Non au centre national de primatologie de Rousset
A une époque où l’IA et les innovations technologiques sont exponentielles, l’Etat finance avec l’argent public un Centre national de Primatologie pour que des milliers de primates soient vendus à des laboratoires pour y subir des années d’expérimentations douloureuses.
A l’attention du CNRS, de l’actuelle Station de Primatologie (SdP) de Rousset et du futur Centre national de Primatologie :
A l’heure actuelle 300 primates sont enfermés au sein de la Station de Primatologie de Rousset pour être vendus à des laboratoires et subir des années d’expériences traumatisantes. Le CNRS veut passer leur capacité de 600 à 1 740, soit tripler le nombre de singes qui y sont expérimentés.
Pourtant des centaines de primates continueront encore à être importés de Maurice et d’Asie vers les labos français, cet agrandissement n’atteindra même pas les 50% des « besoins » annoncés par le CNRS… En plus de pérenniser les expériences sur les primates, ce projet va perpétuer les trafics et exploitations notamment de macaques à longue queue – comme nos enquêtes l’ont montré, des primates classés en danger d’extinction depuis 2022.
Alors que la France reste le premier pays européen utilisateur d’animaux pour l’expérimentation*, notre pays utilise près de la moitié des macaques expérimentés à travers toute l’Union européenne et plus de 73% des babouins. Pendant ce temps de plus en plus de pays lance leur plan national de sortie de l’expérimentation animale, et provisionnent des moyens conséquents pour développer des méthodes alternatives non-animales : Pays-Bas, Royaume-Uni, U.S.A, Inde etc.
93% d’avis défavorables au projet ont été exprimés lors de la concertation préalable lancée par le CNRS à l’automne 2025. Sur les 2296 avis déposés, 81% questionnent sur l’éthique et le bien-être animal de cet agrandissement. Aucun « bien-être » n’est possible en captivité et One Voice a démontré que les promesses de dépassements des standards réglementaires de ce projet sont tous mensongers***.
Depuis l’opposition s’étend: des eurodéputés ont écrit au ministre de la recherche fin janvier 2026 pour exprimer leur « profonde inquiétude » et opposition au projet et ont questionné la Commission européenne fin mars sur ce projet. Le propre comité d’éthique du CNRS, le COMETS dans un avis officiel, questionne lui aussi la pertinence du projet, un membre de ce groupe a même rédigé un avis totalement opposé.
L’Etat finance avec l’argent public, l’agrandissement de la Station de Primatologie de Rousset pour plus de tests sur plus de singes alors que trois quart des français sont opposés à l’expérimentation animale**.
C’est pourquoi, aux côtés de One Voice, je soussigné(e), demande au CNRS :
- de renoncer à l’agrandissement de la Station de Primatologie de Rousset ;
- de transférer le financement du projet d’agrandissement à la recherche de méthodes alternatives à l’expérimentation animale ;
- de ne pas augmenter la population de singes expérimentés en France.
* En 1ère utilisation jusqu’en 2023 (dans la limite des données disponibles ALURES Statistics)
** Selon le sondage IPSOS commandé par One Voice
***Voir notre analyse
Photo d’illustration issue de notre enquête dans les élevages de macaques à Maurice en 2023, ici celui des Campêches dans lequel se fournit le CNRS.
Pétition
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