Un lionceau exploité dans un clip : audience en appel le 17 février à Paris
En 2017, ce très jeune lion a été arraché à sa mère captive d’un cirque pour être vendu et exploité dans un clip vidéo. Signalé aux autorités par un lanceur d’alerte, il a été retrouvé très affaibli et portant des traces de coups. Le 17 février à 9h, la cour d’appel de Paris examinera cette affaire jugée en première instance en 2022. One Voice sera présente au tribunal pour défendre ce petit félin, dénoncer les trafics liés aux cirques et rappeler que ces pratiques illégales continuent de briser des individus, loin des regards.
Crédit photo : © Pompiers de Paris.
Les faits remontent à 2017. Grâce à des images diffusées sur les réseaux sociaux, les autorités découvrent qu’un jeune félin est détenu dans un appartement de Seine-Saint-Denis. Présenté comme un « petit tigre », il s’agit en réalité d’un lionceau. Acheté pour un clip vidéo à des circassiens stationnés en Normandie, puis transporté en voiture jusqu’en Seine-Saint-Denis, il se retrouve enfermé dans un appartement de Noisy-le-Sec.
Une enfance volée
À cet âge, un lionceau devrait téter sa mère et commencer son apprentissage de la vie. Mais, confiné au fond d’une remorque de cirque, séparé de sa famille trop tôt, le petit a d’emblée été livré à la cupidité et l’exploitation. Lorsque des policiers le retrouvent à Noisy-le-Sec, il souffre de multiples pathologies – déshydratation, parasites, carences alimentaires –, arbore une dent cassée et des plaies sur la truffe et le crâne. Saisi in extremis, il a pu être pris en charge dans un refuge.
L’homme poursuivi a reconnu avoir cherché un bébé lion pour le tournage d’un clip vidéo. Il a admis l’avoir fait venir depuis un cirque et l’avoir fait garder dans un appartement, puis, le jour de son interpellation, a prétendu ne plus le détenir. Comment justifier de tels actes et affirmer prendre soin d’un animal, acheté illégalement et transporté d’un appartement à l’autre, dans le but de le dissimuler aux autorités ? Ses mensonges n’ont pas tenu longtemps : le jeune animal a été retrouvé le jour même, faible, blessé et traumatisé dans ce logement.
Des circassiens prêts à tout
Cette affaire n’est pas un cas isolé. Les réseaux impliquant les cirques alimentent d’autres marchés, notamment ceux des taxidermistes, où les animaux, vivants ou morts, ne sont que des marchandises.
En 2018 déjà, la jeune lionne Cersei avait été saisie par les douanes après avoir traversé les mêmes réseaux. Ces affaires s’inscrivent dans le cadre des agissements que nous dénonçons depuis des années, notamment les trafics et maltraitances.
Le 17 février à 9h, la cour d’appel de Paris se penchera à nouveau sur cette affaire. Nous serons présents au tribunal pour défendre ce lionceau et rappeler que les animaux sont des individus à part entière. Agissez avec nous, signez et diffusez notre pétition pour que les animaux des cirques aient enfin une voix.