le vendredi 15 juin 2018 | 13

Silence, mensonges, et trahisons : bienvenue dans l’univers de la captivité et du ministère.

Lors des discussions préalables à l'écriture de l'arrêté de 2017 qui a abouti à l’interdiction de la reproduction des cétacés captifs, ces derniers semblaient accepter le sens de l'Histoire. De belles paroles furent prononcées. Mais leur attaque de l'arrêté, annulé pour des raisons de forme, leur a donné un nouveau souffle. Cinq mois après l'annulation de l'arrêté dit "delphinariums", qu'en est-il? Malgré notre insistance et pourtant parfaitement informé, le ministère ne semble pas prendre la mesure du problème. Or jouer la montre, c'est faire payer toujours plus aux animaux!

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Mensonges et trahisons de la parole donnée

Jon Kershaw, le directeur du Marineland d'Antibes, le 8 juin 2016, devant le Ministre de l’environnement représentée par le Directeur de l’Eau et de la Biodiversité pendant les discussions préalables à l'écriture de l'arrêté dit "delphinariums" mettant fin à la reproduction des cétacés captifs s'était engagé: « Concernant la détention et la présentation au public d'orques, il a été acté que les 4 orques actuellement présents dans l'établissement ne reproduiront plus et qu'aucun nouvel animal ne sera introduit dans cet établissement ce qui signifie que l'activité de présentation au public des orques en France s'achèvera à la mort du prochain animal car il avait été acté dans les réunions précédentes qu'un groupe d'orques doit être constitué d'au moins 3 animaux ». A présent, Marineland refuse de répondre à notre courrier sur les orques!

Le zoo de Beauval s'était quant à lui engagé le même jour, en la personne de Rodolphe Delord son directeur, et devant témoins, à abandonner son projet de delphinarium à Beauval. Le compte rendu de la réunion de travail au ministère le stipule noir sur blanc: "Le Zooparc de Beauval avait un projet de delphinarium qui aurait été de nouvelle génération qui avait été présenté au Président de la République lors de son passage le 11 septembre 2015, malheureusement la direction de cet établissement a décidé d'abandonner ce projet, sous la pression des réseaux sociaux."

Le ministre de l’Écologie, quant à lui, n'hésitait pas le 19 septembre 2017 à répondre à l'un de nos députés: "la détention en captivité des cétacés, et en particulier la participation de ces animaux à des spectacles, soulèvent de nombreuses questions éthiques. [...] l'interdiction de la détention en captivité des cétacés par l'arrêté ministériel du 3 mai 2017 ne doit pas être remise en cause. [...] L'impact économique de l'interdiction de la détention en captivité des cétacés sera donc modéré au regard du progrès que cette interdiction constitue pour le bien-être animal. Dans les prochains mois, de nouvelles démarches de réflexion sur le bien-être animal seront engagées, en associant les parlementaires, les éthologues et les philosophes." Cela a-t-il changé? Cinq mois après l'annulation de l'arrêté dit "delphinariums", qu'en est-il?

Silence du ministère

Pour réclamer un nouvel arrêté reprenant sur le fond celui du précédent, le Conseil d’État n'ayant annulé celui-ci que pour des raisons de forme, nous avons saisi plusieurs fois Nicolas Hulot et son cabinet. En mars 2018 par courrier et à plusieurs autres reprises et par d'autres moyens (emails, tweets...), en notre nom, en tant que représentants de la coalition Dolphinaria-Free Europe, et avec nos partenaires La Dolphin Connexion, Réseau-Cétacés et Sea Shepherd. Mais il ne répond pas.

Ce travail de fond ne peut se faire que si l'on a un interlocuteur. Étant donné que nous trouvons porte close, nous sommes contraints d'agir sur d'autres fronts. La plus grande partie de la population est en accord avec nous, il faut sauver ces animaux de ces univers carcéraux.

Face à ce mur, nous sommes plus déterminés que jamais

Nous portons plainte pour obtenir la libération de Femke à qui nous avons rendu visite, et qui nous a profondément inquiétés. Elle laisse son corps déformé flotter sans énergie, et reste face au mur plusieurs heures dans la journée. Elle entre peu en relation avec les autres dauphins depuis qu'Ekinox, son fils unique lui a été retiré. Signez notre pétition pour elle.

Aïcko, lui, n'a pas eu la possibilité de s'en sortir, sa vie a été interrompue si tôt... Nous vous révélerons très bientôt ce qu’il a souffert durant ses derniers instants de vie, et les raisons de sa mort. Pour tous ceux qui restent captifs, signez notre pétition pour mettre fin aux delphinariums!

Les cétacés captifs sont mis dans des situations sans issue, désespérantes, et tragiques. Le précédent ministre avait pris la mesure de l'enjeu pour eux. Nous faisons donc un recours au Conseil d'Etat contre le refus implicite du Ministre actuel de prendre un nouvel arrêté en vue d'interdire la détention de tout nouveau spécimen de cétacés. Signez notre pétition, exigeons un nouvel arrêté! Ça suffit, les dauphins et orques n'ont pas le luxe de pouvoir d'attendre encore des mois et des mois!

Jessica Lefèvre-Grave
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Commentaires 13

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Floflo | mardi 24 juillet 2018

Quand arrête-t-on d'enfermer et de massacrer les cétacés juste pour le plaisir des humains ?

Vanessa | jeudi 19 juillet 2018

C'est inhumain, les chefs d'états doivent faire arrêter ce massacre immédiatement !!!!!

Stéphane | dimanche 15 juillet 2018

Un grand merci à Onevoice, il ne faut rien lâcher et continuer à ce battre !

Carole | vendredi 22 juin 2018

La détention des cétacés est un scandale qui doit cesser