PUMA rejoint le programme Fur Free Retailer

PUMA rejoint le programme Fur Free Retailer

PUMA rejoint le programme Fur Free Retailer
03.05.2023
PUMA rejoint le programme Fur Free Retailer
Exploitation pour la Mode

L’association mondiale de protection animale FOUR PAWS et la Fur Free Alliance, dont One Voice est le représentant français, accueillent la marque de vêtements de sport PUMA comme nouveau partenaire de premier plan. Bien que PUMA n’ait actuellement pas de produits à base de fourrure dans sa gamme, la société en réaffirme son rejet en rejoignant le programme international Fur Free Retailer. PUMA, l’une des plus grandes marques de sport internationales, contribuera à sensibiliser le public au bien-être animal et aura un impact positif sur l’industrie de la mode.

«PUMA se prononce fermement en faveur du bien-être animal et ouvre la voie à d’autres marques afin qu’elles lui emboîtent le pas et adoptent des alternatives respectueuses des animaux. Nous sommes impatients de continuer à travailler avec PUMA et d’autres marques pour créer un avenir meilleur pour les animaux dans l’industrie de la mode.» Anne Wessendorf chargée de la campagne sur le textile à FOUR PAWS

Tendance mondiale à l’amélioration du bien-être animal

Cela fait des années que la majorité du public rejette la fourrure. Un net renversement de tendance en faveur d’une mode respectueuse des animaux et de l’environnement s’observe également dans les grandes maisons de couture du monde entier. Les consommateurs plébiscitent une mode éthique et durable dont aucun animal n’ait à souffrir.

«PUMA travaille dans le domaine de la durabilité depuis plus de vingt ans. Outre le fait de se concentrer sur les droits humains, l’action pour le climat et le commerce circulaire, nos objectifs en matière de biodiversité faisaient déjà référence à la protection des espèces menacées ainsi qu’à celle de leurs habitats. Avec l’introduction en 2021 de la politique de bien-être animal de PUMA, nous avons franchi une étape importante pour nous assurer que les animaux sont traités avec humanité tout au long de notre chaîne d’approvisionnement. Nous innovons aussi constamment pour développer de nouveaux matériaux qui nous aident à éviter d’utiliser des peaux animales. C’est pourquoi nous avons rejoint le programme Fur Free Retailer et avons progressivement supprimé cette année le cuir de kangourou.»Stefan Seidel, responsable principal du développement durable chez PUMA«Nous sommes ravis que PUMA se positionne clairement contre la souffrance animale en adoptant une politique sans fourrure. Maintenir des animaux sauvages dans des cages minuscules pour un article de mode est barbare, obsolète et inutile. La décision de Puma montre que les marques d’aujourd’hui apprécient la transparence et l’innovation, et qu’elles ne veulent plus contribuer au commerce cruel de la fourrure.» Brigit Oele responsable du programme de la Fur Free Alliance

Le programme Fur Free Retailer

Le programme Fur Free Retailer est la principale initiative mondiale visant à mettre en relation les entreprises ayant renoncé à la fourrure avec les consommateurs en quête de produits éthiques. Le programme est une initiative de la Fur Free Alliance (FFA), active dans plus de trente-cinq pays à travers le monde. L’Alliance est une coalition internationale de plus de cinquante associations de protection animale travaillant ensemble à mettre fin à l’élevage et la mise à mort d’animaux pour leur fourrure. Plus de 1500 marques et détaillants font désormais partie de l’initiative.

Déterrage des blaireaux : One Voice lance l’offensive juridique

Déterrage des blaireaux : One Voice lance l’offensive juridique

Déterrage des blaireaux : One Voice lance l’offensive juridique
03.05.2023
Déterrage des blaireaux : One Voice lance l’offensive juridique
Chasse

Après une première victoire au tribunal administratif de Dijon, One Voice reste pleinement mobilisée contre le déterrage des blaireaux, notamment au printemps où des blaireautins sont présents dans les terriers. De la Charente-Maritime à l’Oise, du Lot-et-Garonne à la Meuse, nous lançons une offensive juridique de grande ampleur contre ce mode de chasse cruel. Premières audiences en référé à Limoges et Toulouse le 3 mai, et à Poitiers, Amiens et Caen le 9 mai.

Le printemps 2023 s’annonce particulièrement sombre pour les blairelles et leurs familles. Des dizaines d’arrêtés préfectoraux sont en cours d’adoption, partout en France, pour les soumettre à l’enfer de la vénerie sous terre en pleine période de reproduction. Les alertes que nous lançons dans le cadre des nombreuses procédures de consultations du public et les décisions des tribunaux administratifs en notre faveur n’y font rien: les préfectures, main dans la main avec les chasseurs, continuent l’offensive pour autoriser ce mode de chasse malgré son illégalité.

Face à l’agression de grande ampleur des blaireaux de la part de l’État et des chasseurs…

Cette attaque massive a une cible: les blaireaux, y compris les petits, accusés à tort de tous les maux pour satisfaire la passion morbide des déterreurs.

Comme tous les arrêtés adoptés en matière de chasse, ils sont soumis à des procédures de participation du public. Et, dans la plupart des départements, elles sont biaisées: les préfets ne communiquent aucune donnée sur le nombre de blaireaux vivant dans le département ni aucun chiffre sur le nombre d’individus tués par les chasseurs chaque année.

Or, le déterrage au printemps menace l’existence même de ces individus dans nos campagnes. Il existe un consensus scientifique solide sur le fait que des petits sont présents dans les terriers à cette période de l’année, et que leur mise à mort nuit à l’équilibre de l’espèce. Mais, préférant se fonder sur des études commandées par les chasseurs eux-mêmes, les préfets ignorent les données scientifiques et autorisent de facto les chasseurs à tuer des petits, en violation manifeste du Code de l’environnement.

Sans parler des animaux d’espèces protégées comme les chauves-souris, les loutres ou encore les chats forestiers, qui habitent parfois aussi dans les terriers de ces architectes sociaux.

… une contre-offensive pédagogique et juridique de One Voice pour ces animaux

À la suite de notre enquête révélant les horreurs du déterrage, nous avions soutenu la pétition pour obtenir l’interdiction de cette pratique sur le site du Sénat. Mais le rapport qui en a découlé a “révélé” une fois de plus (on s’en doutait…) que nos représentants politiques n’agiront pas sans une mobilisation massive de tous. Après le succès de la première Journée mondiale des blaireaux, One Voice et ses partenaires se mobilisent à nouveau cette année. Le 15 mai, nous organisons de nombreuses actions de sensibilisation pour réhabiliter ces animaux pointés du doigt à tort et martyrisés, et exiger, une fois encore, l’abolition pure et simple de la vénerie sous terre.

Sur le terrain juridique, nous allons attaquer systématiquement les arrêtés ouvrant une période complémentaire de déterrage au printemps. Des arrêtés ont d’ores et déjà été adoptés: en Auvergne-Rhône-Alpes, nous avons déposé des recours dans le cadre d’un front commun avec nos partenaires (FNE Aura, LPO, ASPAS et AVES).
Dans la Manche, l’Oise, l’Orne, la Charente-Maritime ou encore en Haute-Vienne, nous avons saisi en urgence les tribunaux administratifs pour obtenir la suspension de ces arrêtés: des audiences en urgence sont ainsi déjà prévues le 3 mai à 14h30 à Toulouse (dans le cadre d’un référé commun avec FNE 82, l’ASPAS et Aves France, dans lequel le cabinet Géo Avocats nous représente) et à 15 h 30 à Limoges le même jour, ainsi que le 9 mai à 15 h 30 à Poitiers, à 13 h 30 à Caen et à 14 h à Amiens. 

Pour gagner ce combat, nous avons besoin de vous ! Rejoignez-nous le week-end précédant le 15 mai, partout en France, et signez la pétition pour demander notamment le statut d’espèce protégée pour les blaireaux!

Quatre marques de mode roumaines s’engagent contre la fourrure et rejoignent le programme Fur Free Retailer

Quatre marques de mode roumaines s’engagent contre la fourrure et rejoignent le programme Fur Free Retailer

Quatre marques de mode roumaines s’engagent contre la fourrure et rejoignent le programme Fur Free Retailer
02.05.2023
Quatre marques de mode roumaines s’engagent contre la fourrure et rejoignent le programme Fur Free Retailer
Exploitation pour la Mode

Quatre marques de mode en Roumanie se sont engagées à ne plus utiliser de fourrure après avoir travaillé avec notre partenaire HSI Europe (Humane Society International/Europe) au sein de la Fur Free Alliance – dont One Voice est le représentant français – devenant ainsi les premiers designers du pays à rejoindre le programme mondial Fur Free Retailer. Pour soutenir un changement législatif prévoyant l’interdiction de production de fourrure dans le pays, One Voice se rendra sur place.

Quatre marques roumaines engagées pour les animaux !

Ioana Ciolacu, Muse um Concept, REDU et OCTAVIA CHIRU font désormais partie, avec Gucci, Moncler, Prada, Adidas, H&M et Zara, des près de 1600 marques de mode, détaillants et créateurs de vingt-cinq pays dans le monde à avoir le label Fur Free Retailer.

«Tuer des animaux pour la fourrure est barbare, contraire à l’éthique et de mauvais goût. Quand je vois de la fourrure dans la mode, je vois du mauvais goût, donc aucun animal ne devrait être tué en son nom. Car soyons honnêtes : aucune création ne justifie ce sacrifice suprême.» Ioana Ciolacu créatrice roumaine de la marque de mode féminine contemporaine éponyme «Muse um Concept estime que la nature, les animaux et les humains doivent être traités et respectés de la même façon. Le fait de ne pas utiliser de fourrure ni d’autres matières animales dans mes collections est un choix éthique. » Adina Orboi créatrice de Muse um Concept «Depuis près de huit ans, nous nous concentrons principalement sur la protection de l’environnement et le fait d’avoir un impact positif sur la planète. Avec les progrès technologiques et les alternatives durables de l’industrie textile, l’élevage d’animaux pour la fourrure est devenu obsolète, inhumain et sans fondement dans la société d’aujourd’hui.» Andreea Sofronea créatrice de l’entreprise de mode durable REDU «Nous avons créé notre marque de mode durable au sein d’un monde de consommation afin de faire la différence. Ce que nous voulons, c’est un avenir pour tous, un avenir sain ! » Octavia Chiru OCTAVIA CHIRU

Des évolutions dans le pays qui pourraient se traduire au niveau politique: nous jouerons notre part

Ces annonces interviennent à un moment crucial de la campagne de notre partenaire pour mettre fin à l’industrie de la fourrure en Roumanie, avec trois commissions de la Chambre des députés discutant d’un projet de loi visant à interdire la détention des visons et chinchillas. En décembre de l’année dernière, le Sénat roumain a voté en faveur du projet de loi. En ce mois de mai, One Voice rencontrera des représentants de la Chambre concernée.

«HSI/Europe est heureuse d’avoir pu travailler aux côtés de ces créateurs et marques de mode roumains, et les félicite d’avoir pris la décision cruciale de rejoindre le programme Fur Free Retailer. En s’engageant pour un avenir sans fourrure, ils montrent qu’ils sont en phase avec la majorité croissante des consommateurs éthiques qui estiment que les animaux n’ont pas à souffrir au nom de la mode. Le monde politique roumain a également l’occasion de prendre position contre la cruauté de cette industrie en soutenant le projet de loi visant à interdire l’élevage d’animaux à fourrure. Nous espérons que leur vote permettra de ranger définitivement ce commerce barbare dans les oubliettes de l’histoire de la Roumanie. » Andreea Roseti directrice nationale de HSI/Europe pour la Roumanie

La Roumanie est l’un des rares États membres de l’UE où la détention d’animaux à fourrure est encore autorisée. Cette pratique a été interdite dans dix-neuf pays d’Europe, dont quatorze États membres parmi lesquels la France depuis novembre 2021, à la suite de préoccupations publiques et politiques concernant le bien-être animal et la propagation de zoonoses. L’industrie de la fourrure en Roumanie est en déclin, le nombre d’élevages d’animaux à fourrure ayant chuté de façon spectaculaire, passant de plus de cent cinquante en 2013 à treize en 2022. Toutefois, deux gros élevages de visons et une douzaine d’élevages de chinchillas sont toujours en activité, produisant environ cent mille peaux de vison et quinze mille peaux de chinchilla par an.

L’année dernière, une enquête secrète de HSI/Europe a mis au jour la souffrance des animaux et leurs conditions de vie terribles au sein des élevages. Les chinchillas sont ainsi détenus dans de petites cages sombres et sales, les femelles étant contraintes à un cycle de reproduction presque permanent toute la durée de leur courte vie, avant d’être tuées par luxation du cou ou dans des chambres à gaz improvisées.

Partout dans le monde, les gens s’indignent de plus en plus de ce qu’on puisse emprisonner et tuer des animaux à échelle industrielle uniquement au nom de la mode. Ces dernières années, d’autres préoccupations publiques, politiques et scientifiques se sont intensifiées après que les visons de plus de 480 fermes à fourrure en Europe et en Amérique du Nord ont été testés positifs au virus causant le SRAS-CoV-2 – dont des cas où le virus s’est transmis à l’humain. Les renards et les chiens viverrins, espèces communément élevées pour la fourrure, sont également sensibles au virus.

La demande populaire d’une interdiction à l’échelle de l’UE de l’élevage et des importations de fourrure a aussi été clairement démontrée au cours des dix derniers mois, l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) Fur Free Europe ayant recueilli plus de 1,7 million de signatures de citoyens européens. La Commission européenne devrait y répondre dans les trois mois et prendre des mesures en conséquence.

La réalité de la fourrure :

  • Plus de 100 millions d’animaux sont tués chaque année dans le monde pour leur fourrure, soit trois par seconde.
  • L’élevage d’animaux pour la fourrure a été interdit dans 19 pays européens, dont les Pays-Bas, l’Autriche, la Belgique, la République tchèque, la Slovaquie, la Croatie, la Slovénie, le Luxembourg, Malte, l’Irlande, l’Estonie, la France, l’Italie et, depuis le 22 septembre 2022, la Lettonie. Des débats politiques sur une possible interdiction sont également en cours en Roumanie, Lituanie et Pologne. Deux autres pays (Suisse et Allemagne) ont mis en place des lois si strictes que cette pratique a effectivement pris fin, et trois autres pays (Danemark, Suède et Hongrie) ont imposé des mesures qui ont mis un terme à l’élevage de certaines espèces.
  • Le programme Fur Free Retailer est la principale initiative mondiale visant à mettre en relation les entreprises ayant renoncé à la fourrure avec les clients à la recherche de produits éthiques. L’adhésion est gratuite. Il vise à conseiller et encourager les entreprises à ne plus utiliser de fourrure et promouvoir une consommation responsable. Initié par la Fur Free Alliance, coalition de plus de cinquante associations de protection animale, il est représenté en Roumanie par la Humane Society International/Europe et en France par One Voice.

Pas d’accalmie pour les loups, abattus même pendant la période d’allaitement des louveteaux

Pas d’accalmie pour les loups, abattus même pendant la période d’allaitement des louveteaux

Pas d’accalmie pour les loups, abattus même pendant la période d’allaitement des louveteaux
25.04.2023
Pas d’accalmie pour les loups, abattus même pendant la période d’allaitement des louveteaux
Animaux sauvages

En France, il est possible de tuer des loups tout au long de l’année, sans aucune considération pour la période de reproduction et d’allaitement des louveteaux, alors même qu’ils sont considérés comme une espèce protégée. Tous les ans, un quota d’individus à abattre est défini. Cette année, 174 peuvent donc être mis à mort dans le cadre de tirs dérogatoires à leur protection. Au 21 avril 2023, 27 ont déjà été abattus, dont 3 braconnés. Pourtant, plusieurs études scientifiques s’accordent à dire que les tirs ne sont pas la solution pour protéger les troupeaux. Des protections efficaces existent, nos voisins européens les appliquent avec succès alors même que le nombre de loups est bien plus élevé sur leur territoire qu’en France.

Les loups sont des animaux sociaux et sociables. Ils vivent généralement en meute, fondée par un couple qui sera le seul à se reproduire, une seule fois par an. Après la naissance, la louve reste la plupart du temps dans sa tanière auprès de ses petits pendant six à huit semaines. Durant toute cette période, les autres membres du groupe et notamment son partenaire, prennent soin d’elle et la nourrissent. La naissance et l’éducation des louveteaux sont une véritable affaire de famille. Chaque individu aura un rôle décisif à jouer, qu’il s’agisse de la préparation de la tanière avant la mise-bas, de jeux afin de leur enseigner les codes, de leur fournir de l’alimentation solide au moment du sevrage, ou encore de s’occuper d’eux lorsque leur mère s’éloigne. La disparition d’un membre déséquilibre donc toute la structure et l’organisation de la meute.

Des tirs qui mettent en péril la survie et la diversité de l’espèce

Pourtant, en France, les loups peuvent être abattus tout au long de l’année, même pendant la période des naissances. À l’encontre de l’avis du Conseil national de protection de la nature, qui déclarait en décembre 2019 :

«Le fait qu’il n’y ait plus aucune période d’interdiction des tirs, notamment en période de reproduction, semble peu conforme au statut d’espèce protégée dont l’état de conservation reste vulnérable.»

Dans cette délibération, le Conseil ajoute :

«La régulation de long terme de la population de loups nous apparaît être en contradiction avec le droit communautaire et national, et la biologie de la conservation.»

Selon lui, à défaut de les interdire, les tirs devraient au minimum se faire « majoritairement entre juillet et décembre » et être « accompagnés d’une expertise qualitative et quantitative de la prédation ».

Pour nous, aucun tir n’est justifié. Mais l’État, qui autorise l’abattage de loups tout au long de l’année, pourrait au moins suivre ces préconisations minimales… En raison de malnutrition, de maladies, ou même des conditions climatiques, le taux de survie des louveteaux n’est que de 60 % la première année suivant leur naissance. À cause de ces tirs perpétuels, les survivants peuvent par la suite se retrouver privés de leur mère ou d’un membre de leur famille, mettant à nouveau en péril leur apprentissage et leur survie.

En plus d’être abattus, les loups sont aussi régulièrement victimes de collisions routières, comme ce fut déjà le cas pour plusieurs d’entre eux cette année. Ils doivent également faire face à des pièges disposés dans la nature, qui font de nombreuses victimes chaque année. En mars dernier, une louve est morte étouffée dans un collet à renard. Pour elle, nous avons déposé plainte.

Aidez-nous à faire avancer ce combat : signez notre pétition pour faire cesser la persécution des loups.

Pour les chats errants, inauguration du Chatipi à Gagny, le vendredi 21 avril 2023 à 11 h

Pour les chats errants, inauguration du Chatipi à Gagny, le vendredi 21 avril 2023 à 11 h

Pour les chats errants, inauguration du Chatipi à Gagny, le vendredi 21 avril 2023 à 11 h
18.04.2023
Pour les chats errants, inauguration du Chatipi à Gagny, le vendredi 21 avril 2023 à 11 h

One Voice, qui lutte contre l’errance féline depuis des années, met en place des partenariats triangulaires avec des municipalités ou des lieux de vie, et des associations locales, pour identifier, stériliser les chats sans abri et les relâcher en leur procurant un chalet en bois pour s’hydrater, se nourrir et se réconforter. La mairie de Gagny, commune située en Seine-Saint-Denis, a contacté l’association One Voice pour prendre en charge la problématique des chats errants dans la ville avec l’aide de l’association locale Gagny Pet and Co. Le programme Chatipi permet donc aux chats sans famille humaine de ne plus souffrir de la misère. L’inauguration du chatipi aura lieu à Gagny, le vendredi 21 avril à 11h.

L’inauguration aura lieu le vendredi 21 avril à 11 h, devant le chatipi implanté Allée Georges Guyonnet à Gagny, à proximité de la gare. Elle se fera en présence de Monsieur le Maire de Gagny et la municipalité, les Directeurs des Services de la ville, les services de la ville (Politique de la Ville, Fêtes et Cérémonies, Services Techniques et Cause Animale), l’Association Gagny Pet and Co (signataire de la convention Chatipi), l’Association Études et Chantiers et le Centre Socio-Culturel Jacques Prévert de Gagny. Enfin, c’est Lola Rebollo, chargée de campagne errance féline pour One Voice, qui représentera l’association.

Chatipi, une solution durable au cercle vicieux de l’errance féline

Chatipi est un dispositif à visée éthique visant à créer des espaces pour les chats errants afin de les secourir tout en sensibilisant les citoyens à leur détresse et leurs besoins. Une vingtaine sont en cours de développement. Plusieurs chatipis ont été établis près d’EHPAD, de maisons de santé ou d’hôpitaux pour également apporter du réconfort aux résidents, et à proximité d’écoles car le but de One Voice est fondamentalement de faire de la pédagogie sur les chats. En effet, on décrit trop souvent par erreur ces petits félins comme des animaux indépendants, alors qu’ils sont très affectueux, fidèles et dépendants, ce qui les rend vulnérables en cas d’abandon.

L’errance féline, cela étant, n’a pas l’abandon comme seule source. Ce cercle vicieux, qui concerne onze millions de chats par an en France, part d’a priori erronés sur eux, notamment qu’ils auraient un besoin intrinsèque de se reproduire pour être heureux, ce qui mène leur famille humaine à ne pas toujours les faire stériliser. De nombreuses naissances de chats ont ainsi lieu dans la nature. Ces chatons, quand ils survivent, sont dans tous les cas frappés par la faim, le froid et les maladies. Ils ne sont ni identifiés ni stérilisés, car leurs humains ne sont parfois même pas au courant que ces chatons existent. Or les portées, dans ces circonstances, ne font que se multiplier. Les municipalités ou lieux de vie doivent gérer ces individus confrontés à la misère, qui affectent également la biodiversité.

Répartition des tâches et des responsabilités

One Voice, qui a inventé le concept Chatipi, fournit le chalet et les chatières, prend en charge 30 kilos de croquettes et les frais vétérinaires (stérilisations, identifications, tests) de 15 chats au démarrage de l’opération, ainsi que le panneau pédagogique.

La commune, qui a pris en charge la création de la dalle de béton, a par ailleurs organisé un chantier d’insertion avec l’Association Études et Chantiers et le Centre Socio-Culturel Jacques Prévert de Gagny pour la réalisation de l’implantation et du montage du chalet.

Le suivi sanitaire des chats sera quant à lui assuré par l’association locale Gagny Pet and Co, qui se chargera des trappages pour la stérilisation, du nourrissage, des frais vétérinaires au long cours et du nettoyage du chalet. En tout, 20 chats devraient bénéficier du Chatipi de Gagny.

Le site de One Voice dédié au programme Chatipi a été inauguré au début du mois de mars 2022 et présente de multiples informations concernant ce programme pédagogique sur les chats. Signez notre pétition demandant un plan d’urgence sur l’errance féline.

Sondage inédit Ipsos/One Voice : Les Français en grande majorité défavorables à l’expérimentation animale

Sondage inédit Ipsos/One Voice : Les Français en grande majorité défavorables à l’expérimentation animale

Sondage inédit Ipsos/One Voice : Les Français en grande majorité défavorables à l’expérimentation animale
18.04.2023
France
Sondage inédit Ipsos/One Voice : Les Français en grande majorité défavorables à l’expérimentation animale
Expérimentation animale

Les résultats du sondage Ipsos/One Voice d’avril 2023 que nous publions sont sans appel: les Français appellent de leurs vœux une sortie de l’expérimentation animale. Dans le détail, les résultats vont tous dans le même sens. One Voice se réjouit d’un tel engouement en faveur des animaux, à l’occasion de la Journée Mondiale des animaux dans les laboratoires (le 24 avril). Cette opinion des Français donne de l’espoir dans la perspective des révisions des réglementations européennes en cours, et nous renforce dans notre engagement de chaque jour pour obtenir une réelle transparence sur les tests, et le développement par les industriels de méthodes sans animaux.

Non seulement une grande majorité de la population est défavorable à l’expérimentation animale (trois Français sur quatre!), mais elle l’est quels que soient les produits testés (médicaments, drogues, ou encore produits chimiques – comme les produits ménagers ou les cosmétiques) et les espèces animales concernées. Les Français soutiennent également le développement et l’usage exclusif, quand elles existent, de méthodes de test sans animaux. Enfin, ils lancent un appel clair à plus de transparence. Plus précisément encore :

Une opposition forte au principe de l’expérimentation animale

Les Français sont très largement (74%) défavorables au principe même de l’expérimentation animale, 43% d’entre eux se déclarant même tout à fait défavorables. Cette opposition est non seulement majoritaire, mais elle est également en forte hausse. En vingt ans, elle a progressé de 10 points (comparaison des résultats avec ceux d’une enquête réalisée par Ipsos pour One Voice, par téléphone, du 31 janvier au 1er février 2003, auprès d’un échantillon représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus).

Un écart de perception important s’observe entre hommes et femmes. Les femmes sont globalement défavorables à l’expérimentation animale dans une proportion plus forte que les hommes (85% contre 63%).

Au-delà de l’opposition de principe, un soutien clair à l’interdiction de certaines pratiques liées à l’expérimentation animale

Dans le détail, on observe un soutien à l’interdiction de l’expérimentation animale destinée à tester différents types de produits. C’est le cas pour les produits ou les ingrédients chimiques (66%, +11 points par rapport à 2003), les produits nocifs consommés par l’humain comme le tabac ou la drogue (66%) ou bien encore pour les médicaments (65%). Quel que soit le type de produit sur lequel ils sont interrogés, les Français soutiennent l’interdiction de l’expérimentation animale.

Les Français sont aussi très majoritairement favorables à la fin des captures et élevages d’animaux destinés à l’expérimentation. La plupart des répondants soutiennent la fermeture des élevages situés en France et destinés aux laboratoires, que ce soient les élevages de chiens (85% soutiennent leur fermeture) ou bien les élevages de primates (80%). La capture d’animaux sauvages fait aussi l’objet d’un rejet important : 81% des Français soutiennent l’interdiction de la capture de primates dans la nature en Asie et leur envoi en France pour procéder à des expériences.

Un soutien à l’interdiction de l’expérimentation animale qui varie selon l’espèce animale, mais qui demeure systématiquement majoritaire

Le souhait d’interdiction de l’expérimentation animale varie selon l’espèce sur laquelle cette expérimentation est réalisée. Les animaux familiers suscitent davantage le souhait d’une interdiction (85% pour les chiens, 84% pour les chats), tout comme les chevaux (84%) ou les primates (81%).

Si le soutien à l’interdiction de l’expérimentation animale est moins élevé pour d’autres espèces animales, c’est tout de même le cas pour une majorité de répondants pour les insectes (55%) ou les rongeurs (65%).

Quelle que soit l’espèce animale, on observe que les femmes se montrent systématiquement plus favorables à l’interdiction des expériences que les hommes, avec à chaque fois un écart supérieur à 10 points (91% des femmes sont ainsi favorables à l’interdiction de l’expérimentation sur les chiens, contre 80% des hommes).

Les Français plébiscitent le développement des méthodes alternatives à l’expérimentation animale

D’une manière générale, les Français soutiennent l’idée qu’il faut développer les méthodes alternatives à l’expérimentation animale pour ne plus avoir à la faire subir à des animaux (81% défendent cette position contre 19% seulement qui considèrent ces expériences comme une nécessité pour la santé humaine). On observe une nouvelle fois que les femmes sont les plus critiques envers l’expérimentation animale, 86% d’entre elles soutenant le développement des méthodes alternatives tandis que seulement 14% privilégient les expériences à des fins de santé humaine.

Les Français souhaitent également que, lorsque ces méthodes alternatives existent, l’expérimentation animale soit interdite. 87% sont favorables à cette mesure, dont 59% qui y sont même tout à fait favorables. Ils affichent aussi un soutien large (83%, dont 52% qui y sont tout à fait favorables, en hausse de 12 points par rapport 2003) à la mise en place d’une autorité indépendante visant à contrôler que les expérimentations sur les animaux sont nécessaires et ne peuvent être remplacées par d’autres méthodes.

Afin de développer ces méthodes alternatives, ils soutiennent massivement un transfert progressif des financements publics destinés à l’expérimentation animale vers le financement d’organismes scientifiques qui développent des méthodes de recherche sans animaux (89% des Français y sont favorables, dont 54% tout à fait favorables).

Favorables au développement des méthodes alternatives, les Français soutiennent l’autorisation de mise sur le marché de médicaments ayant été testés selon des méthodes alternatives à l’expérimentation animale (84% y sont favorables, dont 46% tout à fait favorables).

Un appel à la transparence en matière d’expérimentation animale

Près de 9 Français sur 10 (87%) considèrent qu’il est important que le consommateur soit informé de l’existence de l’expérimentation animale, lorsque celle-ci a eu lieu, sur les produits qu’il achète. 56% d’entre eux considèrent même cette information comme très importante.

En plus de ce sondage, One Voice organise une action de sensibilisation partout en France et publie un rapport très densément sourcé sur l’utilisation des primates dans les laboratoires après leur capture, leur élevage et leur transport, et le rôle majeur de la France dans ce commerce international. Une pétition est également mise à disposition du public pour faire cesser ce commerce des macaques à longue queue, espèce en danger particulièrement expérimentée.

Télécharger les résultats graphiques du sondage
Télécharger la synthèse des résultats

One Voice publie un nouveau rapport sur les primates dans l’expérimentation animale

One Voice publie un nouveau rapport sur les primates dans l’expérimentation animale

One Voice publie un nouveau rapport sur les primates dans l’expérimentation animale
18.04.2023
France
One Voice publie un nouveau rapport sur les primates dans l’expérimentation animale
Expérimentation animale

Sur une vingtaine de pages rigoureusement sourcées, One Voice expose le calvaire infligé par l’expérimentation animale à des milliers de primates chaque année. Et appelle la France à se diriger vers la fin des tests sur animaux, en commençant par renoncer à l’utilisation des macaques à longue queue.

3 000. C’est le nombre de macaques à longue queue à avoir subi des expériences en France en 2020. Ces primates sont les plus fréquemment utilisés en expérimentation animale et les seuls à être aussi massivement victimes de captures dans la nature. Dès 2008, les enquêteurs de One Voice ont infiltré un des nombreux élevages de macaques du Cambodge, où des laboratoires européens passent leurs « commandes » d’animaux à expérimenter. Individus piégés, immobilisés au sol puis enfermés dans des cages pour « produire » des petits qui subiront toutes sortes d’expériences à l’autre bout du monde… Que ce soit au Cambodge, en Indonésie, au Vietnam ou sur l’Île Maurice, la réalité est la même. Et ce alors que les macaques à longue queue ont été déclarés espèce en danger d’extinction par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) en 2022.

Des compagnies aériennes complices

Après une première période d’enfermement en élevage, les singes sont poussés dans des caisses en bois entassées les unes sur les autres dans la soute d’avions. Malgré une campagne acharnée de One Voice contre ces transports par Air France, la compagnie aérienne a longtemps été la seule de cette envergure en Europe à persévérer dans ces vols de l’horreur. Ce n’est qu’en 2022 que nous avons pu crier victoire, Air France annonçant arrêter le transport de primates vers les laboratoires à partir de juin 2023.

La France au cœur de l’industrie

En attendant, les primates continuent à être débarqués en France. Mais notre pays n’est souvent qu’une étape. Au sein de la plate-forme Silabe, un établissement rattaché à l’Université de Strasbourg, des centaines d’animaux sont détenus en quarantaine avant d’être vendus à d’autres pays en Europe.

Les singes sont ensuite exposés à de nouvelles sources de stress et de souffrance. Dans les laboratoires français comme étrangers, les chercheurs ne les arrachent à leur isolement que pour leur implanter des électrodes dans le cerveau, tester sur eux la toxicité de médicaments destinés aux humains ou encore les utiliser pour prélever leurs cellules, leur sang et leurs tissus. Après avoir subi des années de tortures, les singes sont tués, sans avoir jamais rien connu d’autre que la cynique réalité de l’expérimentation animale.

Des avancées attaquées par les testeurs

Avec l’interdiction d’importer dans l’Union européenne de nouveaux primates nés de parents capturés dans la nature et le refus des compagnies aériennes de transporter des singes vers les laboratoires, l’année 2022 fixait un cadre favorable pour l’arrêt des tests sur animaux. Mais, alors que ces avancées ont déjà été si difficiles à arracher, l’industrie, très active auprès des médias et des milieux politiques, reste opposée à tout progrès en faveur des animaux, et n’hésite pas à faire en sorte que les réglementations ne soient pas appliquées. La vigilance et l’action restent de mise.

Forte d’un nouveau sondage qui témoigne d’une opinion publique française plus que jamais favorable à la fin de l’expérimentation animale, qui fait écho à l’obtention de plus d’un million de signatures validées de citoyens européens, One Voice lance une semaine d’action en faveur des primates utilisés dans les laboratoires. Et appelle la France à cesser toute utilisation des macaques à longue queue dans une nouvelle pétition.

Signez pour dire stop à l’utilisation des macaques dans les laboratoires Signez pour dire stop à l’utilisation des macaques dans les laboratoires Signez pour dire stop à l’utilisation des macaques dans les laboratoires Signez pour dire stop à l’utilisation des macaques dans les laboratoires Signez pour dire stop à l’utilisation des macaques dans les laboratoires Signez pour dire stop à l’utilisation des macaques dans les laboratoires Signez pour dire stop à l’utilisation des macaques dans les laboratoires Signez pour dire stop à l’utilisation des macaques dans les laboratoires Signez pour dire stop à l’utilisation des macaques dans les laboratoires Signez pour dire stop à l’utilisation des macaques dans les laboratoires

Rapport – L’expérimentation animale et les primates

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Réunion à la Commission européenne sur l’ICE Save Cruelty-Free Cosmetics

Réunion à la Commission européenne sur l’ICE Save Cruelty-Free Cosmetics

Réunion à la Commission européenne sur l’ICE Save Cruelty-Free Cosmetics
18.04.2023
Réunion à la Commission européenne sur l’ICE Save Cruelty-Free Cosmetics
Expérimentation animale

En tant que membres du comité d’organisation de l’Initiative citoyenne européenne (ICE) Save Cruelty-Free Cosmetics, nous avons participé, le 17 mars 2023, à la rencontre avec des membres de la Commission européenne à Bruxelles. Le but ? Déposer officiellement les 1,2 million de signatures validées, prouvant l’intérêt massif que porte le peuple européen aux animaux victimes de l’expérimentation animale, et présenter les demandes émanant de défenseurs des animaux.

Crédit photos: European Union, 2023

Il s’agissait de la première étape du processus de l’ICE après la collecte et la vérification de l’authenticité des signatures des citoyens européens à la Commission européenne.

Les porte-parole des associations de défense des animaux européennes porteuses de cette ICE, Cruelty Free Europe et l’ECEAE (les deux coalitions dont One Voice est membre), HSI Europe, Peta UK et Eurogroup for Animals, ont donc présenté à nos côtés les trois grands axes des demandes à cinq hauts responsables et à leurs équipes. Thierry Breton, commissaire européen en charge notamment du marché intérieur, Vera Jourová, vice-présidente de la Commission européenne et chargée du respect des valeurs de l’Union européenne et de la transparence, ainsi que les directeurs généraux en charge de la Recherche et de l’innovation, du Marché intérieur et de l’industrie, de l’Environnement, ont écouté très attentivement notre exposé et ont posé des questions. L’auditoire de commissaires, directeurs et directrices semblait très à l’écoute de notre présentation.

Le premier axe : la protection de l’interdiction de tester les cosmétiques sur les animaux

Les trois piliers qui ont fait l’objet d’un développement précis étaient les tests des cosmétiques et notre volonté de protéger la directive européenne obtenue de longue lutte, interdisant bel et bien de tester ces produits sur les animaux.

Le deuxième objectif : faire valoir la voix des animaux des laboratoires dans la révision de la loi sur les produits chimiques

Le deuxième pilier était une alerte sur les tests des produits chimiques. En effet, le Pacte vert pour l’Europe (European Green Deal 2.0) pourrait avoir un effet pervers majeur : celui de multiplier les tests et donc de susciter une augmentation immédiate et drastique du nombre d’animaux utilisés. La révision du règlement relatif à la classification, à l’étiquetage et à l’emballage (CLP) modifie la directive relative aux substances dangereuses (67/548/CEE (DSD)), celle relative aux préparations dangereuses (1999/45/CE (DPD)) et le règlement (CE) nº 1907/2006 (REACH). Or, en tant que défenseurs de la nature et des animaux, nous soutenons ce Pacte vert contre les industriels de la chimie et leurs produits polluants, tout en insistant sur une réduction du nombre d’animaux expérimentés. Nous pensons donc qu’une troisième voie est possible entre ces deux positions (associations environnementales ou industriels).

De fait, nous appelons nos partenaires défenseurs de la nature à ne pas oublier les animaux déjà loin des regards dans les laboratoires. Nous avons plaidé auprès de la Commission pour que tout nouveau test exigé le soit selon des méthodes sans animaux, (un peu comme la loi américaine qui vient d’être votée) afin de respecter l’esprit de la directive européenne, notamment concernant les 3R, exigeant de « réduire » leur nombre dans les laboratoires européens. Alors que depuis la promulgation de cette directive, les chiffres stagnent lamentablement, il ne manquerait plus qu’ils augmentent !

Le troisième point abordé : une sortie de l’expérimentation animale progressive avec de vraies étapes

Nous avons montré aux membres de la Commission européenne présents qu’une perspective de société gagnante à trois niveaux pouvait être atteinte : une solution gagnante pour les animaux eux-mêmes (et c’est le sens de notre ICE), où la fiabilité de la science (et donc la santé) serait envisagée, et où l’industrie serait également gagnante par le développement de nouvelles méthodes et donc d’un nouveau marché. Pour cela, il faut fixer des échéances et des buts à atteindre par étapes, car en la matière, les bonnes intentions ne suffisent plus.

À présent, la Commission analyse notre Initiative. Elle a jusqu’au 25 juillet 2023 pour présenter sa réponse officielle. D’ici là, une audience au Parlement européen est prévue, dont la date n’est pas encore fixée.

One Voice mobilisée partout en France, autour de la Journée mondiale des animaux dans les laboratoires!

One Voice mobilisée partout en France, autour de la Journée mondiale des animaux dans les laboratoires!

One Voice mobilisée partout en France, autour de la Journée mondiale des animaux dans les laboratoires!
18.04.2023
One Voice mobilisée partout en France, autour de la Journée mondiale des animaux dans les laboratoires!
Expérimentation animale

À l’occasion de la Journée mondiale des animaux dans les laboratoires le 24 avril 2023, One Voice organise un événement à portée nationale dans plus de vingt villes en France afin d’alerter la population sur l’expérimentation animale dans notre pays, ses ramifications au sein de l’Union européenne et au niveau mondial. En parallèle, une action est également menée sur les réseaux sociaux. L’association accompagne la mobilisation de ses antennes militantes locales de la publication d’un rapport sur les primates victimes d’expériences, et d’un sondage Ipsos inédit, montrant qu’une large majorité de Français est prête à une sortie de ce modèle.

Photo : Véronique Tesson

Le 24 avril est, chaque année, l’occasion de sensibiliser le public sur le sort des animaux dans les laboratoires, partout dans le monde.

Cette année, nous avons décidé de focaliser notre attention et celle du public français sur les primates, capturés dans la nature, élevés puis transportés dans les soutes des avions dans des conditions souvent indignes vers la France, où ils sont soit utilisés dans des expériences, soit réexpédiés aux quatre coins de l’Union européenne. Nous publions donc à cette occasion un rapport très sourcé sur le sujet, et proposons une pétition appelant à la fin de cette situation pour les macaques.

Au moment où l’association et ses partenaires européens viennent de déposer plus d’un million de signatures à la Commission européenne demandant le renforcement de la directive européenne interdisant les tests des cosmétiques sur les animaux, nous publions un sondage IPSOS. Celui-ci montre à quel point la très grande majorité de nos concitoyens appellent de leurs vœux une sortie de l’expérimentation animale et plébiscitent le développement et l’usage de méthodes sans animaux, ainsi qu’une plus grande transparence.

Les actions auront lieu à Amiens (80), Angers (49), Annemasse (74), Bayonne (64), Bordeaux (33), Caylus (82), Chorges (05), Falaise (61), Gannat (03) où se tiendra un rassemblement, La Rochelle (17), Langres (52) (où deux actions auront cours), Lille (59), Lyon (69), Montpellier (34), Nantes (44), Nice (06), Paris (75), Strasbourg (67) (événement dont nous ne sommes pas organisateurs mais auquel nous nous joindrons) et Troyes (10). Certaines antennes proposeront de petites mises en scène avec laborantins et animaux. Nos partenaires de Toronto organisent eux aussi une action au Canada dans une quinzaine de villes.

Veuillez consulter l’événement national ou chaque événement local avant de vous rendre sur place pour vous assurer qu’aucune modification n’a eu lieu.

03 Gannat (21 et 22/04) 15, avenue des Portes Occitanes du 21/04 à 10h au 22/04 à 16h30
05 Chorges (23/04) Rue Grande 10h à 15h
05 Briançon (23/04) Cité Vauban 9h à 11h
06 Nice (22/04) Place Masséna 14h à 16h
10 Troyes (29/04) 71, rue Émile Zola 15h à 17h30
17 La Rochelle (22/04) Place de l’Hôtel de ville 14 h à 17h
33 Bordeaux (23/04) Place de la Comédie 14h à 17h
34 Montpellier (29/04) Place de la Comédie 10h30 à 13h
44 Nantes (22/04) Place Royale 15h à 17h
49 Angers (29/04) Rue Lenepveu 14h30 à 17h30
52 Langres (24/04) Marché de Langres 8h à 17h
52 Langres (28/04) Marché de Langres 9h à 17h
59 Lille (29/04) Place Richebé 14h à 16h
61 Falaise (22/04) adresse à confirmer 9h à 11h
64 Bayonne (22/04) Carreau des Halles 15h à 17h
67 Strasbourg (22/04) Organisation par : 269 life, Infoseite Black Forest for Animals e.V, Pro Anima 13h30 à 16h30
69 Lyon (29/04) Place Saint Jean 13h30 à 16h
74 Annemasse (02/09) reporté  
75 Paris (22/04) Place de l’Hôtel de ville 14h30 à 16h
80 Amiens (22/04) Place René Goblet 14h à 16h
82 Caylus (29/04) 10, avenue du Père Évariste Huc 10h à 12h

Mani, victime d’un piège, a failli perdre une patte. One Voice dépose plainte

Mani, victime d’un piège, a failli perdre une patte. One Voice dépose plainte

Mani, victime d’un piège, a failli perdre une patte. One Voice dépose plainte
17.04.2023
Mani, victime d’un piège, a failli perdre une patte. One Voice dépose plainte
Animaux familiers

Au début du mois de février, Mani a été retrouvé agonisant, un collet manquant de lui sectionner une patte. Même s’ils sont autorisés par la loi, ces pièges n’en font pas moins souffrir leurs cibles. Chaque année, des milliers d’animaux sont piégés au simple motif qu’ils causeraient des dégâts aux activités humaines. Mani en a été la victime collatérale.

L’histoire de Mani

Le 12 février dernier en rentrant chez lui, un couple aperçoit un chat prostré dans son garage. En s’approchant, stupeur : il se rend compte que la patte arrière droite de l’animal est prise dans un collet. Ce dernier agissant comme un garrot, le pied est extrêmement enflé. Pris en charge par l’association Pattes Pas Trouille et conduit chez le vétérinaire, celui-ci estime que ce chat baptisé Mani a passé au minimum trois jours avec le lacet autour de la patte ! Il constate par ailleurs une plaie par striction violente, un œdème, une stase veineuse (le sang ne circule plus correctement dans la veine) et même des lésions de type gangrène. À ce moment-là, le pire est à craindre et l’amputation est envisagée.

Une question reste en suspens… Comment Mani a-t-il pu se libérer ? A-t-il pu lui-même briser le fil métallique en se débattant, complètement terrorisé ? Ces pièges étant conçus pour immobiliser des renards ou même des blaireaux, cela est peu probable… Le piégeur a-t-il préféré couper son matériel, ne souhaitant pas s’embarrasser à porter secours à un animal souffrant ?

Un cas qui n’est malheureusement pas isolé

Si Mani a eu la chance de trouver de l’aide et d’être soigné, ce n’est pas le cas des milliers d’animaux sauvages qui décèdent chaque année à la suite d’un piégeage. Tuants ou non, ces pièges sont parfaitement légaux. Ils sont utilisés pour mettre à mort les « ESOD », des animaux accusés de commettre de prétendus dégâts aux intérêts humains, alors qu’ils essayent simplement de survivre dans une nature dégradée par les humains.

En fonction du modèle, ces pièges brisent la nuque, enserrent un membre, enferment dans une boîte. Lorsque les animaux ne meurent pas sur le coup, ils seront abattus par le piégeur après de longues heures d’attente et de terreur. En plus de faire souffrir des animaux injustement considérés comme « nuisibles », ces instruments de torture ne sont pas sélectifs et les victimes collatérales sont nombreuses. Le mois dernier, une louve (appartenant à une espèce protégée) est morte étouffée dans un collet à renard. Il y a quelques semaines, Cooper, un border collie, a été pris dans un piège
à mâchoire
pourtant interdit.

Contre toute attente, après deux mois de convalescence, Mani va mieux. Des semaines de soins minutieux, d’antibiotiques, d’antidouleurs, de pommades, de cortisone, de bains, de pansements, mais aussi et surtout des semaines de souffrance : chairs nécrosées, décomposition et chute des muscles et tendons avant régénération. Aujourd’hui, ce survivant va bien et sa patte est sauvée. Nombreux sont ceux qui n’ont pas cette chance.

Ce beau félin noir a depuis rejoint une famille aimante et n’aura plus jamais besoin de se battre pour survivre à l’extérieur. Contrairement à lui, des millions de chats errants continuent de souffrir chaque jour dans nos rues et campagnes.

Pour Mani et pour que le calvaire qu’il a vécu ne soit pas négligé, nous avons porté plainte et représenterons aussi Pattes Pas Trouille. Pour mettre un terme à ces pratiques barbares et  demander avec nous un plan national d’urgence pour eux, signez notre pétition.