Fauves en cage : Communiqué de presse
Installé sans autorisation mi-avril sur un terrain privé de Melun, le cirque Hartini-Muller fait l’objet d’une demande d’expulsion soutenue par la municipalité et le propriétaire du site. Alertée, l’association One Voice a mené une enquête sur place et a déposé plainte auprès du tribunal judiciaire de Melun, dénonçant des conditions de détention des animaux contraires à la réglementation.
Le cirque Hartini-Muller s’est installé sans autorisation préalable sur un terrain du secteur du Champ de Foire, entre zone commerciale et parking. La Ville de Melun a immédiatement mobilisé ses services afin de procéder à un constat, en présence de représentants de l’État. Depuis 2020, la municipalité s’est positionnée contre l’accueil de cirques avec animaux sur son territoire.
Une plainte a été déposée par le propriétaire du terrain et la mairie a lancé une procédure afin d’obtenir l’expulsion en urgence.
Des conditions de détention préoccupantes constatées sur place
Dépêché sur site, un enquêteur de One Voice a observé plusieurs animaux maintenus dans des conditions gravement maltraitantes. Notamment quatre fauves – deux lions et deux tigres – tournant en rond dans leurs remorques exigües, mais aussi des poules entassées dans une cage minuscule, un chien qui tourne en rond entre quatre grilles, trois poneys, une chèvre un cheval et un lama détenus à même le bitume sans litière. Les lions, les tigres et le chien présentent tous des stéréotypies, ces comportements répétitifs qui trahissent leur désarroi profond.
>> lien vidéo : CIRQUE HARTINI 01 – 16 AVRIL 2026 | Vidéos & films sur Vimeo
Par ailleurs, les fauves ne participeraient pas au spectacle et seraient présentés au public dans leur cage, ce qui interroge sur la conformité de leur détention au regard de la réglementation en vigueur. Selon la loi, leur détention est conditionnée à leur participation aux numéros.
Sur la base de ces éléments, One Voice a déposé plainte contre le cirque Hartini-Muller auprès du tribunal judiciaire de Melun.
Même famille, mêmes pratiques
Cousine du Cirque Muller, celui-là même qui détient l’hippopotame Jumbo pour lequel notre association se bat depuis des décennies, la famille Hartini-Muller multiplie les déplacements sans rester longtemps sur place et sans communiquer en amont sur leur arrivée. Cette hypermobilité est bien évidemment stratégique : elle complique les inspections et entrave les interventions, malgré les signalements répétés.
Ces méthodes, qui relèvent d’une véritable logique d’évitement, n’ont rien d’exceptionnel : elles constituent la norme d’un secteur qui agit en toute impunité. Loin d’y mettre un terme, l’État continue de les financer et de les soutenir à coups de subventions, d’aides indirectes, de tolérances administratives.
Derrière chaque manquement des pouvoirs publics, ce sont des êtres captifs d’espèces menacées, réduits au silence qui paient le prix de l’inaction. Les animaux ne sont pas des objets de divertissement. Notre association invite le grand public à signer notre pétition pour la fin des animaux dans les cirques.