le mardi 11 décembre 2018 | 9

Épargnons les bouquetins de Haute-Savoie!

Les bouquetins aux longues cornes cannelées aiment se promener sur les arrêtes rocheuses, à 3000 mètres d'altitude. D'en haut, ils peuvent scruter le paysage immense et repérer les prédateurs. Tout fous, ces cabris jouent sur les pentes les plus escarpées, bondissant d'une corniche à l'autre sans le moindre vertige. One Voice se bat pour leur survie.

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C'est que le bouquetin connaît bien sa montagne. Il y habite depuis si longtemps ! Nos ancêtres peignaient déjà son image à la lueur des torches dans la grotte de Lascaux. Sous la pression des arbalètes puis des armes à feu, ils faillirent disparaître au 19ème siècle. Ils furent réintroduits en Italie en 1922, puis dans les Alpes françaises en 1970 où près de 3000 bouquetins vivent aujourd'hui. Interdits de chasse et protégés par la Convention de Berne sur les espèces menacées, les bouquetins du Bargy devraient donc vivre heureux.
Pourtant, pour des prétextes commerciaux et soi-disant sanitaires, ils sont depuis 2013 la cible d'arrêtés préfectoraux ordonnant des abattages. L'hypothèse a été émise que les bouquetins auraient pu jouer un rôle dans la contamination de Reblochons, bien qu'ils ne fréquentent guère les mêmes lieux que les vaches et que la transmission est complexe, voire peu probable. 

C'est leur éradication qui est dès lors sciemment organisée. Mais le prétexte de cette mise à mort, une zoonose dont certains sont porteurs, ne fait qu'attiser la peur. De leur côté, les tirs ne règlent pas le problème, au contraire. Le risque est grand d'une dissémination à d'autres massifs par la dispersion des quelques animaux qui auront échappé aux tireurs.

Ces tueries sont d'autant plus inutiles qu'il existe des solutions alternatives, telles que l'euthanasie des seuls animaux malades, qui peuvent souffrir d'une arthrite sévère, et la vaccination et le suivi dans le temps des animaux sains. Mais non, comme toujours, la Nature est perçue comme un moyen de profit, le seul et l’unique qui vaille. Abattre, réguler… pour le confort et le profit de certains humains. Il est temps que cela cesse. La faune sauvage, ici et ailleurs, vaut tellement plus.

Avec ses partenaires, en août 2018, One Voice a fait un nouveau recours contre l'arrêté préfectoral d'abattage des bouquetins pour demander son annulation, et attaquera en justice tous les arrêtés qui prévoient de tuer ces majestueux habitants de la montagne !

Yvon Godefroid
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Commentaires 9

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Angela56 | vendredi 22 mars 2019

C'est très facile, on fait des économies sur les contrôles sanitaires, et lorsqu'il y a "faute", en l'occurrence la contamination du Reblochon, on en rend responsable le Bouquetin et on l'élimine : c'est tellement plus facile d'incriminer ces pauvres bêtes que d'en faire payer les responsables, quelle médiocrité, il n'y a plus que le "fric" qui compte dans cette société décadente !!!!.

Bastet | jeudi 10 janvier 2019

Mais qu'est-ce que les hommes ont donc dans le coeur ?

pimprenelle | jeudi 13 décembre 2018

Il faut impérativement protéger les bouquetins et tous les autres animaux.

60% des espèces sauvages disparue en une quarantaine d'années. Cela vous parle !!! Donc il en reste 40% : combien de temps mettrons nous à les exterminer dans leur ensemble ?.
L'ECOLOGIE C'EST BIEN MAIS CELA DEVAIT ETRE COMBINE A LA PROTECTION DES ANIMAUX !!! On ne peut pas se dire écologique et se désintéresser des animaux. Et bien souvent dans les programmes de l'écologie il n'y a pas beaucoup de combat pour les animaux.
Tout est lié : l'homme, les animaux et la nature. N'ACCEPTONS PAS LA DESTRUCTION DES ESPECES. Les animaux ne votent pas, nous si. Votons pour des personnes qui se soucie REELLEMENT DU SORT DES ANIMAUX.
Nous en sommes déjà à la COP 24 pour le climat. Ces dirigeants ont ils pris des mesures pour sauver le MONDE ANIMAL ?

Marie | jeudi 13 décembre 2018

Stop aux massacres réguliers sur les animaux