le jeudi 05 mars 2020 | 15

Fenia : pour que la roue tourne !

Dès son plus jeune âge, Fenia a subi les mauvais coups du sort, et surtout de la violence des humains. Cette jeune ourse russe a connu la vie dans ce qu’elle a de pire : assassinat de sa mère, captivité, abandon, errance… Heureusement, de bonnes fées ont lutté pour inverser ce destin. Et nous en sommes !

Hr blog

On dit souvent que le destin ne tient qu’à un fil. Celui de Fenia tenait très concrètement à une corde. Cette jeune ourse ne serait probablement plus de ce monde si deux randonneuses ne l’en avaient pas délivrée. Elle était en effet enchaînée à un arbre au fin fond d’une forêt du massif de l’Altaï, au sud-ouest de la Sibérie, lorsque les femmes l’ont découverte, en 2016. Pétrifiée et affamée, Fenia était plongée dans une détresse indescriptible. Que lui était-il arrivé pour qu’elle se retrouve ainsi prisonnière et complètement isolée ? Aussitôt contactée, la police a tenté de comprendre l’origine de son drame. L’enquête a révélé que l’oursonne avait d’abord dû faire face à la mort de sa mère, tuée par des braconniers. Ensuite, elle était tombée entre les mains d’un photographe, seulement séduit par son côté peluche… Et puis, le bébé grossissant et devenant encombrant, l’homme avait fini par se débarrasser de son jouet en l’abandonnant dans les pires conditions…

Une route d’errance

Prise en charge par Baltic Animal Care, association de protection animale locale, avec laquelle nous avions travaillé lors de notre infiltration des centres d’entraînement des chiens pour tuer les renards, ours, etc., en Russie, Fenia a pu recevoir les premiers soins et être sauvée. Mais, à ce jour, la pauvre n’a pas encore connu de réel répit. Malgré leur constante mobilisation, ses bienfaiteurs n’ont pas réussi à lui offrir un véritable toit. Depuis 2016, l’ourse a été ballottée, en avion, en bus, entre Saint-Pétersbourg et Moscou... Et de fondation en centre de réhabilitation, de clinique vétérinaire en famille d’accueil, personne n’a pu ou accepté de l’héberger dans de bonnes conditions, par manque de moyens et/ou de place. Une piste pleine d’espoir se dessinait pourtant, récemment, du côté d’un sanctuaire en Roumanie prêt à la recueillir. Hélas, la CITES russe a refusé l’exportation.

Un toit pour Fenia !

Accablés par cette série de déconvenues, Baltic Animal Care nous a alertés pour secourir Fenia. Elle loge actuellement dans un abri de fortune, au sein d’un centre normalement dédié aux oursons captifs encore capables de se réadapter au milieu naturel. Une perspective malheureusement inenvisageable pour Fenia, désormais trop âgée et trop imprégnée par les humains pour retrouver l’autonomie. En revanche, elle a besoin d’un enclos digne de ce nom, avec suffisamment d’espace pour vagabonder, tout en sécurité. Nous avons donc immédiatement répondu présent et versé 7000 euros à Baltic Animal Care en vue de financer une grande enceinte. Nous avons hâte que Fenia s’y sente enfin chez elle, en paix… Et nous sommes heureux d’avoir contribué à faire tourner la roue !

Marie-Sophie Bazin
Hr blog

Dans la thématique

Première Journée mondiale des kangourous le 24 octobre 2020: appel à un moratoire national en Australie contre le commerce de leur massacre
Gestion de la cohabitation du Loup et des activités pastorales : mieux protéger les troupeaux et reconnaître l'utilité des loups

Commentaires 15

En déposant un commentaire j'accepte la charte de modération des commentaires.

murgod2018 | mercredi 22 avril 2020

Pourquoi les russes ne peuvent-ils pas enfin laisser Fenia tranquille? La pauvre, je la plains vraiment...

Isabelle | dimanche 29 mars 2020

Pour Fenia, je compatis ! Toujours la même question : pourquoi tant de cruauté ? Heureusement que face aux hommes inhumains, d'autres comme One Voice sont là pour porter la voix de tous ces animaux formidables !
Merci One Voice !

Stephane | samedi 28 mars 2020

Nouvelle encourageante :)
Merci à One Voice.
Espérons qu'elle puisse enfin mener une vie heureuse.

caro | lundi 16 mars 2020

STOP CRUEL