Chasse : encore trois morts et des promeneurs blessés Chasse : encore trois morts et des promeneurs blessés

Chasse : encore trois morts et des promeneurs blessés

Animaux sauvages
19.03.2026
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Entre le 30 novembre 2025 et le 7 mars 2026, on recense au moins deux incidents liés à la chasse par semaine ! Trois chasseurs ont trouvé la mort en pratiquant ce loisir cruel et létal, et deux joggeurs ont été victimes de balles perdues. Chaque saison, la même rhétorique revient : la chasse serait une tradition, un loisir rural, une pratique encadrée. Pourtant, les faits racontent une tout autre histoire. One Voice se bat pour une réforme radicale de cette pratique qui ajoute de nombreuses victimes collatérales aux 45 millions d’animaux massacrés chaque année.

Entre fin novembre 2025 et début mars 2026, les accidents se sont accumulés en France, rappelant que la chasse n’est pas seulement dangereuse pour les animaux qu’elle vise, mais aussi pour les humains qui n’y participent pas.

Deux joggeurs blessés par des balles perdues

Le 30 novembre 2025, à Plémet (Côtesd’Armor), une balle tirée lors d’une battue traverse la vitre d’une maison et termine sa course dans un four encastré. Un drame évité de peu : la cuisine était vide au moment de l’impact.

Quelques semaines plus tard, le danger frappe directement un promeneur. À VaisonlaRomaine, un joggeur de 25 ans est grièvement blessé par un chasseur qui affirme l’avoir confondu avec des sangliers. La balle lui détruit le genou et lui laisse des séquelles permanentes.

Ces faits n’ont malheureusement rien d’exceptionnel. Les accidents de chasse se produisent chaque année et touchent des personnes totalement étrangères à cette pratique.

Dans les forêts comme sur les chemins publics, et même chez soi, chacun peut se retrouver pris dans la ligne de tir. À BormeslesMimosas, deux cueilleurs de champignons se sont retrouvés coincés au milieu d’une battue et ont dû se jeter à terre en criant pour éviter d’être pris pour cible.

Dans le Jura, une joggeuse reçoit une balle dans le pied. Sur une route de l’Aisne, un convoi de mariage est stoppé par une chasse à courre et des tirs retentissent à quelques mètres des invités.

Trois Chasseurs victimes de leurs pratiques, des animaux pourchassés et tués

Si la violence de la chasse frappe les humains, les chiens en paient aussi le prix fort. Des battues aux sangliers se soldent régulièrement par des animaux gravement blessés ou tués. Dans les Landes, huit chiens ont été blessés lors d’une chasse. En Vendée, deux sont morts et cinq autres ont été mutilés.
Sans parler de nos compagnons, trop souvent pris au piège de ces chasses armées : en HauteSaône, le chat d’un château a été massacré par des chiens de chasse entrés sur une propriété privée.

Et la faune sauvage subit des scènes d’une brutalité rarement montrée. En février 2026, un cerf poursuivi par des chiens s’est retrouvé sur une autoroute (avec tous les risques que cela implique pour les automobilistes) après avoir été mordu aux jambes, avant d’être abattu.

Une saison meurtrière

Sur la saison 2024/2025, l’Office français de la biodiversité (OFB) recensait 11 accidents mortels de chasseurs, contre six les deux saisons précédentes. L’hiver 20252026 a été jalonné d’incidents : tirs accidentels dans les mains ou les jambes, ricochets de balles, chutes de miradors, ou encore chasseurs blessés par leurs propres armes. Dans la Somme, un homme est tué par balle lors d’une battue tandis qu’un autre est grièvement blessé le même jour.

Dans l’Eure, un chasseur meurt après avoir trébuché dans des barbelés avec son fusil chargé. En Charente, un autre se noie après être tombé dans une rivière. Ces drames s’ajoutent aux nombreux incidents déjà recensés en début de saison, et ce uniquement sur la base de notre revue de presse : il est probable que de nombreux autres accidents soient passés inaperçus. 

La chasse, un risque pour tous

Ces événements ne sont pas des accidents isolés. Ils sont la conséquence logique d’un système qui autorise l’usage d’armes à feu dans des espaces publics, fréquentés par tous : chemins, forêts, routes et campagnes habitées.

La question n’est donc plus de savoir si ces drames peuvent arriver, mais combien de temps encore la société acceptera qu’un loisir armé fasse courir un tel risque à la population et inflige une telle violence aux animaux.

Rejoignez notre combat et signez notre pétition pour une réforme radicale de la chasse !

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