Cou de l'oie sans dépouilles
La mairie d’Arfeuilles (Allier) annonce que le « cou de l’oie » de la fête patronale du 15 août ne pourra se tenir qu’avec une oie factice. Aucun animal ne sera tué, suspendu ni frappé. One Voice salue cette décision et demande à toutes les communes où subsistent encore ces pratiques de faire de même : la fête, oui ; l’initiation à la barbarie, non.
L’an dernier, l’édition 2025 avait été annulée à l’avant-veille de l’événement, à la suite du signalement de One Voice auprès de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) de l’Allier. Un an après, suite à un nouveau courrier au maire de notre association et une mobilisation de la population, la municipalité d’Arfeuilles a tranché.
Se référant à la loi luttant contre la maltraitance animale, le maire et l’ensemble des conseillers municipaux l’écrivent noir sur blanc : « la manifestation du cou de l’oie est autorisée sous réserve que l’oie soit factice. »
La municipalité souligne elle-même que cette décision assure « la pérennité » de sa fête. Une tradition peut évoluer sans disparaître. Le rassemblement, la fête, la transmission demeurent ; seule la violence s’en va. Nul besoin de suspendre le cadavre d’une oie, d’une poule ou d’un lapin ! Une pratique illégale, qui subsiste encore dans une poignée de communes
Les autorités l’ont rappelé dès 2025 : la mise à mort d’un animal sans nécessité est un délit, l’abattage hors d’un abattoir est interdit, et les corps d’animaux ne peuvent servir de support à un divertissement. Pourtant, ces jeux d’un autre temps perdurent, comme par exemple :
- à Saint-Bonnet-près-Riom (Puy-de-Dôme), où l’enquête de One Voice avait révélé en 2023 des images d’une grande violence, le « cou de l’oie » s’est encore tenu en 2025 avec l’appui des chasseurs, et devrait se répéter en septembre ;
- à Brindas (Rhône), un « tir à l’oie » utilisant la dépouille d’une oie est annoncé lors des festivités de la fin août ;
- à Vanosc (Ardèche) et à Biriatou (Pyrénées-Atlantiques), des « courses à l’oie » se perpétuent.
One Voice s’adresse aujourd’hui directement aux maires et aux comités des fêtes de ces communes : Arfeuilles vient de prouver que le remplacement des animaux par des leurres est possible, simple et immédiat. L’association demande que chacune de ces animations soit, dès cette année, organisée sans aucun animal, mort ou vivant. Et que la question des conséquences de l’initiation d’adolescents à la violence perpétrée sur des animaux soit enfin posée.
One Voice invite le public à signer la pétition « Stop au jeu du cou de l’oie », qui réclame l’interdiction de cette pratique sur l’ensemble du territoire : https://one-voice.fr/petition/stop-au-jeu-du-cou-de-loie/