le samedi 03 août 2019 | 30

Blaireaux, vessies et lanternes…

One Voice a attaqué en justice l’arrêté préfectoral pris le 15 mai 2019 dans le département de la Somme autorisant le massacre en règle de 1500 blaireaux. L'audience vient d'être fixée au 13 août 2019 à 14h30 au tribunal administratif d'Amiens.

Hr blog

C’est hélas la saison : dans plusieurs départements français, les blaireaux se font traquer sans pitié par les chasseurs, et sont également victimes de pièges. Cela signifie que l'on peut également envoyer des chiens dressés spécialement dans ce but directement dans leur terrier, les acculer pendant des heures, puis les mettre à mort, adultes comme jeunes, une fois le terrier éventré. Cela se nomme la vénerie sous terre. Une horreur. Dans la Somme comme ailleurs, sollicitées par les associations de chasseurs ou d’agriculteurs, les préfectures renouvellent ces mesures qui permettent de massacrer les blaireaux tout au long de l’année ! Comment pourrions-nous laisser faire cette tuerie sanglante et cruelle ?! Nous allons en justice pour empêcher ce massacre.

Le vrai et le faux

Nul ne sait pourquoi cet arrêté est publié, si ce n’est pour satisfaire les adeptes de tels « loisirs », car ils sont partiellement protégés par la convention de Berne. La mauvaise presse des blaireaux est majoritairement infondée. Dans de nombreux pays voisins, ils sont totalement protégés depuis des dizaines d'années sans que cela pose problème ni pour les champs, ni par rapport aux maladies, et les accidents de voiture n’ont pas augmenté depuis que les familles blaireaux vivent en paix. Leur existence et leur population sont vues non comme un problème, mais comme une richesse à préserver.

Pour qui nous prend-t-on ?

Dans le cas de la Somme, et cela devient monnaie courante dans d’autres préfectures, ces arguments ont été avancés en consultation publique dans le seul but d’organiser des sessions de chasse anti-blaireaux, cela sans même de chiffres ou d’études scientifiques à l’appui. Or sans contexte ni objectifs précis, cette consultation devient une mascarade. La preuve, 97 % d’avis négatifs émis sont ignorés au nom de ces prétendus arguments de « sécurité publique ». Pourquoi consulter alors ?  

D’autres moyens devraient être mis en œuvre avant de requérir le massacre d'êtres sensibles qui ont toute leur place dans les forêts. Les préfets s’habituent à ne pas entendre la voix des citoyens, à leur faire prendre des vessies pour des lanternes pour satisfaire d’égoïstes lobbies. À voir le sort réservé à ces paisibles animaux, il est urgent d’agir avant qu’ils ne soient condamnés. C'est ce que nous ferons à l'audience à Amiens le 13 août prochain.

Hr blog

Dans la thématique

Le cri des cormorans ? Urgence à y répondre !
Interdire la chasse chez soi ? Un acte citoyen !

Commentaires 30

En déposant un commentaire j'accepte la charte de modération des commentaires.

Audrey | vendredi 09 août 2019

Trop de barbarie en France ! C’est honteux !

Vendemonj | vendredi 09 août 2019

Protégeons la vie, la nature, la bio-diversité, la faune sauvage.

Sauvons les renards, les blaireaux notamment d'un massacre totalement injustifié. J'adore la Somme et la richesse de ses paysages et de sa faune, je suis navrée de savoir que des chasseurs détruisent tout.

Nadia Vendeman-Monjarret

magdalena | vendredi 09 août 2019

Complètement dégoûtée de ce pays qui se fout complètement des animaux au niveau gouvernemental.
Tout simplement par démagogie électorale.
Mais si nos amis ne votent pas, sachez que des partis se forment pour les défendre.

Meggy | vendredi 09 août 2019

Je suis avec vous à 100%. Les blaireaux, comme les renards sont des animaux utiles et inoffensifs pour l'agriculture. Mais bien sûr, les lobbies de la chasse règnent en maîtres en France.
courage, continuez !!