le jeudi 05 septembre 2019 | 39

L'atroce destin de ces six chatons doit nous ouvrir les yeux

Un simple fait divers : six chatons noyés puis fracassés à l’intérieur d’un sac poubelle pour s’assurer de leur fin de vie, à peine nés, puis mis au container de l’immeuble en pensant avoir «bien fait». Il y a tant à dire autour de ce drame banal ! Audience à Draguignan, ce jeudi 5 septembre à 10h15.

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On l’appellera Madame M. Et lui sera Monsieur A. Lui est sorti de la résidence avec un sac poubelle visiblement rempli, l’a jeté dans les poubelles collectives, puis est reparti. Madame M. n’y aurait rien trouvé à redire, elle qui fumait sa cigarette au balcon, si Monsieur A. n’était revenu sur ses pas pour extirper le sac du container, puis le frapper violemment, à plusieurs reprises, notamment contre un micro-onde abandonné là. Alors Madame M. est allée vérifier le contenu de ce sac. Elle y a trouvé 6 chatons de 10 jours à peine, tous morts ou presque, mouillés de l’eau dans laquelle Monsieur A les avait noyés. Elle a décidé de porter plainte et nous allons la soutenir.

Aucune cruauté banalisée

L’acte de cruauté, Monsieur A. l’a reconnu. Que voulez-vous faire si l’errance féline vous inonde de chatons indésirés ? Monsieur A. va donc être jugé parce qu’il a mis fin à la vie de ces chatons, avec surcroît de violence, sans doute pour s’assurer d’une absence d’agonie longue. Car quand il faut agir, on noie, on fracasse, ou on abandonne, vouant les chats à une mort lente. Et l’on peut imaginer bien pire, quand il n’y a pas de Madame M. à sa fenêtre pour vous observer. Dommage pour Monsieur A. : nous sommes à Draguignan dans le Var, là où Chevelu a été massacré à coups de rangers dans un accès de violence qui a stupéfié la France.

De A à Z

Ils sont plus de 13 millions de compagnons félins en France, qui se reproduisent et leurs portées sont notre responsabilité. L’acte de Monsieur A. est la partie émergée d’un iceberg de souffrance : la reproduction naturelle des chats, errants ou compagnons, est une bombe à fragmentation aux dommages potentiellement exponentiels. Ne pas stériliser les chats, qu’ils soient domestiques ou errants, nous ramènera au cas de Monsieur A., problème hélas déclinable jusqu’à Z, comme zéro chat.

Tous responsables !

Globalement, les chats sont ce jour dans notre pays moins bien soignés et traités que les chiens alors qu’ils y sont plus nombreux. Leur nombre, leur destin et de tels cas exigent que l’État légifère enfin contre l’errance animale, sur tout le territoire (la situation est explosive en Outre-mer). Sinon, ils finiront tous considérés comme de la vermine, des nuisibles indésirés. Brûlés, noyés, concassés, tailladés… Notre faune, des amis si proches et demain si banalement martyrisés ? Non ! Maîtriser leur destin pour ne pas en arriver là est notre devoir. Les Messieurs A. doivent apprendre d’autres solutions, et les Dames M. doivent être plus nombreuses et vigilantes encore. Pour eux.

Photo d'illustration, campagne errance

Frédéric Rideau
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Commentaires 39

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maryline millet | jeudi 21 mai 2020

Que cet acte soit sévèrement puni ! Encore un individu sans cœur qui peut agir de la sorte. Ce n'est même pas un être humain : c'est un monstre !
Lorsqu'on est capable de faire souffrir un animal, on est capable de faire subir la même souffrance à un être humain !

gégé | vendredi 15 mai 2020

Les lâches se trouvent au sein de l'Etat qui ne prend pas la chose au sérieux, et qui déjà ne voit pas la misère humaine mais encore moins la misère animale. Ils sont trop corrompus!

Stéphane | dimanche 29 septembre 2019

A vomir !
Il aurait dû être plus sévèrement condamné: 3 mois avec sursis c'est lamentable !!
Merci à cette dame qui a eu le courage de porter plainte.

Antie | dimanche 15 septembre 2019

Triste