Cerfs et biches massacrés dans le Morbihan : One Voice mobilisée pour l’audience du 19 décembre

Animaux sauvages
11.12.2025
Morbihan
Cerfs et biches massacrés dans le Morbihan : One Voice mobilisée pour l’audience du 19 décembre Cerfs et biches massacrés dans le Morbihan : One Voice mobilisée pour l’audience du 19 décembre
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Mise à jour 19.06.2026
La chasse demeure une activité très peu encadrée. Parmi les rares règles existantes figurent les quotas censés limiter le nombre de biches et de cerfs abattus. Dans cette affaire, ces quotas ont été délibérément dépassés, les documents de chasse falsifiés pour dissimuler les infractions, et les quelques règles de sécurité en vigueur purement ignorées.
Pour ces faits, les quatre prévenus ont été condamnés à des amendes allant de 300 à 1 300 euros, ainsi qu’à une suspension de leur permis de chasser d’une durée de un à deux ans selon les cas. Si ces sanctions restent modestes au regard de la gravité des faits, nous retenons néanmoins un point positif : le dossier est allé jusqu’à son terme et des retraits de permis ont été prononcés, une décision encore trop rare dans les affaires impliquant le monde de la chasse.
Plutôt que de reconnaître leurs responsabilités, les quatre prévenus ont choisi de faire appel, prolongeant ainsi une procédure qui illustre une nouvelle fois les difficultés à faire respecter les règles pourtant minimales encadrant cette pratique.

Le 19 novembre 2023, à Langonnet, c’est un vrai carnage auquel se sont livrés plusieurs chasseurs en massacrant des biches et des cerfs. Une fois de plus, ils ont considéré que leur soi-disant droit de tuer ne devait souffrir aucune limite. Alors que des millions d’animaux sont abattus chaque année, pour ces hommes ce n’est jamais suffisant : ils ont sciemment violé les règles et maquillé leurs infractions pour donner libre cours à leur volonté de tuer. Contre ces faits, One Voice se constitue partie civile et sera présente à l’audience du 19 décembre 2025 à 9h00 au tribunal de police de Lorient.

Des quotas trafiqués pour tuer toujours plus

Les chasseurs redoublent d’efforts pour tuer toujours plus. La preuve à Langonnet, où certains d’entre eux ont délibérément enfreint les rares règles censées encadrer la chasse. Le 19 novembre 2023, ils ont abattu de sang-froid, en une seule journée, neuf cerfs élaphes et six biches. Et ce alors même que l’abattage de seulement six individus était autorisé pour le reste de la saison 2023-2024 – et c’est déjà bien trop.

Pour couvrir ces tirs illégaux, deux biches ont été déclarées comme des mâles, une bague a été prise sur un territoire voisin et des documents de chasse ont été falsifiés. Tout a été orchestré pour dissimuler la réalité et contourner les règles, alors même que des dizaines de milliers de cervidés sont déjà tués chaque année par les chasseurs.

Ces infractions sont d’autant plus préoccupantes que sous la pression de l’industrie forestière — qui tend à réduire la nature à une simple « ressource » –, un rapport récent propose de classer ces animaux comme espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD). Une logique absurde qui prétend protéger les forêts, ou plutôt la filière bois, tout en sacrifiant ceux qui en sont les habitants emblématiques.

Insécurité à la chasse, un cas de plus

Comme si l’abattage illégal des cerfs (et les fraudes qui l’accompagnaient) ne suffisait pas, les règles de sécurité les plus élémentaires ont été ignorées. Aucun panneau n’indiquait la tenue d’une battue. Depuis un terrain agricole accessible au public, les chasseurs impliqués ont tiré en direction d’un fond de vallée où passe une route départementale, sans se soucier du danger. Et ce, avec des munitions dont la portée s’étend sur plusieurs kilomètres…

Une irresponsabilité sidérante, mais tristement banale. Chaque année, les accidents de chasse se multiplient, touchant animaux familiers, promeneurs et riverains. Malgré nos demandes répétées au Gouvernement pour des mesures réellement protectrices, ces faits illustrent une nouvelle fois l’urgence d’en finir avec ce loisir mortifère.

Pour les cervidés abattus, les sanctions doivent être exemplaires

Manipuler les données officielles pour tuer davantage rend particulièrement difficiles les contrôles. Les chasseurs encourent des amendes, jusqu’à cinq ans de retrait du permis de chasse, ainsi qu’une formation à la sécurité à la chasse pour les organisateurs de battue. Pour tous ces animaux morts dans l’ombre, nous partons au combat pour des condamnations à la hauteur des illégalités constatées.

Nous serons présents à l’audience du 19 décembre 2025 à 9h00 au tribunal de police de Lorient. Apportez votre soutien en dénonçant cette pratique mortelle et cruelle

Mise à jour 19.06.2026
La chasse demeure une activité très peu encadrée. Parmi les rares règles existantes figurent les quotas censés limiter le nombre de biches et de cerfs abattus. Dans cette affaire, ces quotas ont été délibérément dépassés, les documents de chasse falsifiés pour dissimuler les infractions, et les quelques règles de sécurité en vigueur purement ignorées.
Pour ces faits, les quatre prévenus ont été condamnés à des amendes allant de 300 à 1 300 euros, ainsi qu’à une suspension de leur permis de chasser d’une durée de un à deux ans selon les cas. Si ces sanctions restent modestes au regard de la gravité des faits, nous retenons néanmoins un point positif : le dossier est allé jusqu’à son terme et des retraits de permis ont été prononcés, une décision encore trop rare dans les affaires impliquant le monde de la chasse.
Plutôt que de reconnaître leurs responsabilités, les quatre prévenus ont choisi de faire appel, prolongeant ainsi une procédure qui illustre une nouvelle fois les difficultés à faire respecter les règles pourtant minimales encadrant cette pratique.
Mise à jour 19.12.2025

L’audience est renvoyée au 13 février à 9h00 au tribunal de police de Lorient.

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