Cirque Hartini-Muller : Communiqué de Presse
Après une installation sauvage à Melun, le cirque Hartini-Muller vient de poser son chapiteau et ses cages à Houdan, cette fois avec la bénédiction de la municipalité. Ce cirque détient plusieurs animaux dont des fauves dans des conditions gravement maltraitantes. One Voice a déposé plainte auprès du tribunal judiciaire de Melun.
Après s’être installé sans autorisation sur la ville de Melun, le cirque Hartini-Muller vient de poser son chapiteau à Houdan. Plusieurs représentations sont prévues d’ici à dimanche 17 mai.
Des conditions de détention préoccupantes constatées sur place
A Melun, une plainte a été déposée par le propriétaire du terrain et la mairie avait lancé sans succès une procédure afin d’obtenir l’expulsion en urgence. Notre association a de son côté porté plainte auprès du tribunal judiciaire de Melun.
Dépêché sur site, un enquêteur de One Voice a observé plusieurs animaux maintenus dans des conditions gravement maltraitantes, et illégales. Notamment quatre fauves – deux lions et deux tigres – tournant en rond dans leurs remorques exigües, mais aussi des poules entassées dans une cage minuscule, un chien tout aussi perturbé entre quatre grilles, trois poneys, une chèvre un cheval et un lama détenus à même le bitume sans litière. Les lions, les tigres et le chien présentent tous des stéréotypies, ces comportements répétitifs qui trahissent leur désarroi profond.
Par ailleurs, les fauves ne participaient pas au spectacle étant simplement présentés au public dans leur cage, en infraction avec la réglementation en vigueur. Selon la loi, leur détention est conditionnée à leur participation aux numéros.
Même famille, mêmes pratiques
Cousine du Cirque Muller, celui-là même qui détient l’hippopotame Jumbo pour lequel notre association se bat depuis une décennie, la famille Muller-Hart multiplie les déplacements sans rester longtemps sur place et sans communiquer en amont sur leur arrivée. Cette hypermobilité est bien évidemment stratégique : elle complique les inspections et entrave les interventions, malgré les signalements répétés.
Ces méthodes, qui relèvent d’une véritable logique d’évitement, n’ont rien d’exceptionnel : elles constituent la norme d’un secteur qui agit en toute impunité. Loin d’y mettre un terme, l’État continue de les financer et de les soutenir à coups de subventions, d’aides indirectes, de tolérances administratives.
Derrière chaque manquement des pouvoirs publics, ce sont des êtres captifs d’espèces menacées, réduits au silence qui paient le prix de l’inaction. Les animaux ne sont pas des objets de divertissement. Notre association invite le grand public à signer notre pétition pour la fin des animaux dans les cirques.