À Paris, le lobby hippique fait sa publicité auprès des jeunes sur le dos des chevaux À Paris, le lobby hippique fait sa publicité auprès des jeunes sur le dos des chevaux

À Paris, le lobby hippique fait sa publicité auprès des jeunes sur le dos des chevaux

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29.08.2025
Paris
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La place de la Concorde s’apprête à devenir un lieu de promotion du monde hippique auprès des enfants. En perte de fréquentation, le secteur tente de charmer, notamment le jeune public, pour faire naître des vocations – qui restent de la maltraitance animale professionnelle – et gagner de nouveaux accros. En autorisant cette manifestation, la capitale s’éloigne fortement des principes de sa « Charte en faveur du bien-être animal ». One Voice rappelle que derrière les promesses illusoires de gains figure toujours autant de misère animale et humaine. Nous interpellons la mairie.

Une « opération » séduction inadmissible

Les 5 et 6 septembre prochains, France Galop, organisatrice de courses et codétentrice du PMU, proposera en plein centre de la capitale une action promotionnelle déguisée en « grande fête populaire ouverte à tous et entièrement gratuite ». 

Ce lobby – qui ne chôme pas, avec des émissions sur des chaînes ciblant la jeunesse ou spécialisées dans le sport et sûr d’être protégé — annonce en toute transparence son ambition de « conquérir de nouveaux publics ». Des appuis remontant très haut, comme nous l’avons réprouvé récemment, quand même le gouvernement se mobilise, inquiet quant au risque de baisse des paris

Il est inconcevable de prévoir des animations et démonstrations « ludiques » pour embrigader les plus jeunes esprits dans ce milieu tirant profit d’êtres vivants poussés à l’extrême. Que dire, enfin, d’une telle mise en avant des jeux d’argent, sources d’addiction et de surendettement ?

Les modalités de l’exploitation équine : une opacité savamment entretenue

Soumission et injonction à la performance y sont permanentes. Les scandales de dopage et de mutilations pour la rentabilité sont légion. Il n’y a dans ce milieu aucune considération pour ces êtres sensibles, de leur conception forcée à leur mort précipitée.

La filière, aux dix milliards d’euros de chiffre d’affaires, ne veut surtout pas que les citoyens prennent conscience du lourd tribut qu’elle fait payer aux chevaux. 

La preuve en est que le seul chiffre disponible, arraché « à force d’insistance » par le journal Libération, est le suivant : en 2019, 135 d’entre eux sont morts en pleine compétition. Une donnée stable depuis trente ans, soit environ 4000 individus décédés sur cette période. 

S’y ajoutent les équidés abattus après les courses, les blessés ou épuisés, non rentables, qui disparaissent engloutis dans le secteur alimentaire (dont ils représentent 52 % de ceux tués pour leur chair dans l’Hexagone)… 

One Voice interpelle la mairie de Paris !

Pourquoi la municipalité a-t-elle autorisé cette publicité immorale sur l’une des places publiques les plus emblématiques de notre pays ? Cette approbation entre nettement en contradiction avec ses ambitions votées dans une Charte pourtant explicite. Nous écrivons à la maire et à son équipe.

Réclamez à nos côtés le statut d’animaux familiers pour les chevaux

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