Huit associations de défense des animaux et de la nature  demandent en justice l’arrêt urgent du massacre des bouquetins du Bargy !

Huit associations de défense des animaux et de la nature demandent en justice l’arrêt urgent du massacre des bouquetins du Bargy !

Animaux sauvages
21.10.2022
Bargy, France
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Mise à jour 12.01.2026
Bouquetins du Bargy : leur abattage était illégal

Le 12 janvier 2026, le tribunal administratif de Grenoble a annulé l’arrêté préfectoral du 14 octobre 2022 autorisant l’abattage de 75 bouquetins du massif du Bargy. Cette décision vient enfin rétablir la vérité : l’État s’en est pris aux bouquetins alors qu’il avait parfaitement conscience de l’illégalité de cette manœuvre, sans jamais prouver l’absence d’alternative satisfaisante à l’abattage pour lutter contre la brucellose, une maladie transmise par les animaux d’élevage et naturellement non présente chez les animaux sauvages. Plutôt que d’assumer ses responsabilités sanitaires, l’État a préféré faire des bouquetins, espèce protégée et emblématique des Alpes, des boucs émissaires, abattus pour avoir simplement côtoyé des troupeaux infectés et ce, malgré une première décision de justice déjà défavorable. L’État est condamné à verser 5 000 euros aux huit associations requérantes, dont One Voice. Tant que la préfecture continuera à persécuter les animaux sauvages de nos montagnes, elle nous trouvera sur son chemin.

Quelques jours avant la visite du Ministre de l’Agriculture en Haute-Savoie, le Préfet a pris à la hâte un nouvel arrêté autorisant l’abattage indiscriminé de 75 bouquetins. Il a déclenché immédiatement dans la nuit de dimanche à lundi une opération de grande ampleur en interdisant l’accès au massif du Bargy jusqu’au lendemain soir pour y perpétrer cette tuerie à huis clos. Résultat de cette opération funeste : 61 bouquetins ont été abattus en 2 jours…

Il reste un espoir pour 14 bouquetins qui peuvent encore être sauvés. Huit associations* ont déposé en urgence au tribunal administratif de Grenoble, ce mercredi 20 octobre, un référé suspension contre l’arrêté autorisant cet abattage indiscriminé. L’audience se tiendra le 3 novembre.

L’abattage indiscriminé des bouquetins n’est clairement pas une solution à l’éradication de la brucellose. Depuis le printemps 2022, 170 bouquetins ont été capturés et il a été constaté que plus de 96% n’étaient pas porteurs de la maladie. Les scientifiques du Conseil National de Protection de la Nature (CNPN) avaient déjà émis un avis défavorable à l’arrêté préfectoral et l’hypothèse d’une contamination directe bouquetin-bovin n’a jamais pu être établie avec certitude dans la mesure où d’autres animaux sauvages, tels que des chamois, des cerfs et des chevreuils se sont également révélés être porteurs de la bactérie.

La justice avait déjà donné raison aux associations en mai 2022 en suspendant un arrêté préfectoral qui visait à abattre 170 bouquetins de façon indiscriminée.

En dépit de tout cela, le Préfet récidive. Contre les avis des scientifiques du CNPN et de citoyens, qui sont 88 % à avoir émis un avis négatif lors de la consultation publique menée cet été, il a décidé de « nettoyer » le massif du Bargy quelques jours avant la venue du Ministre de l’Agriculture. Il s’agit là d’un massacre, au sens propre du terme, car seuls 2 ou 3 bouquetins sont potentiellement séropositifs selon les premières analyses.

L’État n’écoute ni les scientifiques, ni la justice, ni les citoyens, ni les associations. Il cède à la pression des lobbys agricoles.

D’ici là, nous en appelons directement à vous, Monsieur le Ministre de la Transition Écologique. Monsieur Béchu, il est de votre responsabilité d’interdire tout tir supplémentaire avant le verdict de la justice sur la légalité de cet arrêté. Il est de votre responsabilité de démontrer que nous sommes encore dans un Etat de droit et que l’Etat respecte la Justice et défend ces espèces protégées.

(*) AJAS, Animal Cross, ASPAS, AVES, FNE Auvergne-Rhône-Alpes, FNE Haute-Savoie, LPO, One Voice

Mise à jour 12.01.2026
Bouquetins du Bargy : leur abattage était illégal

Le 12 janvier 2026, le tribunal administratif de Grenoble a annulé l’arrêté préfectoral du 14 octobre 2022 autorisant l’abattage de 75 bouquetins du massif du Bargy. Cette décision vient enfin rétablir la vérité : l’État s’en est pris aux bouquetins alors qu’il avait parfaitement conscience de l’illégalité de cette manœuvre, sans jamais prouver l’absence d’alternative satisfaisante à l’abattage pour lutter contre la brucellose, une maladie transmise par les animaux d’élevage et naturellement non présente chez les animaux sauvages. Plutôt que d’assumer ses responsabilités sanitaires, l’État a préféré faire des bouquetins, espèce protégée et emblématique des Alpes, des boucs émissaires, abattus pour avoir simplement côtoyé des troupeaux infectés et ce, malgré une première décision de justice déjà défavorable. L’État est condamné à verser 5 000 euros aux huit associations requérantes, dont One Voice. Tant que la préfecture continuera à persécuter les animaux sauvages de nos montagnes, elle nous trouvera sur son chemin.

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