Nouvelle audience pour les blaireaux : Communiqué de Presse
Depuis le 15 juin, les blaireaux du Morbihan peuvent être traqués jusqu’au fond de leur terrier, en pleine période où les petits restent encore dépendants de leur mère. One Voice, l’ASPAS, AVES et la LPO-Bretagne demandent au tribunal administratif de Rennes de suspendre l’arrêté préfectoral qui autorise ce déterrage jusqu’au 14 septembre 2026. L’audience se tiendra le mardi 28 juillet au tribunal administratif de Rennes, à 10h.
La vénerie sous terre, ou déterrage, est l’une des pratiques de chasse les plus barbares qui soient : des heures de terreur au fond du terrier, acculés par les chiens, avant d’être arrachés à la pince et mis à mort. En plein été, ce sont aussi les blaireautins qui paient le prix fort. Encore dépendants de leur mère jusqu’à l’automne, ils sont tués au terrier — ou condamnés à mourir de faim quand les adultes ont été abattus.
Pour justifier son arrêté, la préfecture du Morbihan ose un raisonnement aussi commode qu’absurde : un blaireautin serait « adulte » dès lors qu’il est sevré. C’est ignorer la science — un jeune sevré reste incapable de survivre seul pendant des mois — et c’est ignorer la justice elle-même, qui a déjà tranché : la cour administrative d’appel de Bordeaux et de nombreux tribunaux ont jugé qu’un petit est un animal qui dépend encore de sa mère, et que la loi interdit de le tuer. Point final.
Les décisions s’enchaînent d’ailleurs dans le même sens : ces dernières semaines, la justice a suspendu le déterrage dans l’Aisne, en Haute-Marne, dans le Cher et en Eure-et-Loir. Chaque jour d’audience gagné, ce sont des vies sauvées. Les quatre associations, représentées par le cabinet Géo-Avocats, demandent que les blaireaux du Morbihan bénéficient à leur tour de cette protection.
One Voice se battra jusqu’à l’interdiction définitive du déterrage.