14 arrêtés blaireaux contestés : Communiqué de Presse

Animaux sauvages
15.07.2026
Rennes
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One Voice, avec l’ASPAS et AVES France, demande au tribunal administratif de Rennes la suspension immédiate de 14 arrêtés préfectoraux — un par circonscription — autorisant les lieutenants de louveterie (des chasseurs) à organiser des battues administratives massives et quasi illimitées contre les blaireaux, dans tout le Finistère et jusqu’au 31 décembre 2026. L’audience se tiendra le mardi 21 juillet 2026, à 14 h 30.

Ces arrêtés constituent un véritable passe-droit accordé aux lieutenants de louveterie : un nombre illimité de battues administratives, dans tout le département, sans aucune restriction sur le nombre de blaireaux tués, et la possibilité de s’adjoindre jusqu’à trente chasseurs. 

Les moyens autorisés sont extrêmement larges : les tirs, y compris de nuit, le piégeage, mais aussi le déterrage « manuel » et « mécanique ». Le premier n’est autre que la vénerie sous terre — que le tribunal administratif de Rennes dont nous avons pourtant obtenu la suspension dans le Finistère pour la période complémentaire 2026, par une ordonnance du 10 juin. La préfecture tente-t-elle de passer outre cette décision de justice en intégrant la vénerie sous terre dans les modes de battues autorisées ? 

Pendant des heures, les blaireaux sont acculés au fond de leur terrier et mordus par des chiens, eux-mêmes blessés dans l’opération, avant d’être extirpés à l’aide de pinces qui les meurtrissent, puis achevés. Quant au déterrage « mécanique », à la pelle mécanique ou à la tractopelle, il revient à écraser les galeries et à enterrer vivantes des familles entières, vouées à mourir étouffées. 

À cette période de l’année, les petits sont encore présents dans les terriers. Terrifiés par les chiens, les tirs et les engins, des blaireautins qui dépendent encore de leur mère risquent d’être blessés, écrasés, enterrés vivants ou directement tués. Et alors que les épisodes de canicule et de sécheresse épuisent déjà la faune sauvage, en rendant l’accès à l’eau et à la nourriture plus difficile, l’État choisit d’y ajouter la violence de ces chasses — sans réelle justification d’éventuels dégâts, encore et toujours le même clientélisme…. 

Publiés de surcroît sans aucune consultation publique préalable, en complète illégalité, ces arrêtés relèvent de l’arbitraire, non de la science.  Les trois associations demandent au tribunal administratif de Rennes leur suspension et la protection des blaireaux, ces architectes de la nature piliersde la biodiversité.

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