le jeudi 01 février 2018 | 32

Une expérimentation animale de plus : faire vapoter des souris et en sortir une fake news

Une récente étude américaine utilisant des souris pour évaluer les dangers de la cigarette électronique crée une nouvelle polémique scientifique autour de l’expérimentation animale.

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Après le scandale des moteurs Diesel testés sur animaux, voici d’autres cobayes soumis à des vapeurs toxiques dans des recherches très controversées. De récents travaux menés aux Etats-Unis sur des souris et accréditant les dangers du vapotage ont vite fait s’élever des voix dans la communauté scientifique pour dénoncer des contre-vérités scientifiques, autres études sur rongeurs à l’appui !

Qui enfume qui ?

Les conclusions d’une équipe de l’Université de New York sont alarmistes : exposées 12 semaines durant à de très fortes doses de vapeurs d’e-cigarettes (l’équivalent en nicotine de dix ans de vapotage par un humain), des souris ont présenté un ADN altéré, au niveau des poumons, du cœur et de la vessie, et une réduction de protéines réparatrices dans les cellules de ces organes. Des résultats clairement orientés vers de possibles risques cancérigènes de la cigarette électronique chez l’humain. 

« On n’est pas dans la vérité scientifique, mais dans la manipulation » a réagi le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue. Selon lui, cette expérimentation n’est pas représentative de l’exposition humaine et extrapole de la souris à l’homme sans même comparer l’effet du vapotage à celui de la fumée du tabac. 

« Cela ne prouve en rien que le vapotage cause le cancer » a lui déclaré Peter Hajek, spécialiste anglais de la dépendance au tabac, pour qui cette étude relève du « fake news »… très toxique. Jacques Le Houzec, pharmacologue et tabacologue, rappelle aussi une étude similaire plus ancienne, qui contredit totalement celle-ci. Des rats exposés pendant 2 ans, 5 jours par semaine et 20 heures durant à des aérosols de nicotine concentrée n’ont pas développé de tumeurs, juste une perte de poids… 

Ce débat pointe le buzz cherché par certaines publications scientifiques diffusant des nouvelles alarmistes à partir d’études ciblées, méritant d’autres travaux avant de conclure. 

Pour One Voice, cette controverse entre chercheurs souligne surtout qu'il faut enfin mettre un terme à l’expérimentation animale. Il est plus que temps d'arrêter de se servir de la sempiternelle excuse de l'avancée pour les humains pour torturer et tuer des animaux tout ça pour présenter des résultats allant dans le sens des intérêts de telle ou telle industrie.

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Commentaires 32

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Nat | samedi 10 février 2018

Quelle misère ! comment peut-t-on encore en être là ? Les scientifiques sont-t-ils réellement intelligents ?

Bonbon | samedi 10 février 2018

Pitoyable ! Les fumeurs ne demandent pas ce genre de bêtises. Ils fument en connaissance de cause.

marie-josé | samedi 10 février 2018

Assez d'expériences sur les animaux ils ne réagissent pas du tout comme les humains, alors les chercheurs stoppez vos folies on a vu où ont conduit certaines expériences .....

Françoise | vendredi 09 février 2018

Pourquoi faut-il que ces malheureuses souris soient les victimes des personnes qui fument ? Après tout, celui qui fume c'est de sa propre volonté et il en faut pour arrêter.Je parle en connaissance de cause, j'ai fumé pendant de nombreuses années, dans ma jeunesse on ne savait pas tous les méfaits de la cigarette; un jour j'ai décidé d'arrêter de fumer parce que j'allais être grand-mère et je n'ai plus jamais pris une cigarette. Pour arrêter il faut le vouloir de soi-même et non être obligé par un tiers. Donc tous ces produits de substitutions ne fonctionnent pas, c'est le cerveau du fumeur qui doit vouloir arrêter. Il est donc encore plus impensable que de pauvres souris fassent les frais de toutes ces inventions, mais, qui rapportent de l'argent à leurs concepteurs comme d'habitude.