

Pour Milo et Mina, les loups du plateau de Millevaches, la mobilisation continue!
Sous la pression de syndicats agricoles aveuglés par la haine, la préfecture de Corrèze refuse de protéger le couple de loups présent sur le plateau de Millevaches. Uniques en France du fait de leur génétique, ils ne demandent qu’à vivre. Avec notre partenaire, nous redoublons d’efforts pour les défendre!
Une famille sans pareille…
Nous leur avons donné un nom: Milo et Mina. En mai 2023, un loup avait déjà été tué à Tarnac, mais aujourd’hui, ils sont les derniers représentants de leur espèce dans le Limousin. Ensemble, ils forment un couple unique. Milo, un mâle germano-polonais, a traversé une grande partie de l’Europe pour arriver sur le plateau de Millevaches. C’est là que sa route a croisé celle de Mina, une jeune louve d’à peine deux ans dont les origines italo-alpines viennent d’être confirmées. Craintive et peu expérimentée, elle se déplace souvent avec son compagnon. Elle se porte bien et pourrait bientôt donner naissance à des louveteaux issus d’un croisement génétique exceptionnel… si seulement les éleveurs arrêtaient de réclamer sa mort.
… que les autorités veulent abattre
Depuis qu’ils ont été découverts à l’été 2024, les deux loups sont pourchassés sans relâche, au point que Milo a été grièvement blessé. Cet acharnement doit cesser! Mercredi 19 mars, main dans la main avec les naturalistes de l’association Carduelis, nous étions à Tulle pour faire entendre leur voix au préfet. Fidèle à ses habitudes, l’État est resté sourd aux arguments des scientifiques et des protecteurs des animaux, préférant se ranger du côté de ceux qui ne veulent voir dans la nature que les animaux bientôt menés à l’abattoir. Le profit, une vision à court terme et le néant pour la biodiversité. Les autorisations de tir sont maintenues et le lobby de l’agriculture se frotte les mains. Pour lui, peu importe que Milo et Mina soient les seuls loups sur tout le territoire de la Corrèze, la Creuse et la Haute-Vienne réunies. Peu importe aussi qu’ils n’aient causé aucun « dommage » aux troupeaux depuis novembre 2024. Les syndicats ne désirent qu’une chose: les exterminer, quel qu’en soit le prix.
La cohabitation, la seule solution
Pourtant, une autre voie est possible, la seule qui fonctionne réellement. En Italie, les loups, beaucoup plus nombreux qu’en France, sont de véritables mascottes. Dans les Abruzzes, les éleveurs se sont adaptés à leur présence et les animaux sauvages attirent maintenant touristes et amoureux de l’environnement, stimulant l’économie de la région. Alors pourquoi ne pense-t-on qu’à les massacrer de notre côté des Alpes?
Pour Milo et Mina, nous préparons de nouvelles actions. Soyez nombreux à nous y rejoindre et signer la pétition que nous portons en partenariat avec Carduelis!