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Audition des organisateurs de l’ICE Save Cruelty Free Cosmetics au Parlement européen

Audition des organisateurs de l’ICE Save Cruelty Free Cosmetics au Parlement européen

Mis à jour le 25 juillet 2023

Ce jeudi 25 mai 2023, One Voice était au Parlement européen où a été présentée l’ICE Save Cruelty Free Cosmetics aux parlementaires des États membres sur les suites à donner à cette Initiative, qui a rassemblé plus d’un million de citoyens européens autour des animaux dans les laboratoires. Avec nos partenaires, nous restons mobilisés pour que la directive sur les produits cosmétiques ne soit pas piétinée et pour obtenir la mise en place d’un plan de sortie de l’expérimentation animale.

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Après notre audition par les commissaires européens à qui nous avons déposé les signatures officielles de l’ICE Save Cruelty Free Cosmetics en mars dernier, l’Initiative, portée notamment par les deux coalitions spécialisées dont nous faisons partie, l’ECEAE et Cruelty Free Europe, poursuit sa progression dans les instances politiques européennes.

L’étape suivante a été l’audition parlementaire, planifiée par les commissions compétentes du Parlement européen. Celle-ci était divisée en trois parties correspondant aux trois objectifs de l’ICE :

  • Protéger et renforcer l’interdiction des tests sur les animaux dans les cosmétiques ; initier un changement législatif afin d’assurer la protection des consommateurs, des employés et de l’environnement relativement à tous les ingrédients cosmétiques, sans recourir de quelque manière que ce soit à l’expérimentation animale.
  • Transformer la réglementation européenne sur les produits chimiques : garantir la protection de la santé humaine et de l’environnement en gérant les produits chimiques sans ajouter de nouvelles exigences en matière d’expérimentation animale.
  • Moderniser la science au sein de l’UE : s’engager à élaborer une proposition de loi et établir une feuille de route afin d’éliminer progressivement l’ensemble des tests sur les animaux dans l’UE, avant la fin de la législature actuelle.

Les organisateurs de l’ICE, Cruelty Free Europe, Eurogroup for Animals, la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale (ECEAE), Humane Society International/Europe et People for the Ethical Treatment of Animals (PeTA), ont proposé des actions pour un scénario profitable à toutes les parties (science, société et animaux) en soutenant une nouvelle fois un plan de transition vers une science sans animaux.

Emily McIvor (ECEAE, photo de gauche) et Emma Grange (Cruelty Free Europe, photo de droite) avec Jessica Lefèvre-Grave (One Voice)

Pendant les débats, certains eurodéputés ont pu faire part de leurs craintes ou objections, caricaturant volontiers nos positions et jouant sur la peur comme s’évertue à le faire le lobby de l’expérimentation animale pour décourager tout progrès. Leurs arguments sont facilement déjouables, car hors sujet.

Des députés qui nous soutiennent

Mais les voix dissidentes étaient heureusement noyées dans de nombreuses voix de soutien. Nous avons par exemple reçu un appui précieux de la part de deux eurodéputées françaises : Caroline Roose, du groupe des Verts-ALE, qui est intervenue pour mentionner nos combats de longue haleine contre les élevages de chiens de Gannat et Mézilles et la capture de primates sur l’Île Maurice destinés aux laboratoires, et d'Aurélia Beigneux, du groupe Identité et démocratie, qui elle aussi a soutenu l’ICE lors de cette discussion.

L’eurodéputée luxembourgeoise Tilly Metz, voisine de table et membre du même groupe que Caroline Roose, s’est notamment exprimée vigoureusement en faveur d’un Pacte vert pour l’Europe, qui ne ferait pas payer aux animaux un renforcement des réglementations REACH et CLP sur les polluants chimiques. Ce point ne devrait d’ailleurs même pas être négociable, la diminution des tests sur les animaux étant censée être une exigence de la directive européenne.

Leaders de la cause animale, les institutions européennes n’en sont pas moins à la recherche de compromis…

La Direction générale du marché intérieur, de l’industrie, de l’entreprenariat et des PME s’est quant à elle engagée à « tenter d’être aussi ambitieu[se] que possible » afin d’atteindre son « objectif ultime d’éliminer progressivement les tests sur les animaux à long terme ». Nous comptons sur un engagement fort de la part des élus, le Parlement européen s’étant prononcé unanimement dans sa résolution de 2021 pour le principe d’une sortie de l’expérimentation animale.

Le risque, toutefois, est qu’en l’absence de méthodes alternatives utilisables partout et pour tout, nos représentants restent dans le statu quo. Pourtant, il serait possible d’assouplir la réglementation pour permettre le recours à d’autres méthodes avant la mise sur le marché des médicaments, de décider de l’attribution d’un budget bien plus important pour la recherche d’alternatives, ou encore de l’obligation d’utiliser celles-ci quand elles existent.

Il est probable que la Commission veuille respecter les demandes de son peuple sans pour autant aller aussi loin que ce que nous demandons. Pour cela, les institutions savent mettre en avant les progrès déjà réalisés, ou comparer la situation européenne à d’autres continents, moins regardants en la matière.

À la suite de leur soutien massif à l’ICE, les citoyens attendent des institutions européennes qu’elles soient à la hauteur de leur mobilisation pour les 10 millions d’animaux qui passent dans les cages et sur les paillasses des laboratoires européens chaque année. Nous restons engagés et vigilants avant la réponse finale et détaillée que la Commission européenne devrait rendre d’ici le 25 juillet 2023.

Marion Henriet
Hr blog

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Commentaires 5

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trochu | vendredi 09 juin 2023

Je vous soutiens profondément dans ce combat si important contre l'expérimentation animale qui n'est que la honte et la honte d'un et des pays se prétendant "civilisé" à se demander si tous ces chercheurs sont encore "des humains" ce que nous pouvons douter. Tous ces élevages de singes à l'île Maurice ne sont qu'abominables et inacceptables, "juste pour alimenter des laboratoires européens ignobles et immondes. De tels élevages doivent être dénoncés et dénoncés haut et fort, afin que toutes populations soient sensibilisées et informées de ce qui se passe dans les laboratoires envers d'autres êtres vivants. Nous devons absolument dissuader et sensibiliser les responsables et autorités de cette région, à cesser définitivement de cautionner et encourager de tels trafics de l'horreur envers DES SINGES ETRES VIVANTS tout autant que nous, et exiger la fermeture et la liberté totale dans leurs environnements naturels de ces malheureux, ce n'est qu'abominable et épouvantable. NON, la recherche médicale n'a pas besoin d'exploiter et torturer des animaux, les méthodes alternatives et de substitution sont bien réelles et crédibles, et il faudrait que d'autres nombreux chercheurs se tournent vers celles ci en abandonnant toutes ces expériences plus qu'horribles et inadmissibles envers les animaux. Tout ce qui se passe dans ces élevages abjects et affreux et dans tous ces laboratoires est à vomir et fait très mal et très mal, lorsque l'on sait à quel point tous ces êtres vivants nous ressemblent par leurs très grandes intelligences, émotions, sensibilité et ressentis et mille fois plus que grande majorité d'humains dont les chercheurs, vides de tout et sadiques.

olivo | vendredi 09 juin 2023

Ah les bonnes places pour certains députés européens, il faudrait avoir les noms de ceux qui vous mettent des batons dans les roues concernant la cause animale. Heureusement que beaucoup se battent pour améliorer le sort de tous ces animaux.

Phoebus | vendredi 09 juin 2023

Soutien total 👏🏻👏🏻👏🏻Et honte à ceux qui pratiquent ces expérimentations 🤮

lo | jeudi 08 juin 2023

Il suffit de voir le regard des animaux qui nous dit, POURQUOI ?, pour comprendre à quel point l'homme est mauvais en beaucoup d'actions sur Terre et ruine l'espérance de vie animale!