Victoire pour les choucas des tours: quatre arrêtés mortifères de 2022 et 2023 étaient illégaux Victoire pour les choucas des tours: quatre arrêtés mortifères de 2022 et 2023 étaient illégaux

Victoire pour les choucas des tours: quatre arrêtés mortifères de 2022 et 2023 étaient illégaux

Animaux sauvages
28.11.2025
Bretagne
Toutes les actualités

Le 27 novembre, le tribunal administratif de Rennes a annulé quatre arrêtés autorisant l’abattage massif de choucas des tours dans le Finistère et les Côtes-d’Armor en 2022 et 2023. Une victoire importante pour ces oiseaux victimes de tirs acharnés chaque année en Bretagne, alors même qu’ils sont protégés. One Voice demande aux préfectures de respecter les décisions de justice et d’enfin se tourner vers des mesures non létales. 

Chaque année, les préfectures de l’ouest de la France ordonnent le massacre de milliers de choucas des tours alors que les petits sont encore dépendants de leurs parents. Si la justice avait, grâce à notre action, suspendu en urgence trois textes visant ces oiseaux en 2022, sauvant ainsi 27 000 individus, elle était restée sourde à leur souffrance l’année suivante.

Des méthodes non létales existent 

Le 27 novembre dernier, le tribunal administratif de Rennes a enfin reconnu que quatre des arrêtés que nous avions attaqués étaient illégaux. Ces textes, définitivement annulés, ne répondaient à aucune nécessité. Tout à leur impatience de satisfaire les agriculteurs, les représentants de l’État ont une fois de plus été incapables de démontrer qu’ils avaient cherché des solutions alternatives avant d’ordonner ces tueries. Obstruction des cheminées, utilisation de répulsif, agrainage ciblé, assolement… les méthodes de cohabitation sont pourtant nombreuses. En plus d’épargner les animaux, elles sont plus durables, les tirs n’étant même pas efficaces contre les dégâts faits aux cultures, ce que le juge n’a pas manqué de rappeler, mettant en avant « le risque d’augmenter le problème en dynamisant les populations de choucas ».

La justice n’est plus dupe  

Cette victoire s’inscrit dans le cadre d’une jurisprudence croissante en faveur des choucas. Fin 2024, la cour administrative d’appel de Nantes avait ainsi déjà souligné l’importance d’utiliser des mesures non létales avant d’envisager la mise à mort d’animaux appartenant à des espèces protégées. Six mois plus tard, nous avons obtenu la suspension de nouveaux arrêtés dans trois départements, avec ce même appel à protéger les animaux.

Partout où les choucas des tours sont pris pour cible, nous continuerons à répondre présents! Joignez votre voix à la nôtre en signant notre pétition pour une réforme radicale de la chasse.

Partager l'article