Aïcko: pour la dignité animale

Aïcko: pour la dignité animale

Aïcko: pour la dignité animale
16.09.2019
Loire-Atlantique
Aïcko: pour la dignité animale
Exploitation pour le spectacle

Oh non, nous n’avons pas oublié Aïcko, jeune dauphin décédé dans d’atroces souffrances à Planète Sauvage (44), en novembre 2016. Nous continuons le combat pour lui afin que la vérité ne soit pas étouffée, comme lui l’a été et en est mort… One Voice reprend le flambeau pour rendre justice à ce jeune dauphin parti bien trop tôt… Après une autopsie bâclée, une expertise aux conclusions déroutantes, de nombreuses questions restent aujourd’hui en suspens. Aussi retournons-nous les poser devant d’autres juridictions.

Étouffement en règle

C’est un triste jeu de mots pour qualifier le traitement réservé à ce dossier car, rappelez-vous, Aïcko fut nourri de force, avec des poissons entiers, quand son état de faiblesse exigeait des aliments broyés en intubation. Il vomissait par l’évent mais on l’a remis à l’eau et, se sentant sombrer, il s’est violemment jeté contre un mur. Une vilaine mort par asphyxie, larynx brisé, au terme d’une vie pétrie de souffrances et de stress. Alors? Aucune sanction liée à cette manifeste erreur, ni aux causes de ce drame: une anémie prolongée, à propos de laquelle nous avions lancé l’alerte, comme sur les violences répétées subies par ce delphineau si chétif, pourtant laissé en proie aux caïds des bassins et inclus aux « shows » quoique malade!

La loi du silence?

Le temps passé depuis a renforcé nos convictions: les règles de détention d’une faune sauvage captive n’ont, sur cet ensemble de circonstances, pas été respectées. Et si nous avons à l’époque obtenu de la justice qu’une expertise vienne éclairer ce décès (brutal, et pourtant prévisible), ce long combat n’a rajouté que des zones d’ombre à l’affaire. Les vétérinaires et biologistes spécialisés qui nous accompagnent au chevet des cétacés captifs ont tous été écœurés par les postures du parc, comme les conclusions (et les carences) d’un « expert » capable d’avancer que la captivité évite le stress lié à la quête de nourriture en liberté: une vision très personnelle du bien-être animal.

Pour une association de protection comme la nôtre, il est terrible de voir non reconnues les souffrances d’un petit amour (nom japonais d’Aïcko) et de ses semblables détenus. Mais cette douleur devient préjudice quand l’animal captif décède dans des circonstances opaques et que l’horreur persiste, inchangée, dans le huis clos des bassins et l’indignité de spectacles contre nature. Nous ne cesserons de soumettre le problème aux juges comme aux politiques. Pour eux, merci de soutenir notre combat et les actions et pétitions en cours.

 


 

Alors qu’Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, annonce un plan d’action concernant la faune sauvage en captivité, rappelons que la souffrance animale dans ces bassins n’est pas un spectacle à offrir aux enfants, mais un fléau qu’il faut combattre et éradiquer. Orques et dauphins mènent une vie misérable dans ces delphinariums. Il est temps de les relâcher dans des sanctuaires marins. Rejoignez-nous place Royale à Nantes le 17 septembre à midi.

Micha, Glasha et Bony seront-ils laissés à leurs geôliers?

Micha, Glasha et Bony seront-ils laissés à leurs geôliers?

Micha, Glasha et Bony seront-ils laissés à leurs geôliers?
13.09.2019
Loir-et-Cher
Micha, Glasha et Bony seront-ils laissés à leurs geôliers?
Exploitation pour le spectacle

Grâce à nos images des cachots de Micha, Glasha et Bony, tournées la semaine dernière, le ministère de la Transition écologique et solidaire a rouvert le dossier des ours exploités par le couple Poliakov depuis des décennies. Aujourd’hui, le ministère publie un arrêté qui demande à ses tortionnaires de soigner Micha, et ignore la détresse de Bony et Glasha. Notre combat pour ces 3 ours et tous les animaux aux mains de ces dresseurs de cirques continue!

Mis dos au mur face à nos images, le Ministère propose des mesures insuffisantes

Les mots manquent pour expliquer à quel point le ministère de la Transition écologique et solidaire plante l’arbre pour cacher la forêt avec son arrêté publié ce matin.

Que dit l’arrêté?

En premier lieu, le ministère publie une interdiction de spectacles. C’était déjà le cas! Et visiblement pas respectée, ou tout du moins contournée par les Poliakov, car Micha a été filmé par Aves France, en représentation, à Racquinghem dimanche 8 septembre, au moment où nous révélions les images de son calvaire, et exhibé l’an dernier à la St Valentin, deux exhibitions pour lesquelles nous avons déposé plainte.

Les animaux laissés à leurs tortionnaires

Micha doit être soigné dans les 5 jours, c’est bien, mais on confie à ses tortionnaires le soin de le faire soigner! Et qui vérifiera qu’il guérit? Les mêmes services qui avaient conclu l’an dernier que tout allait pour le mieux!

D’autre part, Bony et Glasha sont ignorés -pas même cités dans l’arrêté ministériel- alors qu’eux aussi sont en grande détresse psychique et physique: malnutrition, grosseurs suspectes, dentition dans mauvais très préoccupant d’après les experts, stéréotypie marquée…

Au final, que va-t-il se passer?

Des ours restant dans des conditions scandaleuses, tout comme les chevaux, dromadaires, Mina le petit singe, perroquets, et totalement invisibilisés, alors que pour eux aussi le calvaire continue. Nous préparons une plainte pour l’ensemble de ces animaux en souffrance.

Suite à la publication de nos images, des témoins se sont fait connaître. C’est ainsi que nous savons que pendant la canicule 2018, les 3 ours sont restés 8 jours enfermés dans leurs cachots sans aucune isolation, et dans la torpeur, puisqu’il y a juste des trous en guise de fenêtres, et pas même de porte à ce bâtiment au toit noir. Autant dire qu’ils ont vécu dans un four, sans eau potable.

 

Ces images de l’ours Mischa étaient insupportables. Nous avons mené une série de contrôles et prenons 3 décisions immédiates :
✅ Interdiction de présentation à des spectacles,
✅ Administration de soins,
✅ Possibilité d’un placement médicalisé.
➡️ https://t.co/iObP0B83Hc pic.twitter.com/sIR33K2YA6

— Elisabeth BORNE (@Elisabeth_Borne) September 13, 2019

 

One Voice prépare sa quatrième plainte

Pour les animaux détenus par les Poliakov, nous dénonçons les conditions de détention depuis plus de quinze ans, et les images des spectacles ne suffisent pas: il faut celles des cellules. On vient d’en avoir la preuve.
Car pour les visites réglementaires des agents de l’État, la procédure veut qu’ils préviennent à l’avance, ce qui donne aux dresseurs le temps de faire un grand ménage avant leur arrivée. Plus de toiles d’araignées dans les cachots, pas de fruits moisis dans les frigos, plus d’asticots sur les pattes des animaux, de l’eau fraiche mise à disposition et l’exploitation peut continuer de plus belle.
C’est ce qui était arrivé l’année dernière, et c’est pourquoi notre plainte était en passe d’être classée sans suite.

Des mesures dérisoires, malgré l’évidence

Que se serait-il passé sans nos images? Rien. Alors que notre biodiversité s’amenuise de jour en jour, et que partout en Europe le mouvement s’accélère pour un continent sans cruauté sur les animaux (vingt pays ont déjà interdit aux cirques itinérants l’exploitation d’animaux).
Que se passe-t-il dans les cirques où nous n’avons pas accès aux camions, aux quartiers d’hiver des animaux?

Les experts continuent d’analyser les plus de 200 heures de vidéos des ours dans leurs geôles sombres et sales, et dans leur enclos envahi de rats. Ces images, les premières expertises édifiantes, nous les avons envoyées à la justice et au Ministère. Nous remercions Elisabeth Borne de nous avoir répondu, mais lui demandons d’aller plus loin et d’agir aussi, notamment, pour Bony et Glasha.

Nous attendons aussi beaucoup de la justice, et prévoyons d’assigner la préfecture du Loir-et-Cher en justice (comme nous l’avons fait avec succès pour l’élevage de chiens de Mézilles) s’il faut en arriver là pour sauver l’ensemble des animaux restés aux mains des dresseurs.

Victoire détonante contre l’élevage de Mézilles!

Victoire détonante contre l’élevage de Mézilles!

Victoire détonante contre l’élevage de Mézilles!
10.09.2019
Mézilles
Victoire détonante contre l’élevage de Mézilles!
Expérimentation animale

Manche gagnée dans notre bras de fer contre l’élevage de Mézilles! L’arrêté préfectoral de l’Yonne qui autorisait l’augmentation de la capacité d’accueil de cette exploitation de beagles et golden retrievers élevés pour l’expérimentation animale a été annulé! C’est une victoire pour les chiens! Une décision de justice détonante, qui fait chaud au cœur.

L’arrêté préfectoral du 10 octobre 2018 autorisant le Centre d’Élevage du Domaine des Souches (CEDS) à exploiter 3 200 chiens sur la commune de Mézilles est annulé ! Ainsi en a décidé le tribunal administratif de Dijon à la suite de l’audience du 27 juin dernier, dans l’affaire judiciaire qui nous oppose à la préfecture de l’Yonne et au Centre d’Elevage des Souches (CEDS) qui « produit » des beagles et des golden retrievers à la chaîne pour l’expérimentation animale, et ne les fait naître que pour une vie de souffrance.

Nos actions ont payé!

Si la cour d’appel de Paris nous a interdit d’utiliser les informations collectées par l’huissier prouvant la souffrance des chiens, le tribunal de Dijon au contraire, a trouvé dans notre dossier amplement matière à remettre en cause celui des parties adverses… et prononcer le jugement qui s’imposait!

Nous avons démontré que l’élevage sévit dans un cadre non réglementaire et cumule les infractions: « capacité d’accueil » largement dépassée depuis longtemps (y compris pour des chiots de moins de 4 mois!), nuisances environnementales (pollution sonore et des cours d’eau) et incapacité des propriétaires à financer leur appétit d’expansion pour plus de chiens vendus et moins de soins rendus.

Avec cette procédure qui nous donne raison, c’est l’ensemble de la mobilisation citoyenne pour une science sans cruauté et plus fiable qui obtient gain de cause! La tendance mondiale est à la diminution de l’expérimentation animale et à l’exploration d’autres méthodes de recherche. Plus aucun élevage ne doit s’agrandir sur notre sol! Au contraire, ils doivent fermer les uns après les autres.

Round décisif?

Le vent tourne! Si cette décision risque fort d’être contestée prochainement, nous sommes prêts aux prochains affrontements pour les 1500 chiens, chiennes et chiots toujours détenus dans cet établissement. Et nous ne baisserons pas la garde tant qu’il n’aura pas définitivement fermé. D’ici là, réjouissons-nous que la justice sanctionne ce bastion de l’expérimentation et donc de la souffrance animale en France!

Micha, Glasha et Bony, des ours de cirque mourants en cellules

Micha, Glasha et Bony, des ours de cirque mourants en cellules

Micha, Glasha et Bony, des ours de cirque mourants en cellules
08.09.2019
Loir-et-Cher
Micha, Glasha et Bony, des ours de cirque mourants en cellules
Exploitation pour le spectacle

Micha, Glasha et Bony, les trois ours détenus par le couple de dresseurs Poliakov depuis des dizaines d’années et exploités de chapiteaux en foires, sont séquestrés dans des geôles moyenâgeuses pour leur fin de vie. Aux yeux des autorités, pourtant, tout va bien! Face aux images accablantes que nous dévoilons sur leurs conditions de détention, nous avons déposé une nouvelle plainte pour actes de cruauté contre leurs tortionnaires et demandons leur transfert immédiat dans un sanctuaire.

Survivre en compagnie des rats dans des cellules sombres et froides

Les images, tournées début septembre, révèlent le cauchemar ininterrompu des trois pauvres ours prisonniers. Des plaies aux pattes non soignées attaquées par les asticots, des rats régnant sur l’enclos extérieur et leur tenant compagnie dans les cellules, des grilles rongées par la rouille, et les toiles d’araignée comme rideaux aux murs et pendant du plafond, le tableau est dressé, et il est abominable.

Le bâtiment en parpaings semble n’avoir jamais été terminé: pas de porte, pas de fenêtre, donc pas de protection contre les intempéries. Quand le vent souffle, il s’insinue dans toutes les directions, aucune possibilité d’y échapper. Se réchauffer correctement l’hiver doit être impossible.

En guise de nourriture? Des fruits moisis, des croquettes, des feuilles, des graines… Les auges en ciment construites à même le bâti sont vertes, le fond est couvert côté eau d’un dépôt vert sombre, côté nourriture de restes grisâtres sur lesquels sont jetés à la va-vite les fruits laissés à moisir dans le frigo de la pièce d’à côté.

Les autorités savent

Comment serait-ce possible autrement? Depuis 2004, nous suivons les Poliakov1. En février 2018, à l’occasion de la Saint-Valentin, Micha avait été exhibé dans un restaurant. Notre plainte immédiatement déposée avait été classée sans suite ! Hors de question d’abandonner Micha à son sort: nous avions aussitôt effectué un recours. Il aura fallu attendre janvier 2019 pour apprendre qu’une enquête était enfin en cours. Puis plus aucune réponse à nos demandes de nouvelles…

Mais aujourd’hui, pour la première fois, les conditions de vie réelles de ces ours exploités par les cirques sont exposées à la face du monde.

Le destin de Micha: mourir loin des regards?

On nous vantait un paradis pour les ours, nous dévoilons aujourd’hui l’atroce vérité: Micha meurt au fond d’un cachot. Ils le cachent, tous: dresseurs et autorités, car le montrer, c’est montrer l’état des animaux des cirques.

Son regard en disent bien plus que tous les mots. Il fixe ses pattes, lentement, les sourcils doucement froncés, en une expression d’extrême détresse. Il a mal, cela ne fait aucun doute: des vers y ont élu domicile. Il marche donc au ralenti, s’assied, se couche. Il sort un peu dans l’enclos, croise quelques rats, rentre à nouveau, cherche une position adéquate dans la paille, qui allégerait son corps émacié de ses souffrances. N’en trouve pas. Son agonie est sans fin. Le sol est jonché de poils mélangés à la paille… Il respire péniblement. Chaque inspiration est un râle, chaque expiration un soupir, qui semble retenir une sorte de toux asthmatique. Son nez est encombré de saletés, tout comme ses yeux. Ses dents-comme celles de ses misérables camarades-sont toutes réduites à peau de chagrin. Sa salive est épaisse et jaune.

Micha meurt dans un supplice sans fin. La petite entreprise des Poliakov a mis la clé sous la porte depuis plusieurs mois, il n’a plus de valeur, et on le laisse mourir.

Bientôt le tour de ses vaillants compagnons?

Glasha et Bony, eux, ont les griffes coupées court, et leur corps est marqué par endroits. Le dressage des ours, grands et valeureux fauves, est l’un des plus violents et laisse des séquelles indélébiles, physiques comme psychiques, de même que la vie en camion de cirque. Bien que le couple Poliakov ait à présent une interdiction de spectacles, le mal est fait.

Glasha tourne en rond dans sa cellule une grande partie de son temps, ose à peine mettre les pattes dans l’enclos extérieur, se contente, le regard vide, de tourner la tête vers la lumière, maussade, enfoncée dans son monde intérieur pour pouvoir survivre à toutes ces maltraitances.

Bony se balance lui aussi avec des mouvements stéréotypés spécifiques aux animaux captifs en grande souffrance et traumatisés pour toujours, dans sa cellule et également à l’extérieur, quand il passe notamment devant le camion dans lequel il vivait, de cirque en cirque.

Une plainte en cours: il faut les sauver!

Avec les images que nous dévoilons, plus aucun doute n’est possible: les autorités ne pourront plus fermer les yeux sur le drame qui se déroule dans le Loir-et-Cher. Nous avons déposé une nouvelle plainte, cette fois-ci pour actes de cruauté, mauvais traitements commis par un professionnel, placement dans un environnement pouvant être cause de souffrance et exploitation irrégulière d’un établissement détenant des animaux non domestiques.

Dès lors qu’ils ne sont plus exploités, les animaux des cirques sont mis au rebut en attendant la mort. Voilà la réalité du monde du cirque en France. One Voice ne laissera pas faire cela! Nous réclamons la saisie immédiate de Micha, Glasha et Bony par la justice, et qu’ils nous soient confiés. Leur place est dans un sanctuaire. Nous nous sommes assurés que trois places leur étaient réservées et nous prendrons tous les frais en charge. Aussi rien, absolument rien, ne justifie qu’on les laisse à cette agonie.

Découvrez notre enquête sur les ours de cirque!

1 – « Sécurité et bien-être dans les cirques », rapport de novembre 2005

L’atroce destin de ces six chatons doit nous ouvrir les yeux

L’atroce destin de ces six chatons doit nous ouvrir les yeux

L’atroce destin de ces six chatons doit nous ouvrir les yeux
05.09.2019
Draguignan
L’atroce destin de ces six chatons doit nous ouvrir les yeux
Animaux familiers

Un simple fait divers: six chatons noyés puis fracassés à l’intérieur d’un sac poubelle pour s’assurer de leur fin de vie, à peine nés, puis mis au container de l’immeuble en pensant avoir « bien fait ». Il y a tant à dire autour de ce drame banal! Audience à Draguignan, ce jeudi 5 septembre à 10h15.

On l’appellera Madame M. Et lui sera Monsieur A. Lui est sorti de la résidence avec un sac poubelle visiblement rempli, l’a jeté dans les poubelles collectives, puis est reparti. Madame M. n’y aurait rien trouvé à redire, elle qui fumait sa cigarette au balcon, si Monsieur A. n’était revenu sur ses pas pour extirper le sac du container, puis le frapper violemment, à plusieurs reprises, notamment contre un micro-onde abandonné là. Alors Madame M. est allée vérifier le contenu de ce sac. Elle y a trouvé 6 chatons de 10 jours à peine, tous morts ou presque, mouillés de l’eau dans laquelle Monsieur A les avait noyés. Elle a décidé de porter plainte et nous allons la soutenir.

Aucune cruauté banalisée

L’acte de cruauté, Monsieur A. l’a reconnu. Que voulez-vous faire si l’errance féline vous inonde de chatons indésirés? Monsieur A. va donc être jugé parce qu’il a mis fin à la vie de ces chatons, avec surcroît de violence, sans doute pour s’assurer d’une absence d’agonie longue. Car quand il faut agir, on noie, on fracasse, ou on abandonne, vouant les chats à une mort lente. Et l’on peut imaginer bien pire, quand il n’y a pas de Madame M. à sa fenêtre pour vous observer. Dommage pour Monsieur A.: nous sommes à Draguignan dans le Var, là où Chevelu a été massacré à coups de rangers dans un accès de violence qui a stupéfié la France.

De A à Z

Ils sont plus de 13 millions de compagnons félins en France, qui se reproduisent et leurs portées sont notre responsabilité. L’acte de Monsieur A. est la partie émergée d’un iceberg de souffrance: la reproduction naturelle des chats, errants ou compagnons, est une bombe à fragmentation aux dommages potentiellement exponentiels. Ne pas stériliser les chats, qu’ils soient domestiques ou errants, nous ramènera au cas de Monsieur A., problème hélas déclinable jusqu’à Z, comme zéro chat.

Tous responsables!

Globalement, les chats sont ce jour dans notre pays moins bien soignés et traités que les chiens alors qu’ils y sont plus nombreux. Leur nombre, leur destin et de tels cas exigent que l’État légifère enfin contre l’errance animale, sur tout le territoire (la situation est explosive en Outre-mer). Sinon, ils finiront tous considérés comme de la vermine, des nuisibles indésirés. Brûlés, noyés, concassés, tailladés… Notre faune, des amis si proches et demain si banalement martyrisés? Non! Maîtriser leur destin pour ne pas en arriver là est notre devoir. Les Messieurs A. doivent apprendre d’autres solutions, et les Dames M. doivent être plus nombreuses et vigilantes encore. Pour eux.

Photo d’illustration, campagne errance

Cauchemar en Dordogne pour des chiens « de chasse »!

Cauchemar en Dordogne pour des chiens « de chasse »!

Cauchemar en Dordogne pour des chiens « de chasse »!
03.09.2019
Dordogne
Cauchemar en Dordogne pour des chiens « de chasse »!
Animaux familiers

On savait les chiens de chasse victimes de maltraitance. Nous voici témoins du raffinement de la cruauté! En Dordogne, nos enquêteurs ont découvert une centaine d’individus attendant parmi les morts. Malgré nos alertes, le chasseur qui les exploite a toujours les mains libres… Nous avons porté plainte et demandons à la justice de l’emporter!

En surface, on distingue de petits monticules blanchâtres…. Des ossements émergent du sol. Ceux d’un canidé. La terre renferme d’autres squelettes… Il s’agit d’un charnier. Nous sommes en Dordogne. Dans un élevage de chiens de chasse dûment référencé et protégé par des soutiens hauts-placés!

La cruauté, en pratique

Au sein de cette sorte de ferme, une centaine d’individus sont remisés avant de servir les rois de la gâchette locaux. Certains sont à l’attache dans la boue, d’autres enfermés avec leurs chiots dans des fourgonnettes, d’autres encore séquestrés dans des locaux insalubres, quand ils ne sont pas confinés dans des cages de transport… Malnutris, privés d’un libre accès à l’eau pour étancher leur soif, entassés dans des conditions sanitaires épouvantables et illégales, les plus fragiles ne résistent pas. Et leurs dépouilles à l’abandon servent de repas à leurs compagnons affamés.

Non à l’omerta!

Face à cette horreur, en infraction absolue avec la loi, nous avons aussitôt alerté les autorités. Mais, comme dans le cas d’un autre site contre lequel nous nous battons dans la même région nos allégations sont restées lettres mortes. Motif? « Aucune raison d’intervenir car ce ne sont « que » des chiens de chasse. » Oui. Car il apparaît, une fois de plus que, dans l’esprit de certains, il y ait des animaux méritant moins de considération et de droits que d’autres. Surtout lorsqu’ils sont détenus par des chasseurs… Nous nous insurgeons contre cette partialité et ces souffrances tolérées! Nous ne pouvons laisser les fusils gouverner notre pays, ni accepterle deux poids deux mesures. Nous portons donc cette affaire devant les tribunaux, nombreuses vidéos à l’appui, afin que la justice sorte de son mutisme! Ce chasseur doit répondre de ses actes de maltraitance évidente (pour peu qu’on veuille bien ouvrir les yeux), et nous réclamons en urgence la saisie conservatoire des victimes dont cette personne a la responsabilité!

Tigres et lions exploités à vie dans le Loiret

Tigres et lions exploités à vie dans le Loiret

Tigres et lions exploités à vie dans le Loiret
28.08.2019
Loiret
Tigres et lions exploités à vie dans le Loiret
Exploitation pour le spectacle

En ce mois d’août 2019, nos enquêteurs se sont rendus dans le Loiret, chez un dresseur de tigres et de lions très connu dans le show-business. Comme unique horizon, ces sept félins n’ont que quelques mètres carrés grillagés. En plus de la captivité et du dressage qui constituent leur quotidien, le dresseur organise plusieurs fois dans la journée des visites de particuliers sur sa propriété, avec le soutien de l’office du tourisme du département.

Dans le jardin et sur le portail, des têtes de lions. On est chez un dresseur, pas de doute. Depuis 27 ans, Rémy Demantes élève et dresse des grands félins, baguette à la main, pour des publicités, des clips, des émissions de télévision. Ils sont alors sortis de leur enclos et transportés sur la route, pour être exposés à l’inconnu, au bruit et aux lumières, aux humains agités autour d’eux.

Quand un bébé tigre naît, il est irrémédiablement retiré à sa mère, et rapidement exhibé devant des groupes d’humains, au musée du cirque dirigé par le dresseur, pour un spectacle quotidien d’une heure. Des visites privatives de l’élevage sur sa propriété sont proposées au public, non loin de là… Nos enquêteurs ont rapporté des images de ces sept prisonniers.

Sept tigres et lions enfermés à vie

Tanga est la plus vieille. Elle a quinze ans et vit seule dans un enclos grillagé d’à peine 35m2, au centre duquel trônent un rocher et un tronc d’arbre. Autant dire que sa prison est dépourvue d’enrichissement.

Le plus jeune, Mawak, né il y a trois mois, a quitté la maison pour un enclos de 6 m2 sur des dalles de jardin. Pas d’herbe ni de terre battue pour ses petites pattes. Quand il en sort enfin, au bout d’une laisse, c’est pour se voir refuser de jouer dans la vigne vierge.

Non, il doit faire ses besoins à la demande, avant le spectacle, et poser pour la photo avec les visiteurs du jour, qui pourront eux aussi le tenir en laisse ou lui crier « non » d’une grosse voix pour l’effrayer. Le bébé tigre est dressé à grand renfort de gifles et de petits coups bien sentis sur la tête, à l’aide d’une baguette de bois.

Au fond du jardin, ses parents, dont Radja le tigre blanc, (ces tigres n’existent qu’en captivité, fruits de croisements entre animaux malades) et une tigresse, Jade, qui s’est vu arracher son bébé. La fauverie, constituée de cages les contenant à peine, est humide et sent fort, dans un bâtiment en dur. Quelle tristesse que de les voir ainsi!

Non loin de là, Judy la tigresse vit avec Tina, une jeune lionne. Rien de naturel ici. Les tigres vivent seuls quand ils sont libres, et sur un tout autre continent que les lions! Timba, le lion dans l’enclos d’à côté semble las, désespérément désœuvré.

Une activité lucrative soutenue par l’office du tourisme

Pour son musée et la visite de son élevage, Rémy Demantes a reçu à plusieurs reprises des prix « coup de cœur » de l’office du tourisme du département, qui soutient cette activité d’un autre âge.

Le dresseur justifie cet élevage et ce dressage en se drapant derrière la légalité de son activité, et les dangers du braconnage pour les tigres libres. L’existence du braconnage ou de la chasse aux trophées est un problème en soi à combattre, en aucun cas une raison valable pour réduire des animaux à une vie d’esclavage, encagés pour toujours.

La captivité: des dangers pour les félins comme pour les humains

Ce n’est pas de l’amour quand on arrache un petit à sa mère, qu’on se substitue à elle pour le nourrir et le rendre dépendant, qu’on le frappe alors qu’il tente d’apprendre à être un tigre au sens plein du terme. Ce n’est pas de l’amour que condamner un animal à l’enfermement à vie. Car la captivité, le dressage, l’exhibition, l’itinérance, la proximité avec des humains créent non seulement des risques sanitaires de part et d’autre, du danger pour les humains à leur contact, mais surtout un stress intense, qui affecte jusqu’au système immunitaire des animaux.

Ces pratiques doivent cesser! Le département du Loiret, ainsi que les chaînes de télévision, les réalisateurs de films et de clips, acteurs, chanteurs et annonceurs doivent eux aussi s’engager contre la captivité! Aidez-nous à dénoncer toute utilisation des animaux sauvages dans ces contextes! Interpellons ensemble l’office du tourisme du Loiret, afin qu’il cesse toute promotion de ce lieu! 

Contactez l’office du tourisme via leur site en cliquant ici ou par email à info@tourismeloiret.com.

Rencontre avec la nation Lummi pour les orques du Sud

Rencontre avec la nation Lummi pour les orques du Sud

Rencontre avec la nation Lummi pour les orques du Sud
22.08.2019
îles San Juan
Rencontre avec la nation Lummi pour les orques du Sud
Habitat naturel

Les îles San Juan, Orca, Lopez, étaient leur territoire depuis plus de 4500 ans quand les Européens sont arrivés. Ceux-ci ne leur ont laissé qu’un lopin de terre sur le continent, près d’un marécage. Ce peuple de natifs américains, très en contact avec la Nature, considérant les orques résidentes du Sud comme leurs frères et sœurs « qui vivent sous l’eau », constituent la nation Lummi. Ils nous ont invités à une cérémonie d’une rare profondeur.

Nous les avons rencontrés peu après leur dépôt de plainte pour obtenir la libération de Lolita, leur sœur faite prisonnière en 1970 dans les eaux de la mer des Salish et détenue depuis au Miami Seaquarium. Ils réclament qu’elle leur soit rendue. Pour eux, cette capture constitue un vol de leur patrimoine, et plus encore. Nous leur avons fait part de notre inquiétude concernant Inouk, et leur avons raconté notre combat à la mémoire de Valentin et de Freya, décédés dans les bassins du Marineland français. Ils nous ont accueillis avec générosité et ont prononcé des mots pour eux pendant la cérémonie.

 

Frères et sœurs des orques

Coquillages versés d’une main à l’autre, en transe chamanique, Richard Salomon nous a relaté comment l’ancêtre de son peuple est allé sous l’eau, avec les orques, vêtu d’un habit noir et blanc, comme une orque. Il est parti vivre avec ses arrières-grands-parents orques. Un jour, il est revenu, a posé son  » habit orque », est redevenu un humain parmi les autres. Il a alors demandé la permission à sa grand mère humaine s’il pouvait aller vivre avec eux. Elle a dit oui à la condition qu’il vienne lui apporter à manger chaque jour.

Alors chaque année, à la même période, le peuple Lummi lui rend visite, avec comme offrande un saumon royal sauvage, appelé Chinook, tout juste pêché à qui ils rendent la liberté.

Un profond honneur d’assister à cette cérémonie sacrée

Invités à assister à cette cérémonie traditionnelle et très émouvante en hommage aux orques résidentes du Sud récemment disparues, Scoter (K25), Nyssa (L84) et Princesse Angéline (J17) (la mère de Tahlequah, endeuillée, inconsolable de la mort de son bébé) nous avons pu voir combien la situation était dramatique. Nul saumon royal n’a pu être trouvé auprès des pêcheurs ce jour là. Aucune orque du Sud non plus. Et pour cause…

L’extinction du saumon royal entraîne celle des orques du Sud

Entre Seattle et Vancouver, au large d’Anacortes, la mer des Salish s’est au fil du temps vidée de ses poissons auparavant foisonnants. Les Lummi se battent également contre la construction d’un oléoduc voulu par le Canada. La zone maritime est déjà sillonnée de tankers, si polluants et bruyants… Nous en avons croisé tant pendant les quelques heures de la cérémonie qu’il était difficile de les compter. Ils seront sept fois plus nombreux une fois l’oléoduc en activité.

Avec ces trois dernières morts – officialisées le 6 août 2019 par le Center for Whale Research – après un mois sans avoir été vues où que ce soit, les dernières orques résidentes du Sud passent de 76 à 73 individus. Leur survie ne tient plus qu’à un fil.

La cérémonie a tout de même eu lieu, sans saumon ni orque. À deux pas de la plage où son peuple a vécu des milliers d’années, près d’un promontoire qui est un site funéraire sacré, entouré de la police Lummi, d’une équipe de documentaristes et de notre équipe, le chaman entonna les chants sacrés, ces appels et remerciements à la Nature accompagnés de danses, ici empruntées aux mouvements des crabes, pinces dressées vers le ciel. Un moment bouleversant face au courage de ce peuple qui refuse d’abandonner l’espoir pour celles qu’il considère comme sa famille. Pour sauver les orques, selon les Lummi comme pour nous, il est clair qu’il faut que l’humanité écoute son cœur et arrête de chercher le profit à tout prix.

Prison des baleines: trois nouvelles orques libérées

Prison des baleines: trois nouvelles orques libérées

Prison des baleines: trois nouvelles orques libérées
19.08.2019
îles Shantar
Prison des baleines: trois nouvelles orques libérées
Exploitation pour le spectacle

La libération de trois nouvelles orques de la « prison des baleines » a eu lieu le 6 août dernier malgré une certaine résistance voire du sabotage…

Photo DR

Comme le raconte un témoin: « Les orques étaient prêtes à partir en mer immédiatement après leur remise à l’eau. Un enclos flottant avait été préparé, mais il n’a pas servi. Relâchées de leurs containers directement au large, les trois orques ont décrit des cercles près du rivage en formation serrée, apparaissant puis replongeant sous la surface. C’était incroyable! »

On peine en effet à imaginer l’immense bonheur de ces détenus qui retrouvent enfin l’océan après un an de souffrances. Mais si cette opération s’annonce comme une réussite, ce ne fut pas toujours le cas, hélas, des transferts précédents.

Le 20 juin dernier, un premier convoi

Le 20 juin dernier, un premier convoi quittait la baie de Srednyaya pour la région des îles Shantar, emportant avec lui trois orques et six bélugas.
Ceux-ci avaient du endurer un voyage particulièrement pénible. On vit ainsi des images d’un béluga soulevé par une grue en laissant une flaque de sang sur le tapis de sol. Les cétacés furent jetés à la mer comme des paquets, alors que leurs muscles étaient encore raides des longues journées passées sous le soleil dans des containers métalliques. Ces scènes terribles ont soulevé l’indignation des experts et des réseaux sociaux. Et pourtant, s’il faut en croire les balises satellite, les trois orques relâchées alors auraient pris la bonne direction, celle de leur lieu de capture.

Le 16 juillet, un deuxième transfert inquiétant

Depuis lors, des ordres venus d’en haut ont du être donnés, car le 16 juillet, le deuxième transfert fut moins brutal. Il ne comprenait cette fois plus que trois orques. Le voyage fut plus rapide et leur libération partiellement filmée. Deux orques adultes ont à leur tour repris le chemin de la liberté. Elles ont malheureusement du laisser derrière elles la petite Alexandra, trop craintive, trop attachée aux humains sans doute, pour oser les suivre au grand large. Elle a quémandé quelques jours son poisson aux pêcheurs, mais d’après les plus récentes informations, elle se dirigerait aujourd’hui vers Sakhaline et se nourrirait seule.

Le 1er août, début du troisième transfert d’orques

Il s’est achevé six jours plus tard avec la libération manifestement réussie de Tihon, Gaika et Zoya, relâchées en mer d’Okhotsk. Pour la première fois, des observateurs de Greenpeace Russie ont pu surveiller le processus de libération. Choyées comme des reines, les orques eurent même le privilège d’être rafraîchies par de la glace dans leur container. Et leur départ en formation, droit vers le large, fait espérer le meilleur quant au succès de leur voyage.

Une quatrième libération à venir

Deux orques et quatre-vingt un bélugas attendent encore dans les enclos de la prison des baleines. Dans les jours qui viennent, une quatrième libération est prévue. Il ne reste plus beaucoup de temps avant l’hiver mais il reste encore énormément de bélugas captifs, dont on attend un nouveau décompte, et leur avenir est très préoccupant.
Préoccupantes aussi, les rumeurs qui nous disent qu’outre Cyril, une deuxième orque serait morte dans son enclos ou qu’un béluga échoué a été retrouvé flottant non loin de la plage. Certains affirment même que les deux bélugas récemment livrés par avion au premier delphinarium du Tibet faisaient partie du convoi du mois de juin.

En confiant la réhabilitation des dix orques et des 87 bélugas à leurs anciens ravisseurs, sous la supervision complice de l’institut scientifique VNIRO en délicatesse avec la justice russe, il fallait forcément s’attendre à une certaine résistance voire à du sabotage.
Il est heureux que le président Poutine veille au grain, et plus encore les défenseurs des animaux et l’opinion internationale.
Quelques soient les inquiétudes que suscitent la suite des libérations, et surtout celles des bélugas, One Voice se réjouit de voir déjà huit orques au moins se diriger avec succès vers leur pays et leur famille. La « méthode russe » est certes cavalière mais parfois, elle fonctionne!

Nouvelle infiltration de One Voice dans une école de tauromachie!

Nouvelle infiltration de One Voice dans une école de tauromachie!

Nouvelle infiltration de One Voice dans une école de tauromachie!
15.08.2019
Nîmes
Nouvelle infiltration de One Voice dans une école de tauromachie!
Exploitation pour le spectacle

Nos enquêteurs se sont rendus une nouvelle fois dans l’une des écoles taurines de France, et ils ont pu assister à des mises à mort de taureaux si jeunes qu’il s’agit presque de veaux. Sept ans après notre enquête à l’école de Nîmes, nous demandons (comme l’ONU à l’Espagne en février 20181) l’interdiction de ces « centres de formation » pour les mineurs, l’interdiction de l’accès aux mineurs à ces « spectacles », l’interdiction de blesser les taureaux, et bien entendu de les mettre à mort…

Des jeunes taureaux pour « faire la main » des enfants et adolescents

Le veau considéré comme du « matériel » de second niveau sera toréé dans les environs de Nîmes pendant plus de vingt minutes, par un jeune qui ne maitrise pas le geste.

L’épée rentrera et sortira plusieurs fois dans l’échine du jeune taureau, qui finit par s’effondrer. Ses dernières secondes de conscience, il sentira un poignard s’enfoncer dans sa nuque, secoué en tout sens dans sa tête. Il se videra de son sang en quelques minutes, une éternité quand on souffre, après avoir tenté en vain d’échapper à son sort, tenaillé d’angoisse, sans comprendre pourquoi il fut ainsi trahi par ses gardiens…

Une activité extrascolaire comme une autre?

Les enfants suivent toute l’année des cours dans ces écoles sur des charriots à roulette pour s’entrainer aux gestes: muletas, jeu de cape, et pique de banderille, et d’épée. En fin d’année, comme une récompense, ils peuvent, dans l’arène, mettre à mort de très jeunes taureaux.

On peut commencer à 6 ans à les fréquenter. A l’âge où l’on commence à lire et à écrire, on peut apprendre en même temps le B-A-BA de la corrida, et que torturer un animal vivant en lui plantant des harpons puis en lui enfonçant une lame dans le corps est acceptable et attendu. On peut assister à des longues et douloureuses mises à mort d’êtres dont la sensibilité est reconnue, et sur lesquels les cruautés sont condamnées… sauf ici.

Des psychologues du monde entier s’inquiètent de l’impact que cela peut avoir sur le développement cérébral et de l’empathie des enfants, de recevoir ces signaux contradictoires de la part des adultes les entourant: on ne doit pas faire de mal à autrui, et on doit applaudir ceux qui tuent les taureaux dans l’arène… C’est de l’éducation au sadisme, et cela a des répercussions délétères sur leur psychisme.

Une enquête inédite au cœur de ces écoles: des témoignages sans filtre

Interview de la présidente de l’école taurine, de professeurs et d’aficionados, images de veaux martyrisés par de jeunes hommes, sous le regard des enfants… Toutes nos images montrent le vrai visage de la corrida en France: on enseigne l’insensibilité à la souffrance de l’autre dès le plus jeune âge.

Parmi les témoignages recueillis, des parents ayant offert un taureau à leur enfant pour qu’il puisse le tuer. Qui ferait cela avec un autre animal et dans d’autres circonstances? Hors de ce milieu? Comment est-il possible d’encourager cela, une mise à mort par un mineur, ce qui est possible dans le cas d’une location d’arène privatisée…

Des jeunes taureaux non mis à mort seront souvent utilisés plusieurs fois. Mais sur les images, nous voyons l’incrédulité du pauvre veau, son épuisement. Son refus de l’agressivité. Le refus de « se battre », en somme.

Qu’ils aient peur pour eux-mêmes ou ne veuillent pas heurter d’êtres vivants, les enfants doivent obéir. C’est écrit dans le règlement de l’école taurine. Or l’une des mères de ces élèves a confié à notre équipe sans savoir qu’elle était enregistrée, qu’après la mise à mort de son premier taureau, son fils n’a plus toréé pendant un an. Il était encore sous le choc.

Interdisons ces écoles. One Voice et ses partenaires Anymal, CRAC Europe, la FLAC et No Corrida ont écrit une pétition commune demandant l’arrêt immédiat de ces pratiques tauromachiques considérées comme de la torture. Pour nous donner plus de poids dans cette démarche, pour les veaux et les enfants, signez!

1 – https://www.telegraph.co.uk/news/2018/02/09/un-call-ban-children-bullfights