Un partenariat vise à mettre fin à l’expérimentation animale dans l'UE Un partenariat vise à mettre fin à l’expérimentation animale dans l'UE

Un partenariat vise à mettre fin à l’expérimentation animale dans l'UE

Expérimentation animale
10.07.2019
Union Européenne
Toutes les actualités

La Journée mondiale en faveur des animaux de laboratoire (24 avril) a vu le lancement d’une nouvelle campagne ambitieuse en partenariat pour mettre fin à la souffrance de plus de 11 millions d’animaux encore utilisés pour des expérimentations à travers l’Europe.

Le groupe Cruelty Free Europe, un réseau dynamique de partenaires basé à Bruxelles, qui assure une présence permanente au cœur du processus décisionnel européen, travaillera à obtenir que l’Union européenne s’engage à respecter un calendrier global, se fixe des objectifs pour moderniser la recherche et les essais et renonce à l’expérimentation animale, qui est dépassée, inutile et cruelle.

Une des urgences, pour Cruelty Free Europe, est aussi d’intervenir pour que les interdictions de tests de produits cosmétiques sur les animaux dans l’UE soient respectées, et pour faire cesser l’essor des tests chimiques dans le secteur des cosmétiques. Dans un premier temps, l’organisation contactera les candidats aux élections européennes de mai pour leur demander de s’engager en faveur des animaux des laboratoires.

Comme le dit Katy Taylor, membre fondatrice:

« Avec la création de Cruelty Free Europe, nous avons la possibilité de changer notre façon de concevoir la science ainsi que la recherche et le développement. L’Europe s’enorgueillit depuis longtemps d’être à l’avant-garde de la protection animale: nous appelons la Commission européenne, le Parlement européen et les gouvernements à travailler avec nous à mettre fin à la souffrance des animaux dans les laboratoires et à remplacer cela par des méthodes de test moins cruelles et plus pertinentes pour l’humain. »

Geoffrey Deckers, président d’Een DIER Een VRIEND, une des principales associations néerlandaises de protection des animaux, déclare:

« Je suis ravi de faire partie de la nouvelle initiative Cruelty Free Europe. En 2019, il est inacceptable que tant d’animaux continuent à souffrir dans des laboratoires. Nous avons hâte de travailler avec les décideurs et les citoyens dans toute l’Europe à nous faire davantage entendre sur ce sujet et à produire un réel changement pour ces animaux. »
« En France, la cause des animaux de laboratoire est un des combats les plus durs que nous ayons à mener. Joindre nos forces à celles de nos partenaires européens est essentiel pour pouvoir faire avancer les choses et briser le silence qui entoure la souffrance de millions d’animaux que personne ne voit ni n’entend jamais. Nous sommes impatients de prendre part à l’aventure de Cruelty Free Europe! »
Muriel Arnal, fondatrice et présidente de One Voice, France
« En Europe, la législation sur l’expérimentation animale est avant tout conçue pour servir les intérêts des laboratoires de recherche. Il est donc essentiel que les associations qui œuvrent pour y mettre fin s’organisent à l’échelle européenne. Actuellement, les animaux de laboratoire ne bénéficient que d’une protection superficielle ; cela doit changer. Avec Cruelty Free Europe, nous souhaitons défendre plus efficacement ces millions d’animaux victimes chaque année d’expérimentations douloureuses, voire mortelles, en Europe. Les autorités européennes accordent une trop grande latitude aux chercheurs et doivent se montrer plus fermes et déterminées afin de réduire systématiquement le recours aux animaux à des fins expérimentales. Les expérimentations douloureuses pratiquées sur les primates, les chiens et les chats sont prioritaires. »
Ann De Greef, Director of GAIA, Belgium
« C’est un honneur de participer à la création d’une nouvelle organisation aussi importante. Au cours de ces vingt dernières années, grâce à notre travail acharné, nous avons remporté d’importantes victoires pour les animaux exploités et tués dans les laboratoires. Ensemble, nous accomplirons certainement bien davantage dans les quelques années à venir. »
Rita Silva, Animal, Portugal
Partager l'article