De nouveaux espaces de captivité de loups ? C’est non !

De nouveaux espaces de captivité de loups ? C’est non !

Faune sauvage
01.12.2023
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One Voice s'oppose à deux projets soumis à enquête publique permettant l'exhibition de loups captifs.

Quelle drôle d’idée, tout de même, de toujours vouloir parquer les animaux sauvages ! Si nous soutenons la création de sanctuaires où les pensionnaires recueillis vivent tranquillement dans de grands espaces, sans public, nous sommes farouchement opposés à l’exploitation des animaux par des établissements commerciaux. Que ce soit à Cerdon (45) ou à Chaux-Neuve (25), nous sommes donc défavorables à deux nouveaux projets de ce type. Ces animaux majestueux et intelligents devraient être associés à une vie libre et paisible dans la nature et certainement pas à des entreprises commerciales. Et pourtant…

Là où ils sont naturellement présents, c’est plutôt de survie qu’il s’agit pour les loups vu les tirs létaux toujours plus nombreux accordés par l’État aux éleveurs et la direction empruntée par le futur «Plan national d’actions sur l’espèce ». Quant aux individus captifs, on se demande bien quel est l’intérêt de créer de nouveaux parcs clôturés alors qu’ils sont déjà près d’un millier à être enfermés en France pour le seul loisir des humains.

Exhibition permanente et séminaires d’entreprise : un business autour des loups

Deux enquêtes publiques sont en cours, précisément en vue d’autoriser la captivité de loups arctiques. La finalité de ces projets interroge particulièrement.

À Cerdon, dans le Loiret, 6 loups seront maintenus captifs dans un enclos de la taille d’un petit terrain de football (vous y trouverez le projet et la consultation publique jusqu’au 22 décembre 17h). Leur observation sera mise au service de séances de coaching. Car oui, leur présence constituera le support de stages d’entreprises et séminaires organisés dans un but lucratif. On est bien loin de la vie en liberté… D’autant que si le projet aboutit, les loups ne pourront même pas se soustraire aux regards des clients. Dans ces circonstances, il n’est pas étonnant que la commune ait émis un avis défavorable et que la préfecture ait refusé une première fois qu’une telle exploitation ouvre ses portes…

Dans le Doubs, le projet est plus « traditionnel » mais tout aussi intolérable puisqu’il suppose d’exposer des animaux bloqués dans un espace restreint. Quoi qu’il en soit, dans un cas comme dans l’autre, il s’agit d’une intolérable marchandisation d’êtres vivants sentients sans but de sauvetage et qui ne peut même pas prétendre se retrancher derrière l’argument habituel – et contestable – de la conservation.

Des loups libres à protéger urgemment

Ceux qui se disent passionnés par les loups au point de vouloir en détenir feraient mieux de s’engager en faveur de la protection des individus libres à qui le gouvernement ne laisse pas de répit. À ce sujet, rappelons que le ministère tente de faciliter les tirs létaux et que le plan en cours d’adoption est si peu protecteur que l’on croirait presque à une mauvaise blague.

Prenez part aux consultations du ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires avant le 7 décembre et signez notre pétition pour que les loups puissent enfin vivre en paix.

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