Blaireaux déterrés vivants : vous pouvez dire non
Ces prochains mois, les préfectures vont proposer d’autoriser des périodes complémentaires de vénerie sous terre des blaireaux.
Dans le cadre de ces consultations publiques, chacun peut donner son avis.
Opposons-nous à cette pratique cruelle et archaïque.
Dans le cadre des consultations publiques, les citoyens peuvent transmettre leurs observations et propositions par voie électronique. Il est essentiel d’y participer massivement. Pour que les contributions soient bien prises en compte, elles doivent être argumentées.
Voici quatre arguments que vous pouvez reprendre en les reformulant et en les personnalisant :
1. Une pratique cruelle
La vénerie sous terre provoque des souffrances et des angoisses extrêmes pour les blaireaux : les terriers sont détruits à coups de pelles, de pioche ou de barre à mine, les animaux acculés par des chiens en sont extraits avec des pinces métalliques avant d’être abattus au fusil ou achevés à l’arme blanche, quand ils ne meurent pas auparavant de stress ou des morsures des chiens. Cette pratique est exercée uniquement pour le loisir des chasseurs.
2. Une méthode non sélective
Les terriers de blaireaux sont souvent partagés avec d’autres espèces, parfois protégées. L’introduction de chiens dans les galeries peut entraîner des perturbations, blesser ou tuer des animaux qui ne sont pas visés.
3. Une période qui condamne les blaireautins
La période complémentaire de déterrage intervient alors que les jeunes ne sont pas encore autonomes. Par ailleurs, tuer une femelle à ce moment-là condamne presque toujours ses petits à mourir dans le terrier.
4. Une pratique contraire au droit
L’article L. 424-10 du Code de l’environnement interdit de tuer les petits de mammifères. La cour administrative d’appel de Bordeaux (24 février 2026, n° 24BX00637) a récemment précisé qu’un « petit » s’entend bien d’un jeune animal incapable de vivre de manière autonome sans dépendre de sa mère. Or la vénerie sous terre pendant la période complémentaire expose directement (ou indirectement par la mort de la mère) les blaireautins à la mort.
Un combat toujours nécessaire
Chaque année, nos actions en justice le prouvent : la mobilisation fait reculer la barbarie. En 2025, douze arrêtés préfectoraux ont été suspendus par les tribunaux, ce qui a permis d’épargner 1000 blaireaux de l’Aisne à la Haute-Vienne en passant par l’Eure. Malgré ces avancées, et alors que 84 % des Français se disent opposés à la vénerie sous terre (sondage IPSOS/One Voice 2024), le lobby de la chasse exerce des pressions continuelles.
One Voice reste pleinement mobilisée et continue à utiliser tous les moyens juridiques disponibles pour défendre les blaireaux et à porter leur voix auprès du public face aux mensonges des chasseurs. Votre mobilisation citoyenne demeure essentielle.