le mardi 10 septembre 2019 | 44

Victoire détonante contre l’élevage de Mézilles !

Manche gagnée dans notre bras de fer contre l'élevage de Mézilles! L'arrêté préfectoral de l'Yonne qui autorisait l'augmentation de la capacité d'accueil de cette exploitation de beagles et golden retrievers élevés pour l'expérimentation animale a été annulé! C'est une victoire pour les chiens! Une décision de justice détonante, qui fait chaud au cœur.

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L’arrêté préfectoral du 10 octobre 2018 autorisant le Centre d’Élevage du Domaine des Souches (CEDS) à exploiter 3 200 chiens sur la commune de Mézilles est annulé ! Ainsi en a décidé le tribunal administratif de Dijon à la suite de l’audience du 27 juin dernier, dans l’affaire judiciaire qui nous oppose à la préfecture de l’Yonne et au Centre d'Elevage des Souches (CEDS) qui « produit » des beagles et des golden retrievers à la chaîne pour l’expérimentation animale, et ne les fait naître que pour une vie de souffrance. 

Nos actions ont payé !

Si la cour d’appel de Paris nous a interdit d'utiliser les informations collectées par l'huissier prouvant la souffrance des chiens, le tribunal de Dijon au contraire, a trouvé dans notre dossier amplement matière à remettre en cause celui des parties adverses… et prononcer le jugement qui s’imposait !
Nous avons démontré que l’élevage sévit dans un cadre non réglementaire et cumule les infractions : « capacité d’accueil » largement dépassée depuis longtemps (y compris pour des chiots de moins de 4 mois !), nuisances environnementales (pollution sonore et des cours d’eau) et incapacité des propriétaires à financer leur appétit d’expansion pour plus de chiens vendus et moins de soins rendus.

Avec cette procédure qui nous donne raison, c'est l'ensemble de la mobilisation citoyenne pour une science sans cruauté et plus fiable qui obtient gain de cause! La tendance mondiale est à la diminution de l'expérimentation animale et à l'exploration d'autres méthodes de recherche. Plus aucun élevage ne doit s'agrandir sur notre sol! Au contraire, ils doivent fermer les uns après les autres.

Round décisif ?

Le vent tourne ! Si cette décision risque fort d’être contestée prochainement, nous sommes prêts aux prochains affrontements pour les 1500 chiens, chiennes et chiots toujours détenus dans cet établissement. Et nous ne baisserons pas la garde tant qu’il n’aura pas définitivement fermé. D’ici là, réjouissons-nous que la justice sanctionne ce bastion de l’expérimentation et donc de la souffrance animale en France !

Continuez à signer notre pétition, pour donner encore plus de poids à cette victoire qui est aussi la vôtre.

Marie-Sophie Bazin
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Commentaires 44

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Coxrott | vendredi 08 novembre 2019

Sortez les chiens et enfermez les responsables.

pimprenelle | lundi 16 septembre 2019

Bravo pour votre victoire mais malheureusement il faut s'attendre à une contre-attaque de la partie adverse qui n'a pas supporté de perdre.

Il est vraiment dommage que Nagui se soit mobilisé pour les "vaches à hublot" mais pas contre l'expérimentation animale dans son ensemble. Peut-être n'a-t-il conscience de la torture inutile des animaux de laboratoires ?? Et que l'opinion de beaucoup de chercheurs : on ne peut pas se passer d'animaux est FAUSSE.

Plus l'opinion publique prendra conscience des exactions commises sur les animaux de labos plus nous aurons de chance d'obtenir en France : une enquête parlementaire sérieuse suivie d'un débat à l'Assemblée.

Là des caméras cachés avaient filmé l'horreur imposée à ces pauvres vaches. C'est vraiment dommage que cela ne puisse se faire dans les labos d'expérimentation.
Il faudrait aussi des témoignages de personnes ayant vu ces horreurs au sein des labos. Des personnes révoltées par les tortures que subissent ces cobayes.

L'opinion publique se révolterait si elle savait ce qui se passe réellement et le fait que l'expérimentation animale est nuisible pour la santé humaine et dangereuse. Le récit de Tamara Tzadek chercheuse en Allemagne le dit bien : les labos changent d'animal ou de sexe (femelles à la place de mâle...) pour arriver à des résultats alors que contrairement aux méthodes substitutives, l'expérimentation animale n'a jamais été validée pour la santé humaine.

Maintenant au 21ème siècle les chercheurs ont des organoïdes humains, des cellules, des systèmes 3D qui ne nécessitent pas d'animaux.
Dans de nombreuses revues scientifiques on apprend les miracles avec la technologie actuelles.

Mais pas un mot au public... Quand on pense qu'en France le ratio des subventions pour la recherche médicale est de 98% pour l'expérimentation animale et SEULEMENT de 2% pour les méthodes substitutives : on se dit que quelque chose ne va pas.

Nos chercheurs ont appris pour la très grande majorité SUR LES ANIMAUX et ne cherchent SURTOUT PAS à se remettre en question avec les méthodes substitutives. Ils poursuivent le petit "train-train" sans se poser de question. A se demander si ils seraient capables de suivre le progrès que représente cette recherche substitutive ?

Souvent ce sont des jeunes chercheurs qui changent de voie.
Le combat contre l'expérimentation animale sera très long.

Dans certains pays il existe des cursus pour les étudiant qui refusent l'expérimentation animale, ils apprennent directement avec les méthodes de demain. Nous allons perdre une grande partie de notre excellence dans le domaine médicale faute de ne pas avoir su prédire que l'expérimentation sera obsolète dans d'autres pays.

Isa | dimanche 15 septembre 2019

Pas de mot, c’est ignoble ce qu’on fait subir à ces petits chiens adorables...

Véro | samedi 14 septembre 2019

Quelle belle victoire, je suis ravie.