Cirque Franco-Belge : Communiqué de presse

Exploitation pour le spectacle
03.09.2026
Corbas
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Le cirque Franco-Belge s’est installé le 31 août sur un terrain privé de Corbas (Rhône) sans aucune autorisation communale. Les services de l’État sont saisis pour contrôler les conditions de détention des animaux. Ce cirque détient illégalement plusieurs fauves et d’autres animaux dans des conditions plus que préoccupantes. One Voice salue cette fermeté et demande la saisie des animaux, dont deux lionceaux de quatre mois nés en violation de l’interdiction de reproduction.

Dans un communiqué du 2 septembre, le maire de Corbas indique avoir réclamé à l’exploitant les pièces réglementaires, en cours d’instruction, et précise qu’à ce jour « la commune n’a autorisé ni l’installation ni l’exploitation de ce cirque ». Le 1er septembre, jour de rentrée, des salariés du cirque distribuaient des tracts devant les écoles : la municipalité leur a demandé de cesser. Elle annonce des passages de la police municipale et la saisine des services de l’État. Le 28 juin, ce même cirque s’installait sans autorisation sur un parking commercial de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), où le maire avait pris un arrêté d’interdiction d’ouverture au public. 

Le cirque Franco-Belge appartient à la famille Muller, dont One Voice documente les agissements depuis des années : en mai encore, ses enquêteurs constataient dans trois cirques de cette famille des fauves enfermés dans des remorques métalliques surchauffées, présentant des stéréotypies, sortis uniquement dans de petites cages posées sur le bitume, parfois sans accès visible à l’eau. Il y a seulement quelques jours, une militante a été agressée par un membre d’un de ces cirques actuellement basé à Anglet, qui détient par ailleurs l’hippopotame Jumbo, en grande souffrance.  En 2020, deux membres de la famille ont été condamnés pour exploitation irrégulière d’un établissement détenant des animaux non domestiques et pour maintien d’animaux dans des conditions sources de souffrance. Depuis, aucun animal n’a été saisi et les tournées se poursuivent de commune en commune, ce qui complique les contrôles. La plainte de One Voice contre ce cirque est toujours en cours. Et pendant ce temps, ce cirque continue impunément à s’asseoir sur les réglementations en vigueur.

Des lionceaux qui n’auraient jamais dû naître

Le cirque détient deux lionceaux de quatre mois. Or la reproduction des animaux d’espèces non domestiques dans les établissements itinérants est interdite depuis 2023 : ces naissances sont illégales. 

Des lions sont aussi visibles dans les cages mais ne sont même pas présentés au public — seuls les tigres sont exhibés. Là encore, la législation est piétinée, car la détention d’animaux sauvages est illégale s’ils ne font pas de spectacle. 

À trois ans de l’échéance de la loi qui interdira toute détention d’animaux sauvages dans ces établissements au 1er décembre 2028, des fauves continuent de naître et de vivre dans des remorques. Enfermés là, ils n’ont aucune distance de fuite, subissent la route, le bruit, les démontages, et vivent dans une peur constante.

« Un cirque s’installe sans autorisation sur un terrain qui n’est pas le sien, y détient des lionceaux qui n’auraient jamais dû naître et des lions qui ne servent même pas au spectacle : à Corbas, tout est illégal, et pourtant les animaux sont toujours là. Le maire a fait son travail. Il reste à l’État de faire le sien : ces fauves doivent être saisis et conduits en refuge. » Muriel Arnal, présidente de One Voice.

One Voice appelle la préfecture du Rhône et les services de l’État à contrôler sans délai les conditions de détention, puis à saisir ces animaux et à les placer en refuge, seule issue acceptable. L’association invite le public à ne pas cautionner ces spectacles et à signer sa pétition.

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