One Voice lance l’alerte, persiste et signe: les labos peuvent expérimenter sur des animaux venant d’élevages non agréés

One Voice lance l’alerte, persiste et signe: les labos peuvent expérimenter sur des animaux venant d’élevages non agréés

One Voice lance l’alerte, persiste et signe: les labos peuvent expérimenter sur des animaux venant d’élevages non agréés
26.06.2020
France
One Voice lance l’alerte, persiste et signe: les labos peuvent expérimenter sur des animaux venant d’élevages non agréés
Expérimentation animale

Depuis lundi 22 juin, jour où nous avons dénoncé publiquement les mesures défavorables aux animaux prises dans le décret n° 2020-274 adopté le 17 mars 2020, les tweets soutenant notre campagne et les signatures de notre pétition se multiplient. Après notre recours gracieux auprès du Premier ministre le 27 avril dernier, nous attaquons à présent le décret au Conseil d’État.

Depuis lundi 22 juin, jour où nous avons dénoncé publiquement les mesures défavorables aux animaux prises dans le décret n° 2020-274 adopté le 17 mars 2020, les tweets soutenant notre campagne et les signatures de notre pétition se multiplient. Après notre recours gracieux auprès du Premier ministre le 27 avril dernier, nous attaquons à présent le décret au Conseil d’État.

Des améliorations minimes

Le décret prévoit, certes quelques améliorations minimes, comme nous l’avons souligné dans notre recours gracieux au Premier ministre1, telles que la modification du nom de la commission, et l’élargissement de la composition de la commission nationale de l’expérimentation animale, à trois personnes issues de la protection animale ou de la faune sauvage.

Deux dispositions problématiques pour les animaux issus d’élevages

Mais sur deux dispositions du décret notamment, notre recours gracieux demande au Premier ministre de revenir en arrière. En effet, il y a un allègement que nous ne comprenons pas, du recours à des animaux issus d’élevages non agréés. Autrement dit, les critères pour obtenir des dérogations et acheter des animaux d’élevages non agréés sont assouplis.

L’autre disposition que nous dénonçons est la possibilité de réaliser, par dérogation, des procédures expérimentales hors d’un établissement agréé. Les tests seraient donc possibles ailleurs que dans les laboratoires qui sont en conformité avec le peu de textes protégeant les animaux. Où ça ? Dans des élevages ? Qui détiendra les informations sur ces lieux d’expérimentation ? Quelle transparence et quels contrôles possibles alors que le taux de contrôles inopinés des centres d’expérience en France est déjà le plus bas d’Europe ? C’est très préoccupant.

Mélange explosif : la réglementation des élevages, moins contraignante que dans le passé

Parallèlement à cela, la nomenclature des élevages de chiens a changé. Auparavant, les éleveurs de 10 à 49 chiens étaient soumis à une simple déclaration et à partir de 50 chiens, les élevages devaient obtenir une autorisation sur dossier, après une enquête officielle. Depuis le décret du 22 octobre 2018, ce sont les élevages de moins de 100 chiens qui ne sont plus soumis à aucune procédure mais à une simple déclaration, le nombre de chiens autorisés a donc doublé.

Les élevages d’autres espèces d’animaux ne sont soumis à aucune règle. Nous attendons l’audience au Conseil d’État à la suite de ce recours contre ce décret qui marque un recul inacceptable pour la cause animale !

Après la publication des chiffres officiels du nombre d’animaux utilisés dans les laboratoires, un des plus hauts d’Europe avec près de 2 millions d’animaux en 2018, nous continuons à réclamer une politique volontariste de financement massif de la recherche de méthodes substitutives.

One Voice ajoute à son recours gracieux au Premier ministre, envoyé le 27 avril 2020, un recours contre les dispositions incriminées du décret ministériel n° 2020-274 au Conseil d’État.

1 – Notre recours gracieux au Premier ministre

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2018 : les tristes chiffres de l’expérimentation en France sont parus

2018 : les tristes chiffres de l’expérimentation en France sont parus

2018 : les tristes chiffres de l’expérimentation en France sont parus
25.06.2020
France
2018 : les tristes chiffres de l’expérimentation en France sont parus
Expérimentation animale

Nous les attendions sans trop d’espoir. Les chiffres de l’expérimentation animale en France en 2018 ont été publiés. Ce sont près de 2 millions d’animaux qui ont encore été utilisés.

En février, nous vous révélions comment les chiffres de l’expérimentation animale étaient manipulés après la publication des statistiques européennes.
C’est maintenant les chiffres français qui ont été portés à la connaissance du public, et on ne peut pas parler de progrès !

Près de 2 millions de victimes

1 910 519 victimes des expériences ont été recensées, dont 120 265 dans des procédures sans réveil et 357 353 dans des expériences catégorisées comme sévères.

Et pourquoi ? Car si rien ne peut justifier la souffrance des animaux exploités dans les laboratoires, il est encore plus choquant de constater que 36,2 % l’ont été pour la recherche fondamentale !
La définition officielle qu’en donne l’INSERM est la suivante :

«Accroître les connaissances relatives aux sciences de la vie et de la santé et améliorer la compréhension des phénomènes biologiques : la recherche fondamentale est avant tout source de savoir. Imprévisible en termes de résultats, cette recherche exploratoire est en outre particulièrement efficace pour faire émerger des concepts totalement nouveaux, moteurs du progrès et de l’innovation. »

En d’autres termes : sans objectif « précis » si ce n’est le tâtonnement scientifique…

Non moins choquant, alors qu’on en connaît les limites et les dérives, 27 % des animaux sont utilisés pour la mise au point, la production ou les essais de qualité et d’innocuité de médicaments ou d’aliments. C’est d’ailleurs à ces expériences que sont principalement consacrés… nos amis les chiens…

Des chiffres désolants

Les principales victimes sont (bien sûr ?) les malheureuses souris (62 % des utilisations), et malgré les directives européennes, nos compagnons ne sont toujours pas épargnés :

  • 4219 chiens utilisés – 141 dans des expériences sévères, et 202 sans réveil ;
  • 1185 chats utilisés – 5 dans des expériences sévères et 4 sans réveil ;
  • 482 chevaux et autres équidés utilisés – 6 dans des expériences sévères et 5 sans réveil.

Quant à nos cousins primates, des ouistitis aux macaques, ils totalisent 3510 utilisations… Aucun grand singe évidemment, mais on sait que les partenariats permettent d’externaliser certaines recherches dans des laboratoires étrangers.

Réutilisation, souffrance à répétition

De nombreux animaux sont réutilisés dans plusieurs expériences. Ce sont le plus fréquemment les reptiles (principalement les lézards vivipares, 99 %) puis les chèvres (78 %), les chevaux et autres équidés (75 %), et les chats (63 %). Nos cousins le sont également fréquemment : ouistitis (71 %), babouins (53 %), singes rhésus (45 %) et macaques (24 %).

Bien sûr, on peut voir dans ces chiffres des économies en nombre de vies, mais à quel prix ! L’augmentation de la durée du calvaire, n’est pas justifiable !

Il est temps que la recherche française fasse des choix pertinents autant en matière de progrès que d’éthique. Comme pour la toxine botulique, de nombreuses vies peuvent être sauvées grâce à des méthodes alternatives dont certaines existent déjà ou presque. Et plutôt que de vouloir, encore, sacrifier plus de chiens en allant s’alimenter jusque dans les élevages pour la compagnie, mettre un terme à cette infamie insensée.

Nos animaux familiers jetés en pâture aux laboratoires

Nos animaux familiers jetés en pâture aux laboratoires

Nos animaux familiers jetés en pâture aux laboratoires
22.06.2020
France
Nos animaux familiers jetés en pâture aux laboratoires
Expérimentation animale

Nous avons besoin de votre engagement immédiat pour sauver des centaines de chiens condamnés à l’expérimentation animale. Oui, nous parlons bien de nos compagnons les plus fidèles ! Leur sacrifice est devenu possible par le décret que le gouvernement a discrètement adopté pendant le confinement. Pour faire cesser cette barbarie, il faut agir très vite !

Les élevages d’animaux de compagnie non agréés pour procurer des cobayes aux laboratoires sont désormais autorisés à leur en livrer. En ce qui concerne les chiens, les établissements qui le souhaitent pourront donc écouler leur « surplus », en échappant à tout contrôle : une facilité qui tombe à point pour exploiter les « invendus » liés à l’arrêt des activités ces dernières semaines.

Voilà ce que permet le décret n° 2020-274 adopté le 17 mars 2020, modifiant la réglementation sur la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques.

Ces critères assouplis au profit des fournisseurs non spécialisés génèrent une nouvelle filière infâme et, à terme, un massacre organisé rendu légal.
La France, championne d’Europe de l’expérimentation animale avec plus de 2 millions de victimes par an et pays qui sacrifie le plus de chiens sur les paillasses, dépasse encore les limites de l’ignominie.

Un véritable supermarché pour les expérimentateurs

Ce sont des chiens et chiots de toutes races qui sont promis au scalpel. Les éleveurs de chiens de chasse en particulier se montrent proches des laboratoires : ils leur fournissent de nombreux souffre-douleurs, beagles, springers, braques… De taille moyenne, doux et dociles, les chiens de chasse sont en effet très appréciés comme « sujets de recherche scientifique » car plus faciles à manipuler.

Qui plus est, depuis 2018, la capacité des établissements d’élevage, de vente, de transit et de garde de chiens est passée de 50 à 250 pensionnaires, sans pour autant exiger la moindre autorisation préalable, certification professionnelle ou règle de protection spécifique. Le taux d’inspection dans les établissements français agréés étant déjà un des plus bas de l’Union européenne, il est certain que les nouveaux pourvoyeurs des laboratoires vont eux aussi profiter impunément de cette manne.
Les centres d’expérimentation sont également bien à l’abri des sanctions puisque seuls 20 % des contrôles sur notre territoire se font de façon inopinée, alors que la moyenne des autres pays atteint 40 %.

Ce qui attend les victimes…

Les sévices infligés aux chiens outrepassent toute description: tests médicamenteux, injections de virus, empoisonnements pour étudier les symptômes et handicaps qui en découlent, « explorations » d’organes, animaux rendus malades ou fous au nom de la science, expériences génétiques, le tout dans des conditions carcérales. Dans l’antichambre de la mort, les laboratoires déploient un éventail diabolique pour martyriser leurs cobayes en leur infligeant des souffrances inimaginables. Les chiens qui ne succombent pas de mort violente ou de lente agonie sont tués pour être vendus sous forme de « pièces détachées ».

Cruauté absolue, de surcroît inefficace. On sait que tous les résultats obtenus par l’expérimentation animale ne sont pas transposables à l’humain, tandis que des solutions scientifiques de substitution peuvent être développées : cultures cellulaires, mini-organes in vitro, méthodes numériques (in silico), modèles mathématiques…

Il est urgent de mettre fin à ces tortures immondes !

Comment épargner ces chiens que nous aimons tant

Avec votre soutien, nous pouvons contester ce décret et mobiliser l’opinion qui ignore tout des manœuvres gouvernementales. One Voice a demandé un recours gracieux au Premier ministre, et dénoncé les mesures contraires à la réglementation de l’Union européenne mais également aux principes directeurs de l’article L. 110-1 du Code de l’environnement. 
C’est aussi vers vous que nous lançons un SOS plein d’espoir. Il reste évidemment un engagement majeur qui peut changer le destin des chiens condamnés à subir le pire : leur offrir votre foyer, votre accueil en famille, votre protection, et leur rendre la liberté et la dignité qui leur sont dues.

Signez et partagez la pétition

Envoyez un tweet

Annulez le décret qui vise à augmenter le nombre de victimes de l’#ExpérimentationAnimale et financez les méthodes alternatives à la place, @gouvernementFR, @EPhilippePM, @sup_recherche, @VidalFrederique, @MinSoliSante, @olivierveran ! https://bit.ly/37ZHmBb

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Notre recours gracieux au Premier ministre

Après une première opération, Jon reprend vie !

Après une première opération, Jon reprend vie !

Après une première opération, Jon reprend vie !
20.06.2020
Loire
Après une première opération, Jon reprend vie !
Exploitation pour le spectacle

Depuis son sauvetage d’un cirque il y a deux semaines, Jon va beaucoup mieux. Il est pris en charge au quotidien par nos amis de Tonga Terre d’Accueil qui se mettent en quatre pour lui trouver des activités stimulantes, et prendre soin de lui. Nous venons de passer deux jours à ses côtés pour l’accompagner dans une opération sensible, et constater de nos yeux ses progrès.

Un lion presque en pleine forme !

En dix jours, Jon a réellement repris du poil de la bête, comme on dit. On ne voit plus ses côtes sous son pelage, et il est bien plus vif que quand nous l’avons sorti du cirque où il était exploité depuis plusieurs années. Les vingt kilos retrouvés se voient aussi au niveau de la peau de son ventre, à présent un peu plus rebondi. En si peu de temps, ses progrès sont radicaux, preuve que sa cachexie avancée n’était en rien due à l’âge ou à une maladie, mais qu’il était bel et bien affamé à mort par le propriétaire du cirque.

Sa prise de poids rapide prouve qu’il mourait de faim

Timide au départ, la découverte de la partie extérieure de son enclos de convalescence a transformé Jon. À présent, il joue chaque jour avec des choses différentes, disposées çà et là par l’équipe de Tonga Terre d’accueil pour lui faire retrouver goût à la vie. Un jour c’est une grosse balle, un autre des souches ou encore un tronc reposant sur des pieds en bois. Summum du mystère pour stimuler ses sens : des épices saupoudrées par endroits dans l’enclos, qui le font fouiller le sable, retourner les morceaux d’écorce à l’affût de la source de cette odeur alléchante ou repoussante, mais toujours intrigante. Signe supplémentaire qu’il a repris confiance : en arrivant, il s’urinait dessus, mais maintenant il le fait sur les murs (intérieurs et extérieurs !) pour bien marquer son territoire partout.

Un lion mutilé enfin soigné

Aujourd’hui, Jon creuse, joue, vocalise de plus en plus et mange comme un glouton, à vitesse grand V. Le vétérinaire a donc estimé que son état permettait de l’endormir jeudi 18 juin, pour soigner sa queue, sur laquelle nous avions constaté de nombreuses plaies. Lors de l’intervention sous anesthésie générale qui s’est parfaitement déroulée, le vétérinaire a dû lui en enlever une partie afin de pouvoir faire une suture propre.

À cette occasion, il a été vérifié et confirmé ce que nous avions constaté dès le premier jour : l’absence de griffes aux pattes avant. Ses dents ont également fait l’objet d’une inspection poussée : toutes sont coupées à ras, et l’un des crocs est totalement creux, renfermant de nombreux déchets alimentaires putréfiés… Tous les morceaux devenus noirs ont été extraits. Mais il faudra absolument qu’il soit à nouveau opéré, pour les dents cette fois, par un spécialiste. Elles devaient le faire intensément souffrir, ce qui explique qu’il passe son temps à mordre des choses.

Jon retrouve goût à la vie !

Jeudi au réveil de l’anesthésie, Jon s’est jeté sur la nourriture mise à sa disposition, avant de faire une petite sortie pour dormir sur le dos, ventre offert aux rayons du soleil. En quelques heures il était requinqué. Certes, il garde les stigmates de sa vie d’itinérance. Mais nous avons bon espoir qu’avec une vie loin du camion et des dresseurs violents, et avec la disparition de ses douleurs dentaires chroniques, ses mouvements stéréotypés et l’automutilation cesseront. 

Ce lion qui était, il y a encore peu dans une très grande souffrance, panse ses plaies sous notre aile protectrice. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que ses compagnes Hannah, Patty, Céleste et Marli le rejoignent au plus vite.

Au Centre de Conservation pour Chimpanzés de Guinée, nos plus proches cousins reprennent vie

Au Centre de Conservation pour Chimpanzés de Guinée, nos plus proches cousins reprennent vie

Au Centre de Conservation pour Chimpanzés de Guinée, nos plus proches cousins reprennent vie
17.06.2020
Au Centre de Conservation pour Chimpanzés de Guinée, nos plus proches cousins reprennent vie
Animaux sauvages

Nous venons de nouer un partenariat avec l’association Projet Primates France, en soutien au Centre de Conservation pour Chimpanzés (CCC) en République de Guinée. Nous nous réjouissons de contribuer ainsi directement à la réhabilitation de nos plus proches cousins dans leur environnement naturel. À travers ce programme, nous participons aussi à la protection de nombreuses autres espèces, à la lutte contre la déforestation et à la formation des populations locales.

Situé à 400 kilomètres de Conakry, la capitale du pays, éloigné de toute route et de tout village, le Centre de Conservation pour Chimpanzés (CCC) en République de Guinée est isolé du monde extérieur. En pleine forêt. Au plus près des animaux.

Rescapés du trafic

C’est ici que près de cent chimpanzés, orphelins, bébés, jeunes ou adultes, ont été recueillis depuis la création du centre il y a vingt ans. Des chimpanzés en grande détresse physique et psychologique, issus du trafic et vendus comme animaux de compagnie. Les soixante-quatre pensionnaires actuels ont, pour la plupart, connu les mêmes drames : leur mère et d’autres membres de leur groupe ont été assassinés sous leurs yeux alors qu’ils étaient petits. Ensuite, ils ont été capturés, arrachés à leur forêt natale et condamnés à la captivité.

Sanctuaire d’accueil

Travaillant de concert avec les autorités lors des saisies, le Centre de Conservation pour Chimpanzés s’est fixé la mission d’offrir un havre de paix et une nouvelle perspective d’avenir à ces malheureux singes. Nombre d’entre eux se trouvent dans un état pitoyable à leur arrivée. Certains souffrent souvent d’affections très graves, notamment en raison de maladies qu’ils ont contractées au contact des humains et contre lesquelles leur système immunitaire n’est pas capable de se défendre. Ils sont alors placés en quarantaine de trois mois pour recevoir des soins et une prise en charge psychologique. Afin d’aider chaque orphelin à dépasser ses traumatismes, une « maman de substitution » humaine le prend en charge 24 h/24. C’est avec elle qu’il retourne faire ses premiers pas dans la forêt et tester ses compétences. Au terme de la quarantaine, il est intégré à un groupe de congénères et sort avec eux dans la brousse tous les jours, accompagné de deux membres du personnel.

 

Réhabilitation

Mais le Centre n’est pas seulement un refuge. Son but est de favoriser également le retour à la vie sauvage des chimpanzés suffisamment aptes. Un projet de longue haleine où, pendant une douzaine d’années, les plus jeunes singes sont amenés à recevoir l’enseignement de leurs aînés tout en se détachant progressivement des humains. À cette « école de la forêt », ils apprennent aussi bien à communiquer entre eux qu’à tisser des relations sociales, rechercher de la nourriture, utiliser des outils, chasser, se méfier des dangers…

Relâchés

À ce jour, dix-sept chimpanzés ont déjà été relâchés dans le parc national du Haut-Niger sur un territoire de 50 km2. L’endroit est reconnu comme un haut-lieu de conservation de ces singes en voie de disparition à l’échelle mondiale. Quelle victoire que d’observer ces êtres arrachés à un destin tragique, retrouver progressivement confiance et autonomie, et parvenir à s’intégrer à des groupes de chimpanzés sauvages…

Unité des combats

Nous sommes heureux et fiers de participer au travail remarquable du CCC à travers notre partenariat avec l’association Projet Primates France. Au-delà de cette aide apportée à des singes dans la souffrance et à leur réhabilitation, ce programme représente aussi une formidable lutte contre la déforestation, contre la mort de nombreux autres animaux (notamment les pangolins qui partagent le même habitat) et pour la sensibilisation des populations locales appelées à s’investir. Animaux humains et non humains, planète… même combat !

Naissance et mort dans un delphinarium : une semaine dans un bassin

Naissance et mort dans un delphinarium : une semaine dans un bassin

Naissance et mort dans un delphinarium : une semaine dans un bassin
16.06.2020
Loire-Atlantique
Naissance et mort dans un delphinarium : une semaine dans un bassin
Exploitation pour le spectacle

Le dernier né d’Amtan est mort sept jours après sa naissance. Les delphinariums ne sont pas un lieu de vie acceptable pour les dauphins ! Ils doivent fermer, et Planète Sauvage ne fait pas exception à la règle !

Nous sommes retournés à Planète Sauvage à la réouverture du parc, le 24 mai dernier, pour voir comment allaient les dauphins, et notamment Galéo. Amtan était alors enceinte et tournait en rond dans les bassins-prisons du delphinarium, avec les autres détenus: Lucille, Péos, Ocean…

Aujourd’hui, une semaine après avoir donné naissance à son petit,  elle doit faire son deuil. Il est mort il y a quelques jours.

 

Les delphinariums ne constituent pas un environnement sain pour les dauphins. Comment peut-on qualifier la vie de ce delphineau ? À peine avait-il aspiré sa première bouffée d’air que le parc l’avait déjà utilisé tel un objet promotionnel ! Vidéo, jeu concours pour lui trouver un nom, etc. Pour ça, ils ne manquent pas de ressources. L’industrie de la captivité ne sait faire que cela, promouvoir la misère de ces êtres fabuleux et ajouter des noms ou des numéros à la liste des décès. Que la mort du bébé d’Amtan vient allonger après celle d’Aïcko et de tant d’autres…

Ensemble, faisons fermer les delphinariums ! Signez notre pétition !

Le tout pour le tout pour sauver les lionnes, compagnes de Jon !

Le tout pour le tout pour sauver les lionnes, compagnes de Jon !

Le tout pour le tout pour sauver les lionnes, compagnes de Jon !
15.06.2020
France
Le tout pour le tout pour sauver les lionnes, compagnes de Jon !
Exploitation pour le spectacle

Puisque l’État a failli à sa tâche de protection des animaux, notamment de Jon mais également de Hannah, Patty, Céleste et Marli, les quatre lionnes restant aux mains du dresseur, nous lui demandons des comptes et entamons une procédure en urgence pour elles !

Depuis le sauvetage de Jon, nous avons attendu, envoyé des expertises… Or voilà dix jours que rien ne bouge. On ne laissera pas les lionnes souffrir plus longtemps dans ce cirque. La préfecture semble vouloir fermer les yeux sur le danger de mort qui les guette certainement. Comment pourraient-elles être moins maltraitées que Jon par ces dresseurs sans vergogne ?

Aujourd’hui, lundi 15 juin 2020, nous déposons une requête en référé au tribunal administratif et demandons au juge d’enjoindre le préfet de retirer les lionnes et tous les animaux non domestiques de ce cirque, et qu’ils soient confiés à One Voice.
De plus, nous appelons le tribunal administratif à ordonner une expertise de bien-être, à titre subsidiaire. En résumé, si la saisie n’est pas décidée par le juge, nous réclamons la nomination d’un expert qui évalue en urgence l’état de Hannah, Patty, Céleste et Marli.

Et demain, nous déposerons également un recours en manquement devant le tribunal administratif, car nous estimons que le préfet n’a pas rempli ses obligations en matière de protection animale. Ne pas remplir celles-ci, c’est mettre les animaux en danger, puisqu’ils dépendent de lui. Les dommages et intérêts que nous demandons iront aux félins rescapés des cirques.

Il est insupportable que l’État se contente d’une apparence de bonne santé, et laisse des animaux mutilés et en grande souffrance dans les geôles des cirques. En outre, Jon était détenu illégalement : il est interdit aux cirques de posséder des animaux sauvages qui ne participent pas aux spectacles. Pourquoi depuis deux ans la préfecture et les services vétérinaires ne sont-ils pas intervenus pour aider ces fauves ?

En réponse à la préfecture de l’Eure, à la suite de la saisie du lion Jon

En réponse à la préfecture de l’Eure, à la suite de la saisie du lion Jon

En réponse à la préfecture de l’Eure, à la suite de la saisie du lion Jon
10.06.2020
En réponse à la préfecture de l’Eure, à la suite de la saisie du lion Jon
Exploitation pour le spectacle

Suite à la diffusion des images du sauvetage du lion Jon, la préfecture de l’Eure a publié un communiqué de presse. Il semble pourtant que leurs services ne disposent pas de toutes les informations bien que notre première plainte contre le Cirque de Paris a été déposée en 2018… dans l’Eure.

À la suite de la diffusion des images du sauvetage du lion Jon, la préfecture de l’Eure a publié un communiqué de presse. Il semble pourtant que ses services ne disposent pas de toutes les informations bien que notre première plainte contre le Cirque de Paris ait été déposée en 2018… dans l’Eure.

L’association One Voice rappelle qu’elle a déposé plainte depuis le 8 octobre 2018 auprès du parquet d’Evreux pour des faits d’actes de cruauté, de mauvais traitements, de placement dans des conditions pouvant occasionner des souffrances et d’exploitation irrégulière alors que le Cirque de Paris était à Saint-Marcel. Cette plainte est toujours en cours et One Voice a donc tout naturellement effectué un complément de plainte à la lueur de l’état de santé du lion qui lui a été confié. L’association n’est pas autorisée à communiquer sur l’enquête en cours.

 

Cirque de Paris : @Prefet27 fait une mise au point suite à la diffusion d’une vidéo de l’association @onevoiceanimal. pic.twitter.com/STvalhnrew

— Préfet de l’Eure (@Prefet27) June 10, 2020

En octobre 2018, le cirque exhibait, en plus des animaux qu’il détient habituellement, Dumba. Ses « propriétaires » la louent depuis des décennies à des cirques du monde entier et à des entreprises de l’audiovisuel. L’éléphante était, elle aussi, dans un état lamentable et nous avions également déposé plainte en son nom.

En mars 2020, quelques jours avant le confinement, l’association put constater que le cirque avait « remplacé » Dumba par Baby, elle aussi mise en location par son dresseur, que ce soit pour une promotion dans un supermarché, un mariage ou une publicité. Sous le chapiteau, elle s’exécutait, comme Dumba auparavant, sous le regard des spectateurs, inconscients de son malheur et du danger: ils étaient en effet nombreux à se faire prendre en photo auprès d’elle pendant l’entracte ou à la suivre après le spectacle jusqu’à la remorque, là encore en infraction avec la législation.

L’association One Voice découvre avec stupeur qu’une inspection a été réalisée le 27 avril 2020, soit il y a un mois et demi par les inspecteurs vétérinaires de la préfecture de l’Eure, lesquels n’ont pas remarqué l’état déplorable des animaux et notamment du lion, et pire, ont conclu à leur « apparente bonne santé », alors même que la préfecture est seule garante du bien-être de ces animaux et par conséquent tenue de procéder à un contrôle régulier de ces établissements notamment s’agissant des enjeux de protection animale.

Le préfet déclare que ces inspections n’ont pas vocation à déterminer si le bien-être des animaux est respecté mais qu’elles se limitent à l’apparence. On est bien d’accord que c’est précisément là qu’est le problème. Il faut que cela change. Ces inspections doivent inclure la protection des animaux, comme le prévoient les textes.

Quoi qu’il en soit, qui peut sérieusement penser que le lion Jon jouissait d’une apparente bonne santé il y a un mois et demi ?!

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Sauvetage de Jon, lion martyr d’un cirque en France

Sauvetage de Jon, lion martyr d’un cirque en France

Sauvetage de Jon, lion martyr d’un cirque en France
09.06.2020
Eure
Sauvetage de Jon, lion martyr d’un cirque en France
Exploitation pour le spectacle

Mutilé, affamé, enfermé, transporté, dominé… Pendant toute sa vie, Jon n’aura connu que cela. Nous l’avons sauvé du cirque qui l’exploitait. Les mensonges répétés des services vétérinaires sont de plus en plus flagrants. Jon est sorti de l’enfer, nous ne le laisserons jamais y retourner. Mais combien d’autres y sont encore ?

La peau sur les os

Jon vient d’être sauvé, sa garde nous a été confiée par la Procureure d’Évreux et les agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) de l’Eure que nous remercions de cette collaboration ayant débuté il y a 2 ans. Son état est pire encore que celui de lions captifs de zoos dévastés dans des pays en guerre. Pourtant, il vient bien d’un cirque en France !

Que fait la préfecture ?

Nous suivons leur calvaire depuis deux ans, et tout ce temps la préfecture, responsable du bien-être des animaux et de leur suivi régulier, n’a pas bougé. À la presse, présente sans que nous l’ayons prévenue, la préfecture de l’Eure aurait dit le jour de la saisie que les animaux étaient en « bonne santé générale ».

Il reste quatre lionnes, anciennes camarades de bagne de Jon : Hannah, Patty, Céleste et Marli, aux mains du dresseur. Nous les avions, elles aussi, filmées dès 2018 jusqu’en mars dernier. Nous déposons plainte en leur nom !

Jon présente les stigmates des mutilations et des cruautés qu’il a subies des années durant, sans aucun répit. Son supplice est celui de tous les lions des cirques, majestueux animaux réduits à l’état de pantins auxquels on a ôté tout espoir. Et la législation, pourtant si misérablement faible à les protéger, n’est même pas respectée, car les préfectures qui en ont la responsabilité ferment les yeux. Pour les animaux, les cirques, c’est la maltraitance légale… à en mourir. Muriel Arnal Présidente-fondatrice de One Voice

Premiers pas dans un futur confortable

À l’arrivée chez notre partenaire, le refuge Tonga terre d’accueil, Jon, engourdi par le trajet, entre enfin dans son enclos. Le sol est mou sous ses pattes, quelle douceur ! Son regard, étonné mais encore craintif, fend le cœur.

Une auge d’eau est à sa disposition. Mais il ne connaît pas cet objet, et le renverse. Ses pattes « grattent » et semblent vouloir déplacer l’objet, sans succès. Aucun bruit de griffe n’est audible. Soudain nous comprenons : il a été dégriffé !

C’est alors qu’il baisse la tête et prend l’auge dans sa gueule : des crissements stridents s’en échappent tant il mord fort. Ces sons reflètent son martyre. Il n’a plus de canines : toutes ses dents ont été meulées jusqu’à la pulpe. Ce furent ses premiers gestes en sortant de la cage de transport : chercher à se soulager de cette douleur lancinante.

«Depuis 45 que je m’occupe de fauves, ce vendredi soir, à l’arrivée de Jon, j’ai éprouvé une immense peine et une grande honte de découvrir l’état de santé de ce lion. Comment des hommes qui prétendent aimer les animaux ne font rien pour leur assurer le minimum de bien-être ? Pourquoi les autorités n’interviennent pas avant devant un tel état de malnutrition ? J’éprouve une grande honte pour les hommes qui sont responsables de ces animaux.» Pierre Thivillon , président de Tonga Terre d’accueil

Dégriffé, édenté, affamé…

Voilà ce qu’il a subi en plus de la faim : des mutilations définitives. Qu’elles aient été effectuées pour mieux le dominer ne fait aucun doute. À son arrivée, c’est un lion sans dents, sans griffes, sans forces, qui demeure prostré dans un coin, comme s’il avait renoncé à vivre.

La vérité est loin du boniment des dresseurs justifiant la captivité par une meilleure qualité de vie supposée dans les camions, loin des braconniers chasseurs de trophées en Afrique ! Jon est à l’article de la mort, et souffre en permanence !

Les équipes de Natuurhulpcentrum, nos partenaires belges venus nous aider pour les premiers soins, sont encore sous le choc. Jon présente des plaies ouvertes à la queue et de multiples cicatrices, la peau de son ventre pend, ses côtes sont apparentes… Qui sait quels autres sévices il a endurés ?

«Je travaille depuis seize ans sur la question des animaux sauvages dans les cirques. J’ai été choqué de voir l’état dans lequel se trouve Jon. Il est extrêmement maigre. Le temps aidera à déterminer si cette maigreur résulte d’une alimentation inappropriée ou d’un problème de santé sous-jacent. Je suis ravi de le savoir aujourd’hui en lieu sûr, où ses problèmes de santé pourront être évalués et traités correctement. Nous sommes impatients de travailler avec One Voice et d’autres partenaires sur l’élaboration d’un plan destiné à le placer en temps opportun dans un établissement de soins à vie. L’état de Jon est la preuve, une fois de plus, que les cirques ne sont pas un endroit pour les animaux sauvages.» Dr. Chris Draper, biologiste, spécialiste du bien-être des animaux sauvages en captivité, Born Free

Une renaissance progressive

Les premiers jours au refuge, l’auge en métal a été remplacée par un bac fixe installé pour que Jon s’hydrate. Comme il souffre terriblement et n’a plus de dents, il est nourri de petits morceaux. Une réalimentation très progressive, en somme, car une quantité « normale » pourrait le tuer.

Il joue à présent avec joie avec la balle et les branches qui sont mises à sa disposition pour enrichir son quotidien, par une équipe aux petits soins. Il a également découvert avec curiosité son enclos extérieur ouvert sur le ciel, et senti les rayons du soleil pour la première fois sur son pauvre pelage. Sans préjuger de la suite, car il y aura de nombreuses vérifications médicales à faire, on peut déjà dire que son état s’améliore à vue d’œil. Une place l’attend en Afrique, dans le sanctuaire de notre partenaire Born Free, qu’il découvrira une fois remis sur pied.

Une audience est prévue ultérieurement, car la saisie de Jon ne préjuge malheureusement en rien de l’issue du procès. Nous nous battrons jusqu’au bout pour qu’il reste loin de l’enfer qu’il a vécu.

«Quel contraste entre le scintillement et le glamour d’une piste de cirque et l’atmosphère délétère qui règne en dehors de la scène ! Au cours des quarante années durant lesquelles nous nous sommes efforcés de procurer une vie nouvelle et meilleure aux animaux, nous avons affronté beaucoup de misère. Mais rien ne peut se comparer à Jon, le lion maigre que nous avons aidé à sauver en France. Presque pas de dents, des lésions sur tout le corps et bien sûr, aucune alimentation appropriée depuis longtemps… Quelle tristesse ! Mais après son sauvetage, en voyant Jon dans son nouvel enclos temporaire à Tonga Terre d’accueil, nous avons de l’espoir. Parce qu’il se montre curieux de ce qui l’entoure, nous pensons qu’il va toujours bien mentalement. Cela prendra du temps, mais grâce à notre coopération à tous, Jon redeviendra un jour le roi de la jungle !» Sil Janssen, président et fondateur de l’ASBL Natuurhulpcentrum

Écrivons au Ministère de la Transition écologique et solidaire !

Via Twitter

Jon ne vient pas du zoo d’un pays en guerre. @onevoiceanimal l’a secouru d’un cirque en France juin 2020. Selon @Prefet27, il est en bonne santé.
@Ecologie_Gouv, @barbarapompili, les #CirquesSansAnimaux, c’est quand ils seront tous morts? https://www.lion-de-cirque.fr/

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Via le site du ministère

Cher Ministère de la Transition écologique et solidaire,

Jon ne vient pas du zoo d’un pays en guerre. One Voice l’a secouru d’un cirque en France, il y a quelques jours. Pour le Préfet de l’Eure, les animaux de ce cirque sont en bonne santé.

Les #CirquesSansAnimaux, c’est quand ils seront tous morts? https://www.lion-de-cirque.fr/

Respectueusement

Empêchons la construction d’un nouveau delphinarium en Bulgarie !

Empêchons la construction d’un nouveau delphinarium en Bulgarie !

Empêchons la construction d’un nouveau delphinarium en Bulgarie !
05.06.2020
Bulgarie
Empêchons la construction d’un nouveau delphinarium en Bulgarie !
Exploitation pour le spectacle

Depuis des années, The Last Cage travaille notamment à faire fermer le seul delphinarium de Bulgarie, situé à Varna. Mais récemment, le projet de construction du deuxième du pays a vu le jour, à Burgas. Empêchons avec l’association bulgare la concrétisation de cette prison pour animaux marins !

Photo: Juanjo Tugores/Fotolia.com

Les maires, en Bulgarie comme en France, n’ont que l’aspect économique en tête. Seuls les emplois comptent, même si ces derniers sont créés au détriment de la faune sauvage, et que la biodiversité s’en trouve pillée, dévastée pour toujours.

Dernier projet d’envergure pour la grande ville maritime de Burgas en Bulgarie : un parc marin contenant un delphinarium. L’association bulgare The Last Cage interpelle les hommes et femmes politiques sur place, afin qu’ils prennent eux aussi position contre ce projet rétrograde. Pingouins, phoques, dauphins ainsi que des milliers de poissons y seront enfermés à vie. Les delphinariums étant insatiables, cela mène à toujours plus de captures d’animaux sauvages.

L’industrie de la captivité, c’est la menace permanente de la nature !

La pandémie que nous subissons actuellement est sans aucun doute liée à l’exploitation des animaux. Elle a mené au confinement de plus de la moitié de l’humanité. Pourtant, certains n’ont toujours pas compris que l’enfermement des animaux dans le « monde d’après », c’est « basta ! ». Ce que nous attendons, c’est la construction de sanctuaires marins !

Avec The Last Cage, interpellons les responsables du projet et les élus bulgares : leur ministre de l’Environnement et le maire de Burgas ! Signons en masse sa pétition pour que ce projet ne voie jamais le jour !

Signez la pétition de The Last Cage