Alpes-de-Haute-Provence : Tirer sur les loups ? La justice dit non Alpes-de-Haute-Provence : Tirer sur les loups ? La justice dit non

Alpes-de-Haute-Provence : Tirer sur les loups ? La justice dit non

Animaux sauvages
13.03.2026
Alpes-de-Haute-Provence
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Saisi par One Voice, le tribunal administratif de Marseille a annulé six arrêtés le 27 février 2026, pris par la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, autorisant des éleveurs à tirer des loups. Cette victoire intervient alors que le gouvernement vient d’adopter un texte facilitant les tirs. Face à ce recul, nous sommes sur le pont.

Le tribunal a jugé ces arrêtés illégaux sur deux points essentiels. D’abord, la préfecture a considéré que les troupeaux bovins ne pouvaient pas être protégés, sans en apporter la moindre preuve concrète. Or cette présomption ne tient pas : chaque situation doit faire l’objet d’une analyse individualisée, technique et économique, avant toute autorisation de tir. Ensuite, il appartenait au préfet de démontrer que l’éleveur avait effectivement mis en place des mesures de protection. Ce n’était pas le cas.

Vers une jurisprudence plus protectrice des loups

Ce verdict en faveur des loups n’est pas isolé. Il s’inscrit en effet dans le prolongement d’une jurisprudence bâtie patiemment : en 2024, le tribunal administratif de Besançon avait déjà censuré des arrêtés similaires pour les mêmes raisons. En janvier 2026, c’est le tribunal de Nice qui a annulé sept arrêtés de la préfecture des Alpes-Maritimes. Victoire après victoire, une ligne jurisprudentielle se dessine : les dérogations à la protection des loups ne sont pas un droit automatique. Elles doivent se mériter, se justifier.

Une victoire réelle mais oblitérée par le gouvernement

Cette décision est une bonne nouvelle pour les loups des Alpes-de-Haute-Provence. Mais elle intervient alors que les annonces du gouvernement viennent d’entrer en vigueur. Fini l’obligation de protéger les troupeaux avant de pouvoir tirer. Fini l’analyse préalable. Les éleveurs pourront faire feu sur simple déclaration, sans avoir à démontrer quoi que ce soit. Ce que la justice vient de condamner — l’absence de preuves et de protection — est censé devenir la norme légale.

Ce texte qui marque un recul éthique, écologique et politique, nous l’avons dénoncé dès le départ. D’autant qu’il envoie un signal désastreux à ceux qui considèrent les loups non comme des êtres essentiels à nos écosystèmes, mais comme des cibles.

On ne cède rien !

Face à cette déclaration de guerre, One Voice ne restera pas les bras croisés. Nous préparons la riposte.

Parce que le droit peut être un bouclier, à condition de s’en emparer. Parce que derrière les procédures, il y a des familles de loups. Comme Milo, Mina et leurs petits en Corrèze, menacés de braconnage et d’une battue illégale organisée par la FDSEA locale et sauvés de justesse grâce à une mobilisation d’urgence.

Six arrêtés illégaux annulés à Marseille, sept à Nice : la jurisprudence protectrice des loups avance. Mais le gouvernement entend tout effacer. Pour que cette victoire ne soit pas la dernière, il faut agir maintenant : signez la pétition pour les loups !

Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups ! Stop à la persécution des loups !
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