir reste incertain, d’autant plus que le parc est en vente.

Le 24 avril 2022, une journée mondiale des animaux dans les laboratoires, pour aller vers la fin de l’expérimentation animale en Europe

Le 24 avril 2022, une journée mondiale des animaux dans les laboratoires, pour aller vers la fin de l’expérimentation animale en Europe

Le 24 avril 2022, une journée mondiale des animaux dans les laboratoires, pour aller vers la fin de l’expérimentation animale en Europe
20.04.2022
France et International
Le 24 avril 2022, une journée mondiale des animaux dans les laboratoires, pour aller vers la fin de l’expérimentation animale en Europe
Expérimentation animale

One Voice organise un week-end d’actions de sensibilisation sur le terrain, partout en France, les 23 et 24 avril prochains, à l’occasion de la Journée mondiale des animaux dans les laboratoires. À cette occasion, nos militants échangeront avec le public dans une douzaine de villes et l’inciteront à signer l’Initiative citoyenne européenne SaveCrueltyFreeCosmetics pour renforcer l’interdiction de tester les cosmétiques sur les animaux au sein de l’Union européenne votée il y a neuf ans, et aussi d’aller plus loin en mettant fin à l’expérimentation animale au sein de l’UE. Et pour que la transparence soit à l’honneur, nous publions une représentation graphique de certains aspects des chiffres de l’expérimentation animale en France, sur un site internet dédié.

Des chiffres officiels pas si transparents…

Selon les chiffres officiels qui viennent d’être publiés, 1,6 million de procédures ont été effectuées en France en 2020 sur des animaux. Il y a donc eu moins d’expériences que l’année précédente, mais pas moins de victimes de l’expérimentation animale pour autant, puisqu’en 2020 l’épidémie de Covid a mené à des absences dans les laboratoires… et dans ce cas, les animaux sont tués. Or en France, contrairement à la quasi-intégralité de l’Europe, on ne compte pas les décès des animaux non expérimentés dans les chiffres de l’expérimentation animale.

Une visualisation de l’évolution des chiffres détaillés par espèce sur un site dédié

Réutilisation des animaux, douleurs sévères, stress, etc. Pour aider le grand public à mieux comprendre l’étendue et la gravité de l’expérimentation animale, nous avons demandé au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de nous fournir le détail des déclarations annuelles disponibles afin d’améliorer réellement la transparence sur l’utilisation des animaux dans les laboratoires en France. Nous présentons les résultats sous forme graphique pour découvrir et visualiser les chiffres détaillés et voir leur évolution au fil des années pour les nombreuses espèces concernées.

Le site des chiffres détaillés

La souffrance des animaux dans les laboratoires

Les animaux victimes de ces procédures passent leur vie entière enfermés. Tout n’est que barreaux, stress, terreur et souffrance. Ils sont utilisés entre autres pour la recherche fondamentale et appliquée, ainsi que pour des tests de toxicologie.

Pour Jeanne Mas, qui sera présente à Paris lors de notre action du 23 avril pour témoigner de sa solidarité envers ces animaux, cette citation de George Bernard Shaw résonne comme aucune autre :

«Les atrocités ne sont pas moins atrocités lorsqu’elles se produisent dans les laboratoires et qu’on les appelle recherche médicale.»

Or les deux tiers des procédures impliquent des souffrances non négligeables. Pire, près de 430000 animaux endurent ce qu’on appelle des « souffrances sévères » !

Les parents ou grands-parents de nombreux animaux dont les primates sont capturés dans la nature, transportés dans des conditions délétères et destinés à une existence de reproducteurs à la chaîne, leurs petits leur étant systématiquement retirés. D’autres sont élevés en France (les chiens de Mézilles et Gannat, les microcèbes du Muséum national d’Histoire naturelle, des poissons), mais beaucoup le sont à l’étranger (les macaques à Maurice ou en Indonésie… qui peuvent aussi transiter par la France via des établissements comme Silabe, lié à l’Université de Strasbourg). Certains proviennent même de zoos !

La loi interdisant l’expérimentation animale pour les cosmétiques en danger !

L’interdiction de l’expérimentation animale pour les cosmétiques sur le territoire de l’UE, votée il y a neuf ans après une longue bataille et une première Initiative citoyenne européenne (ICE) victorieuse, est en danger. Le lobby de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) s’est mis en marche, et remet en question cette décision.

Une nouvelle Initiative citoyenne européenne qui va plus loin, à signer et partager

C’est pourquoi nous avons pris part à une nouvelle ICE pour sauver les cosmétiques sans tests sur les animaux, mais plus globalement pour l’arrêt de l’expérimentation animale tout court dans l’UE ! Et nous sommes soutenus par nos représentants au niveau européen : il y a quelques mois à peine, les eurodéputés se sont exprimés lors d’un vote historique pour l’arrêt progressif de l’expérimentation animale au sein de l’Union européenne.

Ainsi, bien que la France ait dépassé de peu son seuil minimal de signatures dans le cadre de l’ICE SaveCrueltyFreeCosmetics, il en faut plus d’un million pour l’ensemble de l’Union. Nous devons donc continuer à signer et faire signer cette ICE au plus de citoyens européens possible !

Je signe l’ICE SaveCrueltyFreeCosmetics

Une sensibilisation de terrain partout en France menée par nos militants

Nos militants seront présents dans de nombreuses villes les 23 et 24 avril prochains (sans précision, l’action a lieu le 23/04). Consultez l’événement national et celui de chaque ville ci-dessous.

Attention, les lieux et dates peuvent être modifiés jusqu’au dernier moment (autorisations de la préfecture, météo…). Reportez-vous à chacun d’eux, ils seront mis à jour en temps réel.

Département Ville Événement Facebook Lieu Date et Horaire
06 Nice https://www.facebook.com/events/254074546861420/ Promenade du Paillon Attention, report au 30/04 
10 Troyes https://www.facebook.com/events/1618991778466024 71, rue Émile Zola Attention, report au 30/04
33 Bordeaux https://www.facebook.com/events/559524238668117 Place de la Comédie 24 avril 14h à 17h
34 Montpellier https://www.facebook.com/events/1165495784205266 Place de la Comédie Attention, report au 07/05
44 Nantes https://www.facebook.com/events/678598936698710/ Place Royale 14h à 15h30
61 Flers https://www.facebook.com/events/323247553239726/ Place Saint-Germain 10h à 11h30
64 Anglet https://www.facebook.com/events/478513874013354 Esplanade des Gascons Attention, report au 30/04
67 Strasbourg https://www.facebook.com/events/556268385699860/ Place du Corbeau 14h à 16h
69 Lyon https://www.facebook.com/events/1379938835802908 Place Saint-Jean Attention, report à une date ultérieure
74 Annecy https://www.facebook.com/events/256747959925474 63, rue Carnot Attention, report au 21/05
75 Paris https://www.facebook.com/events/5459245317442367/ Hôtel de ville 14h30 à 16h
76 Rouen https://www.facebook.com/events/542340967410545/ Place de la Cathédrale 14h à 16h

En action également sur les réseaux sociaux

Si vous voulez également prendre part à la Journée mondiale des animaux dans les laboratoires mais que vous n’êtes pas en mesure de vous déplacer, voici des publications que vous pouvez utiliser (et adapter) à loisir sur vos réseaux sociaux tout au long du 24 avril prochain, pour faire signer l’ICE. 

  • Aujourd’hui, c’est la #JournéeMondialedesAnimauxDansLesLaboratoires ! Savez-vous qu’il s’est pratiqué plus d’un million d’expériences sur des rats dans l’UE en un an ? Stoppez la barbarie en signant l’Initiative Citoyenne Européenne : http://savecrueltyfree.eu #EndAnimalTesting @onevoiceanimal #WorldDayforAnimalsinLaboratories
  • L’expérimentation animale en Europe doit cesser ! 72 % des citoyens de l’UE souhaitent en finir avec cette barbarie mais l’UE fait la sourde oreille. Faisons-la évoluer ! Signez pour une UE sans cruauté : http://savecrueltyfree.eu #JournéeMondialedesAnimauxDansLesLaboratoires #EndAnimalTesting @onevoiceanimal #WorldDayforAnimalsinLaboratories
  • Il est temps de mettre fin à l’expérimentation animale en Europe ! Nous avons besoin de VOUS pour ajouter votre signature afin que ces pratiques barbares cessent dans l’UE. Signez dès aujourd’hui : http://savecrueltyfree.eu #JournéeMondialedesAnimauxDansLesLaboratoires  #EndAnimalTesting @onevoiceanimal #WorldDayforAnimalsinLaboratories
  • Les animaux ont besoin de votre aide ! Signez l’Initiative Citoyenne Européenne, rejoignez et partagez la campagne enjoignant à l’UE de mettre fin à l’#ExpérimentationAnimale. En savoir plus: http://savecrueltyfree.eu #JournéeMondialedesAnimauxDansLesLaboratoires #EndAnimalTesting @onevoiceanimal #WorldDayforAnimalsinLaboratories
  • Diffusez largement ! J’appelle l’UE à mettre fin à l’expérimentation animale en Europe. Rejoignez-moi en partageant ce post et en signant à votre tour : http://savecrueltyfree.eu #JournéeMondialedesAnimauxDansLesLaboratoires #EndAnimalTesting @onevoiceanimal #WorldDayforAnimalsinLaboratories
  • L’expérimentation animale est barbare, coûteuse et inefficace. Je publie ce message pour témoigner de mon soutien à une UE sans cruauté. Rejoignez-moi en signant et partageant http://savecrueltyfree.eu #JournéeMondialedesAnimauxDansLesLaboratoires #EndAnimalTesting @onevoiceanimal #WorldDayforAnimalsinLaboratories
  • Dans toute l’UE, des MILLIONS d’animaux souffrent lors de tests et d’expériences. Chaque signature compte pour les animaux en Europe. Signez dès aujourd’hui pour mettre fin à l’expérimentation animale : http://savecrueltyfree.eu #JournéeMondialedesAnimauxDansLesLaboratoires #EndAnimalTesting @onevoiceanimal #WorldDayforAnimalsinLaboratories
  • 5 millions d’expériences pratiquées dans l’UE ont impliqué pour les animaux victimes ce que la législation qualifie de “souffrance grave ou modérée”. Rejoignez-moi pour une UE sans cruauté en signant : http://savecrueltyfree.eu #JournéeMondialedesAnimauxDansLesLaboratoires #EndAnimalTesting @onevoiceanimal #WorldDayforAnimalsinLaboratories
  • Compte à rebours lancé pour mettre fin à l’#ExpérimentationAnimale dans l’UE ! Plus d’un million de signatures nécessaires pour stopper les tests sur animaux. Rejoignez-moi en cette #JournéeMondialedesAnimauxdansLesLaboratoires : signez http://savecrueltyfree.eu ! #EndAnimalTesting @onevoiceanimal #WorldDayforAnimalsinLaboratories
  • 11194 expériences sur des primates en l’espace d’un an seulement, c’est 11194 expériences de trop. Aujourd’hui, c’est la #JournéeMondialedesAnimauxdansLesLaboratoires. Me rejoindrez-vous pour une UE sans cruauté ? Signez et partagez SVP : http://savecrueltyfree.eu #EndAnimalTesting @onevoiceanimal #WorldDayforAnimalsinLaboratories

Le 14 avril, sur son vol 473, Air France transportait 100 singes de Maurice à destination d’un laboratoire britannique

Le 14 avril, sur son vol 473, Air France transportait 100 singes de Maurice à destination d’un laboratoire britannique

Le 14 avril, sur son vol 473, Air France transportait 100 singes de Maurice à destination d’un laboratoire britannique
19.04.2022
Maurice
Le 14 avril, sur son vol 473, Air France transportait 100 singes de Maurice à destination d’un laboratoire britannique
Expérimentation animale

Le 14 avril à 6 heures du matin, Air France 473, un vol passager de nuit en provenance de Maurice a atterri à l’aéroport Charles de Gaulle (CDG), probablement plein de touristes revenant de leurs vacances sur l’île paradisiaque. Ce que les passagers ignoraient, alors qu’ils appréciaient leur confort en vol, c’est que 100 singes terrifiés se trouvaient juste sous leurs pieds dans la soute. Quel contraste violent entre ces vacanciers et les singes emprisonnés dans des caisses. Pour ces derniers, la destination finale était un laboratoire de test britannique dans lequel ils vont endurer le pire avant une mort certaine.

Un vol de 11 heures avant… les paillasses.

Un travailleur concerné de l’aéroport de Roissy a alerté Action for Primates et One Voice après avoir appris le sort qui attendait ces macaques à longue queue expédiés en fret. De Paris, les singes ont été soumis à plus d’heures de confinement dans les caisses lors de leur transport vers le Royaume-Uni. Nous soupçonnons qu’ils ont été transportés par le transporteur allemand – Bin Air – de la France au Royaume-Uni, arrivant à l’aéroport de Manchester, une destination clé pour les singes importés au Royaume-Uni pour l’industrie de la recherche et des tests de toxicité (empoisonnement). La destination finale des singes était Labcorp (anciennement connue sous le nom de Covance) à Harrogate, une société mondiale de recherche sous contrat spécialisée dans les tests pharmaceutiques, chimiques et de produits phytosanitaires.

Un commerce opaque et abject

One Voice et Action for Primates ont déjà révélé le monde secret et cruel du commerce et du transport de singes vers l’Europe pour les utiliser dans les laboratoires et le rôle d’Air France dans le transport régulier de singes du Vietnam et de Maurice vers l’Europe. L’île Maurice est le principal fournisseur de singes des laboratoires européens et américains, exportant plus de 14000 êtres en 2021. La France est l’un des pays au cœur de ce commerce cruel, avec Silabe (Simian Laboratory Europe), une société basée à Niederhausbergen, faisant office de une étape connue pour importer des centaines de singes qui sont ensuite vendus à des laboratoires à travers l’Europe.

Avec l’inquiétude généralisée du public, bon nombre des principales compagnies aériennes du monde qui transportaient autrefois des singes vers des laboratoires – comme American Airlines, British Airways, United Airlines, South African Airways, Air China, China Airlines, Delta Airlines, Eva Air et Air Canada – ont mis fin leur implication dans cette entreprise cruelle. De nombreuses autres compagnies aériennes de passagers et compagnies de fret ont également déclaré leur intention de ne pas s’impliquer dans ce commerce.

Ce qui les attend…

Les macaques à longue queue sont l’espèce de primate non humain la plus utilisée dans les laboratoires. La majorité des individus sont utilisés dans des tests pour évaluer la toxicité des médicaments et des produits chimiques. Dans ces tests «d’empoisonnement», les singes reçoivent une substance par injection ou ingestion forcée pour voir les effets néfastes sur les animaux. Encore. différentes espèces réagissent différemment à un médicament ou à un produit chimique et les tests de toxicité ne peuvent pas prédire les effets indésirables que les humains subiront. Il y aura toujours des difficultés à extrapoler d’une espèce à une autre, et des expériences de laboratoire soigneusement contrôlées à la condition humaine et aux situations réelles de la vie humaine.

Agissons ensemble pour les macaques

Veuillez vous joindre à Action for Primates et One Voice dans notre appel à Air France pour qu’elle cesse de transporter des primates non humains et rejoigne les nombreuses autres compagnies aériennes qui refusent de jouer un rôle dans ce commerce cruel.

Envoyez un message à ( message type à télécharger ici )
Anne Rigail, Directrice générale : anne.rigail@airfrance.fr
Christophe Boucher, vice-président exécutif d’Air France Cargo, chboucher@airfrance.fr
Frédéric Kahane, Directeur de la fidélisation du groupe Air France, frederic.kahane@airfrance.fr

Vous pouvez également écrire à Bin Air pour demander des éclaircissements sur son rôle dans le transport de singes destinés à la recherche et l’exhorter à ne pas faire partie du commerce mondial cruel de la vie des singes: cierpka@binair.eu et charter@binair.eu

Pour les chats errants, inauguration du Chatipi à Chanteloup-les-Vignes le samedi 9 avril à 11h

Pour les chats errants, inauguration du Chatipi à Chanteloup-les-Vignes le samedi 9 avril à 11h

Pour les chats errants, inauguration du Chatipi à Chanteloup-les-Vignes le samedi 9 avril à 11h
07.04.2022
Chanteloup les vignes
Pour les chats errants, inauguration du Chatipi à Chanteloup-les-Vignes le samedi 9 avril à 11h
Animaux familiers

One Voice, qui lutte contre l’errance féline depuis des années, met en place des partenariats triangulaires avec des municipalités et des associations locales, pour identifier, stériliser les chats sans abri et les relâcher en leur procurant un chalet en bois pour s’hydrater, se nourrir et se réconforter. L’inauguration du Chatipi aura lieu à Chanteloup-les-Vignes le samedi 9 avril à 11h.

Crédit photo: SOS Matous de Chanteloup

One Voice, qui lutte contre l’errance féline depuis des années, met en place des partenariats triangulaires avec des municipalités ou des lieux de vie, et des associations locales, pour identifier, stériliser les chats sans abri et les relâcher en leur procurant un chalet en bois pour s’hydrater, se nourrir et se réconforter. C’est donc ce qui s’est passé à Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines, où l’association locale « SOS Matous de Chanteloup » et la mairie ont fait appel à One Voice pour qu’elle prenne en charge la problématique des chats errants sur la commune. Le programme Chatipi permet aux chats sans famille humaine de ne plus souffrir de la misère. L’inauguration du Chatipi aura lieu à Chanteloup-les-Vignes, le samedi 9 avril à 11h.

L’inauguration aura lieu devant le chatipi le samedi 9 avril à 11h, rue d’Arlequin, près du Chapiteau de la Compagnie des Contraires, en présence de Sophie Chergui, présidente de l’association SOS Matous de Chanteloup, des associations et des élus locaux. Enfin, c’est Cindy Tucci, la référente du groupe militant Paris-Ile de France, qui représentera One Voice.

Le site dédié au programme Chatipi a été inauguré au début du mois de mars et présente de multiples informations sur ce programme pédagogique en faveur des chats.

Chatipi, une solution durable au cercle vicieux de l’errance féline

Chatipi est un dispositif à visée éthique visant à créer des espaces pour les chats errants afin de les secourir tout en sensibilisant les citoyens à leur détresse et leurs besoins. Une vingtaine sont en cours de développement. Plusieurs chatipis ont été établis près d’EHPAD, de maisons de santé ou d’hôpitaux pour également apporter du réconfort aux résidents, et à proximité d’écoles car le but de One Voice est fondamentalement de faire de la pédagogie sur les chats.
En effet, on décrit trop souvent par erreur ces petits félins comme des animaux indépendants, alors qu’ils sont très affectueux, fidèles et dépendants, ce qui les rend vulnérables en cas d’abandon.

L’errance féline, cela étant, n’a pas l’abandon comme seule source. Ce cercle vicieux part d’a priori erronés sur les chats, notamment qu’ils auraient un besoin intrinsèque de se reproduire pour être heureux, ce qui mène leur famille humaine à ne pas toujours les faire stériliser. De nombreuses naissances de chats ont ainsi lieu dans la nature. Ces chatons, quand ils survivent, sont dans tous les cas frappés par la faim, le froid et les maladies. Ils ne sont ni identifiés ni stérilisés, car leurs humains ne sont parfois même pas au courant que ces chatons existent. Or les portées, dans ces circonstances, ne font que se multiplier. Les municipalités ou lieux de vie doivent gérer ces individus confrontés à la misère, qui affectent également la biodiversité.

Répartition des tâches et des responsabilités à Chanteloup-les-Vignes

One Voice, qui a inventé le concept Chatipi, fournit le chalet et prend en charge les frais vétérinaires et d’alimentation d’une vingtaine de chats au démarrage de l’opération (stérilisation, identification, tests) ainsi que le panneau pédagogique. La mairie a construit la dalle en béton et, avec l’association locale, a réalisé le montage du chalet et son aménagement. L’association locale va gérer les trappages pour la stérilisation des chats et leur suivi sanitaire. Elle assurera aussi leur nourrissage et le nettoyage du chalet.

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Un peu moins d’animaux dans les labos en 2020?

Un peu moins d’animaux dans les labos en 2020?

Un peu moins d’animaux dans les labos en 2020?
07.04.2022
France
Un peu moins d’animaux dans les labos en 2020?
Expérimentation animale

Tous les ans, on attend les chiffres de l’expérimentation animale, et tous les ans, ils sont décevants. Entre les animaux oubliés par les statistiques, l’absence d’évolution des pratiques et la représentation des souffrances et des morts dans des tableaux dénués de toute émotion, on voit bien que le combat est loin d’être gagné.

Encore et toujours, les chiffres de l’expérimentation animale arrivent très tard en France. Fin février 2022, on vient tout juste de connaître ceux de l’année 2020. On nous dira que c’est deux mois plus tôt qu’en 2019 (où il avait fallu attendre fin avril et une plainte de notre part contre la France auprès de l’Europe pour avoir les chiffres de 2017) et quatre mois plus tôt qu’en 2020 (avec la publication fin juin des chiffres de 2018). Si cette « enquête statistique » était complète, bien présentée, et accompagnée de relevés détaillés comme en Angleterre, on pourrait pardonner ce retard. Mais quand on se retrouve face à un document de quelques pages qui oublie d’indiquer d’où proviennent les primates utilisés et qui n’établit aucune comparaison avec les années précédentes, on se dit que la « transparence », récemment devenue un leitmotiv dans la défense de l’expérimentation animale, n’est vraiment que de la poudre aux yeux.

Des chiffres en baisse… sur le papier

L’enquête signale une bonne nouvelle du côté du nombre d’animaux utilisés, puisqu’il est inférieur de 200 000 au nombre calculé pour 2019 – mais le ministère reconnaît lui-même dans le document que « cette baisse s’explique en partie par l’épidémie de COVID-19 qui a conduit à la suspension de l’activité de certains établissements ». Bonne nouvelle, dans ce cas ? Pas vraiment : dès mai 2020, un chercheur mentionnait à la radio le « sacrifice » de milliers d’animaux dans les laboratoires « puisqu’on n’avait plus la possibilité pour le personnel de venir s’en occuper ». L’OPAL, association de professionnels de l’expérimentation animale, avait même publié des directives indiquant des seuils d’absence à partir desquels prévoir des procédures d’euthanasie (15 % d’absents), commencer les euthanasies (40 % d’absents) ou euthanasier massivement les animaux (60-75 % d’absents).

S’il faut encore le rappeler, les chiffres fournis par le ministère ne désignent pas un nombre d’individus utilisés et/ou tués, mais un nombre de procédures. Les euthanasies seules n’étant pas considérées comme des procédures, les animaux tués à cause du manque de personnel ne sont pas décomptés dans l’enquête. Nous avions d’ailleurs déjà dénoncé cette mauvaise pratique d’enquête statistique à propos des animaux tués pour récupérer leurs tissus ou pour gérer les surplus d’élevage, dans la mesure où cela permet de réduire artificiellement les chiffres de moitié. La baisse des chiffres de l’enquête ne veut donc pas dire que moins d’animaux sont morts dans les laboratoires en 2020, mais simplement qu’il y a eu moins d’expériences.

En bref : espèces et but des expériences

Comme d’habitude, les rongeurs, les poissons et les lapins forment l’immense majorité des animaux utilisés en 2020. Mais il y a encore des chiens, des chats, des primates, des furets, des vaches, des cochons, des équidés, des oiseaux, des céphalopodes, des reptiles, des amphibiens… À part les grands singes (pour lesquels, a priori, aucune dérogation n’a été donnée ces dernières années en France), très peu d’espèces échappent tout à fait à l’expérimentation animale.

Quant au but des expériences, il n’a pas changé. Environ 90 % d’entre elles se répartissent entre la recherche fondamentale, la recherche appliquée et les études toxicologiques, de manière variée selon les espèces : autant les reptiles, les céphalopodes, certains rongeurs, les chèvres et les prosimiens sont presque tous utilisés pour la recherche fondamentale, autant les lapins, les chiens, les cochons d’Inde et les macaques crabiers sont principalement utilisés pour tester la toxicité de médicaments pour humains, tandis que les chats et certains oiseaux servent surtout à tester des produits vétérinaires.

Les animaux viennent-ils tous d’élevages agréés ?

On nous répète en boucle depuis des années que les animaux doivent venir d’élevages spécialisés et agréés spécifiquement pour l’expérimentation animale – comme si cela justifiait l’expérimentation animale ! Pourtant, seulement 82-83 % des animaux proviennent de ces élevages ces dernières années, et ce chiffre est très variable selon les espèces. On voit notamment que 30 % des chiens et 21 % des chats utilisés pour la première fois en 2020 ne viennent même pas d’élevages européens non agréés, mais d’élevages situés ailleurs dans le monde, sur lesquels il serait bien difficile d’avoir des informations. Encore un bel exemple de transparence, sur lequel on n’entend jamais s’exprimer les partisans de l’expérimentation animale.

La situation des macaques crabiers (aussi appelés macaques à longue queue ou macaques cynomolgus) est encore moins enviable. Avec plusieurs milliers de procédures chaque année, ce sont les primates les plus utilisés dans les expériences. Pourtant, le ministère n’a pas daigné renseigner dans les enquêtes 2019 et 2020 les provenances de ces animaux. Si l’on en croit les enquêtes des années précédentes, les macaques crabiers proviennent majoritairement de pays extérieurs à l’Europe – ce qui nous étonne peu, vu que l’on dénonce depuis longtemps les élevages mauriciens qui se réapprovisionnent régulièrement en animaux sauvages, et plus récemment les captures de primates sauvages en Indonésie, destinés principalement aux États-Unis et à la Chine (dont les élevages peuvent fournir aussi les primates utilisés en France).

Le rapport émis par la Commission européenne en 2017 mentionnait que, d’après les résultats de l’étude de faisabilité réalisée les années précédentes, tous les primates utilisés à partir de novembre 2022 devront être issus de deuxième génération en captivité au moins (primates « F2 »[1]) – à l’exception des études impliquant de vieux primates, qui pourront utiliser des primates F1 vieillissants. On se demande bien comment la France va pouvoir atteindre cet objectif, quand on constate que de 66,9 % de primates F2 en 2018, on est passé à 66 % en 2019 avant de remonter légèrement à 69 % en 2020. Cela indique que près de 30 % des primates utilisés en 2020 étaient de première génération en captivité. En d’autres termes, leurs parents avaient été capturés dans la nature. D’après le rapport de la Commission européenne, il s’agit principalement des macaques crabiers – ce qui nous ramène encore une fois aux élevages mauriciens et aux captures en Indonésie…

[1] Les primates utilisés dans les laboratoires sont recensés en trois catégories : les « colonies autonomes » (qui n’achètent pas de primates à l’extérieur et dont le renouvellement des individus se fait par la reproduction au sein de la colonie), les primates « F1 » (première génération en captivité, c’est-à-dire que leurs parents ont été capturés dans la nature) et les primates « F2 » (deuxième génération ou plus en captivité, c’est-à-dire que leurs parents sont des primates F1). Au-delà de la deuxième génération, on parle de primates « F2+ ».

Ceux dont on ne parle pas

À côté de ces animaux dont on parle souvent, on entend rarement parler des espèces auxquelles font référence les « autres mammifères », « autres carnivores », « autres oiseaux » de l’enquête statistique. À y regarder de plus près en ayant recours aux chiffres détaillés (obtenus sur demande au ministère), on voit que ces espèces sont principalement utilisées en éthologie et en biologie animale en ce qui concerne des chevreuils, des sangliers, des cerfs, des phoques, des baleines, des dauphins, énormément d’oiseaux et quelques espèces de rongeurs – avec des procédures impliquant un stress ou une douleur au moins équivalente à l’introduction d’une aiguille, puisqu’elles sont enregistrées comme de l’expérimentation animale. Quant aux « autres oiseaux », ils regroupent beaucoup de canards, d’oies, de dindes… qui subissent entre autres choses des expériences destinées à améliorer la productivité de leur espèce en matière de consommation humaine (notamment dans la filière foie gras…).

N’oublions pas non plus les cas où les « élevages non agréés » de l’Union européenne sont des zoos — One Voice avait déjà relayé l’alerte d’une association allemande en 2014, qui dénonçait les expériences réalisées sur des primates nés dans des zoos français près de Nantes. D’ailleurs, les statistiques du ministère pour l’année 2018 mentionnent explicitement les « parcs zoologiques » comme provenance pour le requin roussette. Sans parler du Muséum national d’Histoire naturelle, dont nous avons récemment dénoncé l’élevage de centaines de microcèbes mignons pour la recherche. Là encore, avec cette seule mention en petits caractères dans un document obscur, on ne peut pas vraiment parler de transparence : comment savoir si les zoos près de chez vous fournissent des animaux aux laboratoires ?

D’année en année, les souffrances perdurent

On en arrive au plus grave, au cœur du rejet de l’expérimentation animale : les animaux souffrent. On nous parle de « raffinement » des expériences et des conditions de détention, mais il s’agit quand même de mettre des souris dans des boîtes en plastique, des chiens dans des box, des lapins dans des cages, dont ils ne sortiront que pour subir les expériences auxquelles on les destine.

Et ces expériences sont loin d’être bénignes : en 2020, presque 225 000 procédures « sévères » ont été réalisées. La réglementation affirme que ces procédures sont susceptibles de provoquer chez les animaux « une douleur, une souffrance ou une angoisse intense ou une douleur, une souffrance ou une angoisse modérée de longue durée » ou « d’avoir une incidence grave sur le bien-être ou l’état général des animaux ». Ce sont des transplantations, des maladies génétiques provoquées ou facilitées, des irradiations et autres brûlures, des chocs électriques auxquels les animaux ne peuvent pas échapper…

Depuis 2016, les procédures sévères représentent environ 15 % des expériences réalisées en France, sans diminution significative. Bien que les chiens et les chats soient proportionnellement moins concernés, certains n’y échappent pas : 118 chiens et 27 chats ont subi ces procédures en 2020. Le nombre d’animaux élevés pour présenter des modifications génétiques délétères augmente quant à lui depuis 2016, pour atteindre presque 84 000 animaux sur l’année 2020 – il s’agit principalement de souris, mais aussi de rats, de chiens et de poissons-zèbres.

Presque 50 % des procédures sont « modérées », c’est-à-dire susceptibles de provoquer « une douleur, une souffrance ou une angoisse modérée de courte durée ou une douleur, une souffrance ou une angoisse légère de longue durée » ou d’avoir « une incidence modérée sur le bien-être ou l’état général des animaux ». Il peut s’agir d’inductions de tumeurs, de jeûnes forcés, de chirurgies sous anesthésie, de tests de toxicité, de certaines modifications génétiques et ainsi de suite… Ce chiffre qui augmente chaque année légèrement au détriment des procédures « légères » (30 %) telles que les prises de sang, les biopsies ou les confinements courts en cage métabolique. En fait, au-delà des procédures légères que les défenseurs de l’expérimentation animale aiment mettre en avant, 65 % des expériences impliquent des souffrances qui sont loin d’être négligeables.

Que retenir ?

L’expérimentation animale est une injustice à laquelle nous devons mettre fin. Les personnes qui la défendent masquent leurs victimes derrière des chiffres, des pourcentages et des graphiques. Elles cherchent à nous faire croire que ces animaux sont mis au service du bien commun, tout en refusant l’opinion publique et en tentant de l’infléchir quand elle ne leur est pas favorable. C’est pourtant bien le grand public qui finance la plupart des centres de recherche. C’est bien au grand public que les résultats sont censés profiter.

Finalement, les chiffres de 2020 révèlent surtout que cette aberration morale qu’est l’expérimentation animale se poursuit, et qu’il nous faudra encore nous battre pour arriver à en sortir – en réclamant plus d’investissements dans le développement des méthodes non animales, en exigeant une obligation stricte de rechercher et d’appliquer ces méthodes dès qu’elles existent et, à l’échelle individuelle, en soutenant l’Initiative Citoyenne Européenne qui demande l’interdiction stricte des tests d’ingrédients cosmétiques sur les animaux.