Maya maintenue sur les routes, c'est l'impunité pour les circassiens

Maya maintenue sur les routes, c'est l'impunité pour les circassiens

Cirques
19.04.2018
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Immobilisme du tribunal administratif et silence de la préfecture : Maya est encore sur les routes d'Europe, dans la remorque obscure du camion du cirque.

Maya est encore sur les routes d’Europe, dans la remorque obscure du camion du cirque qui la détient depuis des dizaines d’années. Immobilisme du tribunal administratif sous la forme du rejet de notre second recours, et silence de la préfecture ne disent rien de bon de l’état de notre société vis-à-vis de la souffrance manifeste des animaux sauvages captifs.

Une préfecture devenue muette

Dans sa lettre adressée au cirque début mars, la préfète demandait qu’il lui transmette sous quinzaine le lieu fixe dans lequel il comptait faire vivre Maya à présent que l’expertise vétérinaire qu’elle avait diligentée à notre demande, avait conclu notamment que « considérant son âge avancé, Maya exige des conditions d’élevage stables avec des pauses de plus en plus longues entre des trajets plus courts« . Contre toute attente, alors que les échanges étaient maintenus avec la préfecture, depuis que le délai de la mise en demeure de la préfecture au cirque a été dépassé, nous n’obtenons plus de réponses. Du côté des services de l’Etat, c’est silence radio!

Un tribunal administratif qui estime que les faits sont insuffisants et que l’Etat a déjà beaucoup agi.

Le Tribunal administratif, de son côté, dit qu’il n’a pas la preuve que Maya va moins bien qu’en octobre 2017 lors de notre premier recours.
Il considère même que l’on ne peut reprocher à la préfecture d’être restée inactive ou de ne pas avoir pris les mesures nécessaires, en ordonnant l’expertise que nous réclamions depuis des mois.
Pour lui, l’état de Maya s’est même amélioré, puisqu’elle a été vue par un vétérinaire qui lui a retiré un abcès à l’arrière-train, et qu’elle a passé quelques temps (on ignore combien) dans ses « quartiers d’hiver.

Maitre Arielle Moreau, avocate consultante pour One Voice commente: « si les avocats commençaient leur carrière par la défense des animaux sauvages captifs, il est fort à parier qu’ils arrêteraient vite tellement c’est démoralisant! C’est l’un des domaines du droit où on obtient le moins de décisions favorables, en dépit d’éléments objectifs qui confirment des situations de maltraitance et d’actes de cruauté. » Malgré cette déception passagère, nous ne comptons pas laisser Maya dans cette situation.

Il serait inconcevable d’abandonner Maya à ce triste sort.

De nouvelles démarches vont être entreprises pour obtenir la fin de cette vie d’itinérance et de souffrance qui est imposée à Maya. Nous donnerons des nouvelles en temps réel des suites de ces actions.

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