Malgré l’indignation, Arfeuilles et Saint-Bonnet-près-Riom s’accrochent au jeu du cou de l’oie Malgré l’indignation, Arfeuilles et Saint-Bonnet-près-Riom s’accrochent au jeu du cou de l’oie

Malgré l’indignation, Arfeuilles et Saint-Bonnet-près-Riom s’accrochent au jeu du cou de l’oie

Exploitation pour le spectacle
31.07.2025
Auvergne-Rhône-Alpes
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Beaux, Lesmont, Saint-Bonnet-près-Riom, Arfeuilles… Chaque année, One Voice se mobilise pour mettre fin au jeu du cou de l’oie dans les communes qui choisissent encore de divertir leurs habitants en mutilant des cadavres d’animaux suspendus à une corde. En dépit d’une opposition croissante à ces réjouissances cruelles, Arfeuilles et Saint-Bonnet-près-Riom ont finalement décidé de continuer à sacrifier des oies, canards, poules et lapins pour distraire les foules. Nous montons une nouvelle fois au créneau.

Grâce à notre mobilisation, la mairie de Lesmont, dans l’Aube, a interdit la tradition du cou de l’oie lors de son festival estival, qui se tiendra en août 2025. C’est cependant loin d’être le cas de toutes les communes concernées. À Arfeuilles, dans l’Allier, le comité des fêtes défend coûte que coûte cette pratique, sourd aussi bien à la pétition lancée contre celle-ci en 2014 qu’à notre dénonciation en 2023. Cette année encore, nous avons interpellé la municipalité afin qu’elle remplace ce jeu sanglant par une activité sans violence et empreinte d’empathie, dont ses administrés sortiraient grandis et qui protégerait les enfants. Nous n’avons eu pour seule réponse que la publication du programme de ladite fête patronale… avec le « cou de l’oie » prévu pour 16h, le 15 août prochain.

Manigances dans le Puy-de-Dôme

Pire, à Saint-Bonnet-près-Riom, où notre enquête de septembre 2023 avait montré dix jeunes hommes arrachant la tête de vingt animaux pour célébrer leur passage à l’âge adulte, ce spectacle va reprendre. La victoire que nous avons obtenue en 2024 n’a donc rien appris à la municipalité? Quid de l’ethnologue que celle-ci dit avoir contactée et qui était censée dialoguer avec notre association dans le cadre d’un travail de deux ans sur le « cou de l’oie »? Nous n’avons aucune nouvelle d’elle alors que sa mission aurait dû débuter en avril dernier. Bien décidés à “sauvegarder [les] traditions”, et surtout celles qui font couler le sang, les acteurs locaux font volte-face en usant des méthodes les plus fourbes. Sans notre action renouvelée, selon nos informations, cette année, les animaux seront décapités en secret, devant un public trié sur le volet. Ni vu, ni connu. 

Nous nous mobilisons donc une fois de plus en alertant le public

Cette pratique d’un autre temps est tout aussi choquante que les combats de coqs, les tiercés de cochons et autres « jeux » avec des taureaux, contre lesquels nous nous battons. Nous ne nous avouons pas vaincus et demandons, une fois encore, que les festivités d’Arfeuilles et Saint-Bonnet-près-Riom renoncent à la cruauté. Signez pour dire stop à ces mutilations insensées.

Mise à jour 08.08.2025
One Voice saisit les autorités de l’Allier et du Puy-de-Dôme 

Prêts à sonner à toutes les portes pour obtenir l’abandon du jeu du cou de l’oie à Arfeuilles et Saint-Bonnet-près-Riom, nous avons écrit à la DDPP de l’Allier et du Puy-de-Dôme. Nous rappelons aux services de l’Etat que ces atrocités continuent à être commises par des jeunes, et sur des animaux tués exprès pour l’occasion dans ces communes.

En 2024, nous avions déjà saisi les services vétérinaires de la préfecture à propos de la fête patronale de Saint-Bonnet-près-Riom, si bien que celle-ci dispose déjà des deux plaintes que nous avons déposées et des irrégularités que nous avons relevées dans le village en 2023. Nous ferons tout pour que la voix des animaux soit entendue et que ces deux festivités ne célèbrent plus une représentation de la violence sur des êtres sentients

Mise à jour 13.08.2025
Beaux prévoit de décapiter une oie en cachette : nous contre-attaquons

Défendant coûte que coûte sa « tradition », la commune de Beaux n’a rien appris du tollé provoqué en 2022 par des images de ses habitants s’amusant à frapper une oie pour détacher sa tête de son corps, notamment devant des enfants dont on sait combien ce genre de spectacle est délétère pour leur développement psychique, tout particulièrement leur empathie envers les animaux. Répétée en 2023 et 2024, cette pratique se tiendra à nouveau lors de la fête patronale du village les 23, 24 et 25 août. Le tout sans qu’elle figure clairement au programme puisqu’elle est euphémisée par le terme de « commémoration »… Nous saisissons les autorités de Haute-Loire! Joignez votre voix à la nôtre en signant notre pétition.

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