le samedi 20 février 2016 | 0

Forestwatch en action sur le terrain

Basée en Inde, la cellule anti-braconnage Forestwatch a pour mission de sauver les ours et de démanteler les réseaux de braconniers et de trafiquants. En quelques années, son action a permis de mettre un terme à la tradition ancestrale des ours danseurs. Mais il lui reste encore beaucoup à faire contre de nombreux trafics d'espèces menacées.

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Une loi répressive

En 2002, One Voice et Wildlife SOS imaginent une cellule anti-braconnage pour lutter contre le braconnage des ours lippus, destinés à devenir danseurs selon une ancienne coutume kalandare. Une loi indienne très répressive, datant de 1972, punit le braconnage de lourdes amendes et de peines de prison. Malgré cela, il apparaît rapidement que des ours en grand nombre sont aussi capturés pour être exploités pour leur bile ou tués pour leur chair, destinées au marché du sud-est asiatique. Tous les trafics de faune sauvage sont étroitement liés et exploitent les mêmes réseaux. Le champ d'action de la cellule s'est donc rapidement élargi.

Infiltrer les réseaux

Travaillant en étroite collaboration avec les instances gouvernementales et les autorités locales, la cellule anti-braconnage, baptisée Forestwatch, s'appuie sur un travail d'investigation, souvent de longue haleine, et un réseau d'informateurs qu'elle a sélectionnés et formés. Il s'agit la plupart du temps d'anciens braconniers ou de trafiquants repentis qui connaissent bien le terrain. Pour infiltrer les réseaux, l'équipe doit régulièrement se faire passer pour des trafiquants ou des acheteurs potentiels. Lorsqu'un réseau est démantelé, ce sont les autorités locales qui procèdent aux arrestations et décident du sort des oursons sauvés. Forestwatch demande, à chaque fois que cela est possible, à ce que les oursons lui soient confiés. Plusieurs sanctuaires, gérés par Wildlife SOS avec le soutien de One Voice, permettent de leur garantir des jours heureux en sécurité.

Informer, former

Grâce à One Voice, l'équipe de Forestwatch dispose de tout l'équipement technologique indispensable à son action (ordinateurs, téléphones portables, PDA, etc.). Outre son travail sur le terrain, qui passe aussi par l'information, la cellule anti-braconnage forme des policiers, des forestiers et d'autres agents techniques. Ses biologistes, enquêteurs et informateurs analysent les données des trafics et anticipent les tendances…

Démanteler les trafics

La conjonction de la volonté des instances gouvernementales indiennes et de l'action de Forestwatch a permis de lutter efficacement contre le braconnage et le commerce illégal des ours en Inde. La prise en compte de la grande pauvreté et la mise en place d'un programme de reconversion professionnelle pour les Kalandars acceptant de confier leur ours, ont contribué à éradiquer totalement la tradition des ours danseurs. Aujourd'hui, forte de son réseau expérimenté, la cellule anti-braconnage continue sa lutte contre le trafic des espèces menacées, comme les léopards, braconnés pour leur peau.

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