Les loups menacés par la pression des chasseurs

Les loups menacés par la pression des chasseurs

Les loups menacés par la pression des chasseurs
30.04.2019
France
Les loups menacés par la pression des chasseurs
Animaux sauvages

Tout en prônant la « régulation du gibier », les chasseurs veulent éliminer les loups qui ont le malheur de manger « leur gibier ». À quand une relation plus saine avec les animaux libres ?

Le retour des loups en France scinde schématiquement les chasseurs en trois catégories. La première, marginale, est celle de ceux qui refusent de tirer sur des loups, estimant que ces animaux sont à part, ont une aura particulière et ne sont pas des « gibiers ». On peut s’étonner de cette catégorisation radicale mais elle existe dans l’esprit de certains.

La deuxième catégorie de chasseurs est bienheureuse du retour des loups, considérant qu’il s’agit d’un « gibier » supplémentaire, dont la « noblesse exceptionnelle» promet de belles parties de chasses. Eux s’arrangent des autorisations de tirs délivrées par l’État, leur donnant l’impression de bénéficier de privilèges s’agissant d’une espèce « protégée ».

Enfin, les chasseurs de la troisième catégorie refusent le retour des loups en arguant que ces « bêtes féroces » feront disparaître « leur gibier », c’est-à-dire les ongulés sauvages. Ces chasseurs prônent une « régulation » des loups qui cache mal une volonté d’éradication, quand on sait la rareté des ces animaux.
Beaucoup de journaux locaux reprennent les arguments ou plutôt l’absence d’argument des porteurs de fusils. Dans les Alpes-Maritimes, un « groupe de chasseurs anonymes » s’est récemment exprimé dans le quotidien Nice-Matin pour clamer la nécessité de « réguler les loups si on veut préserver nos espèces ». Des dirigeants de fédérations de chasse sont coutumiers de ce genre de propos.

Les loups mangent certes des chevreuils, des cerfs, des chamois et autres ongulés. C’est même leur nourriture de base, comme les renards mangent des campagnols, comme les dauphins mangent des poissons. Qui aurait l’idée saugrenue de vouloir « réguler » les dauphins ou les orques ? Comme eux, les loups sont des prédateurs qui s’autorégulent. Dans la nature, les loups ne prolifèrent pas plus que les dauphins, les orques ou les requins.

C’est peu dire que 500 loups – l’effectif estimé en France – qui tuent pour se nourrir n’auront jamais autant d’impact qu’un million de chasseurs qui tuent pour s’amuser. Les loups prennent certes leur part, vitale, en influant sur les populations d’ongulés. Pour autant, ils ne les ont jamais fait disparaître. Proies et prédateurs ont co-évolué pendant des centaines de milliers d’années. Les loups font partie des écosystèmes européens, au même titre que les chevreuils, les cerfs, les chamois et les sangliers. Pourtant, certains voudraient les chasser jusque dans des parcs nationaux.

En France, le département des Alpes-Maritimes est un de ceux qui compte le plus de loups dans la nature, soit une centaine. Avec une fourchette très large, on peut estimer que ces loups tuent chaque année 2 000 ongulés sauvages pour se nourrir. En comparaison, dans le même temps, les 7 000 chasseurs du département tuent officiellement 12 000 ongulés et plusieurs centaines de milliers d’oiseaux et autres petits animaux.

Pendant des années, les chasseurs nous ont expliqué que les « prélèvements » (c’est-à-dire les abattages) étaient indispensables à la « régulation » des ongulés sauvages qui, sans les chasseurs, « proliféreraient ». Maintenant que quelques loups vivent dans les forêts du pays, ces mêmes chasseurs oublient soudainement la « prolifération » des ongulés pour imaginer celle des loups. Les autorités confortent cette folie en cherchant à en tuer toujours plus.

Les 17 millions d’hectares de forêt française peuvent accueillir beaucoup plus de loups qu’actuellement, n’en déplaise aux chasseurs qui se veulent propriétaire du « gibier ». Il est grand temps d’abandonner ce mot. Le « gibier » n’existe pas. Il n’y a que des animaux libres, propriété de personne. Les loups tuent par nécessité vitale. Ils n’ont pas le choix. Les chasseurs tuent par récréation. Ils ont le choix.
C’est un chasseur qui a tué en 2004 la dernière ourse autochtone des Pyrénées, Cannelle. Ce sont les chasseurs qui menacent aujourd’hui la survie des quelques lynx vivant encore dans l’est de la France. Ces gens-là doivent savoir qu’une forêt sans loup, sans ours, sans lynx est comme un océan sans dauphin, sans orque, sans requin. Les chasseurs qui veulent éliminer les loups sont des pêcheurs de dauphins, des tueurs d’orques, des fossoyeurs du vivant. Disons-le, ce sont des criminels.

Pierre Rigaux

Au parc Saint-Paul, bébé tigre et jeune public en danger!

Au parc Saint-Paul, bébé tigre et jeune public en danger!

Au parc Saint-Paul, bébé tigre et jeune public en danger!
29.04.2019
Oise
Au parc Saint-Paul, bébé tigre et jeune public en danger!
Animaux sauvages

Au Parc Saint-Paul, dans l’Oise (60), le dompteur Kid Bauer exhibe un bébé tigre comme un trophée. Chosifié à l’extrême, le petit fauve passe de mains en mains sans ménagement, ni précautions, et subit de longues séances de photographies sur les genoux des enfants. Cette « attraction » présente autant de risques pour le félin que le jeune public. Nous portons plainte contre l’établissement.

Approchez, Mesdames et Messieurs…  Et les enfants surtout ! Un bébé tigre vous attend, quasiment en « accès libre », sous le chapiteau du parc Saint-Paul, dans l’Oise (60). Le dompteur Kid Bauer met sa nouvelle mascotte à votre disposition pour la tripoter, la bercer, l’embrasser ! Votre bout de chou peut même être photographié avec l’animal dans les bras, contre un billet de 10 euros. Une « merveilleuse » occasion d’immortaliser cet instant « magique » où un fauve d’un mois et demi, manipulable comme du caoutchouc et en état de stress intense, aura transité quelques secondes sur les genoux de votre petit(e)… Avant d’être balloté sur ceux d’un(e) autre!

Caresses et maltraitance

L’attraction connaît un franc succès…  Pensez donc, qui ne se laisserait pas séduire par cette adorable boule de poils, aussi inoffensive qu’une peluche, présentée par les dresseurs comme amatrice de câlins? La file d’attente est longue, les bambins sont aux anges… À leur âge, impossible d’imaginer que les adultes peuvent raconter et/ou faire n’importe quoi… Pourtant, le jeune félin n’a nul besoin de toutes ces mains tendues ni de ces caresses à la chaîne… Bien au contraire, elles le terrorisent! Entre les néons aveuglants, le vacarme assourdissant, la foule oppressante, les portages à la hussarde des membres du personnel et les centaines de doigts inconnus fourrageant son pelage, le pauvre endure le calvaire.

Risques sanitaires

Nos enquêteurs ont rapporté une vidéo témoignant des multiples sources traumatiques auxquelles le bébé est soumis. Le seul amour que son regard implore est celui de sa maman, à qui il a été arraché ! La malheureuse le cherche aussi sans doute. D’ailleurs, où est-elle séquestrée ? Son petit n’est même pas encore sevré ! Nous avons transmis ces images au Dr Chris Draper pour expertise. Le biologiste, spécialiste du bien-être des animaux sauvages en captivité au sein de la Born Free Foundation, s’inquiète comme nous du traitement réservé au fragile félidé. En outre, il souligne les risques que représentent les manipulations constantes pour sa santé autant que pour celle du jeune public qui l’approche :

«Il existe un risque de transmission de maladies : ni les enfants, ni le bébé tigre n’ont encore développé complètement leur système immunitaire.»

Nous devons donc réagir de toute urgence et ne pas laisser cette situation perdurer !
Nous portons plainte contre l’établissement et réclamons la saisie du petit fauve et de sa mère. Nous disposons de la logistique et des infrastructures pour les accueillir et mettre tout le monde, félins et humains, en sécurité!

La disparition des insectes, une catastrophe sans précédent

La disparition des insectes, une catastrophe sans précédent

La disparition des insectes, une catastrophe sans précédent
28.04.2019
Monde
La disparition des insectes, une catastrophe sans précédent
Habitat naturel

Les scientifiques sont formels, les populations d’insectes se sont effondrées. Les conséquences sont immédiates: chute des populations d’oiseaux, de batraciens et de chauves-souris. One Voice s’est mise au défi de tisser un vaste réseau d’« Arches de Nature », des jardins et espaces naturels privés sanctuarisés, garantissant l’absence de pesticides et interdits à la chasse.

Si d’aucuns en doutaient, l’étude publiée dans la revue Biological Conservation le 10 février 2019 est on ne peut plus claire, nous ne courons plus à la catastrophe, nous y sommes jusqu’au cou ! Si d’année en année, nous nous apercevions que nous entendions de moins en moins d’oiseaux chanter dans nos campagnes, peu d’entre nous avaient noté le déclin, bien plus important pourtant, des populations d’insectes. C’est pourtant bien la disparition des insectes qui a engendré la raréfaction des oiseaux.

Des chercheurs des universités de Sydney et du Queensland ont synthétisé une dizaine d’études qui avaient été faites de par le monde par divers organismes scientifiques. Leur constat est formel : la catastrophe annoncée par Rachel Carson dès 1962 dans son ouvrage « Printemps silencieux » est bel et bien arrivée ! Nous avons détruit des milliards et des milliards d’insectes à grands coups de pesticides, à tel point que nous avons peut-être atteint le point de non-retour !

Le point de non-retour déjà atteint?

Porto Rico a perdu 98 % de ses insectes ! Même dans les réserves naturelles allemandes les populations d’insectes ont chuté de 80 %. On ne fait pas mieux en France. C’est vrai pour la plupart des groupes d’espèces, et tout particulièrement pour les pollinisateurs. La conséquence de ces disparitions est aussi grave que rapide : 80 % des plantes à fleurs sont pollinisées par les insectes. Sans eux huit à neuf plantes sur dix ne seraient pas là aujourd’hui.

De la survie des insectes dépend la nôtre

La catastrophe ne se fera pas seulement sentir sur la diversité de la flore sauvage, mais également sur les cultures des plantes qui servent à notre consommation. Sans insectes, seules les graminées (blé, riz, orge…) qui sont pollinisées par le vent, pourront fructifier et se reproduire ! Fini tomates, courgettes ou abricots ! Si nos menus seront bien tristes, cette situation entraînera fatalement des famines de par le monde, et avec elles, leurs lots de migrations humaines et animales et bien entendu de conflits armés qu’elles provoqueront. Cela par manque de papillons, d’abeilles ou de mouches pollinisatrices !

Les oiseaux déjà impactés

D’ores et déjà, ce sont nos amis les oiseaux qui ont payé un très lourd tribut à notre soif de dominer la nature, de produire intensément des productions agricoles de plus en plus toxiques pour l’humain et l’environnement. Les populations de passereaux ont déjà chuté de plus d’un tiers. Et bien évidemment, ce sont les espèces inféodées aux milieux ouverts, donc aux territoires agricoles, qui paient le plus sévèrement le prix de cette disparition des insectes. Certaines espèces, banales il y a encore 30 ou 40 ans, sont maintenant devenues très rares. Ainsi, nous n’entendons et ne voyons plus qu’exceptionnellement les bruants proyers ou les pies-grièches grises. Les alouettes, hier encore si nombreuses, se sont raréfiées sur l’ensemble de leur aire de présence (malgré cette chute de population très importante, les alouettes sont pourtant toujours chassées en France, y compris selon des chasses traditionnelles cruelles !…).

La plupart des espèces de passereaux, même les granivores, ont besoin d’insectes (larves ou adultes) pour nourrir leurs petits et pour se nourrir eux-mêmes pendant la période de reproduction et d’élevage des jeunes. En Europe, la perte de 80 % des insectes au cours des trente dernières années a fait disparaître 400 millions d’oiseaux !

Il y a urgence, agissons !

Les oiseaux ne sont pas les seuls à connaître la famine. Les chauves-souris, les musaraignes, grenouilles et lézards, eux aussi consommateurs d’insectes sont directement affectés par la disparition de ceux-ci.

Il est de notre responsabilité, et même de notre devoir d’agir. De par nos modes de consommation, bien sûr, en privilégiant les produits issus de l’agriculture biologique, mais également par des actions directes pour les insectes. Ouvrons-leur nos jardins, nos prairies et nos champs ! Il y a urgence !
Rejoignez le réseau des « Arches de Nature » de One Voice. Laissez des fleurs et même des « mauvaises herbes » pour nourrir et faire se reproduire les insectes loin des pulvérisateurs. C’est le plus gros défi qu’il nous sera donné de relever. Si collectivement nous ne faisons rien en pratique, les pouvoirs publics continueront de privilégier l’agriculture intensive qui nous a pourtant menés à cette catastrophe.

Nous comptons sur vous ! Téléchargez et signez la charte des « Arches de Nature » puis renvoyez-la par la poste (One Voice, 7 place de la République, CS 20263, 56007 Vannes Cedex) ou par e-mail à info@one-voice.fr pour vous engager à nos côtés.

Orques et bélugas prisonniers en Russie: l’espoir renaît!

Orques et bélugas prisonniers en Russie: l’espoir renaît!

Orques et bélugas prisonniers en Russie: l’espoir renaît !
25.04.2019
Russie
Orques et bélugas prisonniers en Russie: l’espoir renaît !
Exploitation pour le spectacle

Soulagement ! Une expédition scientifique internationale, soutenue par One Voice, s’est rendue en Russie début avril. D’éminents experts des mammifères marins, réunis autour Jean-Michel Cousteau ont pu lancer un programme de coopération pour sauver les orques et bélugas captifs dans la baie de Srednyaya.

Photo : Harry Rabin

Il faudra malheureusement beaucoup de temps, mais c’est à présent une certitude: les 97 orques et bélugas capturés illégalement dans la mer d’Okhotsk et séquestrés dans la baie de Srednyaya, dans l’extrême Orient russe, ont désormais de vraies chances de retrouver la liberté ! Malgré les pressions pour protéger les quatre compagnies se les étant appropriés, des activistes locaux n’ont pas relâché leurs efforts afin d’alerter la communauté internationale et obtenir le déplacement d’éminents spécialistes au chevet de ces animaux en danger et en grandes souffrances. Tout cela, avec l’assentiment des autorités russes !

Expédition internationale

Engagés dans ce combat collectif depuis la révélation de l’affaire et ses multiples rebondissements, nous sommes heureux d’être partenaires de l’expédition ayant conduit une équipe d’experts – dirigée par Jean-Michel Cousteau de la Ocean Futures Society et organisée par Charles Vinick du Whale Sanctuary Project – jusqu’en Russie, du 3 au 11 avril dernier.

 

Thank you so much, @onevoiceanimal, for being part of our international effort to free 97 captive orcas and belugas from « whale jail » in Russia and return them to the ocean. #WhaleAid https://t.co/gXm95BTSHp

— Whale_Sanctuary (@Whale_Sanctuary) 10 avril 2019

 

Leur mission : évaluer l’état des 10 orques et des 87 bélugas enfermés dans la prison à ciel ouvert et conseiller le gouvernement sur un programme de réhabilitation en vue de leur retour dans l’océan. Il y a urgence à leur porter secours, car depuis le début de cette série de captures en juillet 2018, quatre de ces malheureux seraient déjà « portés disparus » !

Déclaration commune

Cette visite a permis un pas de géant dans la coordination et l’évolution du projet de sauvetage. Jean-Michel Cousteau et Charles Vinick se sont entendus avec Oleg N.Kozhemyako, le gouverneur de la région de Primorsky où se trouvent les animaux prisonniers, autour d’une déclaration commune. L’accord prévoit d’entamer immédiatement des travaux pour que les mammifères marins soient maintenus dans des conditions proches de leur environnement d’origine, tout en programmant aussi la création d’un centre de rééducation et de réhabilitation pour les blessés. Il affirme également poursuivre, in fine, l’objectif de les libérer tous ! Nous y veillerons.

Des scientifiques russes et internationaux de l’équipe Cousteau continueront donc d’évaluer les individus pour déterminer quand et comment les relâcher. La biologiste néo-zélandaise Ingrid Visser qui était du voyage et qui a pu constater de visu l’impérieuse nécessité d’intervenir, se réjouit de cette formidable avancée :

«C’était extrêmement pénible de voir les orques et bélugas ainsi retenus, mais je suis soulagée de savoir que le gouverneur de la région de Primorsky, où ils sont détenus, a signé un accord afin de les réhabiliter avant de les relâcher.»

Coopération à long terme

Pourquoi ne pas relâcher immédiatement ces mammifères en souffrance ? Car leurs neuf mois de détention nécessitent de les réadapter à une vie autonome et sauvage. Le froid, le stress, l’éclatement des cellules familiales et la captivité dans des groupes artificiels ont bouleversé tous leurs repères sociaux et les ont affaiblis tant physiquement que mentalement. Aujourd’hui, il faut donc tenter prioritairement de les guérir du choc qu’ils ont subi et créer des conditions favorables à cette remise en liberté.

Lori Marino, présidente du Whale Sanctuary Project, souligne l’importance d’aborder chacun d’entre eux individuellement, à son rythme :

«Chacun des 87 bélugas et 10 orques est un individu et chacun d’entre eux a fait face au traumatisme de la capture puis de la séquestration d’une manière unique et individuelle. Sous cet aspect, ils sont vraiment comme nous. Ainsi, chacun d’entre eux doit être pris en charge individuellement afin d’évaluer sa santé mentale et physique, et ce dont il ou elle a besoin.»

Car, même si les amateurs de delphinariums peinent encore à s’en convaincre, les orques et les bélugas sont, comme nous, doués d’émotions, dotés d’une haute intelligence et possèdent des cultures véritables. À nous de protéger chacun d’entre eux dans sa spécificité, son histoire propre et sa psychologie unique !

Nous devons sauver les primates

Nous devons sauver les primates

Nous devons sauver les primates
23.04.2019
Monde
Nous devons sauver les primates
Expérimentation animale

One Voice reste toujours à l’avant-garde de la lutte contre l’ignoble commerce international de primates pour la recherche. En mémoire de Kéo et Sambo, ces 2 bébés singes rencontrés au Cambodge il y a de nombreuses années, nous devons affirmer sans cesse notre combat et notre résistance face à ce marché de la violence et de la souffrance.

Il y a aujourd’hui 10 ans que One Voice a entrepris une forte campagne de résistance face à la croissance exponentielle du trafic des primates en provenance du Cambodge en destination du marché européen. Notre implication dans ce combat va bientôt franchir le quart de siècle et notre détermination reste intacte et assidue. Nos premières victoires ne sont que les prémices de celles à venir.

Commencée au Cambodge, notre enquête dénonce tous les trafics internationaux

Quand en 2008, Le centre de primatologie Niederhausbergen, en Alsace, a importé des singes d’un centre d’élevage au Cambodge, Muriel Arnal, présidente de notre association, a dépêché des enquêteurs dans ce pays pour ramener des images sur les conditions de détention des animaux. Ces vidéos nous touchent par l’horreur, la douleur qui en émanent. Quelle que soit notre position vis-à-vis de la protection animale, comment ne pas ressentir de la colère devant tant de souffrance? Comment ne pas se sentir impuissant devant ces mamans qui tentent de protéger leurs petits pour les dissimuler à l’œil intrusif de la caméra? Comment leur faire comprendre que nous sommes là pour témoigner, et leur venir en aide?  One Voice s’est refusée à passer tout cela sous silence, notre association a porté l’urgence d’une nouvelle résistance avec une campagne commencée en 2009 et il nous faut à nouveau aujourd’hui mettre en avant ce combat incessant et vital pour nos cousins primates.

En ce début d’année où nous apprenons que la Chine vient de cloner cinq singes à partir d’un macaque aux gènes modifiés présentant des troubles du sommeil -l’un est décédé et les autres sont atteints de pathologies lourdes, anxiété, dépression, schizophrénie- il est plus que temps de donner à cette lutte un nouvel élan.

Plus de deux décennies de lutte, il faut continuer le combat

Arrachés aux bras de leur mère, capturés dans la nature, élevés en cage ou clonés, des milliers de jeunes primates vivent les pires angoisses. Il est essentiel que les militants pour les droits des animaux à travers le monde éveillent les consciences endormies. Nous qui depuis les années 90 menons des actions avec notre partenaire, la BUAV (Union Britannique Contre la Vivisection), nous nous devons de rappeler que la ténacité peut donner des résultats. En 1996, nous avons sauvé, en toute légalité, 36 macaques crabiers d’un laboratoire. Ils ont été placés au refuge de l’Arche. Cette même année, nous avons fait obstacle au projet du plus grand centre d’élevage de primates en Europe (Holtzheim en Alsace). En 2003 la campagne « Air France-Air souffrance » a débuté.

Comme en 2009, nous devons reprendre une campagne d’urgence pour une nouvelle résistance face au commerce international grandissant des primates pour la recherche.

Un acharnement ignoble et honteux parce qu’ils nous ressemblent

Chaque année dans le monde, plus de 100 000 singes et grands singes sont utilisés pour la recherche biomédicale. Les primates sont des animaux très intelligents, avec des comportements sociaux complexes. Ils ressentent la douleur et la souffrance, tout comme les humains. Des chercheurs profitent de ces caractéristiques pour mener diverses expériences sur eux.

Mais leur souffrance commence bien avant d’arriver dans les laboratoires. En 1991, l’enquête de la BUAV a révélé un taux de mortalité très important pour les singes capturés dans la nature (8 primates sur 10 d’entre eux meurent avant d’avoir rejoint les laboratoires). Les enquêteurs ont pu mettre en évidence la cruauté exercée sur les primates capturés, détenus dans des cages étroites et surpeuplées dans les centres de détention, et dans les soutes des avions.

Afin de retirer toute humanité à ces transactions, les acteurs de ce trafic dissimulent les singes sous le sigle PNH, Primates Non Humains. Comment peut-on réunir plus de 550 espèces sous une dénomination aussi froide? Ces primates sont nos cousins, nos proches, dans leur diversité et leur richesse.

Nous refusons l’utilisation des primates, comme de tout être vivant, dans la recherche

Cette information venue de Chine sur le clonage de primates doit nous pousser à mettre en avant nos valeurs et notre éthique de la défense des droits des animaux.
Nous refusons toute forme de vivisection.
Nous refusons tout enrichissement pour qui que ce soit: trafiquants, éleveurs, laboratoires, par l’utilisation de primates ou d’animaux quels qu’ils soient, rongeurs, chiens ou autres, à des fins mercantiles.
Nous refusons de cautionner la banalisation de cette exploitation dans la publication d’écrits qui donnent bonne conscience à celles et ceux qui les rédigent et les diffusent.

Un tiers des espèces de primates sont en voie d’extinction. Pour eux, prenons cette réalité en compte, et continuons notre combat sans compromission.

Pour ceux qui ne comptent pas…

Pour ceux qui ne comptent pas…

Pour ceux qui ne comptent pas…
23.04.2019
France
Pour ceux qui ne comptent pas…
Expérimentation animale

L’Europe impose à ses états membres de publier des données annuelles sur les volumes de l’expérimentation animale. Car sans chiffrer ses victimes, la science pourrait tuer sans compter. C’est hélas bien le cas… Alors action !

En 2015, la Commission européenne écrivait : « Les essais sur les animaux devraient être progressivement supprimés. Il s’agit bien de la finalité ultime de la législation de l’UE […] .» Sans chiffres, ce qui place les animaux victimes dans un véritable trou noir statistique, comment mesurer les progrès ? Cette posture est insoutenable pour One Voice et les citoyens qui ne veulent plus de ces procédés, ni de l’opacité qui les entoure.

Des obligations non respectées

Selon l’article 54 de la Directive européenne sur la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques, comme tout État membre, la France doit publier chaque année des chiffres sur ses progrès dans l’abandon de l’expérimentation animale [1]. Problème : les dernières statistiques du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation datent de 2016 ! Ces dernières années, le ministère rappelait aussi qu’à cause de mesures transitoires (jusque fin 2017), toute comparaison avec les chiffres antérieurs serait inappropriée jusqu’en 2018. Très bien, nous avons attendu et sommes désormais en 2019. Alors, à quand des chiffres actualisés, consolidés, lisibles et conformes aux formats statistiques de l’Union européenne ?

2018 aurait dû être à plus d’un titre une année fertile en données chiffrées mesurant le réel niveau de victimes de l’expérimentation animale en France et en Europe. Le dernier rapport de l’Union européenne sur le sujet remonte à 2013, et il doit être quinquennal. On pense aussi au bilan exact du règlement REACH, encadrant l’emploi de produits chimiques en Europe et par lequel le recours à l’expérimentation animale risquait d’exploser à force de tests et d’enregistrements de produits, requis jusqu’en mai 2018.

Sans transparence, on nous ment

One Voice n’a cessé de réclamer la vérité et des statistiques à jour sur l’expérimentation animale en France, par maintes voies de recours : courriers au ministère, le dernier datant de novembre 2018, mais aussi, à défaut de réponse, recours devant la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA). Cette fois, la coupe est pleine et nous allons déposer plainte auprès des institutions européennes pour non respect de la directive 2010/63 et violation de son article 54.

Sauf à bafouer les règles ou à en modifier les périmètres pour diluer la réalité, si notre science vertueuse a bien pris la mesure de la législation (chiffrer le nombre de ses victimes) et l’esprit de sa lettre (réduire ce nombre), où sont les chiffres ?

Nous craignons le pire ! Les derniers chiffres de l’Union européenne, consolidés sur données 2011, disent qu’environ 11,5 millions d’animaux sont tués par an dans les laboratoires européens. En France (chiffres 2016), ce sont plus d’1,9 million d’animaux. Si en 2019 ces chiffres ne sont pas inférieurs, les citoyens sauront que les vœux pieux assurant que la science s’emploie à réduire ce massacre relèvent du mensonge. Faux-nez rouge. Mais faudrait-il encore que ces chiffres soient publiés !

 


[1] De même, aux termes de l’article 26 de la Directive 86/609 sur le rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives des États membres relatives à la protection des animaux utilisés à des fins expérimentales ou à d’autres fins scientifiques, « À des intervalles réguliers ne dépassant pas trois ans, […] les États membres informent la Commission des mesures prises dans ce domaine et fournissent un résumé approprié des informations recueillies. »

Mort de Mévy: l’heure des comptes a sonné

Mort de Mévy: l’heure des comptes a sonné

Mort de Mévy: l’heure des comptes a sonné
18.04.2019
Paris
Mort de Mévy: l’heure des comptes a sonné
Exploitation pour le spectacle

Le 11 avril se tenait une nouvelle audience pour faire toute la lumière sur les derniers instants de la tigresse Mévy, lâchement abattue le 24 novembre 2017 par son dresseur au fond d’une impasse parisienne.

Les séances s’enchaînent au Tribunal de Grande Instance de Paris. Pour défendre la mémoire et les droits de la jeune tigresse Mévy par-delà sa mise à mort, et dans le cadre de notre citation directe pour atteinte volontaire à la vie d’un animal, nous avons déjà participé à deux audiences cette année. La seconde a eu lieu ce 11 avril 2019.

Mobiles mercantiles

Pour rappel, alors que notre dépôt de plainte en 2017, aussitôt après les faits, avait honteusement été classé sans suite, nous avons engagé des poursuites directes contre le propriétaire du cirque Bormann qui détenait le félin, l’a laissé s’échapper et préféré l’abattre à l’abri des regards plutôt que le tenir en joue jusqu’à l’arrivée de renforts qui auraient permis sa capture.

Lors de l’audience du 11 avril, notre avocate a pu faire résonner la voix de Mévy et apporter de nombreux éléments incriminant son propriétaire. Elle a notamment souligné que si le dresseur avait choisi de tuer la tigresse, c’est uniquement pour des histoires de gros sous. Le cirque venait en effet de s’installer dans le 15ème arrondissement. Avec Mévy en fuite, il risquait de perdre son emplacement, d’être poursuivi pour délits. Alors il a préféré tirer, éliminer ce témoin gênant, plutôt que d’attendre une intervention extérieure… Et commettre l’irréparable.

Une vie n’a pas de prix

Qui s’en soucie? Depuis ce drame, le cirque poursuit tranquillement ses représentations, et engrange les recettes. Pourtant, cette tigresse était unique, irremplaçable. Sa valeur, comme celle de chaque être vivant, se situait dans une toute autre dimension que le champ patrimonial, pécuniaire. Elle était un individu, elle était dotée d’un souffle, elle éprouvait des émotions, des sentiments et disposait également d’une grande intelligence.

Aujourd’hui, elle ne respire plus. Celui qui – de son propre aveu – l’avait « biberonnée » petite, celui qui l’avait privée de sa liberté pour en faire sa chose, celui qui l’avait laissée s’échapper par négligence, celui-là même l’a tuée, sans hésiter, de trois balles, alors qu’elle se tenait prostrée au fond d’une voie sans issue. Nous ne pouvons fermer les yeux. À défaut de pouvoir sauver Mévy, nous nous battrons jusqu’au bout pour la représenter, nous assisterons à autant d’audiences qu’il le faudra pour plaider sa cause… Et que celle-ci finisse par être entendue!

 

Ce 11 avril avait lieu au Tribunal de grande instance de Paris, l’audience pour Mévy suite à notre citation directe pour atteinte volontaire à la vie d’un animal #CirquesSansAnimaux. A dérouler ⤵️

— One Voice (@onevoiceanimal) 11 avril 2019

 

Enquête dans une ferme à fourrure en Slovaquie

Enquête dans une ferme à fourrure en Slovaquie

Enquête dans une ferme à fourrure en Slovaquie
17.04.2019
Slovaquie
Enquête dans une ferme à fourrure en Slovaquie
Exploitation pour la Mode

Dans le cadre de sa campagne pour mettre fin à l’élevage d’animaux à fourrure en Slovaquie, l’association Humánny pokrok, membre de la Fur Free Alliance et partenaire de One Voice, a lancé une pétition que nous vous invitons à signer.

Cette pétition, qui s’annonce déjà comme un succès, s’inscrit dans la campagne « ide o chlp » (« c’est des cheveux« ) que mène Humánny pokrok contre l’élevage des animaux pour la fourrure. En particulier, cette association demande la fermeture de l’unique ferme à visons de Slovaquie à Príbovce, près de Martin, où sont encagés entre 4 500 et 5 000 visons d’Amérique.

Un enfer pour les animaux

Les fermes à fourrure sont un enfer pour les animaux, qui sont privés de toute possibilité de satisfaire leurs divers besoins naturels, qu’il s’agisse de visons, de renards ou de chinchillas. Une enquête que nous avons réalisée en France dans des élevages de visons en 2016 confirme l’incommensurable horreur de ce confinement.

L’enquête réalisée en Slovaquie par Humánny pokrok révèle que les visons – pourtant des animaux semi-aquatiques, solitaires, territoriaux et chasseurs – passent toute leur vie entassés à plusieurs dans des petites cages de moins de 1 m2 et sans litière, cernés par leurs excréments. Ils ne peuvent ni courir, ni s’isoler, ni s’allonger, ni dormir.

Des animaux qui deviennent fous

Le sol grillagé des cages leur blesse les pattes. Souvent, leurs blessures s’infectent, et certains en meurent après une lente et douloureuse agonie.

Dans des conditions aussi contre-nature, les visons deviennent fous, adoptent un comportement stéréotypé et s’attaquent les uns les autres. Les cas de cannibalisme ne sont pas rares, comme l’attestent les nombreuses photographies et vidéos de nos partenaires Slovaques.
À la fin de leur triste et brève existence, les animaux sont gazés, quand ils ne sont pas écorchés vifs.

Une grave source de pollution

Il arrive que des individus s’échappent des cages, et quand ils ne sont pas blessés ou tués par le chien de la ferme, ils investissent un écosystème auquel ils sont étrangers, au détriment de la biodiversité, comme cela est en train de se produire dans les environs de l’élevage de Montarlot. Ces élevages sont aussi une grave source de pollution des sols et des eaux.

Une cruauté au service de désirs futiles

Cette industrie extrêmement cruelle et cette effroyable souffrance des visons et autres animaux à fourrure n’existent que pour satisfaire des désirs futiles et des caprices de mode : manteaux ou accessoires tels que cols, manches, pompons et pendentifs.

La pratique barbare des élevages à fourrure est déjà interdite dans de nombreux pays, notamment dans 13 pays d’Europe. Une interdiction est déjà envisagée en Slovaquie pour y mettre fin : aidez-nous à la faire aboutir, signez la pétition d’Humánny pokrok !

Nous vous guidons pour acheter des articles de mode fabriqués sans cruauté, en attendant que l’interdiction de ces élevages à fourrure se généralise dans le monde.

Photos: Humánny pokrok

Inquiétude pour les kangourous autour de l’élection australienne

Inquiétude pour les kangourous autour de l’élection australienne

Inquiétude pour les kangourous autour de l’élection australienne
15.04.2019
Australie
Inquiétude pour les kangourous autour de l’élection australienne
Animaux sauvages

Considérés comme des nuisibles, les kangourous sont victimes de tueries massives en Australie, comme l’avant-première française du documentaire « Kangaroo, a love-hate story » avait permis de le dénoncer en juin dernier lors de notre projection. L’industrie alimentaire et celle du luxe n’ont pas cessé leur commerce en Europe, notre continent étant toujours le premier consommateur de kangourous au monde. Écrivons au Parlement européen pour l’interdire!

Les kangourous, victimes de tueries massives

L’Australie entretient une relation ambivalente avec son animal fétiche, le kangourou. Cet emblème national est associé depuis des siècles à un « nuisible ». Le gouvernement australien propose même des primes pour se débarrasser de ceux qu’il associe à un « fléau ». Les massacres se perpétuent en pleine nature, de préférence la nuit, pendant la période d’activité la plus intense des kangourous. Les petits, lorsqu’ils ne sont pas tués avec leurs mères dans la poche, finissent par mourir de soif ou de faim. Ainsi les kangourous s’éteignent dans l’indifférence totale.

Plus inquiétant encore, s’il en est, à l’extermination massive sous caution de protéger les troupeaux de bétail ou les terres, s’ajoute, pour les chasseurs, l’argument purement économique. La viande de kangourou est utilisée dans les boîtes de nourriture pour nos animaux familiers, souvent sans le mentionner, mais est également vendue dans certains restaurants et supermarchés pour l’alimentation humaine.
La France fait partie des principaux importateurs de ces produits carnés. Cela pose aussi, au-delà du calvaire vécu par les kangourous, de véritables questions sur les risques sanitaires. La viande chassée dans le désert est ensuite transportée des heures durant sans contrôle ni précaution d’hygiène suffisants. Les peaux, elles, sont vendues pour finir en vêtements et articles de sport.

C’est ce que dénonce le documentaire choc KANGAROO A Love-Hate Story de Kate et Mick McIntyre révélant la face cachée de cette industrie sordide dont One Voice a organisé l’avant-première en France.

Premiers résultats électoraux : une défaite pour les kangourous

L’espoir de voir la situation évoluer s’est terni avec le résultat des élections législatives fédérales australiennes du 23 mars dernier. La coalition libérale dans l’État de la Nouvelle-Galles du Sud (sud-est de l’Australie) a remporté ce suffrage. Or elle n’a pas pris position officiellement contre ces massacres. Espérons que les législatives à travers tout le pays seront plus à l’avantage de l’environnement et des kangourous en mai, quand l’ensemble des États australiens auront voté pour établir, outre les membres de leur Sénat, un nouveau gouvernement.

Agissons maintenant !

Nous demandons à l’Union européenne de réagir vite pour préserver ces animaux iconiques en danger et extrêmement vulnérables. Avec nous, écrivez (modèle de lettre en téléchargement) au Parlement européen :

À l’attention de

Monsieur Ottavio Marzocchi
Département thématique C
Droit des citoyens et affaires constitutionnelles
Parlement européen
B-1047 Bruxelles BELGIQUE

poldep-citizens@europarl.europa.eu

ou à votre candidat aux élections européennes pour interdire l’importation de viande, de peau et de fourrure de kangourou.

Bouquetins du Bargy : Halte aux tueries!

Bouquetins du Bargy : Halte aux tueries!

Bouquetins du Bargy : Halte aux tueries!
13.04.2019
Bargy
Bouquetins du Bargy : Halte aux tueries!
Animaux sauvages

Urgence ! Une consultation est ouverte jusqu’au 28 avril prochain pour recueillir l’avis du public sur le massacre des bouquetins du Bargy. Empêchons la mise à mort de ces magnifiques habitants des montagnes !

Dans un monde sensé, quand un individu est malade, on le soigne ou, si c’est impossible, on abrège ses souffrances. Et s’il est contagieux, on protège les autres via la vaccination. En Haute-Savoie, quand un bouquetin est potentiellement porteur d’une zoonose, on l’abat. Même s’il est en parfaite santé. Même si, fragile, il est protégé par la convention de Berne. Sans autre forme de procès.

Éradication pure et simple

Depuis 2013, One Voice et ses partenaires militent contre les « prélèvements » (entendez « abattages ») à répétition des bouquetins du Bargy. Leur tort ? Être porteurs pour certains de brucellose, une zoonose transmise par les animaux domestiques et naturellement non présente chez les ongulés sauvages. Ainsi, alors que le bon sens devrait inciter les éleveurs à soigner leurs ovins, bovins ou caprins infectés, ils s’en prennent aux individus sauvages qui ont eu le malheur de les côtoyer de trop près dans les alpages. Les producteurs de fromage les ont même tenus responsables de la contamination de Reblochons, bien que tout porte à invalider cette hypothèse plus que douteuse.

Faites-vous entendre !

Aujourd’hui, alors que nombre de bouquetins bien portants ont déjà péri sous les balles, que le niveau de prévalence a nettement baissé, que le risque pour les élevages est considéré comme quasi nul, va-t-on les laisser tranquilles ?

Que nenni ! Le préfet de Haute-Savoie projette un nouvel arrêté pour 2019, qui ordonne notamment « le prélèvement de bouquetins présents sur les secteurs «Grand Bargy», «Petit Bargy» et «Jalouvre Peyre». Présenté à la consultation publique jusqu’au 28 avril inclus, cet arrêté permettrait la mise à mort de 94 autres bouquetins s’il obtient une majorité d’avis favorables.

Mobilisons-nous pour empêcher ces massacres planifiés, alors que des alternatives existent ! Joignez vos voix à la nôtre sans tarder en répondant à la consultation:

Faisons entendre raison à ceux pour qui la faune sauvage et la nature doivent disparaître pour laisser la place aux animaux d’élevage exploités jusqu’à l’abattoir.

Conseils:

  • Pas de messages injurieux
  • Pas de messages trop généraux