Stop à l’effarouchement des ours bruns dans les Pyrénées
La Paix pour les ours
Stop à l’effarouchement des ours bruns dans les Pyrénées
A l’attention du Ministre de la Transition écologique et Solidaire, de l’Office Français de la Biodiversité et des préfectures des départements pyrénéens.
Bien qu’ils jouent un rôle central dans l’équilibre écologique de la région et soient censés être protégés, plusieurs ours capturés dans leur habitat d’origine pour être importés en France sont constamment menacés par le braconnage… et les pratiques actuelles de tirs d’effarouchement les menacent. Les tirs d’effarouchements sont des tirs à effets sonores à double détonation. Chaque année, une dizaine d’arrêtés est publié pour les autoriser. Ces tirs, considérés comme non létaux sont terrifiants et extrêmement stressants pour ces animaux. Ils peuvent provoquer chez eux des fausses couches, des blessures auditives, séparer les oursons de leur mère, déclencher des comportements imprévisibles, des changements d’habitudes, de déplacement et d’alimentation, et porter atteinte au cycle de reproduction de cette espèce très menacée.
Pourtant, les méthodes de protection des pâturages et des élevages (utilisation de clôtures électriques, présence de chiens, etc.) ont prouvé leur efficacité dans d’autres régions du monde…
Mais les préfets continuent d’autoriser ces pratiques cruelles et nuisibles, sans aucune considération pour les alternatives existantes et empêchent les défenseurs des ours d’aller en justice pour les protéger. Persécutés, les ours n’ont plus aucun endroit où se réfugier pour vivre et élever leurs petits en paix !
En juillet 2026, le gouvernement, par la modification d’un arrêté, permet le renforcement de l’effarouchement des ours en augmentant le nombre de professions autorisées à prendre les armes jusqu’à inclure les éleveurs qui veulent leur disparition !
Ainsi, je, soussigné·e, demande avec One Voice :
- L’arrêt immédiat du harcèlement des ours dans les Pyrénées.
- la prise en charge à 100 % par l’État des mesures de protection des troupeaux. Actuellement, la plupart d’entre elles sont financées par celui-ci à hauteur de 80 %.
- La mise en place de solutions alternatives non-violentes.
- Une campagne de sensibilisation du public pour une réelle cohabitation avec les ours et un réel respect de la nature aujourd’hui si fragile dans nos montagnes.
- Une évolution du modèle agricole et pastoral vers des pratiques plus durables et mieux adaptées aux écosystèmes (troupeaux de taille plus raisonnable et plus faciles à protéger, meilleure adaptation des pratiques d’élevage aux réalités des territoires…).
- L’interdiction d’introduire en France des ours arrachés à leur terre natale.
Pétition
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