Cantal : un loup abattu, l’État défaillant. Nous exigeons justice !
Le 4 février, un loup a été abattu illégalement dans le Cantal. Le tireur évoque une « confusion » avec un renard. Et déjà dans la presse, il est annoncé que l’affaire pourrait se conclure par un simple rappel à la loi. Nous refusons cette banalisation. Nous déposons plainte pour que la mort de ce loup ne sombre pas dans l’indifférence et pour que la loi cesse d’être une promesse vaine.
La fable de « l’erreur »
Selon les déclarations rapportées par le journal La Montagne, le chasseur aurait cru viser un renard avant de découvrir qu’il s’agissait d’un loup. Cette justification soulève une profonde inquiétude. La différence de taille, de morphologie, d’allure est manifeste…
L’identification certaine constitue un principe élémentaire et non négociable de la chasse. Tirer sans certitude relève au minimum d’une négligence grave… et d’un fait très inquiétant pour la sécurité des humains également.
Plaider « l’erreur » ne suffit pas à effacer les faits. Un animal protégé a été abattu. Sa mort est bien réelle. Derrière le mot « confusion », il y a un tir irréversible et un être sentient qui, une fois encore, paye le prix du laxisme.
Une espèce protégée… vraiment ?
Contrairement aux renards, les loups bénéficient d’une protection en droit français et européen, car ils ont été éradiqués par le passé. Leur abattage est interdit par principe, sauf dérogations encadrées. Sur le papier, le cadre juridique est clair.
Pourtant, il est aujourd’hui question d’un simple rappel à la loi pour un acte qui s’apparente à un délit de braconnage. Cette perspective envoie un signal désastreux. Peut-on sérieusement affirmer qu’une espèce est protégée si l’abattage illégal d’un individu se solde par une mesure aussi légère ?
Chaque loup compte. Banaliser la mort de ce loup, c’est nourrir un sentiment d’impunité et affaiblir la crédibilité de l’État de droit en matière environnementale.
Face à cette situation, nous refusons le silence et nous déposons plainte. La loi doit être appliquée avec sérieux, surtout lorsqu’il s’agit de protéger des êtres vivants. Nous demandons que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce tir et que des suites judiciaires proportionnées soient engagées.
Il en va de la crédibilité des politiques de protection de la nature. Il en va aussi du respect dû à une espèce qui n’a fait que retrouver naturellement une partie de son territoire.
Avec nous, exigez la fin de ces massacres, signez notre pétition.