le vendredi 17 juin 2016 | 175

Des abattoirs de chiens et de chats en France

Des dizaines de milliers de chiens, des centaines de milliers de chats y sont tués. Leurs cadavres iront à l'équarrissage. Au terme d'une vie plus ou moins longue, ils ont été abandonnés, jetés au rebut après avoir été consommés…

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L'euthanasie. Pas celle qui se pratique par amour, pour soulager, non. Celle qui est un acte commercial ou un acte rendu obligatoire, fait à contrecœur parce qu'il n'y a pas d'alternative… Cette euthanasie qui n'a pour seule raison d'être que l'aveuglement, la désinformation, l'esprit consumériste. Cette euthanasie est insupportable ! Elle se pratique en masse, dans des proportions dépassant les pires scénarios. Chaque année, des dizaines de milliers de chiens, des centaines de milliers de chats, sont oubliés, jetés puis tués parce qu'on les a fait naître, parce qu'ils ne sont plus utiles, parce qu'ils encombrent, parce qu'on les a «cassés» avec des pratiques suffisamment traumatisantes pour rendre impossible la vie avec eux, parce qu'ils ne sont pas à la hauteur de ce qui avait été imaginé…

Ce massacre a pour théâtre les cabinets vétérinaires pratiquant l'euthanasie dite de «complaisance», les refuges débordés qui se résignent au sacrifice parce qu'ils n'ont pas d'autre choix et sont déjà en sureffectif, et puis les fourrières commerciales, celles qui en ont fait leur fond de commerce…

Chaque semaine, dans certains refuges et plus souvent dans les fourrières, il y a les jours d'abattage. Ces jours-là, les animaux sont tués à la chaîne, leurs dépouilles emportées par des véhicules utilitaires, remplissant de grands congélateurs… Imaginez les chatteries, le sol jonché de cadavres, les chats tués les uns après les autres par une piqûre intracardiaque — geste hautement technique pour être efficace — car les anesthésies préalables coûtent trop cher. Et puis il y a aussi les euthanasies «maison». Pour éviter les frais. Un massacre de masse, ni plus, ni moins.

Contre cette pratique cruelle, les solutions à mettre en œuvre sont pourtant aussi simples que ses causes sont futiles.

À l'origine des abandons, il y a souvent de gros malentendus qui engendrent une impossibilité de vivre ensemble et résultent en des traumatismes parfois graves. C'est ce qu'a notamment pointé du doigt notre enquête dans les clubs canins. Pour une vie harmonieuse avec les compagnons animaux, One Voice a donc lancé une campagne Compagnonnage dont les conférences sur les chiens et les chats sont déjà un succès depuis deux ans !

Mais ce qui vient aussi inonder les refuges, c'est la surpopulation engendrée par des portées inopinées, répétées, irresponsables… Rendre la stérilisation obligatoire, c'est éviter des euthanasies en masse et un commerce illicite parallèle. Nos compagnons ne sont pas des biens de consommation !

Et pour que chiens et chats soient enfin correctement protégés, signez et diffusez la pétition «Chiens et chats : notre famille».

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Commentaires 175

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Alexei | mercredi 17 avril 2019

Je pense qu'on est tous coupable de cette triste situation. J'ai adopté une femelle boxer (que j'adore au passage). Et on me propose souvent de lui faire faire une portée (mais je ne dis pas que vu qu'elle a été adoptée, elle a forcément été stérilisée bien que je n'étais pas pour (crainte que l'opération se déroule mal sans doute)).

Je réponds toujours non aux gens parce que pour moi, même si cela avait été possible de faire une portée, cela n'aurait été pour moi utile que dans le but de remplir la SPA.

En effet, mettons que sur une portée, il y a 6 chiots. Je doute fortement que les 6 chiots finissent leurs vies dans la même famille.

Et le pourquoi des chiots, on me l'a dit : on m'a dit : "c'est si mignon des chiots boxer". Oui, mais ils ne resteront pas éternellement chiots. Et une fois adulte, on fait quoi? On refait des chiots? C'est un cycle sans fin. C'est tout simplement un crime.

Pour ma part, tant que je le pourrai, j'envisagerai de continuer à adopter plutôt que d'acheter. Et pourtant, c'est certain que c'est plus simple avec un chiot mais je crois ne pas aimer la simplicité ;)

Marie | mercredi 23 janvier 2019

Bonjour, je souhaite être informée de ce qui se passe en France, autant que possible. Merci.

Morena | samedi 19 janvier 2019

Faire évoluer l humains sur la détresse animal

Paul Annick | jeudi 17 janvier 2019

Je pense qu’il faudrait éduquer les gens car beaucoup n’ont aucun respect pour leurs animaux,on prend et l’on jette que ça dérange et l’on en reprend un voilà la mentalité des gens ,les fourrières en France vont finir comme celles de Peta au Québec où les animaux sont massacrés main les premiers responsables sont les propriétaires 😢