le mercredi 12 décembre 2018 | 12

Faisons le choix de l’adoption !

Dans le cadre de notre nouvelle campagne « Animaleries, je refuge ! », nos enquêteurs ont placé beaucoup d’entre elles sous surveillance. Découvrez le drame qui se joue pour ces chiens et ces chats exposés pendant des semaines derrière des vitrines, leurs destins fracassés. Pendant ce temps, les refuges débordent. Mettons-fin à cette folie, où les êtres sont pris pour des objets : Adoptons ! Et retrouvez-nous le 16 décembre prochain lors du marché aux chiots de Lyon !

Hr blog

Ils s’appelaient Tomi, Oliver, Athena. Tour à tour, ils ont été achetés en animaleries par des humains sous le charme. Aujourd’hui, Tomi n’est plus. Le chiot a été euthanasié car il était atteint de troubles du comportement auxquels la famille ne s’attendait pas. Oliver, lui, dépérit au fond d’un refuge car une fois passé le premier coup de cœur, ses propriétaires ont réfléchi et réalisé qu’ils n’avaient ni le temps, ni l’énergie de s’occuper de lui. Quant à Athena, la petite chatte semblait si mignonne derrière la vitre de son aquarium, qu’elle aurait fait fondre n’importe qui. Seulement voilà, bien qu’héritière d’un beau pedigree, elle n’a pas survécu à la promiscuité avec les autres chatons : elle a contracté le coryza. Lorsqu’Eléna, une fillette de 7 ans, l’a prise dans ses bras, elles ont tout de suite noué une jolie complicité. Mais la maladie a vite pris le dessus, et ce qui ne semblait qu’un simple rhume a fini par les séparer. Eléna n’était pas préparée à vivre un tel deuil, quelques semaines seulement après s’être attachée à son amie…

Des exemples parmi tant d’autres…

Séparés bien trop jeunes de leurs mères, enfermés derrière des vitrines, ne percevant du monde que la lumière blafarde des néons, le vacarme des hauts parleurs qui vantent les dernières promos, éprouvant durant des semaines le manque d’amour, ces trois individus ne sont que quelques exemples parmi la multitude de victimes des animaleries. Leur destin aurait sans doute été très différent si, au lieu d’être mis en vente dès l’âge de 8 semaines et écartés de toute existence un tant soit peu normale, leur socialisation et leur immunité avaient pu se construire progressivement, à leur rythme, dans un cadre adapté. Mais l’avenir de l’animal une fois vendu ne préoccupe pas les vendeurs. Pour eux, seule la logique du profit prime. A leurs yeux, ces êtres pourtant vivants ne représentent que des objets marchands. D’ailleurs une fois « périmés », c’est-à-dire devenus « trop » grands pour faire craquer le chaland, rien n’est dit de ce qu’ils deviennent.

Des refuges plein à craquer

Il faut tourner le dos à ce commerce mortifère et donner une seconde chance à tous les cœurs rescapés ! Les refuges débordent d’animaux « jetés » par certains professionnels et propriétaires, comme de vulgaires jouets dont on se débarrasse après usage. Leur seul « tort » est d’avoir lassé des consommateurs frénétiques et irresponsables… Ils ne demandent qu’à partager de la tendresse et la prise en compte de leurs besoins ! A la différence des animaleries, nos refuges partenaires s’intéressent aussi bien au profil de l’adopté qu’à celui de l’adoptant. Ils ne confieront jamais, par exemple, un jeune beagle frustré de ne pouvoir se défouler à un citadin résidant en appartement. L’âge de l’animal, ses origines, son vécu, doivent correspondre à la psychologie et au mode de vie du candidat. Et vice versa. Il s’agit là d’un véritable accompagnement. Nous venons de lancer notre campagne « Animaleries ? Je refuge ! » pour soutenir leur démarche. Nous organisons également une action le 16 décembre prochain, au marché aux chiots de Lyon. Rejoignez-nous !

Marie-Sophie Bazin
Hr blog

Dans la thématique

Dressage de chiens : la loi du plus fort ?
Roumanie: Entendons l’appel à l’aide!

Commentaires 12

En déposant un commentaire j'accepte la charte de modération des commentaires.

mookie | jeudi 13 décembre 2018

je ferai un DON dans quelques jours

marina | jeudi 13 décembre 2018

honte à l'humain traitant tout être vivant vulnérable comme marchandise

Pimprenelle | jeudi 13 décembre 2018

STOP A CES ANIMALERIES. Dans certains pays CELA N'EXISTE PAS. Les gens qui veulent adopter le font chez des éleveurs dûment contrôlés ou adoptent dans des refuges. CE QUI EST BIEN DANS CERTAINS PAYS D'EUROPE (ou non) POURQUOI CELA NE SERAIT PAS BIEN CHEZ NOUS ? Question de volonté.
Les animaux ne sont pas des "biens" comme un réfrigérateur ou une machine quelconque ce sont des êtres sensibles. Demandons à faire fermer ces animaleries (les petites souvent proposent du toilettage et la vente de produits animaliers) quant aux grands centres ils sont là pour faire du fric aussi.
Nous n'avons que le vote pour faire entendre notre voix. Utilisons notre droit de vote en votant pour des personnes réellement partie prenante pour la P.A.

Karine et Philippe | jeudi 13 décembre 2018

Toutes ces grandes enseignes qui ont une animalerie ne devraient plus exister. Les chiots ou les chatons ne sont même pas encore sevrés qu'ils sont arrachés à leur famille. Ils sont exhibés dans des vitrines où la lumière artificielle n'est en rien la lumière naturelle, ils subissent le bruit, leur bol est souvent vide, pas d'eau, les excréments gisent à côté d'eux, et les personnes chargées de s'en occuper ne sont pas forcément très expérimentées. A l'heure où les abandons ont progressé dans notre pays, il serait bon d'adopter des animaux à la SPA ou dans les REFUGES, et éviter que les gens fassent l'acquisition de ces petits chiots et chats dans une animalerie, car ils ne font qu'aggraver la situation. Ce ne sont pas des jouets et encore moins des cadeaux de Noël, puisqu'après on retrouve ces malheureux, la plupart du temps, sur le bord de la route abandonnés? Il faut réfléchir avant d'agir. Nos élus politiques ont aussi une grande part de responsabilités en soutenant les lobbyistes de l'argent, se prétendre soucieux de la cause animale, c'est s'engager et mettre les actes en pratique, commencer par interdire ces enseignes qui vendent des animaux comme des objets (idem sur les marchés et dans les cirques).