Tir de nuit des sangliers en Moselle : un arrêté sans limite
Le tribunal a rejeté la demande de One Voice visant à suspendre l’arrêté autorisant les tirs de nuit des sangliers en Moselle.
Cette décision permet de poursuivre l’application d’une mesure extrêmement violente : les sangliers pourront être tués même hors période de chasse, de nuit, sans plafond ni contrôle réel. Cette fuite en avant supprime tout refuge et tout temps de repos pour des animaux déjà soumis à une pression de chasse constante.
L’autorisation de tirs nocturnes s’accompagne de moyens techniques redoutables, comme l’usage de dispositifs de vision thermique montés sur des armes à très longue portée, transformant ces opérations en véritables tueries sans échappée possible. Présentés comme une forme de régulation administrative, ces tirs sont en réalité des actes de chasse déguisés, menés par les chasseurs eux-mêmes, alors que les abattages massifs n’ont jamais permis de réduire le nombre de sangliers. Pire, cette stratégie aggrave la situation par un effet rebond (compensation des décès par une augmentation du nombre de naissances) bien documenté.
One Voice demeure convaincue de l’illégalité de cet arrêté et continuera de contester un modèle fondé sur l’élimination systématique plutôt que sur des solutions efficaces et respectueuses des êtres sentients.
En Moselle, le préfet autorise les chasseurs à tuer les sangliers aussi la nuit, avec éclairage et équipement militaire, pendant quatre mois. Pour protéger ces animaux persécutés jour et nuit sans aucun répit, One Voice demande la suspension en urgence de cet arrêté. Audience le 14 janvier à 11h au tribunal administratif de Strasbourg.
En Moselle, le préfet autorise la « destruction » (sic) de sangliers de nuit, à l’affût, avec usage de sources lumineuses et d’équipements de vision thermique, du 13 décembre 2025 au 14 avril 2026. Pour protéger ces animaux persécutés, One Voice demande la suspension en urgence de cet arrêté. L’audience aura lieu le 14 janvier à 11h au tribunal administratif de Strasbourg.
Une autorisation généralisée
L’arrêté permet un nombre illimité de tirs de nuit, sur l’ensemble du département, soit 725 communes, pendant 122 jours, sans plafonnement du nombre d’animaux abattus. Les chasseurs peuvent les tuer librement la nuit, et se faire accompagner d’un nombre illimité de tireurs. Tel qu’il est rédigé, ce texte ouvre la voie à l’abattage potentiel de centaines, voire de milliers de sangliers. Un massacre.
Le tir à l’affût consiste à attendre immobile le passage d’un animal pour l’abattre par surprise. De nuit, avec des dispositifs lumineux ou thermiques, cela signifie aucune possibilité de fuite pour les sangliers, un carnage en perspective.
Des sangliers pourchassés toute l’année
Les sangliers sont déjà les animaux les plus traqués en Moselle. Le calendrier cynégétique ne leur laisse que deux semaines de répit par an. Quinze petits jours de paix sans les balles qui sifflent, sur toute une année. Autoriser en plus le tir de nuit sur plusieurs mois revient à instaurer une pression de chasse permanente. La terreur vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour toute la faune sauvage qui tente de survivre dans le département. Cette banalisation de la violence s’inscrit dans un climat de mépris inquiétant, où les sangliers peuvent être traités comme de vulgaires déchets.
Cette pression s’exerce de surcroît avec des armes de chasse à usage militaire, dont la portée peut atteindre plusieurs kilomètres, faisant peser de graves risques sur la sécurité publique, pour les riverains comme pour les promeneurs.
Une prétendue « régulation »
Présentée comme une mesure de régulation, cette décision repose sur un contresens. Malgré des abattages records — 881 372 sangliers tués en 2024-2025 —, les populations continuent d’augmenter et les dégâts agricoles persistent. Partout sur le territoire, les sangliers sont désormais traqués sans relâche, comme dans l’Indre où la préfecture invente le concept absurde de « battue affinitaire » pour justifier toujours plus de mises à mort, ou encore dans le Gard ou en Corse où des battues illégales avaient été autorisées. La chasse entretient un cercle vicieux dont elle est à la fois la cause et la principale bénéficiaire. Et la préfecture permet encore une fois aux chasseurs de s’adonner à leur loisir dans une liberté quasi totale.
La justice face aux fusils
One Voice a saisi la justice et demande la suspension en urgence de cet arrêté préfectoral. L’audience se tiendra le 14 janvier à 11h au tribunal administratif de Strasbourg. La faune sauvage ne peut être sacrifiée au profit d’un loisir sans limite, au mépris du droit, de la sécurité publique et du respect des êtres vivants. En attendant, signez et partagez notre pétition pour une réforme radicale de la chasse.
Le tribunal a rejeté la demande de One Voice visant à suspendre l’arrêté autorisant les tirs de nuit des sangliers en Moselle.
Cette décision permet de poursuivre l’application d’une mesure extrêmement violente : les sangliers pourront être tués même hors période de chasse, de nuit, sans plafond ni contrôle réel. Cette fuite en avant supprime tout refuge et tout temps de repos pour des animaux déjà soumis à une pression de chasse constante.
L’autorisation de tirs nocturnes s’accompagne de moyens techniques redoutables, comme l’usage de dispositifs de vision thermique montés sur des armes à très longue portée, transformant ces opérations en véritables tueries sans échappée possible. Présentés comme une forme de régulation administrative, ces tirs sont en réalité des actes de chasse déguisés, menés par les chasseurs eux-mêmes, alors que les abattages massifs n’ont jamais permis de réduire le nombre de sangliers. Pire, cette stratégie aggrave la situation par un effet rebond (compensation des décès par une augmentation du nombre de naissances) bien documenté.
One Voice demeure convaincue de l’illégalité de cet arrêté et continuera de contester un modèle fondé sur l’élimination systématique plutôt que sur des solutions efficaces et respectueuses des êtres sentients.