À vie dans une cage de cirque rouge sang : Eliott, le lion blanc mutilé

À vie dans une cage de cirque rouge sang : Eliott, le lion blanc mutilé

À vie dans une cage de cirque rouge sang : Eliott, le lion blanc mutilé
10.08.2020
France
À vie dans une cage de cirque rouge sang : Eliott, le lion blanc mutilé
Exploitation pour le spectacle

Depuis la fin du confinement, nous recevons de nombreux signalements de cirques détenant des animaux dans des conditions innommables. Jon, ainsi que Hannah, Patti, Céleste et Marli ne sont pas des cas isolés. Le cirque Amar, resté à Corbas près de Lyon de longs mois, et plus récemment installé à Belley dans l’Ain, a attiré notre attention à divers titres. Il détient un lion blanc : Eliott. Dans les cirques, souvent, les lions ne participent pas au spectacle et ne servent qu’à la reproduction, ce qui est totalement illégal. Tant que les spectacles n’avaient pas repris, le doute subsistait. Mais nos enquêteurs se sont rendus sur place, et nous avons porté plainte.

À chaque visite, la « cage de détente », dans laquelle Eliott et les cinq lionnes exploitées pour le spectacle devraient passer au minimum quatre heures quotidiennes, restait désespérément vide. En mai, en juin, en juillet, à Corbas comme à Belley.

À l’isolement dans une cage brûlante

En ce moment, dans les environs de Lyon, la température frôle les quarante degrés à l’ombre, et les camions sont irrespirables. Ce lion, isolé de son groupe dans une cage, est maintenu en plein soleil sur une plaque de métal brûlante. Des images de la cage de remorque, grillagée sur le haut, minuscule, dans laquelle il est contraint de passer l’intégralité de son temps, le prouvent… Les circassiens disent qu’Eliott est un lion blanc. Difficile de le savoir, car ils le cachent. Et pour cause : il est illégal de détenir un animal sauvage qui ne participerait pas au spectacle.

Une cage de détente désespérément vide

Bien entendu, les dresseurs du cirque Amar plaideront qu’ils profitent de cette cage de détente uniquement quand nous ne sommes pas là, ou sortiront les lions opportunément au moment de la visite de journalistes, pour prouver par l’exception qu’il s’agit d’une règle générale. Mais à Nice (Lechmee) comme à Varès (Baby) ou à Beauvais (10 tigres dans un camion), les animaux ne sortent que pour assurer les intérêts de leurs propriétaires.

Manque de soins, entretien des trafics

La queue coupée, son espace vital restreint à moins du minimum réglementaire, Eliott n’a aucun espoir de voir autre chose de la vie. La route, des parkings et toujours les barreaux des cages. Aux yeux des circassiens, qui gardent des lions dans ces conditions pour leur plus grand malheur, il est utile pour sa semence et uniquement pour cela. Ces animaux sont pour eux la garantie de la pérennité de leur activité, et pour nous un élément de preuve de l’élevage illégal et des trafics de faune sauvage qui ont cours dans notre pays. Mais comment peut-on autoriser la détention dans de telles conditions, d’animaux qui dans la nature sont déjà la cible de toutes sortes de dangers (on se souvient de Cecil)?

Des fauves humiliés… jusqu’à craquer?

Les lionnes, en plus de servir également de reproductrices, doivent se soumettre au moment du spectacle. Combien de coups reçoivent-elles en coulisses pour accepter la domination d’un primate ? L’une d’elles est d’ailleurs particulièrement agressive vis-à-vis du dresseur. Sera-t-elle, comme Chirkane, abattue à la moindre expression de son tempérament naturel ?

Nous nous battons pour que les grands félins du cirque Amar soient arrachés à ce sort terrible, et avons porté plainte afin que ce lion mutilé soit saisi par la justice au plus vite et nous soit confié.

A en croire la DDPP du Rhône, aller dehors, se baigner… est à la convenance d’Eliott et des lionnes ⤵️
Pourtant à chacun de nos passages, la cage de détente était vide, la trappe fréquemment fermée, quant à l’«espace aquatique»?… #CirquesSansAnimaux #WorldLionDay https://t.co/VWEB4tr3LB pic.twitter.com/cT07ytVIfs

— One Voice (@onevoiceanimal) August 10, 2020

Le Préfet du Loir-et-Cher autorise la période complémentaire de vénerie sous terre des blaireaux

Le Préfet du Loir-et-Cher autorise la période complémentaire de vénerie sous terre des blaireaux

Le Préfet du Loir-et-Cher autorise la période complémentaire de vénerie sous terre des blaireaux
10.08.2020
Loir-et-Cher
Le Préfet du Loir-et-Cher autorise la période complémentaire de vénerie sous terre des blaireaux
Animaux sauvages

Après l’annulation de l’arrêté municipal de Valaire par le tribunal administratif d’Orléans le 15 juillet, le Préfet autorise à nouveau le massacre des blaireaux par déterrage, alors que de nombreux députés lui ont demandé de l’abroger, et que la Région et de nombreuses communes du Loir-et-Cher ont émis le voeu pour que cette pratique soit interdite et ont envoyé une lettre à la ministre de la Transition écologique.La pression d’un syndicat agricole et de la FDC ont eu raison des réticences du Préfet !

Les raisons sont toujours aussi fumeuses :

  • Régulation de la population alors que les chiffres avancés par la FDC ne reposent sur aucune étude sérieuse ! On ne connaît pas exactement la population des blaireaux en Loir-et-Cher !
  • Les dégâts déclarés sont énormes ! Mais ils sont mensongers ! Extrait d’un article paru dans la revue de la FNSEA de juin 2020 : « Concernant le blaireau, nous avons tous constaté des traces de son passages dans nos parcelles, champs ou prairies sans trop y porter d’attention jusqu’à ce jour. Ayant été attaqués plusieurs fois au sujet de la vénerie sous terre, nous décidons de faire prendre conscience de l’accroissement de la population du blaireau… » C’est donc la remise en question de l’exercice de la vénerie qui dérange, pas les soi-disant dégâts commis par les blaireaux !
  • Les petits blaireautins sont autonômes. C’est faux !!! Ils seront massacrés ou condamnés à mourir de faim.
  • La crise sanitaire que nous vivons devrait pourtant faire prendre conscience à tous ces acteurs qu’il est temps de ne plus détruire tout ce qui les gêne ! Nous vivons actuellement la preuve que ce vieux monde doit repenser ses vieux réflexes dans son rapport au Vivant !

Pourtant, 25 départements en France ont renoncé à la période complémentaire !

La protection de la biodiversité est l’affaire de tous, le rapport au Vivant doit évoluer dans l’intérêt de l’Humanité. Cohabitons plutôt que de détruire ! Le Conseil Constitutionnel rappelle lui-même que « l’avenir et l’existence même de l’humanité sont indissociables de son milieu naturel »

A l’appel de «Nous voulons des coquelicots-Blois» et «EELV41», venez manifester votre indignation lors du rassemblement qui aura lieu le 13 août, à Blois, à 15h devant la Préfecture, place de la République.

Chiens de chasse en Dordogne : le combat continue !

Chiens de chasse en Dordogne : le combat continue !

Chiens de chasse en Dordogne : le combat continue !
06.08.2020
Dordogne
Chiens de chasse en Dordogne : le combat continue !
Animaux familiers

Malgré la maltraitance caractérisée, le préfet de Dordogne refuse implicitement la saisie en urgence des chiens détenus. One Voice porte l’affaire au plus haut niveau de l’État et dépose une nouvelle plainte pour les chiens et deux ânes !

Comme nous nous y étions engagés, nous n’avons pas baissé la garde dans l’affaire qui nous oppose à Richard Mandral, éleveur périgourdin maltraitant.

Une intolérable impunité

Depuis nos premières constatations au printemps 2019, et malgré la libération de seize chiens en février dernier, le sort des détenus de Monsieur Mandral ne s’est pas amélioré. En Dordogne, les chiens de chasse ne semblent pas bénéficier de la même protection que dans le reste de la France… À moins que ce ne soit les chasseurs qui y jouissent du privilège de les maltraiter impunément ? Quoique maltraitance soit encore un bien faible mot, car chez Monsieur Mandral, les chiens continuent à souffrir dans des conditions sanitaires catastrophiques. Et pas seulement eux ! Comme un fait exprès, deux ânes subissent eux aussi désormais la négligence de cet homme décidément bien peu concerné par les soins à apporter aux animaux sous sa garde comme par la procédure en cours.

L’enquête continue

Les nouvelles images que nos enquêteurs ont ramenées montrent sans détour que la situation des chiens n’a pas changé mais aussi que malgré la mise en demeure de Monsieur Mandral de diminuer le nombre de chiens détenus, il continue à les laisser se reproduire !
Quant aux ânes, leurs sabots n’ont pas été parés depuis plusieurs mois, ce qui engendre une grande souffrance et pourrait même occasionner leur mort. L’un d’eux est déjà totalement infirme…

One Voice dénonce l’inertie du préfet

C’est donc cette fois auprès du procureur de la République à Périgueux que One Voice a déposé une nouvelle plainte, demandant la saisie en urgence des chiens et des ânes face à cette situation de danger imminent et l’inertie du préfet.
Et contre cette intolérable impunité dont les chiens exploités pour la chasse sont les premières victimes, nous avons également déposé un recours pour excès de pouvoir contre le préfet de Dordogne et alerté de cette situation le Premier ministre, la Garde des Sceaux et le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Ce qui se déroule sous nos yeux est un scandale et nous nous battrons jusqu’au bout pour que justice soit faite et que plus aucun chien ne souffre entre les mains de ce chasseur !

La Préfecture du Loir-et-Cher n’exclut pas un retour de Bony et Glasha chez les Poliakov !

La Préfecture du Loir-et-Cher n’exclut pas un retour de Bony et Glasha chez les Poliakov !

La Préfecture du Loir-et-Cher n’exclut pas un retour de Bony et Glasha chez les Poliakov !
03.08.2020
Loir-et-Cher
La Préfecture du Loir-et-Cher n’exclut pas un retour de Bony et Glasha chez les Poliakov !
Exploitation pour le spectacle

Depuis nos révélations sur les conditions de détention de Micha, Bony, Glasha, Mina et des autres animaux chez les Poliakov, nous avons déposé quatre plaintes ! Le procès au pénal du couple de dresseurs de cirque devait avoir lieu le 8 avril 2020. À cause de l’épidémie du Covid-19, le confinement a été ordonné et le procès repoussé. En marge de cette procédure et seulement après la mort de Micha, la préfecture du Loir-et-Cher leur a retiré temporairement et en urgence Bony et Glasha. Les dresseurs ont alors attaqué l’arrêté préfectoral au tribunal administratif. Ayant été contraint d’agir sous la pression de nos images, le préfet veut à présent rassurer les dresseurs : ils pourraient récupérer un jour les deux ours. Nous dénonçons ce double jeu ! Bony et Glasha ne doivent pas retomber entre leurs griffes !

Avec des sous, les Poliakov pourraient maltraiter à nouveau Bony et Glasha…

Dans le but que Bony et Glasha leur soient rendus manu militari, les Poliakov ont attaqué l’arrêté de la préfecture du Loir-et-Cher au tribunal administratif d’Orléans, trouvant abusif le retrait des deux ours survivants.

Le préfet, de son côté, soutient au tribunal qu’il était bel et bien urgent de retirer les ours aux Poliakov car ils étaient sans soins et gravement malades et que les exploitants n’avaient pas les moyens de les soigner. Cependant, jamais il ne mentionne les mauvais traitements…

Il maintient également, et c’est le plus grave à nos yeux, que le retrait des deux ours n’est que « temporaire ». Il ajoute que la durée de cette mesure n’est conditionnée que par la réalisation de soins et que les dresseurs puissent prouver qu’ils ont les moyens financiers d’assurer un suivi vétérinaire adapté aux deux ours.

«Cette mesure immédiate était, en application de l’article précité, parfaitement proportionnée et adaptée pour réduire les souffrances des deux ursidés et pallier l’absence de soins et de suivi vétérinaire adéquat, ayant entrainé l’aggravation des pathologies dentaires des deux ursidés et l’apparition d’une tumeur maligne oculaire, pour l’un des ours.»«Quant à la durée de cette mesure qui est conditionnée par la réalisation des soins, d’une part, et la capacité des éleveurs à démontrer qu’ils peuvent assurer un suivi vétérinaire adapté à leurs ours, notamment sur le plan financier, d’autre part, elle est strictement limitée à la nécessité de s’assurer que les animaux captifs ne seront plus laissés sans soins, gravement malades.»

Extraits du mémoire en défense de la Préfecture du Loir-et-Cher

À la préfecture du Loir-et-Cher, service minimum pour les animaux…

Autrement dit, le couple ne devrait pas s’inquiéter, le placement n’est que provisoire ! Dès qu’il en aura à nouveau les moyens, il pourra recommencer à exploiter et maltraiter Bony et Glasha ! Mais cette fois-ci, le bâtiment des ours sera devenu une forteresse infranchissable à leurs défenseurs.

Les autorités jouent donc un sombre jeu. Les services vétérinaires préfectoraux n’ont ordonné de sortir les deux ours malades des geôles infâmes des Poliakov que sous la pression, et a minima. Sans nos plaintes, rien n’aurait été fait pour les ours du côté de la préfecture ! Et sans les preuves accablantes en images, pas de plainte. Car les conditions de détention et l’aspect physique de Micha, Bony et Glasha, jugés acceptables lors des inspections vétérinaires passées, n’ont plus dupé personne. On a l’impression que pour la préfecture, l’important est de sauver la face coûte que coûte. Sinon, elle aurait pris les choses en main de son propre chef et pour tous les animaux !

Les éléments opposant la préfecture du Loir-et-Cher et les tortionnaires donnent un aperçu de l’attitude des autorités, qui cherchent désespérément à se donner le beau rôle et à échapper à leurs responsabilités. Jamais nous ne permettrons que Bony et Glasha retournent dans ces geôles infâmes sans réagir ! Nous serons présents à l’audience pour les défendre.

2020-2021 sans chasse à la glu ? Si les chasseurs attaquent, ils nous trouveront à nouveau sur leur chemin

2020-2021 sans chasse à la glu ? Si les chasseurs attaquent, ils nous trouveront à nouveau sur leur chemin

2020-2021 sans chasse à la glu ? Si les chasseurs attaquent, ils nous trouveront à nouveau sur leur chemin
29.07.2020
Europe
2020-2021 sans chasse à la glu ? Si les chasseurs attaquent, ils nous trouveront à nouveau sur leur chemin
Animaux sauvages

La Cour de justice de l’Union européenne a été interpellée une nouvelle fois par le Conseil d’État sur la directive « oiseaux » à la suite de nos recours. Et Barbara Pompili envisage à présent très sérieusement de mettre fin à la chasse à la glu pour la saison 2020-2021 ! Sans grande surprise, les chasseurs sont vent debout. Mais s’ils attaquent le ministère de la Transition écologique, nous serons présents pour défendre, une fois encore, les oiseaux, et montrer notre soutien à ce changement de paradigme que nous appelons depuis des années.

Un « jeu » cruel qui touche enfin à sa fin

Les chasseurs de cinq départements du sud-est de la France tiennent à faire perdurer leur tradition cruelle, qui consiste à faire mourir les oiseaux en les piégeant à la glu sur les branches. Terrifiés, tous les pauvres oiseaux collés se débattent, se blessent, parfois meurent dans ces pièges qui plus est non sélectifs. Ces chasseurs spécialisés auront beau répéter à l’envi qu’ils relâchent les petits oiseaux dont les espèces ne sont pas visées, le mal est fait : beaucoup meurent des conséquences de leurs blessures ou du stress, ou servent d’appelants pour d’autres et vivent captifs des mois durant. On ne parle pas du braconnage, mais chacun sait que le phénomène existe.

L’an dernier, à la suite de notre requête au Conseil d’Etat sur les arrêtés 2018, l’Union européenne avait clairement rappelé la France à l’ordre sur la directive « oiseaux ».

Le message de la Cour de justice européenne aurait-il été entendu ?

Fin avril 2020, la Cour de justice européenne a répondu à nouveau favorablement à notre demande d’interdiction de la chasse à la glu en France, dans le cadre de nos recours concernant les arrêtés de 2019 sur ces chasses traditionnelles des oiseaux (à la glu mais aussi à la mantole, aux tandelles, pantes et autres filets). À cette occasion, le Conseil d’État, lui, avait encore demandé à l’Europe d’intervenir auprès du Ministère de la Transition écologique.

Alors que ses prédécesseurs à peine nommés s’étaient empressés de signer les arrêtés mis en cause, Barbara Pompili s’est récemment exprimée en faveur d’un quota d’oiseaux piégés à la glu réduit à zéro pour la saison 2020-2021. Et pour cause ! Cette décision vient couronner des années de lutte contre le ministère de la Transition écologique qui ne nous aura fait aucun cadeau. Nous accueillons donc avec joie ce changement tant attendu annoncé par la nouvelle ministre sur le sujet.

Les chasseurs, en « complet désaccord » (qui aurait pu penser qu’ils réagissent autrement quand leur loisir sadique pourrait leur être retiré ?), auraient l’intention d’engager des procédures juridiques pour protéger la chasse à la glu. Nous avons déjà fait plier au niveau européen les élus soutenant ce lobby. S’il faut attaquer à nouveau, nous n’hésiterons pas. En attendant, pour demander la fin des chasses traditionnelles, signez notre pétition

Lettre à Gérald Darmanin

Lettre à Gérald Darmanin

Lettre à Gérald Darmanin
28.07.2020
France
Lettre à Gérald Darmanin
Exploitation pour le spectacle

A la suite de multiples cas de cirques se mettant à une activité de parcs zoologiques sans le moindre agrément, mettant en danger les animaux ainsi que le public, nous écrivons au ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin.

Monsieur Gérald Darmanin
Ministre de l’Intérieur
Place Beauvau
75008 Paris Cedex 08

 

Vannes, le 15 juillet 2020

Objet : Rappel aux préfets pour l’application de la règle de droit en matière de bien-être animal et d’exploitation d’établissements détenant de la faune sauvage captive.

Monsieur le Ministre,

Notre association constate avec stupéfaction que de plus en plus d’établissements mobiles présentant au public des animaux d’espèces non domestiques tels des éléphants, des tigres, des lions ou même des singes, se livrent à une nouvelle activité de parc zoologique en dépit des agréments préfectoraux dont ils sont titulaires et qui ne permettent pas une telle activité.

Les visites de « ménageries » sont en effet autorisées pour les structures mobiles dans la limite de sept jours par an, au-delà desquels les établissements sont considérés comme des structures fixes et sont donc soumis à une réglementation spécifique avec des obligations renforcées en termes de sécurité, de bien-être animal, de sensibilisation du public et d’objectif de conservation des espèces.

Le cirque Medrano a ainsi ouvert sa base technique au public sous le nom de « Jungle Park ». De mai à septembre, les visiteurs peuvent « admirer » les animaux exhibés (lamas, chevaux, tigres, lions et éléphants) tout en profitant d’autres activités pour les enfants. L’établissement, qui se présente comme « un parc animalier et un parc de jeux gonflables pour enfants », ne respecte en rien les règles afférentes à une telle activité.

De la même façon et dans ces mêmes structures itinérantes fleurissent sur le territoire national des activités de « soigneurs d’un jour » qui permettent aux visiteurs, y compris des enfants, de s’approcher d’un hippopotame, d’un éléphant ou d’autres animaux dans des conditions illégales et inacceptables tant pour l’animal concerné que pour le public mis ainsi en danger.

Les visiteurs du « Centre de protection des Tigres » de Rémy Demantes à Dampierre-en-Burly ont ainsi la possibilité de toucher et de nourrir les animaux, parfois même des bébés tigres. Ces petits sont prématurément séparés de leur mère à chaque génération, pour être exploités. Cette maltraitance a des conséquences délétères sur leur bien-être physique et psychologique à long terme.

Notre association a dénoncé ces faits auprès des différentes préfectures des départements concernés, sans succès.

Les individus détenus par ces établissements ne connaissent donc aucun répit et sont exploités toute l’année, même lorsqu’ils sont censés récupérer des mois d’itinérance, si éprouvants.

Ces situations illustrent une fois encore que ces animaux sont considérés avant tout comme des opportunités financières par leurs propriétaires, qui n’hésitent pas à les exhiber continuellement au détriment de leur bien-être.

Ces animaux appartiennent à des espèces sauvages qui sont en train de disparaître dans la nature. En captivité dans notre pays, ils supportent une cruauté au quotidien, sans aucune possibilité de retraite pour des individus parfois très âgés.

C’est la raison pour laquelle nous vous saisissons de cette question qui fait écho à différentes problématiques majeures d’ordre public, parmi lesquelles des enjeux environnementaux, ainsi que de bien-être pour ces animaux.

Vous remerciant de l’attention que vous avez portée à cette lettre, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de toute notre considération.

Muriel Arnal
Présidente de One Voice

Six taureaux torturés jusqu’à la mort: la corrida reprend

Six taureaux torturés jusqu’à la mort: la corrida reprend

Six taureaux torturés jusqu’à la mort: la corrida reprend
27.07.2020
France
Six taureaux torturés jusqu’à la mort: la corrida reprend
Exploitation pour le spectacle

La corrida, c’est la torture devant un public de tous âges, d’animaux rendus quasi inoffensifs, suivie de leur mise à mort systématique. Hier, le 26 juillet 2020, avait lieu la première novillada depuis la sortie du confinement en France. Nos enquêteurs s’y sont rendus et ont rapporté des images d’une violence effarante. Les aficionados ont pu oublier le coronavirus en se réjouissant du massacre de six taureaux par des jeunes à peine adultes.

Première novillada de l’année

Car une novillada, c’est l’une des premières corridas de jeunes toreros, tout juste sortis d’une école de tauromachie face à de jeunes taureaux. L’an dernier, nous avions infiltré celle de Nîmes et montré à tous comment on apprend, parfois sous la contrainte, à des enfants à tuer des veaux apeurés.

Taureaux, chevaux, tous perdants dans l’arène

Si les chevaux voyaient le taureau, la violence, le sang, ils se cabreraient et fuiraient. Mais ils sont dressés pour suivre aveuglément les ordres des picadors, qui les emmènent au-devant du danger. Les yeux cachés, ils n’ont d’autre choix que d’obéir sous peine d’être rudoyés. C’est ainsi que ces humains aiment les animaux : soumis et dociles, utilitaires. Qu’ils reçoivent les coups des taureaux luttant pour survivre ou de leurs cavaliers, les chevaux sont, eux aussi, perdants à la corrida.

Parfois à six contre un, armés et organisés, ils humilient et tuent…

Cette année, rien n’a changé. La cruauté, une fois de plus, s’est montrée au grand jour. Six taureaux ont perdu la vie coup sur coup sous les « hourras » et les « bravos ». Mutilés, vidés d’une grande partie de leur sang… dans la terreur et le désespoir, avant que leurs cadavres soient traînés tout autour de la piste, pour assouvir le goût du sang de ces assoiffés de violence gratuite.

Notre enquêteur sur place analyse : «Les taureaux refusent de se battre. Ils fuient l’affrontement. Ils ne font que réagir aux stimulations des humains qui les entourent, les amenant à un acte de combat. Mais c’est uniquement motivé par la peur : ils n’ont d’autre choix que celui-là. Se défendre et répondre à une effroyable douleur.»

Il ne manquerait plus que ce soit sale…

L’un après l’autre, ils tenteront de fuir, puis acculés, provoqués de toutes parts, ils seront forcés d’avancer dans le piège pervers tendu par ces primates humains, et mourront dans d’incommensurables souffrances. Où est la Culture dont parlent nos ministres, dans cette « tradition » perverse qu’est la jouissance de voir mourir un être à petit feu de la pire manière ?

La puntilla, sorte de poignard à lame courte et large, enfoncée entre les deux cornes puis secouée dans le crâne de ces pauvres êtres condamnés, sonnera paradoxalement le glas de leur souffrance. Pendant l’ultime tour de piste, les crottes seront ramassées : il ne faudrait pas que le sol soit sale pour la mise à mort suivante…

Pour manifester votre volonté de mettre fin à la corrida dans notre pays et fermer les écoles taurines pour ne plus que des enfants soient poussés à tuer, partagez nos images d’enquête et signez notre pétition !

85 personnalités prennent la défense des associations de protection animale après le refus d’un fonds d’urgence

85 personnalités prennent la défense des associations de protection animale après le refus d’un fonds d’urgence

85 personnalités prennent la défense des associations de protection animale après le refus d’un fonds d’urgence
23.07.2020
France
85 personnalités prennent la défense des associations de protection animale après le refus d’un fonds d’urgence
Autre campagne de l’association (ou multiples)

Alors que les associations de protection animale et leurs soutiens crient leur détresse depuis plusieurs semaines, le gouvernement vient d’exprimer son refus d’accorder un fonds d’urgence qui leur aurait été salutaire. Face à cette situation et à l’incompréhension, 85 personnalités signent une lettre ouverte à l’initiative d’Ethics For Animals, One Voice, L’Arche des Associations et du Collectif Chats 100% Stérilisation Obligatoire parue aujourd’hui dans Mediapart.

Depuis la fin du confinement, les associations de protection animale crient à l’aide, chiffres à l’appui, pour qu’un fonds d’urgence les tire de leur agonie. Malgré une large médiatisation et la création d’un rapport étayé remis au ministère de l’Agriculture, l’octroi d’un fonds d’urgence tant espéré a été refusé à l’Assemblée nationale, le 2 juillet. Une décision qui suscite l’incompréhension et le désespoir, notamment pour les structures qui espéraient une aide financière pour ne pas fermer définitivement.

Alors que les raisons énoncées lors du vote à l’Assemblée paraissent faussées, l’ONG Ethics For Animals demande que soit réexaminée la demande d’un fonds d’urgence en faveur des associations de protection animale et des refuges français. Une requête parue aujourd’hui sur Mediapart, sous la forme d’une lettre ouverte signée par 85 personnalités* dont Kev Adams, Nathalie Baye, Baptiste Lecaplain, Noémie Lenoir, Tryo, Alison Wheeler ou encore Sophie Marceau.

«Notre demande est juste et nous ne pouvons accepter les raisons qui nous ont été données pour justifier le refus d’une aide. Si rien n’est fait pour aider les associations de protection animale, beaucoup fermeront leurs portes et des milliers d’animaux seront livrés à leur sort. Aujourd’hui, plus de 94.000 personnes ont déjà signé notre pétition en ligne (www.sauvonslesassociations.org), 85 personnalités nous prêtent leur voix dans une lettre ouverte pour faire entendre notre cause. Elles viennent rejoindre les rangs des personnalités et des parlementaires qui avaient déjà pris la parole pour soutenir les refuges. Nous sommes mobilisés et il est temps de nous entendre »
Christophe ARVIS, Président d’Ethics For Animals.

Les raisons du refus d’un fonds d’urgence pour la protection animale

Pour Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics au moment du vote, la protection animale aurait déjà bénéficié d’une aide de 19 millions d’euros pour survivre à la crise. Un argument qui avait déjà été utilisé par le cabinet du ministre de l’Agriculture pour justifier son refus d’une aide financière aux associations.

19 millions vous dites ? Une somme dont les refuges n’ont pourtant jamais vu la couleur et pour cause : cette enveloppe ne leur est pas destinée. Contactée par la co-représentante du Collectif Chats Stérilisation 100 % Obligatoire, la DDPP (Direction départementale de la protection des populations, en charge des services vétérinaires) a expliqué que ces 19 millions d’euros avaient été affectés aux cirques avec animaux ainsi qu’aux zoos et autres parcs animaliers. Également sollicité sur la question, le ministère de l’Écologie confirme que la mesure n’a jamais été en faveur des associations et refuges pour animaux domestiques. Mensonge éhonté ou méconnaissance du dossier ? Difficile de penser que Gérald Darmanin n’ait pas eu connaissance du contenu et des bénéficiaires du fameux décret mentionnant ces 19 millions d’euros, vu qu’il en était cosignataire au même titre que Didier Guillaume, ancien ministre de l’Agriculture. Difficile aussi de croire que ces deux ministres aient pu faire la confusion entre cirque avec animaux, zoo et association de protection animale.

Signataires : Kev Adams – Sveva Alviti – Nora Arnezeder – Karine Arsene – Laurent Baheux – Nathalie Baye – Marie-Paule Belle – Marisa Berenson – Cecile Bois – Caroline Bourg – Frédérique Brugiroux – Camille Brunel – Amira Casar – Fanny Cottençon – Hélène De Fougerolles – Sophie De Menthon – Frank Delay – Mylène Demongeot – Julie Depardieu – Maxime Dereymez – Lola Dewaere – Arielle Dombasle – Mathieu Dumery – Anny Duperey – Jacques Dutronc – Kevin Elarbi – Sylvie Flepp – Marie Fugain – Agustin Galiana – Hélène Gateau – Baptiste Giabiconi – Vahina Giocante – Kim Glow – Gilles-William Goldnadel – Alex Goude – Guillaume Gouix – Gwendoline Hamon – Linda Hardy – Solène Hébert – Elodie Hesme – Cécilia Hornus – Patricia Kaas – Reda Kateb – Laurent Kerusore – Ophelia Kolb – Kreezy R – Alexandra Lamy – Viktor Lazlo – Anne Le Nen – Anne Le Ny – Frank Leboeuf – Baptiste Lecaplain – Virginie Lemoine – Noemie Lenoir – Marc Levy – Natacha Lindinger – Sophie Marceau – Guillaume Melanie – Jean-Pierre Michael – Frederic Michalak – Miou Miou – Jean-Marc Morandini – Sara Mortensen – Eric Naulleau – Vincent Niclo – Barbara Opsomer – Isabel Otero – Alysson Paradis – PETIT BISCUIT – Julia Piaton – Marie Reache – Clément Remiens – Jean Reno – Firmine Richard – Daniel Russo – Medi Sadoun – Michel Sardou – Dany Saval – Louis Schweitzer – Ariane Seguillon – Henry-Jean Servat – Franck Sorbier – Sarah Stern – Tryo – Alison Wheeler

Ralentissement de la croissance de la population de loups en France : One Voice exige l’arrêt de leur abattage !

Ralentissement de la croissance de la population de loups en France : One Voice exige l’arrêt de leur abattage !

Ralentissement de la croissance de la population de loups en France : One Voice exige l’arrêt de leur abattage !
22.07.2020
France
Ralentissement de la croissance de la population de loups en France : One Voice exige l’arrêt de leur abattage !
Animaux sauvages

D’après les derniers chiffres du bilan hivernal du réseau loup-lynx de l’OFB, la croissance de la population des loups en France ralentit. Et leurs territoires au niveau géographique ne se sont pas étendus. One Voice vient d’écrire lundi 20 juillet 2020 un courrier à Barbara Pompili pour demander la suspension en urgence des tirs sur les loups. Par ailleurs l’association de défense des animaux a attaqué devant le Conseil d’État les arrêtés expérimentaux du 26 juillet et du 30 décembre 2019 permettant d’augmenter le nombre des dérogations à leur abattage tout en assouplissant les modalités.

Non seulement One Voice s’insurge contre tout tir sur les loups qui, par leur seule présence, magnifient nos forêts montagneuses, considérant depuis des années que leur retour sur notre sol est une bénédiction pour l’équilibre naturel, mais nous soutenons également avec ardeur qu’ils doivent être protégés à tout prix. Or les loups (canis lupus) sont des individus issus d’une espèce protégée. En théorie, ils devraient donc l’être.

Pourtant, depuis déjà des années, les dérogations ministérielles et préfectorales pour contrevenir à ce statut censé assurer leur sauvegarde fleurissent, et ont été appliquées crescendo, voire de manière exponentielle. Chaque année, toujours plus de loups sont abattus, bien que rien ne prouve que l’amoindrissement de la croissance de leur population soit corrélé à une baisse des attaques sur les élevages, raison invoquée par les pouvoirs publics. En 2019, notre référé n’avait pas abouti faute « d’urgence », selon le Conseil d’État. Pourtant, chaque année, celle-ci est réelle pour les loups qui perdent la vie. Le 6 février 2020 notre procédure de référé n’avait pu aboutir au regard du faible nombre de dérogations alors accordées mais au 15 juillet ce sont déjà trente loups qui sont morts !

En 2018 déjà, notre association a attaqué les décrets présidentiels qui transféraient des compétences ministérielles au Préfet coordonnateur, ce qui ajoute de la confusion à une règlementation déjà complexe qui nuit à la protection de l’espèce. 2020 n’est pas différente. Mais aujourd’hui, la croissance de la population des loups ralentit, et pourtant leur massacre augmente…

Plusieurs éléments sont à prendre en compte. Un préalable : la protection des loups, revenus en France seuls

D’une part, l’augmentation de la population lupine dans notre pays. Puisque les loups sont revenus en France d’eux-mêmes en traversant les Alpes, c’est que le territoire est adapté à leur survie. One Voice accueille donc ce retour comme une bénédiction.

Ce n’est pas l’avis des éleveurs de brebis et autres ovins, toujours prompts à privilégier leurs intérêts, le profit qu’ils tirent des animaux qu’ils envoient à l’abattoir et celui des sommes versées par l’État pour les dédommager des soi-disant dégâts commis par les loups… Hélas les pouvoirs publics ne conditionnent pas systématiquement le versement des dommages aux mesures de protection des troupeaux.

D’autre part, protéger les loups implique que l’on n’organise pas leur massacre exponentiel

Quand le gouvernement décide d’un quota de loups à tuer chaque année sur la population globale, même s’il n’utilise pas clairement ce terme, lui préférant celui de plafond à l’abattage dont les modalités et le nombre maximum sont fixés par arrêtés, cela devrait impliquer tout d’abord un dénombrement strict des loups en France, et non une modélisation du nombre de loups via un calcul très compliqué, ainsi que le pourcentage n’augmente pas d’année en année. Cette modélisation est dangereuse. One Voice demande que soit pris en compte le seuil de viabilité génétique de l’espèce, et non son seuil de viabilité démographique.

Par définition, si un pourcentage est annoncé dès que la population s’accroît, le nombre de loups « à abattre » sera proportionnellement plus important. Augmenter cette part revient à chercher à faire diminuer la population lupine qui est, rappelons-le, protégée en théorie. Nous nous étions déjà opposés à un quelconque « quota » de loups « à abattre », qu’il soit numérique ou proportionnel, et combattons d’autant plus une telle augmentation qui va déjà au-delà du maximum qui était décidé initialement.

Enfin, tirer sur plus de loups n’a pas d’autre effet que de les massacrer!

Mais au-delà de l’augmentation du pourcentage, la nouveauté de ces arrêtés expérimentaux réside dans un assouplissement des modalités de dérogation à l’abattage. Or les « dégâts » augmentent, nonobstant l’augmentation du nombre de tirs sur les loups souvent boucs émissaires à la place des chiens (dont les attaques ne permettent pas de toucher de dédommagement). Il est nécessaire d’étudier les meutes et non de tirer dans le tas, un nombre décidé dans des bureaux, qu’ils soient présidentiel, ministériels ou préfectoraux. Les loups sont des animaux sociaux, intelligents, et qui ont besoin, comme tout un chacun, de se nourrir pour vivre et dont nous avons grand besoin dans la nature de notre pays.

Cette année, il en a déjà été tué trente, il en reste soixante « à abattre » selon nos gouvernants. Notre association a écrit lundi 20 juillet 2020 à la nouvelle ministre de la Transition écologique et solidaire, Barbara Pompili, pour lui demander de suspendre en urgence l’arrêté concerné, en plus d’attaquer devant le Conseil d’État les deux arrêtés du 26 juillet et du 30 décembre 2019.

Figuig : stoppons le projet de route qui va éventrer la palmeraie !

Figuig : stoppons le projet de route qui va éventrer la palmeraie !

Figuig : stoppons le projet de route qui va éventrer la palmeraie !
21.07.2020
Maroc
Figuig : stoppons le projet de route qui va éventrer la palmeraie !
Habitat naturel

À Figuig, la vie est douce. Dans les ruelles pavées de cette petite oasis du désert marocain, le temps semble suspendu. Pourtant, à la sortie du confinement, le bruit des bulldozers a secoué la bourgade. Alors la population entière s’est dressée contre ce projet de route qui a commencé sans son accord et menace leur environnement tout entier.

Photo: ©Charaf-Eddine

À la frontière algérienne, Figuig est connue de certains touristes privilégiés. Cette petite ville/palmeraie est un joyau, qui fait l’objet de plusieurs demandes d’inscription au patrimoine de l’humanité. C’est une île verte au milieu du désert, que l’humain a su apprivoiser pour favoriser la vie.

Éventrer Figuig ?

La route qui doit la défigurer va la traverser de part en part et venir perturber les animaux habitant le Jorf, une falaise vieille de 65 millions d’années. Beaucoup d’oiseaux nichent là, mais aussi des reptiles et quelques mammifères. Mais le comble c’est que, malgré la réglementation en vigueur, aucune étude d’impact n’a été réalisée… Il est donc impossible de savoir quels animaux vont subir de plein fouet cette démolition de leur habitat, ni comment limiter les dégâts, voire si cette route signera la mise à mort de certains. Une aubaine pour l’entreprise qui n’aura aucune mesure compensatoire à mettre en œuvre !

Figuig est aujourd’hui un jardin, un joyau de culture et d’histoire, un asile où les animaux du désert alentour peuvent trouver ce qu’il y a de plus précieux : un peu d’eau et de fraîcheur. Au lieu des étroites ruelles actuelles, la route projetée aurait une emprise totale (avec trottoirs) de six mètres de large et serait goudronnée. Son objectif ? Faciliter l’accès des touristes ! Mais jamais le tourisme de masse n’a permis le respect des communautés ou de l’environnement. Cette route ne va pas seulement défigurer la palmeraie, elle va la dénaturer, la priver de son âme et de ses richesses : les nombreuses vies qui y trouvent un refuge.

Pour aider les habitants de Figuig, faites part de votre indignation à l’ambassade du Maroc. Les travaux doivent immédiatement cesser !

Pour écrire à l’ambassade,
Ambassade du royaume du Maroc
5 Rue Le Tasse
75116 Paris
E-mail : info@amb-maroc.fr